+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Infaillibilité du Pape proclamée en 681 ?

Toutes les preuves de la Papauté : ici

Si je vous demande quand fut proclamé le dogme de l’infaillibilité papale, vous me répondrez sans doute : « En 1870 au concile Vatican I ! » Et vous auriez entièrement raison car c’est à cette occasion que l’infaillibilité du Pape qui trouve ses racines dans l’Ecriture Sainte et qui est attestée par toute l’antiquité chrétienne fut solennellement défini comme un dogme. Seulement voilà, un épisode méconnu de l’histoire de l’Eglise nous montre que cette infaillibilité personnelle de l’Evêque de Rome, successeur de saint Pierre avait déjà été matériellement proclamée des 681 lors du IIIè concile de Constantinople (680-681). Cela se passa en deux temps. Tout d’abord le Pape saint Agathon (574-681) écrivit deux Lettres explicites sur le sujet, puis elles furent approuvées par le concile. Nous nous proposons ici d’exposer le déroulé des événements, puis d’en préciser les conséquences pour ceux de nos lecteurs qui seraient Orthodoxes, à savoir que cela constitue normalement pour eux une définition dogmatique de la Papauté et du Filioque !

Saint Agathon (574-681)

Au moment du IIIè concile de Constantinople (680-681), ce pape envoya deux lettres aux empereurs Constantin IV Pogonat de Constantinople, Héraclius et Tibère. Voici des extraits particulièrement significatifs de la première qui rend compte d’un concile tenu à Rome, réunissant cent vingt-cinq évêques :

« [Les légats envoyés au concile avaient les pouvoirs requis] à la condition toutefois de ne rien ajouter, retrancher ni altérer dans la foi. Ils doivent simplement exposer la tradition du Saint-Siège apostolique, telle qu’elle a été établie par les papes antérieurs. » (Lettre 1 aux empereurs, PL, 87/1165)

C’est la une manifestation de l’infaillibilité romaine. En effet, la foi est identifiée à « la tradition du Saint-Siège apostolique, telle qu’elle a été établie par les papes antérieurs ». Donc dans l’ordre de la connaissance humaine, la vérité est connue ultimement par l’enseignement du siège romain. Dans la même veine, à l’occasion du Concile de Chalcédoine (451), le pape Saint Léon le Grand (vers 395-461), imposa sa décision au concile :

« C’est pourquoi, très chers frères, nous récusons absolument l’audace de ceux qui contestent la foi divinement révélée et nous voulons que cesse cette vaine infidélité des partisans de l’erreur. Nous interdisons de défendre ce qu’il n’est pas permis de croire. Nous avons en effet parfaitement et très clairement déclaré dans notre lettre adressée à l’évêque Flavien de bienheureuse mémoire quelle doit être la sainte et authentique profession de foi dans le mystère de l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous l’avons fait en nous appuyant sur l’autorité des Evangiles, sur les paroles des prophètes et sur l’enseignement des apôtres. » (Lettre 93, chapitre 2, PL, 54/937-939)

Mais dans la suite de la lettre, ces propos sont encore plus explicites :

« Mais lorsque nous confessons deux natures ainsi que deux volontés naturelles et deux opérations naturelles dans notre Seigneur Jésus-Christ, nous ne disons pas qu’elles sont contraires ou qu’elles s’opposent l’une à l’autre. […] C’est à la tradition des apôtres et de l’Evangile, que conserve l’Eglise apostolique du Christ, qui est la mère spirituelle de votre empire très heureux. Voilà ce que professe en toute vérité et en toute pureté la religion chrétienne ; ce n’est pas l’artifice des hommes qui l’a inventé, mais c’est le Saint-Esprit qui l’a enseigné grâce à la prédication des tout premiers apôtres. […] C’est pourquoi, je vous en supplie avec un cœur contrit et en versant des larmes, humblement prosterné en esprit : daigne secourir la doctrine apostolique que l’apôtre saint Pierre nous a transmise, pour qu’elle ne soit pas cachée sous le boisseau mais qu’elle soit prêchée dans le monde entier, sur un ton plus retentissant que la trompette. En effet, saint Pierre a professé la vraie foi qui lui fut révélée par le Père céleste et cela lui valut d’être proclamé bienheureux par Notre-Seigneur. Et il se vit confier à trois reprises par le Rédempteur la charge de paître les brebis spirituelles de l’Eglise. C’est grâce à sa protection que cette Eglise apostolique n’a jamais dévié de la voie de la vérité, et n’est jamais tombée dans l’erreur, de quelque côté que ce fût. C’est son autorité, celle du prince des apôtres, que toute l’Eglise catholique et tous les conciles ont reconnue fidèlement et ont toujours suivie en tout. […] Voilà la véritable règle de la foi, que notre mère spirituelle a toujours conservé et défendue dans le succès comme dans l’adversité. Par la grâce du Dieu tout puissant, cette Eglise ne tombera jamais dans l’erreur et ne s’écartera jamais du droit chemin de la tradition apostolique. Elle n’a jamais succombé et ne s’est jamais trouvée corrompue par les nouveautés des hérétiques. Au contraire, dès les origines de la foi chrétienne, elle a reçu le soutien de ses fondateurs, les princes des apôtres du Christ, et elle demeure sans tache jusqu’à la fin, conformément à la promesse de Notre-Seigneur et Sauveur, et à la parole qu’il adressa à saint dans les saints Evangiles au prince de ses disciples : « Pierre, Pierre, […] j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaillît pas et quand tu te seras converti, confirme tes frères. » Que Votre Clémence considère donc cet avertissement de Notre-Seigneur et Sauveur, l’auteur de notre foi : en promettant à saint Pierre que sa foi ne défaillirait pas, il l’engagea à confirmer ses frères. Tout le monde sait bien que les pontifes du siège apostolique, ceux qui ont précédé mon humble personne, ont réalisé cette tache sans douter de cette parole. » (Lettre 1 aux empereurs, PL, 87/1168-1169)

« Nous croyons que Dieu fera à votre trône, qu’il a élevé lui-même, la faveur si rare, et qui est le privilège du très-petit nombre, d’être le moyen dont il se servira pour faire briller aux yeux de tous la lumière de la foi catholique et apostolique, qui, ayant pour principe la source même de la vraie lumière dont elle est comme le rayon, nous a été transmise par le ministère des princes des apôtres saint Pierre et saint Paul, et par les hommes apostoliques leurs disciples et leurs successeurs, et est parvenue ainsi intacte, grâce au secours divin, jusqu’à notre médiocrité, sans que les ténèbres des hérésies aient pu l’obscurcir, sans qu’aucune erreur ait pu l’altérer, et Dieu veuille bénir les efforts que fait votre autorité providentielle pour la conserver toujours inaltérable ! Tel a été aussi l’objet constant de la sollicitude du siège apostolique, et de tant de pontifes auxquels nous succédons malgré notre indignité : et tel est le but qu’ils se sont proposé, tantôt dans leurs décrets rendus de concert avec leurs collègues, successeurs comme eux des apôtres, tantôt dans leurs définitions synodales par lesquelles ils faisaient connaître à tous la règle de la vérité ; et ils ont maintenu jusqu’à la mort les bornes qu’il n’est pas permis de remuer, sans se laisser ni séduire par les caresses, ni effrayer par les menaces, mettant ainsi en pratique le précepte qui nous a été imposé en ces termes par notre divin maître : Celui qui me confessera devant les hommes, je le confesserai devant mon Père ; et échappant par-là même à l’anathème contenu dans ces autres paroles : Celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai devant mon père. Car la vraie foi ne sait point varier avec les temps, pas plus que ne peut souffrir que la vérité change celui-là même que la vraie foi a pour objet, et qui a dit : Je suis le Seigneur, et je ne change point. »  (Lettre 1 aux empereurs, dans LABBE, Sacrosancta concilia, t. VI, col. 679-682)

