+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Saint Pierre a-t-il un successeur ?

Toutes les preuves de la Papauté : ici

Nous avons précédemment prouvé que le Christ avait fondé son Eglise sur Pierre (Matthieu XVI, 18), qu’il en avait fait son premier ministre en tant que Roi des Cieux (Matthieu XVI, 19), qu’il lui avait promis que se foi ne défaillirait pas, ce que nous appelons l’infaillibilité (Luc XXII, 32) et enfin qu’il lui confia la charge de paître ses brebis et ses agneaux, c’est-à-dire de gouverner toute son Eglise (Jean XXI, 15-17). Mais pour exposer bibliquement la doctrine de la Papauté, cela ne suffit pas. En effet, il faut aussi démontrer que Pierre a un successeur dans ces promesses et prérogatives ; et montrer qui est ce successeur.

La pierre de fondement de l’Eglise doit exister jusqu’à la fin des temps

La première raison biblique est que Pierre étant la pierre sur laquelle est fondée l’Eglise, cette pierre doit toujours demeurer à la fondation de l’édifice qu’est l’Eglise, sinon l’édifice s’écroule. En effet, comme l’écrit Dom Prosper GUÉRANGER, OSB, Abbé de Solesmes: « Un fondement posé par Dieu lui-même ne saurait manquer. Si l’édifice qu’il porte doit durer, c’est au fondement inébranlable qu’il le devra. Jésus donne donc à Simon une qualité qu’il n’avait pas auparavant. Jusque-là il était simple apôtre comme les autres ; désormais il est mis à part. Son nom est changé ; il s’appellera la Pierre. Or, la Pierre est un des noms prophétiques du Christ lui-même. Le Messie est annoncé comme devant être la Pierre choisie, angulaire, fondamentale [Isaïe XXVIII, 16, rappelé par saint Pierre lui-même en I Pierre II, 4, voir aussi I Corinthiens III, 11]. C’est donc son propre nom que Jésus donne à Simon, comme s’il lui disait : « Je suis la Pierre inviolable, la Pierre angulaire, qui réunis en un deux choses ; je suis le fondement auquel nul n’en peut substituer un autre ; mais toi aussi, tu es Pierre ; car ma force devient le principe de ta solidité, en sorte que ce qui m’était propre et personnel à ma puissance, te devient commun avec moi par participation. » [Pape saint Léon le Grand, In  Assumptionis suae. Serm. IV]

Pierre est donc, avec Jésus-Christ et en Jésus-Christ, le fondement de l’Église, et l’Église ne saurait exister en dehors de ce fondement inébranlable. Qui dit Pierre, dit toute la suite de ses successeurs, parce que Pierre ne peut mourir ; autrement, l’Église n’ayant plus de fondement ne subsisterait pas. Les prérogatives de Pierre sont personnelles en lui et en toute la succession des Pontifes romains, que la tradition tout entière a reconnu ne former avec lui qu’une seule personne, quant aux droits du Pontificat.

Le fondement est unique, super hanc Petram, parce qu’il n’y a qu’un seul Christ ; il est unique, parce qu’il n’y a qu’une seule Église. Tout doit reposer sur ce fondement, et les apôtres et les disciples ; et les évêques et les prêtres et le peuple fidèle, en un mot l’Église tout entière : super hanc Petram ædificabo Ecclesiam meam.

En posant ce fondement, Jésus-Christ devait le rendre inébranlable, le garantir de la chute ; autrement, le fondement entraînerait avec lui l’édifice, ou l’édifice devrait désormais reposer sur un autre fondement. Or, d’un côté, l’Église ne peut périr ; de l’autre, elle n’est l’Église que parce qu’elle est établie sur la Pierre. » (De la Monarchie Pontificale, 2è édition, 1870, pp. 140-142)

De plus, il convient de noter que Jésus dit « sur cette pierre je bâtirai mon Eglise », plutôt que par ‘sur toi’, en se référant à Pierre. C’est parce que tandis que Pierre est par définition ‘la pierre’ / le rocher, la fonction qu’Il établit en Pierre (la Papauté) durera à travers les âges bien après que Pierre soit mort. Cette fonction est instituée avec Pierre, mais ne sera pas limité à Pierre… car il aura des successeurs ! En effet, le fondement d’un édifice doit durer aussi longtemps que l’édifice lui-même, sinon ce dernier s’effondre… Rappelons nous que le Christ promet à ses apôtres et donc à son Eglise d’être avec eux « tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu XXVIII, 20)

Il faut qu’il y ait toujours quelqu’un qui soit dépositaire des promesses du Christ et des prérogatives de Pierre, sinon les éléments essentiels de l’indéfectibilité que le Christ promet à son Eglise cessent d’exister. C’est pourquoi Pierre doit nécessairement avoir un successeur. C’est ce qu’a reconnu l’antiquité chrétienne :