Et dans la seconde lettre nous lisons de nouveau une référence à ses légats apportant au concile général une sentence infaillible qu’il ne sera pas libre de contester mais qu’il devra se contenter d’approuver :

« Nous avons prévu d’envoyer auprès de votre puissance, que Dieu protège, des membres, des membres de notre humble condition, afin qu’ils vous présentassent notre avis à tous, c’est-à-dire celui de tous les évêques du nord et de l’occident, dans lequel nous avons exprimé la profession de notre foi apostolique. Cet avis, ils ne doivent pas le défendre comme on le ferait d’une opinion incertaine. Ils doivent l’exprimer dans une définition concise, comme on le ferait des vérités indubitables et immuables. » (Lettre 3 Consideranti mihi aux empereurs, 27 mars 680, PL, 87/1225)

Là encore l’infaillibilité est affirmée, au moins implicitement : la déclaration romaine n’est pas « une opinion incertaine », mais « définition concise, comme on le ferait des vérités indubitables et immuables ». Cela ne pourrait se concevoir si elle n’était pas censée être infaillible. Nous lisons ailleurs dans la Lettre :

« Saint Pierre a reçu du Rédempteur lui-même par une triple recommandation qui lui en a été faite, la charge de paître les brebis spirituelles qui composent son Eglise [Jean XXI, 15-17] ; et c’est grâce à l’appui qu’il continue de lui prêter, que cette Eglise apostolique n’a jamais déviée par une erreur quelconque de la voie de la vérité ; aussi, de tout temps, toute l’Eglise catholique et les conciles généraux ont-ils fidèlement adhéré à son autorité comme à celle du prince de tous les apôtres, s’attachant à la suivre en tout, et tous les saints Père en ont embrassé et soutenu avec zèle la doctrine comme venant des apôtres, doctrine qui a fait la gloire de tous les docteurs qui ont brillé dans l’Eglise, tandis qu’elle a d’un autre côté fait le tourment des hérétiques, qui n’ont cessé de la décrier et de la calomnier […] Telle est la règle de la vraie foi, qu’a constamment suivie et ardemment défendue, tant dans la prospérité que dans l’adversité, l’Eglise apostolique de Jésus-Christ, mère spirituelle de ce pacifique empire, et qui par la grâce de Dieu tout-puissant ne peut être accusée de s’être jamais écartée du sentier de la tradition apostolique, ou de s’être laissée corrompre par les nouveautés hérétiques ; mais a conservé toujours pure la foi qu’elle a reçue des princes des apôtres ses fondateurs, selon la divine promesse de Jésus-Christ lui-même, qui a dit dans l’Evangile au premier de ses disciples : Pierre, Pierre, voilà que Satan vous a recherché pour vous cribler comme on crible le froment ; mais j’ai prié pour vous, afin que votre foi ne défaille point : lors donc que vous vous serez converti, ayez soin d’affermir vos frères (Luc XXII, 31-32). Que votre auguste clémence veuille donc bien considérer que le maître et le Sauveur de tous, qui est l’auteur de la foi, et qui a promis que la foi de Pierre ne défaillira jamais, l’a averti d’affermir ses frères : charge dont se sont acquittés en toute circonstance avec courage, comme tout le monde le sait, les pontifes apostoliques mes glorieux prédécesseurs ; et quoique bien inférieur à leurs mérites je veux, puisque la grâce divine m’a appelé à leur succéder, m’acquitter à leur exemple de ce même ministère. » (Lettre 3 Consideranti mihi aux empereurs ; voir LABBE, Sacrosancta concilia, t. VI, col. 635 et 636 et MANSI, Sacrorum Conciliorum nova et amplissima collectio, t. XI, col. 234 sqq)

IIIè concile de Constantinople (680-681)

Le 15 novembre 680, lors de la 4è session de ce concile réunissant surtout des évêques Orientaux, une lecture fut donnée de la première lettre (PL, 87/1168-1169 et MANSI, 11/239-254). Puis, lors de la 18è session, le 16 septembre 681, ce fut au tour de la seconde lettre lue en public et les Pères du concile l’approuvèrent et l’insérèrent dans les actes du concile. Ils déclarèrent :

« C’est le souverain prince des apôtres qui a agi de concert avec nous. Nous avons eu, pour nous aider, le pape qui dans ses lettres déclare le mystère de la vérité divine et sacrée. Rome, cette ville antique, nous a transmis la profession de foi que Dieu avait dictée à saint Pierre. La feuille sur laquelle fut inscrit le dogme a honoré la fin de ce jour ; sur cette feuille on voyait de l’encre, mais c’est réalité c’est saint Pierre qui parlait au travers du pape Agathon. […] Tous unis sous l’inspiration du Saint Esprit, tous d’accord et tous du même avis, acquiesçant tous aux lettres de Notre Très Saint Père et Souverain pontife le pape Agathon a envoyées à Votre Puissance [ndlr : les empereurs], reconnaissant la sainte décision du concile qui dépend de lui et qui rassemble cent-vingt-cinq prélats, etc. » (MANSI, 11/666 et 686)

Les conséquences pour les Orthodoxes

Nous pouvons et devons souligner à l’attention des Orthodoxes qui liraient notre article que cette décision conciliaire confirmant la doctrine de la Papauté est non seulement un témoignage de la Tradition parmi les autres, mais encore une sentence infaillible selon les normes théologiques de leur église. En effet, la première lettre que nous avons cité porte bien :

« Que Votre Clémence considère donc cet avertissement de Notre-Seigneur et Sauveur, l’auteur de notre foi : en promettant à saint Pierre que sa foi ne défaillirait pas, il l’engagea à confirmer ses frères. Tout le monde sait bien que les pontifes du siège apostolique, ceux qui ont précédé mon humble personne, ont réalisé cette tache sans douter de cette parole. » (Lettre 1 aux empereurs, PL, 87/1168-1169)

Et la seconde :

« Saint Pierre a reçu du Rédempteur lui-même par une triple recommandation qui lui en a été faite, la charge de paître les brebis spirituelles qui composent son Eglise ; et c’est grâce à l’appui qu’il continue de lui prêter, que cette Eglise apostolique n’a jamais déviée par une erreur quelconque de la voie de la vérité ; aussi, de tout temps, toute l’Eglise catholique et les conciles généraux ont-ils fidèlement adhéré à son autorité comme à celle du prince de tous les apôtres, s’attachant à la suivre en tout, et tous les saints Père en ont embrassé et soutenu avec zèle la doctrine comme venant des apôtres […] Que votre auguste clémence veuille donc bien considérer que le maître et le Sauveur de tous, qui est l’auteur de la foi, et qui a promis que la foi de Pierre ne défaillira jamais, l’a averti d’affermir ses frères : charge dont se sont acquittés en toute circonstance avec courage, comme tout le monde le sait, les pontifes apostoliques mes glorieux prédécesseurs ; et quoique bien inférieur à leurs mérites je veux, puisque la grâce divine m’a appelé à leur succéder, m’acquitter à leur exemple de ce même ministère. » (Lettre 3 Consideranti mihi aux empereurs ; voir LABBE, Sacrosancta concilia, t. VI, col. 635 et 636 et MANSI, Sacrorum Conciliorum nova et amplissima collectio, t. XI, col. 234 sqq.)

Le pape évoque « les pontifes apostoliques mes glorieux prédécesseurs » comme s’étant « acquittés en toute circonstance avec courage, comme tout le monde le sait » à affermir leurs frères selon les paroles du Sauveur. Aussi si tous se sont acquittés de cette tache, cela signifie qu’aucun n’a failli. Si cela ne suffisait pas à établir l’infaillibilité du Pape, nous verrons que cela le devient lorsqu’on lit les enseignement les Papes précédents auxquels ce documents renvoie nécessairement. Et nous verrons ensuite en quoi cela revient à dogmatiser le Filioque pour les mêmes raisons.

L’infaillibilité du Pape

Le IIIè concile de Constantinople couvre donc de son autorité tous les enseignements romains antérieurs. Cela a pour première conséquence de valider la doctrine de la Papauté qui s’y trouve exposer. En voici une recension. Nous commençons par produire le dernier témoignage dans l’ordre chronologique mais le premier par la caractère explicite. Il S’agit du Formulaire d’Hormisdas.

Saint Hormisdas Ier (450-523)

Ce pape envoya à la cour impériale de Constantinople – qui l’avait sollicité pour mettre fin aux schismes qui déchiraient l’Orient – le 1er août 515, un document intitulé Libellus Fidei, ou encore Regula Fidei, ce qui peut se traduire par Programme de la foi, Opuscule de la foi, Règle de la foi ou encore Profession de foi, mais plus connu sous le nom de Formulaire d’Hormisdas. Tous les évêques d’Orient devaient y souscrire, et y souscrivirent, preuve qu’ils adhéraient à son contenu. Une des vérités impératives exprimées dans ce texte était que l’orthodoxie s’est toujours maintenue à Rome :

« La condition première du salut est de garder la règle de la foi juste et de ne s’écarter d’aucune façon des décrets des pères. Et parce qu’il n’est pas possible de négliger la parole de notre Seigneur Jésus Christ qui dit :  » Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise  » Mt 16,18, ce qui a été dit est prouvé par les faits ; car la religion catholique a toujours été gardée sans tache auprès du Siège apostolique [autre version du texte : c’est seulement dans la chaire de Rome que les faits postérieurs ont correspondu à la parole du Christ]. Ne voulant donc nous séparer d’aucune façon de cette espérance et de cette foi, et suivant en toutes choses ce qu’ont décrété les pères, nous anathématisons tous les hérétiques, et principalement l’hérétique Nestorius qui fut jadis évêque de la ville de Constantinople, condamné au concile d’Ephèse par Célestin, le pape de la ville de Rome, et par saint (l’homme vénérable) Cyrille, l’évêque de la ville d’Alexandrie ; avec celui-ci (de même)nous anathématisons Eutychès et Dioscore d’Alexandrie, condamnés au saint synode de Chalcédoine que nous suivons et embrassons ( qui, suivant le saint concile de Nicée, a proclamé la foi apostolique). Nous y ajoutons (nous exécrons également) le criminel Timothée, surnommé Aelure, ainsi que son disciple et partisan en toutes choses Pierre d’Alexandrie ; et de même nous condamnons (également) et nous anathématisons Acace, jadis évêque de Constantinople, condamné par le Siège apostolique, leur complice et partisan, et ceux qui sont restés en communion avec eux ; car (Acace), s’étant joint à leur communion, a mérité la même sentence de condamnation. De même nous condamnons Pierre d’Antioche avec tous ceux qui l’ont suivi et les partisans de ceux qui ont été mentionnés plus haut. (Mais) c’est pourquoi nous recevons et approuvons toutes les lettres du bienheureux pape Léon, qu’il a écrites touchant la religion chrétienne. Comme nous le disions plus haut, suivant en toutes choses le Siège apostolique et prêchant tout ce qu’il a décrété, j’espère (donc) mériter de rentrer dans la communion avec vous que prêche le Siège apostolique, communion dans laquelle réside, entière et vraie (et parfaite) la solidité de la religion chrétienne. Nous promettons (je promets) aussi que (à l’avenir) les noms de ceux qui sont séparés de la communion de l’Eglise catholique, c’est-à-dire qui ne sont pas en accord avec le Siège apostolique, ne seront pas lus durant les saints mystères. (Mais si je tentais de dévier en quoi que ce soit de ma profession de foi, je confesse que, selon mon propre jugement, je serais un complice de ceux que j’ai condamnés.) Cette profession de foi je l’ai souscrite de ma propre main, et je l’ai transmise (envoyée) à toi, Hormisdas, le saint et vénérable pape de la ville de Rome. »

Voici les autres témoignages :

Saint Victor

Il est un événement de la fin du IIè siècle qui a fait coulé beaucoup d’encre au sujet de l’autorité papale. Il s’agit de la controverse de la Pâque, visant à déterminer si on devait la fêter le 14 nisan comme les juifs (les partisans de cette thèse se nommaient les quatrodécimans) ou le dimanche suivant. C’est un événement dans lequel aussi bien les défenseurs que les ennemis de la Papauté pensent trouver un argument en faveur de leurs positions. Nous nous proposons dans notre article consacré à la question, de mettre fin au débat en établissant une bonne fois pour toute que cette affaire témoigne de manière tonitruante en faveur de la souveraineté de la Chaire de saint Pierre ! On y trouera les preuves que le pape saint Victor n’a commis aucun abus d’autorité, affirmation qui se trouve quoi qu’il en soit réfuté pour un orthodoxe, en considération du IIIè concile de Constantinople !