Saint Cyprien de Carthage (vers 200-258) : « Après tout cela, ils se sont encore fait sacrer un pseudo-évêque par des hérétiques, et c’est dans ces conditions qu’ils osent passer la mer, pour venir au siège de Pierre et l’Église principale, d’où l’unité épiscopale est sortie, et y apporter des lettres de schismatiques et de profanes. Ils ne réfléchissent donc pas que ce sont là les mêmes Romains dont l’Apôtre a loue la foi et auprès de qui la perfidie ne saurait avoir accès. » (Lettre 59 [55] au pape Corneille, chapitre 14)

Saint Optat de Milève (mort vers 397) que saint Augustin cite aux côtés d’hommes disparus depuis longtemps, cet évêque « de vénérable mémoire » apparaît comme l’égal d’Ambroise de Milan, dit : « Puisque St Pierre a reçu de Jésus Christ les clefs du royaume des cieux, non seulement pour lui-même, mais encore pour tous les souverains pontifes ses successeurs » (Contre les donatistes, Contre Parménien, vide, I,2)

Le prêtre Phillipe, déclara lors de la IIIème cession du Concile d’Ephèse (431) : « Il n’y a pas de doute, et en fait cela fut connu dans tous les âges, que le saint et très-heureux Pierre, prince et tête des Apôtres, pilier de la foi, et fondation de l’Eglise catholique, reçu les clés du royaume de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur et Rédempteur de la race humaine, et qu’à lui fut donner le pouvoir de remettre et retenir les péchés; qui depuis le commencement jusqu’à aujourd’hui et pour toujours, vit et juge en ses successeurs. Le saint et très-heureux Pape Célestin, selon l’ordre est don successeur et tient sa place. »

Saint Léon le Grand (vers 395-461), laissait entendre que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs: « Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église […]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, si quelque chose est gagné de la miséricorde de Dieu par nos supplications quotidiennes, c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège […] À celui qu’ils savent non seulement être le maître de ce Siège, mais aussi le primat de tous les évêques. Qui par conséquent […] croient qu’il parle par son représentant que nous sommes [il emploi de « nous » de majesté] » (In anniversario Assumptionis suae, sermon III, 3-4 [442]).

Ce pape dit encore « Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne » (Sermon 98).

Les Pères du concile de Chalcédoine (451) déclarèrent formellement au sujet de saint Léon: « Dieu, dans sa providence, s’est choisi, dans la personne du pontife romain un athlète invincible, impénétrable à toute erreur, lequel vient d’exposer la vérité avec la dernière évidence ». Lors du même concile, Paschasinus déclara à sa IIIème cession: « C’est pourquoi le plus saint et béni Léon, archevêque de la grande et aînée Rome, à travers nous, et à travers ce présent synode très saint avec le trois fois béni et tout glorieux Pierre Apôtre, qui est le rocher et le fondement de l’Eglise catholique, et le fondement de la foi orthodoxe, l’a dépouillé de son épiscopat et lui a aliéné toute dignité hiératique. ‘Pierre, l’apôtre, qui est le rocher et le support de l’Eglise catholique’. »

Saint Gélase (???-496) : « Pierre brilla dans cette capitale [Rome] par la sublime puissance de sa doctrine, et il eut 1’honneur d’y répandre glorieusement son sang. C’est là qu’il repose pour toujours, et qu’il assure à ce Siège béni [le siège de Rome] par lui de n’être jamais vaincu par les portes de l’enfer » (Décrétale 14 intitulée De responsione ad Graecos).

« La saint Eglise Romaine est supérieure aux autres églises, non pas en vertu de quelque décret conciliaire, mais obtint cette primauté de Notre-Seigneur et Sauveur en ces mots de l’Evangile: ‘Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise‘ » (Décret de Gélase)

Saint Hormisdas Ier (450-523), Pape, envoya à la cour impériale de Constantinople – qui l’avait sollicité pour mettre fin aux schismes qui dècheraient l’Orient – le 1er août 515, un document intitulé Libellus Fidei, ou encore Regula Fidei, ce qui peut se traduire par Programme de la foi, Opuscule de la foi, Règle de la foi ou encore Profession de foi, mais plus connu sous le nom de Formulaire d’Hormisdas. Tous les évêques d’Orient devaient y souscrire. Une des vérités impératives exprimées dans ce texte était que l’orthodoxie s’est toujours maintenue à Rome. En effet, après avoir rappelé que le Christ avait « bâti l’Eglise sur la pierre » contre laquelle l’enfer ne prévaudrait point » (Matthieu XVI, 18), le pape commenta avec assurance: « Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique [autre version du texte: c’est seulement dans la chaire de Rome que les faits postérieurs ont correspondu à la parole du Christ]. […] Comme nous le disions plus haut, suivant en toutes choses le Siège apostolique et prêchant tout ce qu’il a décrété, j’espère donc mériter de rentrer dans la communion avec vous que prêche le Siège apostolique, communion dans laquelle réside, entière et vraie et parfaite la solidité de la religion chrétienne ; je promets aussi qu’à l’avenir les noms de ceux qui sont séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire qui ne sont pas en accord avec le Siège apostolique, ne seront pas lus durant les saints mystères. Mais si je tentais de dévier en quoi que ce soit de ma profession de foi, je confesse que, selon mon propre jugement, je serais un complice de ceux que j’ai condamnés. Cette profession de foi je l’ai souscrite de ma propre main, et je l’ai transmise envoyée à toi, Hormisdas, le saint et vénérable pape de la ville de Rome ».