Saint Damase (304-384)

« Quand votre charité, mes très-chers, et très-honorés fils, rend un profond respect au S. Siège Apostolique, elle agit très avantageusement pour vous-même. Car bien que je sois obligé de tenir le ce gouvernail de l’Eglise, où le saint Apôtre a enseigné la doctrine de l’Evangile, je me tiens tout à fait indigne de cet honneur, et travaille autant que je puis pour arriver à la félicité qu’il possède. Vous saurez donc, s’il vous plaît, que nous avons condamné le profane Timothée Disciple de l’hérétique Apollinaire, avec sa doctrine toute remplie d’impiété, et que nous espérons qu’aucun reste de sa secte ne subsistera à l’avenir. Que si ce vieux serpent revit pour son supplice, bien qu’il ait été frappé une, ou deux fois, et chassé hors de l’Eglise, et qu’il tâche de corrompre par son venin quelques fidèles, ayez soin de l’éviter, et vous souvenant toujours de la foi des Apôtres qui a été écrite, et publiée par les Évêques dans le Concile de Nicée, demeurez y fermes, et immuables  sans  permettre que ni le Clergé, ni le peuple qui sont commis à votre conduite, prêtent l’oreille aux questions vaines qui ont été abolies. Car nous avons déjà établi cette règle, que quiconque fait profession d’être Chrétien, doit observer tout ce qui est contenu dans la tradition des Apôtres, selon ce que dit le bienheureux Paul :

« Si quelqu’un vous prêche un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème. » [Galates I, 9]

Jésus-Christ fils unique de Dieu, notre Seigneur a mérité par ses souffrances. une rédemption parfaite à la nature humaine, et a délivré l’homme entier de tout péché. Quiconque dit qu’il a eu ou une divinité, ou une humanité imparfaite, est rempli de l’esprit du démon, et montre qu’il est un fils de perdition. Qu’est-il donc besoin que vous me demandiez que je dépose Timothée, puisqu’il a déjà été déposé avec Apollinaire son Maître, par le jugement du Siège Apostolique, rendu en présence de Pierre Évêque d’Alexandrie, et qu’il souffrira au jour du Jugement les supplices qu’il mérite ? Que s’il attire à son opinion de faibles esprits, et qu’après avoir renoncé à l’espérance qu’il devait avoir en Jésus-Christ, il mette sa confiance en la multitude des personnes qui le suivent, tous ceux qui voudront s’opposer avec lui aux règles de l’Église, périront aussi avec lui. Je prie Dieu qu’il vous conserve, mes très-chers fils. » (Lettre de Damase Évêque de Rome contre Apollinaire et Timothée, cité in Théodoret de Cyr, Histoire ecclésiastique, V, 10)

Le Concile de Rome (382), présidé et confirmé par le pape saint Damase

« Nous avons considéré qu’il faut annoncer que bien que toutes les Eglises catholiques se répandent à travers le monde comprennent une chambre nuptiale du Christ, néanmoins, La sainte romaine n’est pas placée devant les autres églises par des édits de synodes, mais elle a la primauté de par la parole évangélique du Seigneur et Sauveur disant : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas‘À cela s’est ajouté également la compagnie du très bienheureux Paul, le vase d’élection : ce n’est pas un autre moment, comme le disent sottement les hérétiques, mais au même moment, le même jour, par une mort glorieuse avec saint Pierre, qu’il a été couronné en combattant, dans la Ville de Rome, sous l’empereur Néron : et de la même manière ils ont consacré au Christ l’église romaine susdite, et par leur présence et triomphe vénérable ils l’ont placée avant toutes les autres villes dans le monde entier. Le premier siège de l’apôtre Pierre est donc l’église romaine qui n’a ni tache, ni ride, ni rien de semblable [Ephésiens V, 27]. […] Et bien que personne ne puisse poser d’autre fondement que celui qui a été posé et qui est Jésus Christ (voir 1Co 3,11), l’Eglise sainte, c’est-à-dire l’Eglise romaine, n’interdit pas que pour son édification, outre les Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament que nous recevons selon la règle, soient reçus également ces autres écrits, à savoir : […] » (Décret de Damase, III et IV [382], cité dans la Lettre décrétale sur les livres à recevoir ou à ne pas recevoir, aussi nommée Décret de Gélase ou Décret gélasien, DS 350, 351 et 352)

Saint Sirice (vers 320-399)

« Nous ne refusons pas à ta demande la réponse qui convient, puisque eu égard à Notre charge, Nous n’avons pas la liberté de pouvoir dissimuler ou taire quelque chose, puisque plus qu’à tous Nous incombe le zèle pour la religion chrétienne. Nous portons les charges de tous ceux qui peinent, et plus encore : les porte en Nous le bienheureux apôtre Pierre dont Nous croyons avec confiance qu’il Nous protège et Nous garde en toutes choses comme l’héritier de son ministère… » (Lettre Directa ad decessorem, 10 février 385, à l’évêque Himère de Tarragone, Introduction, §1)

« Maintenant, que tous vos prêtres observent la règle ici donnée, à moins qu’ils ne souhaitent être arrachés à la roche solide et apostolique sur laquelle Christ a construit l’Église universelle. » (Lettre Directa ad decessorem, 10 février 385, à l’évêque Himère de Tarragone, III, §2)

« Maintenant Nous encourageons encore et encore le propos de ta fraternité d’observer les canons et de garder les décrets édictés, pour que ce que Nous avons écrit en réponse à ta demande, tu fasses en sorte que cela soit porté à la connaissance de tous nos coévêques, et non pas de ceux-là seulement qui se trouvent dans ta province ; mais ce qui a été déterminé par Nous selon une ordonnance salutaire doit être envoyé aussi, accompagné de ta lettre, à tous les évêques de Carthage, de la Bétie, de Lusitanie et de Galice. Et bien qu’aucun prêtre du Seigneur n’ait la liberté d’ignorer les décisions du Siège apostolique ou les déterminations vénérables des canons, il pourra être néanmoins très utile et — compte tenu de l’ancienneté de ton sacerdoce — très glorieux pour ta Charité, que ce qui t’a été écrit à titre spécial en termes généraux soit porté, par ton souci de l’unanimité, à la connaissance de tous nos frères : afin que qui a été édicté par Nous, non pas de façon inconsidérée mais de façon circonspecte, avec une grande prudence et longue réflexion, demeure inviolé, et qu’à l’avenir soit fermée la voie des excuses, laquelle ne pourra plus être ouverte à personne auprès de Nous. » (Lettre Directa ad decessorem, 10 février 385, à l’évêque Himère de Tarragone, XV, §2o)

Saint Anastase Ier (340-403)

« Le soin ne manquera pas de ma part à garder la foi de l’Evangile en ce qui concerne mes peuples, et de inpecter par lettre, pour autant que je le puisse, les parties de mon corps [l’Eglise] à travers les diverses régions de la terre. » (Lettre 1)

Saint Innocent Ier (mort en 417)

Ce pape adressa la réponse suivante aux Pères du concile de Carthage, qui l’avait consulté pour confirmer leurs canons, dans laquelle il assimila l’Église de la ville de Rome à une source pure de toute souillure hérétique, qui vivifiait les églises locales :

« Voilà ce que vous avez estimé dans la vigilance de votre office sacerdotal, à savoir qu’on ne doit pas fouler aux pieds les ordonnances des Pères; car ceux-ci, dans une pensée plus divine qu’humaine, avaient décrété que n’importe quelle affaire à traiter, fût-ce des provinces les plus éloignées et les plus retirées, ne serait pas considérée comme finie avant d’avoir été portée à la connaissance de ce Siège, pour qu’il confirmât de toute son autorité les justes sentences et que les autres églises – comme les eaux qui jaillissent de leur source originelle et qui s’écoulent dans toutes les régions du monde par de purs ruisseaux venus de la source non corrompue – reçoivent de lui ce qu’elles prescriront et sachent qui elles doivent purifier et qui, souillé d’une fange ineffaçable, ne recevra pas l’eau digne des corps purs » (Lettre In requirendis du 27 janvier 417 aux évêques du concile de Carthage (Dz. 217); citée dans la lettre 181 (alias 191) de SAINT AUGUSTIN – PL, 33 / 780.).

Ainsi que cette réponse à ceux du concile de Milève :

« Je loue la diligence que vous avez apportée à rendre hommage au siège apostolique, je veux dire au siège de celui qui, sans compter les embarras qui peuvent lui survenir d’ailleurs, est chargé du soin de toutes les Eglises, en nous consultant sur le parti que vous pouvez avoir à prendre dans vos doutes, vous conformant ainsi à l’antique règle que vous savez aussi bien que moi avoir toujours été observée par tout l’univers. Mais je me tais là-dessus, persuadé que vous en êtes d’avance parfaitement instruits, puisque vous l’avez reconnu par votre conduite même, sachant bien que le siège apostolique ne manque jamais de répondre aux consultations qui lui viennent de toutes les parties de l’univers. Mais surtout s’il s’agit de ce qui intéresse la foi, tous nos frères ou nos collègues dans l’épiscopat se font, comme je n’en doute pas, un devoir d’en référer à Pierre, ou à celui de qui il tient son nom et son privilège, ainsi que vous l’avez fait vous-mêmes pour obtenir une décision qui puisse, dans le monde entier, servir en commun à toutes les Eglises. » (Lettre aux Pères du concile de Milève, Inter epistolas S. Augustini, Opera S. Augustini, t. II, col. 934, édit. de Gaume ; col. 638, édit. de Montfaucon). Lettre citée dans la lettre 182 (alias 193) de SAINT AUGUSTIN – PL, 33 / 784.)

Saint Zosime (mort en 418)

Au tout début de son pontificat, Zosime, dans le cadre de ces même conciles écrivit à Aurélien de Carthage :

« L’importance de l’affaire qui nous est soumise exige une enquête approfondie, afin que la balance ne soit pas plus légère que les objets qui y sont déposés. Cette maturité de jugement importe surtout à l’honneur et à l’autorité du Siège apostolique, auquel les décrets de nos Pères, par respect pour le très-bienheureux apôtre Pierre, ont attribué la solution définitive des causes majeures. Il nous faut donc redoubler de prières et de supplications pour que le Seigneur, par une grâce continuelle et un secours incessant, fasse découler de cette Chaire comme d’une source pure la paix de la foi et l’union sans nuage de la société catholique. Le prêtre Célestius s’est présenté à notre tribunal, demandant à se justifier des accusations précédemment portées contre lui. […] Or il est notoire qu’Héros et Lazare, au mépris des saints canons et malgré la résistance du clergé et du peuple, ont été, à la suite de leurs brigues, tumultueusement intronisés dans les Eglises d’Aix et d’Arles, où ils avaient été jusque-là inconnus. Il est notoire qu’ils ont depuis abdiqué leur titre, et que le Siège apostolique leur a retiré tout pouvoir et toute juridiction dans leurs Eglises, en tenant compte cependant du repentir dont ils ont plus tard donné la preuve. » (Lettre à Aurélien de Carthage, PL XX, 619)

Plus tard, l’affaire se compliquant, Zosime eut à écrire à nouveau au même :

« La tradition de nos Pères, attribue au Siège apostolique une autorité tellement absolue dans l’Eglise, que nul n’a le droit de réformer son jugement. Cette règle canonique a toujours été observée ; la sainte antiquité non moins que la discipline actuelle sont unanimes à proclamer la puissance de l’apôtre Pierre, à qui Jésus-Christ Notre-Seigneur a conféré le privilège de lier ou de délier. Ce privilège appartient par droit d’héritage aux successeurs du prince des apôtres. Pierre continue toujours à porter la sollicitude de toutes les Eglises, mais il veille avec un soin particulier sur le Siège de Rome qui est le sien propre ; il ne souffre ni défaillance ni incorrection dans les jugements doctrinaux émanés de la Chaire qu’il a honorée de son nom et constituée sur des fondements inébranlables. Quiconque se heurte à cette pierre, s’y brisera. Tel est donc Pierre, le chef de la plus haute autorité qui soit ici-bas ! Les lois divines et humaines, la discipline ecclésiastique tout entière confirment ce pouvoir éclatant de l’Eglise romaine, à la tête de laquelle nous avons été établi, comme vous le savez, bien-aimés frères, dans la plénitude de l’autorité apostolique. Cependant, malgré cette puissance suprême dont le dépôt est entre nos mains, nous n’avons pas voulu agir, dans l’affaire présente, sans prendre votre avis. Dans un sentiment de dilection vraiment fraternelle, nous avons fait appel à votre conseil commun, non par ignorance de notre devoir ou par impuissance de l’accomplir en la forme la plus utile pour l’Eglise, mais parce qu’il s’agit d’un accusé qui a déjà comparu à votre tribunal, et qui se constitue devant le nôtre pour y purger un appel antérieur, provoquant lui-même sa confrontation avec ses accusateurs, et anathématisant les erreurs qui lui étaient, dit-il, faussement reprochées… Des matières aussi graves ne se jugent pas légèrement. Votre fraternité saura donc que rien n’a été changé ni dans la décision doctrinale portée par notre saint prédécesseur, ni dans le jugement à intervenir sur la question de fait relative à Célestius et à Pelage. » (Lettre 12 à Aurélien et au concile de Carthage, PL, XX, 675)

Saint Boniface Ier (mort en 422)

« Nous avons envoyé au synode [de Corinthe]… des directives écrites pour que tous les frères comprennent qu’on ne doit pas débattre à nouveau de ce que nous avons jugé. Jamais en effet il n’a été permis de traiter à nouveau de ce qui a été décidé une fois par le Siège apostolique. » (Lettre Retro maioribus, II, à l’évêque Rufus de Thessalie, 11 mars 422)

« L’institution de l’Eglise universelle naissante prit son départ dans le titre d’honneur du bienheureux Pierre en qui consiste son gouvernement et son couronnement. C’est de sa source en effet qu’a coulé la discipline dans toutes les Eglises, lorsque la vénération de la religion croissait déjà. Les préceptes du concile de Nicée n’attestent rien d’autre ; il n’a pas osé en effet établir quelque chose au-dessus de lui, car il voyait que rien ne pouvait être placé au-dessus de son rang, et enfin il savait que tout lui était accordé par la parole du Seigneur. Cette (Eglise romaine) est donc avec certitude pour toutes les Eglises répandues par le monde entier comme la tête de ses membres ; si quelqu’un se sépare d’elle, qu’il soit éloigné de la religion chrétienne, puisqu’il a cessé de se trouver dans ce même assemblage. » (Lettre Institutio, I, aux évêques de Thessalie, 11 mars 422)

« Demeure au bienheureux apôtre Pierre, de par la parole du Seigneur, la sollicitude reçue de lui pour l’ensemble de l’Eglise, laquelle, comme il le sait, a été fondée sur lui selon le témoignage de l’Evangile. Et jamais une position d’honneur ne peut être exempte de soucis, puisqu’il est sûr que toutes choses dépendent de sa réflexion. … Qu’il n’arrive pas aux prêtres du Seigneur que l’un d’entre eux tombe dans la faute de tenter quelque chose par une usurpation nouvelle, et qu’il devienne l’ennemi des décisions des anciens, alors qu’il sait qu’il a pour rival en particulier celui auprès de qui notre Christ a placé le souverain sacerdoce ; et quiconque se dresse pour l’outrager ne pourra être un habitant du Royaume des cieux.  » A toi, dit-il, je donnerai les clés du Royaume des cieux  » Mt 16, 19 dans lequel nul n’entrera sans la faveur du portier. Puisque le lieu l’exige, recensez s’il vous plaît les déterminations des canons, et vous trouverez quel est après l’Eglise romaine le deuxième siège, et quel est le troisième. … Jamais personne n’a levé la main avec audace contre l’éminence apostolique dont il n’est pas permis de réviser le jugement, personne ne s’est dressé contre elle s’il ne voulait pas être jugé. Les dites grandes Eglises observent les dignités par les canons : celles d’Alexandrie et d’Antioche [voir Concile de Nicée, canon 6 et Concile de Constantinople, canon 3] ; car elles ont connaissance du droit de l’Eglise. Elles observent, dis-je, les décisions des anciens, en accordant leur bonne grâce en toutes choses comme ils reçoivent cette grâce en retour : celle dont ils savent qu’ils Nous la doivent dans le Seigneur qui est notre paix. Mais puisque la chose le demande, on montrera par des documents que les Eglises des Orientaux surtout, dans les grandes affaires qui rendaient nécessaire un débat de plus grande ampleur, ont toujours consulté le Siège romain et lui ont demandé aide chaque fois que cela était nécessaire. [suivent des exemples d’appels et de requêtes dans l’affaire d’Athanase et de Pierre d’Alexandrie, de l’Eglise d’Antioche, de Nectaire de Constantinople et des Orientaux séparés au temps d’Innocent Ier] » (Lettre Manet beatum à Rufus et aux autres évêques de Macédoine, etc., 11 mars 422)

Concile d’Ephèse (431)

Le concile d’Ephèse débuta 22 juin 431, deux semaines après la date fixée (7 juin), sur l’initiative de saint Cyrille d’Alexandrie et de Memnon d’Éphèse, qui trouvent que l’on a déjà trop attendu, malgré l’absence de Jean d’Antioche, qui a fait prévenir de sa prochaine arrivée, mais qui tarde, malgré l’absence aussi des légats romains, encore en route, s’ouvre le concile annoncé. C’est pourtant bel et bien du pontife romain que ce concile tint son existence et son autorité. Nous en retraçons l’histoire : ici.

Saint Sixte III (440)

« Le bienheureux Pierre dans ses successeurs a livré ce qu’il a reçu. Qui serait disposé à se séparer de la doctrine dont le Maître lui-même a instruit le premier parmi les apôtres? » (Lettre VI à Jean d’Antioche)

Concile de Chalcédoine (451)

Convoqué par le pape saint Léon Ier sur demande de l’empereur Byzantin Marcien et son épouse l’impératrice Pulchérie. Se tint du 8 octobre au 1er novembre 451 dans l’église Sainte Ephémie de la ville éponyme, sur l’actuelle rive asiatique d’Istanbul. Il réunit 343 évêques (un record) dont quatre seulement viennent d’Occident. Le concile de Chalcédoine (451) fut-il un triomphe de la Papauté ou un tribunal qui le condamna ? Les deux thèses ont leurs arguments. Les anti-romains affirment que son 28è canon en est une condamnation sans appel. Nous démontrons dans notre article sur ce concile, non seulement comment ce concile prouve comment l’Eglise se savait soumise tout entière et par le droit divin au successeur de saint Pierre, Evêque de Rome, mais encore comment l’introduction de son 28è canon confirme encore cette vérité.

Saint Célestin Ier († 432)

« Sache donc bien que voici notre sentence : Si tu ne professes au sujet de notre Christ Dieu la même foi que l’Église romaine, celle d’Alexandrie et l’Église catholique tout entière, foi qu’a très bien gardée aussi l’Église de la grande Constantinople jusqu’à toi, et n’as, dans le délai de dix jours à partir du jour de l’avertissement. » (Lettre XI à Cyrille d’Alexandria)

« Sache donc bien que voici notre sentence : Si tu ne professes au sujet de notre Christ Dieu la même foi que l’Église romaine, celle d’Alexandrie et l’Église catholique tout entière, foi qu’a très bien gardée aussi l’Église de la grande Constantinople jusqu’à toi, et n’as, dans le délai de dix jours à partir du jour de l’avertissement, condamné par une profession de foi claire et mise par écrit la perfide nouveauté qui entreprend de séparer ce que la Sainte Écriture unit (C’est-à-dire les deux natures du Christ unies en une seule personne), tu es rejeté de toute la communion de l’Église catholique. Cette forme de notre jugement sur toi, nous l’envoyons par mon fils le diacre Poseidon avec tous documents à mon coévêque Cyrille, chef de l’Eglise d’Alexandrie, qui nous a fait un rapporteur ce sujet, pour qu’il agisse en notre nom et porte à ta connaissance et à celle de tous les frères ce qui a été décidé par nous. Tous, en effet, doivent savoir ce qui se fait, toutes les fois qu’il s’agit d’un intérêt commun. » (Lettre à Nestorius)

Saint Léon le Grand (vers 395-461)

Parmi les célèbres monuments de l’antiquité chrétienne témoignant de la Papauté, certains sermons de saint Léon le Grand tiennent une bonne place. Il s’git de ceux qu’il prononçait chaque année lors du jour anniversaire de son élection à la Papauté. Ces sermons sont intitulés « Sermons pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat ». Nous pourrions dire que tout est dans le titre et qu’il n’est même pas nécessaire d’en produire les passages les plus significatifs, cependant nous ne voudrions pas priver nos lecteurs de ces morceaux d’anthologie de la littérature patristique où saint Léon va même jusqu’à dire que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs :

« A cette réunion, j’en ai la confiance, ne manque pas non plus la pieuse bienveillance et le sincère amour de saint Pierre, pas plus qu’il n’est absent de votre dévotion […] et il approuve donc cette charité parfaitement ordonnée de toute l’Eglise qui accueille Pierre sur le siège de Pierre et ne laisse pas s’attiédir son amour envers un si grand pasteur, même quand il porte sur la pardonne d’un héritier si inégal au modèle. » (Sermon 2 pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat, chapitre 2, PL, 54/143-144)