Plus tard, le Pape Adrien II fit souscrire à ça texte tous les Pères grecs et latins lors du IVème concile de Constantinople (10e session du 28 février 870).

Les Pères du Concile Vatican I – qui défini le dogme de l’infaillibilité pontificale – commentèrent ce texte comme il suit. Ils dirent de l’affirmation selon laquelle la promesse du Christ « s’est vérifié dans les faits » dans le siège de Rome: « Ceci doit être entendu non seulement comme un simple fait (facto) mais aussi comme un droit (jure) constant et immuable, en [vertu] des paroles du Christ [« Tu es Pierre etc.»], qui demeurent immuables. Aussi longtemps que durera la pierre sur laquelle le Christ fonda l’Église, aussi longtemps la religion catholique et la doctrine sainte seront gardées immaculées dans le Siège apostolique, et ce de par le droit divin. […][L’infaillibilité pontificale] est parfaitement contenue dans le Formulaire d’Hormisdas (avec l’ajout d’Adrien II), qui dit: en vertu des paroles du Christ «Tu es Pierre etc.,», dans le Siège apostolique, c’est-à-dire par Pierre et par ceux qui lui succèdent en cette chaire, la religion et la doctrine ont toujours été gardées immaculées, et comme cela a été montré plus haut), de droit divin, elles seront toujours gardées [à l’avenir]. Ceci équivaut certainement à la proposition qui dit: les évêques romains qui occupent le Siège de Pierre sont, par rapport à la religion et à la doctrine, immunisés contre l’erreur » (Relatio de observationibus Reverendissimorum concilii Patrum in schema de romani pontificis primatu, in: Gerardus SCHNEEMANN, Acta et decreta sacrosancti oecumenici concilii Vaticani cum permultis aliis documentis concilium ejusque historiam spectantibus, Freiburg 1892, col. 281 – 284).

Finalement, Vatican I intégra une citation abrégée du Formulaire au chapitre 4 de Pastor aeternus, contenant la définition du dogme de l’Infaillibilute pontificale: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu XVI,18); ce qui a été dit et prouvé par les faits; car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté (…) Nous espérons mériter de rester dans la communion avec vous que prêche le Siège apostolique, communion dans laquelle réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. »

Le pape saint Agathon envoya une lettre à l’empereur Constantin IV Pogonate de Constantinople, on y trouve ces mot : « Sous la présidence de St. Pierre, cette Église apostoli­que qui est la sienne n’a jamais décliné de la voie de vérité, pour entrer dans quelque parti d’erreur. De tout temps, l’Église catholique du Christ tout entière et les synodes universels ont fidèlement em­brassé son autorité et l’ont suivie en toutes choses, comme étant celle du prince de tous les apôtres. Tous les Pères vénérables se sont conformés à cette doctrine apostolique […]. C’est cette doctrine qu’ont vénérée les saints docteurs orthodoxes, et que les hérétiques ont poursuivie de leurs accusations et repoussée avec toute leur haine. Par la grâce du Dieu tout-puissant, on ne pourra jamais démontrer que cette Église ait dévié du sentier de la tradition apos­tolique, ni qu’elle ait succombé, en se corrompant, devant les nou­veautés hérétiques, mais grâce au prince des apôtres, elle reste im­maculée, selon la divine promesse du Seigneur [suit la citation de Luc XXII, 32] ». Le Christ « promit que la foi de Pierre ne défaillira point; il l’exhorta à confirmer ses frères, ce que les pontifes apostoliques, mes prédécesseurs, firent toujours hardiment ». Mes prédécesseurs « ne négligèrent jamais d’exhorter les hérétiques, et de les avertir avec supplications qu’ils abandonnassent les erreurs dogmatiques de l’hérésie, ou, au moins, qu’ils se tussent. Malheur à moi si je négligeais de prêcher la vé­rité du Seigneur que ceux-ci prêchèrent sincèrement. Malheur à moi, si j’ensevelissais la vérité par mon silence » (Lettre Consideranti mihi à l’empereur, 27 mars 680, in, Mansi, t. XI, col. 234 sqq.). Lors du IIIè concile de Constantinople (680-681), l’authenticité de la lettre d’Agathon à l’empereur fut certifiée lors de la 4e séance; son contenu fut approuvé par les évê­ques lors de la 18e session lors de laquelle ils déclarèrent que cette lettre fut « écrite par Dieu […] et par Agathon Pierre a parlé ».

La fonction de premier ministre de Pierre est par nature transmissible

En Matthieu XVI, 19, en disant à Pierre « je te donnerai les clefs du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. », le Christ indique qu’il lui donne une fonction similaire à l’intendant de la Maison Royale à qui en Isaïe XII, 22 où Dieu dit à Elyaqim : « Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule, il ouvrira et nul ne fermera, il fermera et nul n’ouvrira. » Le Christ étant symboliquement assis sur le trône de David (Luc I, 32 et Actes II, 29-36), son Royaume qui n’est pas de ce monde (Jean XVIII, 36) et étant Dieu donc roi des Cieux, lorsqu’il confit à Pierre un rôle analogue à celui d’Elyaqim pour le royaume terrestre de David, il le fait premier ministre du Royaume des Cieux.

Aussi c’est de là que découle la deuxième raison biblique de la nécessité pour Pierre d’avoir un successeur. En effet, Isaïe XXII, 15 nous montre Shevna le maître du palais comme « gouverneur ». Ce verset nous éclaire encore plus sur le rôle de Pierre puis de ses successeurs: le gouverneur (ou l’intendant, suivant les traductions, cela revient au même) est celui qui garde le palais en l’absence du roi. Joseph par exemple était l’intendant de Pharaon (cf. Genèse 43, 19 ; 44, 4). Nous trouvons Eliaqim en II Rois XVIII, 18-37 ; XIX, 2 et d’autres intendants par ailleurs dans la Bible en I Rois IV, 6 ; XVI, 9 ; XVIII, 3 ; II Rois X, 5-16; XV, 5 comme ayant autorité sur la maison. Le Christ indique donc que Pierre devra gouverner son Église en son absence. Et c’est pour cela qu’un des titres officiels du Pape est « Vicaire du Christ », Vicaire voulant dire celui qui remplace quelqu’un en son absence, comme un vice-roi, un vice-président etc (vous remarquerez que les mots « vice » et « vicaire » commencent pareil : c’est parce qu’ils ont la même racine et qu’ils signifient la même chose)

Le verset 20 nous montre le caractère sacerdotale de cette fonction représenté par les vêtements qui sont portés (cf. Exode XXVIII, 4 et 39-40 ; XXIX, 9 etc..) Il sera un « Père  » pour les habitants de Jérusalem. L’Église, prolongement du royaume davidique qui fut donné à Jésus par Dieu (cf. Luc I, 32) ne manquera jamais d’un roi ou d’un intendant sur son trône comme Dieu l’a promit au royaume davidique en Jérémie XXXIII, 17 : « Ainsi parle le Seigneur : Il ne manquera jamais aux Davidides un homme installé sur le trône de la communauté d’Israël. » Mais aussi en : II Samuel VII, 13 ; I Chroniques XVII, 12-14 ; XXII, 10 ; Psaumes 89, 3-41. Dieu promet d’établir le royaume davidique pour toujours sur la terre. Or, depuis la captivité à Babylone en 586 av. JC, le trône davidique est vacant: le Royaume davidique qui durerait toujours c’est l’Église, gouvernée par son intendant: le Pape.

Le Nouveau Testament vient confirmer cette exégèse. Lors du concile de Jérusalem en Actes XV, 13-21, l’intervention de Saint Jacques donne la signification d’une citation du prophète Amos (IX, 11-12) annonçant : « Après cela je reviendrai, et je rebâtirai le tabernacle de David qui est tombé ; je réparerai ses ruines et je le relèverai ; afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, et aussi toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, dit le Seigneur qui fait ces choses ». Cette leçon, on le voit, contient des perspectives de salut universel. Aussi, cela signifie que le royaume de David a chuté et que l’Eglise en est la réédification symbolique. Ainsi, la promesse citée de toujours qu’il y aura toujours un homme installé sur le trône de la communauté d’Israël dans un royaume de David qui durera pour toujours vaut pour l’Eglise visible qui doit avoir un chef unique, premier ministre de Jésus-Christ : le Pape.

Pierre devient par les clés qui lui sont remises le portier de l’Eglise comme Jésus le précise en Marc XIII, 34 : « C’est comme un homme qui part en voyage : il a laissé sa maison, confié à ses serviteurs l’autorité, à chacun sa tâche, et il a donné au portier l’ordre de veiller. » Or la mort du portier Pierre ne met pas fin à la fonction et à la nécessité de la fonction : il lui faut un successeur pour gouverner l’Eglise visible.