« En outre, comme suite à cette assistance essentielle et éternelle, nous avons reçu la protection et l’appui de l’apôtre qui, certes, ne se relâche pas de sa fonction ; et ce solide fondement sur lequel s’élève de toute sa hauteur l’édifice de l’Eglise ne se lasse aucunement de porter la masse du temple qui repose sur lui. En effet, elle ne défaille pas, la fermeté de cette foi qui fut louée par le Prince des apôtres ; et de même que demeure ce que saint Pierre a cru dans le Christ, ainsi demeure ce que le Christ a établi en saint Pierre. » (Sermon 3 pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat, chapitre 2, PL, 54/145-146)

« Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église […]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, si quelque chose est gagné de la miséricorde de Dieu par nos supplications quotidiennes, c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège […] À celui qu’ils savent non seulement être le maître de ce Siège, mais aussi le primat de tous les évêques. Qui par conséquent […] croient qu’il parle par son représentant que nous sommes. » (Sermon 3 pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat, chapitre 3 et 4)

« Seul saint Pierre est choisi dans le monde entier, pour être mis à la tête de toutes les nations qui seront appelées à la foi, pour être établi le chef de tous les apôtres et de tous les pères de l’Église. De la sorte, bien que le peuple de Dieu comprenne bien des prêtres et bien des pasteurs, c’est cependant saint Pierre qui les gouverne tous, comme ceux dont le Christ est le chef, et qu’il gouverne lui aussi. Très chers, Dieu a daigné attribuer à cet homme une destinée grande et admirable en l’admettant à partager sa puissance, et si Dieu a voulu que les autres chefs partagent avec lui quelque prérogative, il n’accorde jamais que par l’entremise de saint Pierre ce qu’il ne leur refuse pas » (Sermon 4 pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat, chapitre 2 – PL, 54 / 149-150)

« Saint Pierre ne cesse de présider à son siège et conserve une participation sans fin avec le souverain prêtre. La fermeté qu’il a reçu de la pierre qui est le Christ, lui, devenu également Pierre, il la transmet aussi à ses héritiers ; et, partout où paraît quelque fermeté, se manifeste indubitablement la force du pasteur. […] Qui sera assez ignorant ou assez envieux pour mésestimer la gloire de saint Pierre et croire qu’il y ait des portions de l’Eglise qui échappent à la sollicitude de son gouvernement et ne s’accroissent pas avec lui ? » (Sermon 5 pour l’anniversaire de son élévation au souverain pontificat, chapitre 4, PL, 54/155)

Ce pape manifesta encore l’éclat de la Papauté en d’autres endroits :

« Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne » (Sermon 98).

« Comme mes prédécesseurs l’ont fait pour les vôtres, j’ai moi-même délégué à votre charité le pouvoir de représenter mon propre gouvernement, afin que vous puissiez me venir en aide […] dans la charge qui nous incombe en vertu de l’institution divine qui nous oblige à veiller comme chef suprême sur toutes les églises. Vous serez ainsi présent aux églises qui sont les plus éloignées de nous, comme si vous les visitiez à notre place. […] Cette union demande sans doute l’unanimité de sentiments dans le corps entier, mais surtout le concert entre les évêques. Quoique ceux-ci aient une même dignité, ils ne sont pas cependant tous placés au même rang, puisque parmi les apôtres eux-mêmes il y avait différence d’autorité avec ressemblance d’honneur, et que, quoiqu’ils fussent tous également choisis, un d’entre eux néanmoins jouissait de la prééminence sur tous les autres. C’est sur ce modèle qu’on a établi une distinction entre les évêques, et qu’on a très-sagement réglé que tous ne s’attribueraient pas indistinctement tout pouvoir, mais qu’il y en aurait dans chaque province qui auraient le droit d’initiative par-dessus leurs confrères, et que les évêques établis dans les villes les plus considérables, auraient aussi une juridiction plus étendue, en servant ainsi comme d’intermédiaire pour concentrer dans le siège de Pierre le gouvernement de l’Eglise universelle, et maintenir tous les membres en parfait accord avec leur chef. » (Lettre 84 à Anastase, évêque de Thessalonique, chapitre 11, PL, 54/668, 675-676)

« Ce sont là, ô Rome, les deux hérauts qui ont fait resplendir tes yeux l’Évangile du Christ. Ce sont là tes pères et tes vrais pasteurs qui, pour t’introduire dans le royaume céleste, ont su te fonder, beaucoup mieux et avec bien plus de bonheur que ceux qui se donnèrent la peine de poser les premiers fondements de tes murailles. […] Ce sont ces deux apôtres qui t’ont élevée à un tel degré de gloire, que tu es devenue la nation sainte, le peuple choisi, la cité sacerdotale et royale, et, par le siège sacré du bienheureux Pierre, la capitale du monde ; en sorte que la suprématie qui te vient de la religion divine, s’étend plus loin que jamais ne s’est portée ta domination terrestre » (Premier sermon pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul, chapitre 1, PL 54/422-423)

Il le fit encore en donnant tel un chef les ordres suivant au concile de Chalcédoine :

« C’est pourquoi, très chers frères, nous récusons absolument l’audace de ceux qui contestent la foi divinement révélée et nous voulons que cesse cette vaine infidélité des partisans de l’erreur. Nous interdisons de défendre ce qu’il n’est pas permis de croire. Nous avons en effet parfaitement et très clairement déclaré dans notre lettre adressée à l’évêque Flavien de bienheureuse mémoire quelle doit être la sainte et authentique profession de foi dans le mystère de l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous l’avons fait en nous appuyant sur l’autorité des Evangiles, sur les paroles des prophètes et sur l’enseignement des apôtres. » (Lettre 93, chapitre 2, PL, 54/937-939)

Saint Gélase (mort en 496)

« Pierre brilla dans cette capitale [Rome] par la sublime puissance de sa doctrine, et il eut 1lhonneur d’y répandre glorieusement son sang. C’est là qu’il repose pour toujours, et qu’il assure à ce Siège béni [le siège de Rome] par lui de n’être jamais vaincu par les portes de l’enfer » (Décrétale 14 intitulée De responsione ad Graecos).

« Et s’il est normal que le coeur des fidèles se soumette à tous les prêtres en général qui s’acquittent convenablement de leurs divines fonctions, combien plus l’unanimité doit-elle se faire autour du préposé à ce siège, à qui la divinité suprême a voulu donner la prééminence sur tous les prêtres et que la piété universelle de l’Eglise a dans la suite constamment célébré ? » (Lettre Famuli vestrae pietatis, à l’empereur Anastase 1er 494)

Jean II (470-533)

Jean, Évêque de Rome, à notre très-illustre et très-clément fils Auguste Justinien.

Outre les éloges mérités qu’on peut donner à votre sagesse et à votre douceur, le plus chrétien des princes, vous êtes distingué encore comme un astre radieux, par l’amour de la foi et de la charité ; et instruit, sur ce qui concerne la discipline ecclésiastique, vous avez conservé la doctrine de la prééminence du siège de Rome ; vous lui avez soumis toutes choses, et vous avez ramené l’unité dans l’Eglise. […] Les seuls qui soient opposés à votre profession de foi sont ceux dont l’Ecriture dit : Ils ont mis leur espérance dans le mensonge, et ils ont espéré dans le mensonge ; ou ceux qui, d’après le prophète, ont dit au Seigneur : Eloigne-toi de nous, nous ne voulons pas suivre tes voies ; ceux dont parle Salomon: Ils ont erré dans leurs propres voies y et ils amassent avec leurs mains des choses infructueuses. C’est donc là votre vraie foi et votre vraie religion, que tous les pères, d’heureuse mémoire, comme nous avons dit, ainsi que tous les chefs de l’Eglise romaine, que nous suivons en toutes choses, ont décidé ; ce que le Siège apostolique a jusqu’à présent prêché et gardé fermement ; et s’il existe quelqu’un qui soit opposé à cette confession et à cette Foi du chrétien, il les jugera lui-même hors de la sainte communion et de l’Eglise catholique. […] Fait à Rome, le 8 des calendes d’avril, sous le consulat de l’empereur Justinien, consul pour la quatrième fois, et de Paulinus. » (Pape Jean II, Lettre à l’empereur Justinien, in Code Justinien, Livre I, titre premier, point n°8)

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604)

Consulter notre article sur les enseignements et agissements papaux de saint Grégoire le Grand en cliquant ici.

Le Filioque

Cette décision conciliaire vient donc couvrir de son autorité les enseignements pontificaux suivants :

Saint Damase (vers 305-384)

« Credimus… Spiritum Sanctum de Patre et Filio procedentem. » ; « Nous croyons au Saint-Esprit qui procède du Père et du Fils. » (Profession de Foi au Concile de Saragosse en 380, Fides Damasi, sources : Hahn, Bibliothek der Symbole, 4e édit., Breslau, 1897, p. 276; K. Kunstle, Anti-priscilliana, Fribourg-en-Brisgau, 1905, p. 47-49.)

Saint Léon le Grand (390-461)

« ils [les priscillianistes] affirment que le Père, le Fils et le saint Esprit sont une seule et même personne et que ce Dieu unique est tantôt appelé Père, tantôt Fils, tantôt saint Esprit; Celui qui créa, Celui qui fut créé et Celui qui procède de l’Un et de l’Autre ne font qu’un; c’est une unité en trois mots, mais non pas en trois personnes. Ils ont tiré ce blasphème des sabelliens, et ils prétendent ainsi que le Père a souffert la passion. Car, si le Fils est le même que le Père, le Père a été crucifié comme le Fils; et toutes les souffrances que le Fils a éprouvées sous sa forme d’esclave, en obéissant au Père, le Père Lui-même les a partagées. Cette doctrine est entièrement opposée à la foi catholique qui explique ainsi l’unité de la Trinité: le Père, le Fils et le saint Esprit, unis sans se confondre, sont coéternels et égaux: ce n’est pas une seule et même personne, mais une même nature qui forme l’unité de la Trinité. » (Lettre dogmatique à Turibius, Evêque d’Astorga)
Notons à ce sujet que tout comme Léon III, Saint Léon Ier le Grand acceptait le Filioque comme un dogme de foi mais se sont opposés à leur insertion dans le Credo. Léon III s’y opposait notamment pour contrer l’action de Charlemagne, en définitive, l’argument des orthodoxes se retourne contre eux. C’est la Sainte Eglise romaine qui s’est opposé à l’ingérence de Charlemagne et non l’inverse.

Saint Hormisdas (450-523)

« Grand et incompréhensible est le mystère de la Trinité. Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, une Trinité indivise, et pourtant il est connu parce qu’il est caractéristique du Père d’engendrer le Fils, caractéristique du Fils de Dieu d’être engendré du Père égal au Père, caractéristique de l’Esprit de procéder du Père et du Fils dans une seule substance de la divinité. » (Profession de Foi, PL 63:514B)
Ce témoignage présente un intérêt particulier. En effet, d’une part il contient le Filioque alors que ce n’était absolument pas le sujet de l’affaire en cause: il s’agissait de mettre fin à l’hérésie monophysite; et d’autre part il était faire souscrire aux évêques d’Orient, signe de sa grande importance. Donc si Hormisdas a cru pouvoir inclure cette clause « hors sujet » dans une profession de foi à faire souscrire à tous les évêques d’Orient, c’est que le Filioque était à son époque la croyance générale dont l’inclusion au texte ne causerait pas de problème et passerait même inaperçue tellement il était normal de professer cette doctrine.

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604)

« L’ Esprit procède essentiellement du Fils … Rédempteur qui communique aux cœurs de ses disciples l’Esprit qui procède de Lui-même » (Enseignements moraux tirés de Job, 1 : 22,2 : 92)
« Notre Seigneur … fait voir comment l’Esprit des deux [du Père et du Fils] procède d’eux, tout comme il est coéternel avec les deux … Celui qui est produit par la procession n’est pas postérieur dans le temps à ceux par qui il est mis en avant. » (Enseignements moraux tirés de Job, 25 : 4)
Lire aussi l’article Le passage des Dialogues de saint Grégoire relatif à la procession du Saint-Esprit par le Père Martin JUGIE (dans Échos d’Orient, 1908, Volume 11, Numéro 73,  pp. 321-331).
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12 commentaires sur “L’Infaillibilité du Pape proclamée en 681 ?

  1. Pingback: Réponses aux objections historiques contre la primauté et l’infaillibilité du Pape (2) | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Carlito
    3 mars 2018

    Louez sois Jésus-Christ pour nous rappeler cette belle et grande Vérité : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église ! » C’est claire comme de l’eau de roche ! Peut-on rajouter autre chose? Il n’y a que la langue du serpent pour essayer de corrompre les esprits et s’éloigner de ce que Jésus dit, point ! Tu crois ou tu ne crois pas, tu écoutes l’Esprit ou un autre esprit ! Pourtant c’est simple, puisque l’Église doit perdurer jusqu’à la fin du monde, alors il est évident que ces Paroles divine se communique aux successeurs de Saint Pierre.

    Merci mon ami pour tes recherches fructueuse !

    Carlito

  3. Pingback: L’enseignement des Pères de l’Église sur « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu XVI, 18) | +†+Yesus Kristus azu+†+

  4. Pingback: Les fondements bibliques de la Papauté (3) : Luc XXII, 32 : le Christ donne à saint Pierre le charisme d’infaillibilité | +†+Yesus Kristus azu+†+

  5. Pingback: Les fondements bibliques de la Papauté (4) : Jean XXI, 15-17 : le Christ confie à saint Pierre la charge de Son troupeau | +†+Yesus Kristus azu+†+

  6. yannick
    8 avril 2018

    le pape reste un être humain capable de pécher et l’histoire en temoigne

  7. Pingback: Saint Pierre a-t-il un successeur ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  8. Pingback: Le Filioque chez les Pères de l’Eglise | +†+Yesus Kristus azu+†+

  9. Pingback: La Papauté au Ier concile de Constantinople (381) | +†+Yesus Kristus azu+†+

  10. Pingback: Le 28è canon du Concile de Chalcédoine (451) | +†+Yesus Kristus azu+†+

  11. Pingback: Le concile « in Trullo  (691-692) est-il valide ? | «+†+Yesus Kristus azu+†+

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Cette entrée a été publiée le 2 mars 2018 par dans Foi Catholique.
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