L’Eglise aura toujours besoin d’un chef pour la gouverner

Il n’est pas difficile de se rendre compte du drame que représenterait l’absence de chef dans l’Eglise. Fatalement, tout partirait dans tous les sens. L’orgueil des uns et l’ignorance des autres créeraient l’anarchie, les hérésies et la fin de tout esprit missionnaire. Dieu a fait l’être humain et a voulu les sociétés composées d’humains pour être gouvernées par le principe d’unité. Ainsi, l’Eglise est un corps (Romains XII, 5 ; I Corinthiens XII, 13 ; Colossiens I, 18) qui fonctionne sous l’autorité de sa tête qui est le Christ.

Le Christ étant remonté vers les Cieux, et ne pouvant donc plus donner ses directives, gouverne nécessairement son Eglise par un délégué. En effet, s’il n’y a pas de chef visible de droit divin, qui enseigne avec assurance la doctrine ? Qui met fin aux conflits ? Qui organise l’apostolat missionnaire ? Qui décide d la pastorale à appliquer dans l’Eglise ? Autant de questions qui sont vouées à rester sans réponses si on refusent le principe d’un chef visible et unique qui tienne son autorité non pas du consentement des hommes, non pas de son charisme, non pas de sa haute intelligence et de sa grande érudition, non pas de sa capacité à convaincre ses contemporains de ses thèses, mais d’un mandat divin ! Le contraire a pour conséquence inévitable une « église » régie par la subjectivité  humaine où la foi prêchée n’a plus la motion divine mais le jugement individuel pour règle. Ayons en tête l’épisode d’Actes VIII, 26-31 où Philippe rencontre un « Ethiopien, eunuque, ministre de Candace, reine des Ethiopiens » qui est donc quelqu’un d’instruit et d’intelligent et qui pourtant lorsque Philippe lui demande s’il comprend le livre d’Isaïe qu’il lit, l’eunuque répond « Et comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? ». Pensons encore à saint Pierre qui dit « qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre » (II Pierre I, 20) et que les Épîtres de saint Paul et même toute l’Ecriture recèlent des difficultés et que beaucoup les comprennent mal pour leur propres perditions : « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16).

Saint François de Sales (1576-1622) raisonnait ainsi : « L’Eglise a toujours besoin d’un confirmateur infaillible auquel on puisse s’adresser, d’un fondement que les portes de l’enfer, et principalement l’erreur, ne puissent renverser, et que son pasteur ne puisse conduire à l’erreur ses enfants: les successeurs de saint Pierre ont donc tous ces mêmes privilèges, qui ne suivent pas la personne, mais la dignité et la charge publique ». (Les controverses, partie III, ch. 6 art. 14, in Œuvre de saint François de Sales, Annecy 1892, t. 1, p. 305. orthographe  française modernisée)

Il est stupéfiant de constater comment les propos de ce saint docteur catholique, grand convertisseur de protestants trouvent écho chez d’éminent auteur protestants qui reconnaissent que l’Eglise du Christ ne peut pas perdurer et prospérer sans chef. Il est malheureux qu’ils n’aient pas tiré les conséquences de leurs principes.

Hugo GROTIUS (1583-1645) : « L’Eglise at un corps ; elle est composée, par conséquent, de beaucoup de membres au-dessus de tout ce corps est l’Evêque de Rome est organisé d’après le modèle de la primauté que saint Pierre avait sur les autres Apôtres conformément à l’institution du Christ. L’unité avec un chef est l’arme la plus puissante contre les schismes ; le Christ l’a indiqué, et l’expérience l’a démontré. » (In Consult. G. Cassandri Annot., 1812, 61)

COWEL : « Pour éviter les querelles et les scissions, il faut nécessairement qu’un chef soit investi de l’autorité suprême. En vérité, les douze Apôtres n’auraient pas été aussi unis si l’un d’entre eux n’eût été préposé comme supérieur aux autres. » (Exam. doctrinae contra act. Caus. Innoc., 1564)

Samuel von PUFENDORF (1632-1694) : « La suppression du Pape a semé dans le monde des germes infinis de discorde : comme il n’y a aucune autorité souveraine pour terminer les disputes qui s’élèvent de toutes parts, on a vu les protestants se divisent entre eux et se déchirer les entrailles. » (De la Monachie du Pontife de Rome)

LEIBNITZ : « Dieu étant un Dieu d’ordre, et une seule Eglise catholique et apostolique réunie sous une hiérarchie universelle étant de droit divin, il s’ensuit que le Magistrat suprême, agissant dans les limites de la justice, a le pouvoir et le droit de régler tout ce qui est utile au salut des âmes, et d’exercer sa charge pour le bien de l’Eglise universelle. » (Briese, 1733, I, 55)

Friedrich Heinrich JACOBI (1743-1819) : « Si toutes société sont par leur nature à centraliser leurs forces, il est à présumer que la sagesse de l’Homme-Dieu a pris cette tendance en considération lorsqu’il a fondé son Eglise. » (Uber Bildung, 1808)

Lorenz OKEN (1779-1851), botaniste protestant allemand ; « Il faut un chef suprême à une religion, pour qu’il ait parmi ses membres paix et unité car une religion ayant dans chaque pays un chef particulier, subira bientôt l’influence des besoins de l’Etat. elle ressemblera à toute autre institution politique, telle que la poste ou la douane, perdra le caractère d’institution divine, et finira par se transformer en institution financière ou en mesure de police. » (Neue Bewaffung, etc, 1814)

Christoph-Friedrich von AMMON (1766-1850), théologien et prédicateur : « Toute société religieuse et politique doit être organisée, et comme les membres d’un corps unie sous un seul chef, si elle ne veut pas se dissoudre et se démembrer. » (Einhert, 1827, n°3)

Pour demeurer stable, l’Église a besoin d’un chef

« La stabilité invaincue de l’Eglise est énoncée par le concile du Vatican comme un motif puissant et perpétuel de sa crédibilité et un témoignage de sa mission divine. Const. De fide catholica, c. III, Denz-Bannw., n. 1794. Sans doute cette stabilité se confond, sur la plupart des points, avec d’autres propriétés de l’Eglise, notamment son unicité sa catholicité, son apostolicité. Cependant, il convient de s’y arrêter brièvement, pour marquer les deux aspects sous lesquels ces autres propriétés de l’Eglise du Christ prennent une valeur apologétique plus accentuée. C’est :

1° La stabilité historique.

Le Christ a fondé son Eglise et a dressé aux premiers pasteurs et fidèles cette promesse solennelle : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. » Matth., XXVIII, 20. Il ne s’agit pas de constater simplement dans l’Eglise une continuité de fait et pour ainsi dire toute matérielle ; mais on doit y trouver une continuité formelle, répondant, à tous les âges de l’Eglise, aux intentions de son divin fondateur. L’apologète qui s’emparera de cette donnée de stabilité historique, mettra en relief ses trois aspects principaux :

1. Premier aspect : continuité de l’Eglise considérée dans sa constitution même. Ni les persécutions, ni les changements politiques, ni l’ingérence abusive du pouvoir civil, ni à certaines époques l’inconduite de chefs spirituels amenés au sacerdoce sans vocation et par l’esprit de lucre ou le désir des honneurs, ni même l’épreuve périlleuse des schismes, n’ont pu exercer d’influence délétère compromettant la constitution même donnée par le Christ à son Eglise.

2. Deuxième aspect : continuité de l’Eglise considérée dans la succession même de ses chefs, et principalement de l’évêque de Rome, souverain pontife dans l’Eglise. C’est considéré sous cet aspect que l’argument de l’apostolicité de l’Eglise prend toute sa valeur.

3. Enfin, Troisième aspect : nonobstant cette continuité ou plutôt même à cause d’elle, affirmation d’un progrès normal répondant aux exigences de la croissance continue d’une société dont le rôle doit être universel dans le temps comme dans l’espace. Ainsi, sans compromettre aucun élément essentiel de sa constitution et de son gouvernement, l’Eglise a su s’adapter aux conditions successives et parfois bien différentes qu’imposaient à son action les modifications profondes de l’ordre politique ou social. Bien plus, en elle-même, elle s’est développée et a perfectionné sa constitution et son gouvernement dans un sens qui répond aux volontés du Christ. On trouvera ici [aussi] à l’article PAPE [du Dictionnaire de Théologie Catholique] une démonstration frappante de cette stabilité dans un progrès continu.

2° La stabilité doctrinale. – « Allez, enseignez toutes les nations…, leur apprenant ainsi à garder tout ce que je vous ai commandé. » Matth., XXVIII, 19-20. Cette stabilité doctrinale est peut-être plus remarquable encore que la stabilité historique. Elle comporte, de la part de l’Eglise, un triple rôle, humainement impossible à tenir.

1. En premier lieu, l’Eglise a dû maintenir intact le dépôt sacré des vérités révélées qui lui a été confié. Or, une telle conservation, en des matières où souvent l’intelligence humaine ne peut être fixée par l’évidence de la vérité, est déjà par elle-même un fait extraordinaire qu’on ne saurait expliquer sans une assistance spéciale de Dieu

2. En second lieu, l’Eglise a dû maintenir intact ce dépôt en préservant des adultérations nombreuses et incessantes que l’esprit humain, en quête d’explications nouvelles, a voulu, et souvent de la meilleure foi du monde, y faire pénétrer. Les hérésies des IVe et Ve siècles contre les dogmes de la Trinité et de l’incarnation ont été des épreuves plus redoutables que les sanglantes persécutions des âges précédents. Et il a fallu, non seulement pour résister à l’esprit d’erreur, mais encore pour formuler la vérité en face des hérétiques, une assistance tout aussi extraordinaire.

3. Enfin, l’Eglise a su maintenir le dépôt de la foi, tout en dirigeant le progrès qui devait naturellement s’affirmer. Sa stabilité doctrinale comportait cette délicate adaptation du maintien intégral de la foi aux légitimes évolutions d’une pensée, substantiellement fidèle aux enseignements du Christ, mais cherchant à en pénétrer de plus en plus les richesses insoupçonnées, à la fois dans l’ordre de la spéculation et dans l’ordre des applications pratiques à la vie et à la piété chrétiennes.

Cette stabilité de l’Eglise, à la fois historique et doctrinale, est un aspect de son indéfectibilité, étudiée à l’article EGLISE, [du Dictionnaire de Théologie Catholique] t. IV, col. 2145-2150. » (Article Stabilité de l’abbé A. MICHEL., dans le Dictionnaire de Théologie Catholique, Paris, éditions Letouzey et Ané, 87, Bd Raspail, 1941, Tome XIV, col.2554-256.)

Les auteurs protestants reconnaissent eux aussi cette évidence:

WOLTERS : « L’origine et la durée de la Papauté sont d’une si grande importance, que les catholiques peuvent, à bon droit, regarder ce fait seul comme une preuve sans réplique de la vérité de leur religion. » (Inder Minerva, 1810)

MACAULEY : « Une fable des Arabes raconte que la pyramide fut bâtie par des rois antédiluviens, et que seule parmi les œuvres de l’homme elle a survécu au déluge. Tel fut le sort de la Papauté : elle avait été ensevelie sous la grande inondation , mais ses fondements n’en furent point ébranlés, et, quand les eaux baissèrent, elle apparut seule au milieu des ruines du monde qui venait d’être détruit. » (Revue d’Edimbourg, octobre 1840)

E. ROBIN : Un homme d’esprit et de cœur dit un jour devant moi (j’étais encore enfant alors) : « Aujourd’hui il n’y a rien de fixe ni de stable à quoi l’on puisse rattacher sa vie. Les idées et rois passent, tout se déplace, tout s’use avec une dévorante rapidité. La société change dix fois de face entre le berceau et la tombe d’un mortel. En vérité, au milieu de cette versatilité des choses, il n’y a qu’une ville et qu’un homme qui, par leur immobilité dans l’océan du temps, présentent à notre esprit une image de suite et de perpétuité, Rome et le Pape. Trouvez-moi, pour ceux qui sont las d’errer à la merci de tous les vents, et qui demandent à la vie le calme de l’éternité, un refuge assuré où chercher un abri, un port toujours ouvert où amarrer leur barque, si ce n’est sur ce rocher plus haut que les tempêtes, Rome et la Papauté ? » Cette parole, jetée sans prétention au milieu d’une causerie tour toute frivole et sérieuse, est tombée en moi et y est demeurée depuis, tant elle avait frappé mon imagination, En effet, les cœurs indifférents et distraits, pour les esprits irrésolus ou ceux que retient la honte leur erreur , pour l’incrédulité systématique pour les convictions les plus rebelles, pour tous tant que nous sommes enfin, Ames égarées dans la ténèbres du doute, n’est-ce pas un spectacle capable de réveiller le sentiment croyant, endormi et étouffé en nous, que cette formidable immutabilité où la guerre, la torture, le mépris sont brisés le front, que cette fixité d’un seul point au milieu de tout qui page, que cette lumière traversée par le souffle de toutes les tempêtes, qu’aucun souffle n’éteint; que cette foi toute mystique, toute immatérielle, qui éclate surtout au regard de l’humanité, par l’évidence d’un fait matériel unique dans l’histoire du monde ? » (Revue britannique, 1838)

Pensons enfin aux mots de saint Paul : « Comment donc invoquera-t-on celui en qui on n’a pas encore cru ? Et comment croira-t-on en celui dont on n’a pas entendu parler ? Et comment en entendra-t-on parler s’il n’y a pas de prédicateur ? Et comment seront-ils prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Romains X, 14-15). C’est clair comme de l’eau de roche : on ne peut pas croire sans avoir été prêché et on ne peut pas avoir été prêché si personne n’est envoyé. Ainsi le Parole de Dieu nous apprend qu’il doit y avoir une chaîne ininterrompue de prédicateurs de la vérité depuis les apôtres. Or cette chaîne ne peut exister de droit que sous une autorité unique veille à la préservation de l’orthodoxie et qui commande l’apostolat d’un point de matériel, autrement n’importe qui peut se prévaloir de connaître le vérité et créer sa propre église. C’est bien sûr exclut. Cette chaîne n’existe aussi de fait que dans l’Eglise Romaine car c’est un fait : aucune autre église ne peut se prévaloir de remonter jusqu’aux temps apostoliques. La simple lecture des tous premiers textes chrétiens, de ceux qui ont connus les apôtres en convaincra n’importe qui ! Je pense à la Didachè, à la Lettre de Barnabé, à Clément de Rome, à Ignace d’Antioche, à Polycarpe de Smyrne et à Hermas. Chez eux on lire la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie, la messe sacrifice, le sacerdoce, l’épiscopat, la Papauté, la confession à un prêtre, l’autorité de la Traditionla régénération baptismale, le baptême des nouveaux nés et l’exaltation du célibat. Autant de point de doctrine qui sont prêchés dans la seule Eglise catholique. A l’inverse, on ne trouve pas la moindre trace des doctrines des autres églises avant les dates connues de leurs fondations au cours de l’histoire. C’est don uniquement dans l’Eglise catholique romaine que se réalise la promesse que le Christ fait à ses apôtres et par là à son Eglise d’être avec eux « TOUS LES JOURS jusqu’à la fin du monde » (Matthieu XXVIII, 20), c’est en elle seule que les paroles de saint Paul en Romains X, 14-15 que nous avons rappelés plus haut trouvent un écho : chacun de ses membres tient sa foi de quelqu’un qui l’a prêché et ce dans une chaîne ininterrompue depuis les apôtres.

Qui est le successeur de saint Pierre ?

Son successeur est l’évêque de Rome, église qu’il fonda et dont il fut le premier évêque et où il fut martyre. Cette vérité n’a pas de fondement biblique, cependant elle n’en a pas besoin. En effet, nous les lecteurs chrétiens non-catholiques de cet article sont de deux types : d’une part les orthodoxes qui reconnaissent la Tradition comme source infaillible de la Révélation, et d’autre par les protestants, évangéliques, pentecôtistes, témoins de Jéhovah, « chrétiens bibliques », « chrétiens sans dénomination » etc, qui ne reconnaissent que l’Ecriture Sainte comme source de la Révélation.

A ces premiers nous répondront que la force écrasante des Pères de l’Eglise en faveur de la primauté romaine, non seulement d’honneur mais encore de juridiction, non pas de droit ecclésiastique mais de droit divin, doit suffire à les convaincre (ici et ici).

A ces second nous répondons d’une part que la Tradition est une source de la Révélation, comme nous le démontrons dans ce dossier, et d’autre part que même s’ils refusent la Tradition, les simples faits de la nécessité d’un successeur pour Pierre et qu’il n’y eut jamais d’autre candidat au poste que l’évêque de Rome doit emporter leur adhésion par la simple logique. Nous leur apprenons ou leur rappelons aussi que le Nouveau Testament qu’ils utilisent n’a pas toujours existé dans sa forme actuel et qu’il ne fut ainsi compilé qu’à la fin du IVè siècle par l’autorité de l’Eglise catholique, venant ainsi sanctionner la Tradition des siècles précédents. Nous le démontrons aussi dans notre dossier. Le canon du Nouveau Testament étant ainsi le fruit combiné de la Tradition et de l’autorité des Papes, il est illogique au plus au point de rejeter ces derniers au nom de ce premier.-

Publicités

2 commentaires sur “Saint Pierre a-t-il un successeur ?

  1. DIE CHRISTIAN
    30 juillet 2017

    Très bel article mais quel autre fondement que JÉSUS CHRIST le Fils de DIEU; peut-il exister? MATTHIEU 16v 16_1CORINTHIENS 8v31_ 2TIMOTTHEE 2v19
    Et quel autre successeur que le SAINT-ESPRIT; l’esprit de vérité sensé nous conduire dans toute la vérité, et nous rappeler tout ce que CHRIST nous a enseigné?
    JEAN 14v17_ JEAN 15v26_ JEAN 16v13
    Et qui d’aussi qualifiés que nous ses disciples pour annoncer au monde la bonne nouvelle de l’évangile?
    JEAN 8v31_ JEAN 13v35_ JEAN15v8_ MARC 16v15.
    Aussi nous n’avons pas besoin d’être conduit par un pape dont l’autorité ne viendrait pas de la bible.
    Mais que nous enseigne la parole de CHRIST seul fondement de la foi chrétienne?

    EPHESIENS 2v20: Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, JÉSUS CHRIST lui-même étant la pierre angulaire.
    C’est avec joie que je lis ses paroles car CHRIST en effet, a pourvus à son église, lui qui est tout suffisant, il ne saurait manquer à sa parole:

    EPHESIENS 4v10-16: ¹⁰ Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. ¹¹ Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs,¹²pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ,¹³jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,¹⁴afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,¹⁵mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.¹⁶C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité.

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :