+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Les falsifications, mensonges et contradictions du concile « in Trullo » (691-692) prouvent que l’église orthodoxe n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ

Le concile « in Trullo » (691-692) est-il valide ? : ici

Réfutations des erreurs doctrinales des chrétiens anti-catholiques : ici

Beaucoup de catholiques regardent d’un bon oeil l’église orthodoxe en raison de son aspect traditionnel et de son apparente bien portance, et se demande souvent pourquoi il est rigoureusement interdit à un catholique d’avoir des rapports avec l’église orthodoxe. En plus de la foule de motifs théologiques que nous pouvons fournir (voir la section ‘ »Eglise « orthodoxe » de notre article Réfutations des erreurs doctrinales des chrétiens anti-catholiques), nous pouvons ajouter que cette église reconnaît comme infaillible le concile « In Trullo » (691-692), lequel contient des falsifications, mensonges et contradictions, rendant rigoureusement impossible qu’une église qui le reconnaît comme infaillible soit soutenue par l’Esprit Saint. Nous allons ici mettre ces fraudes en évidence. Nous avions déjà débusqué l’irrégularité de ce concile, et donc son inopposabilité de la part des orthodoxes dans notre article Le concile « in Trullo » (691-692) est-il valide ? Nous tenons à dire aux orthodoxes qui nous liraient que nous n’avons rien contre eux, et même qu’au contraire, c’est par amour pour eux que nous les avertissons de se détourner des schismatiques du XIè siècle qui leur ont menti !

Voici le plan de notre étude

I) Sur le célibat des prêtres

A) La falsification du 2è canon du IIIè concile de Carthage (16 juin 390)

1) Texte du canon du concile « in Trullo » sur le célibat des prêtres

2) Texte du canon carthaginois revendiqué

3) Falsifications et mensonges

a) Des ajouts de texte pour faire dire au canon originel le contraire de ce qu’il dit

b) Une tromperie incohérente sur la continence des évêques : preuve supplémentaire de la falsification du canon carthaginois

4) Ce canon falsifié et mensonger prouve que l’église orthodoxe qui le regarde comme infaillible n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ

B) L’église orthodoxe reconnaît comme infaillibles des conciles qui se contredisent sur le célibat des prêtres

1) Le concile in Trullo reconnaît comme oeucuméniques et donc comme infaillibles différents conciles

2) Or ces conciles se contredisent sur le célibat des prêtres

C) Réponse à une objection : les canons du IIIè concile de Carthage dont nous disposons ne seraient pas fiables

1) Arguments de l’objection

2) Réponse

a) « Ce qui fut observé de toute antiquité » correspond à la version dont nous disposons

b) Le Concile général d’Afrique de 419 confirme ce canon

c) Saint Augustin tient la même position

d) La conformité de l’Eglise d’Afrique du Nord à l’enseignement de l’Eglise de Rome qui affirmait cette même doctrine

e) Cet argument orthodoxe tombe sous le coup de la contradiction entre les 12è et 13è canons du concile « in Trullo »

D) L’habitude des Grecs de falsifier des textes

II) Sur le canon biblique

A) Le concile « in Trullo » déclare infaillibles des conciles qui se contredisent sur le canon biblique

B) Le concile « in Trullo » déclare infaillibles les prétendus Canons des apôtres qui donnent un canon encore différent

C) Le canon biblique de l’église orthodoxe est différents de ceux-ci

III) Sur la Papauté

A) Le concile « in Trullo » renouvela le faux, menteur, contradictoire et irrégulier 28è canon du concile de Chalcédoine

B) Comment ce canon prouve-t-il paradoxalement la doctrine de la Papauté ?

I) Sur le célibat des prêtres

A) La falsification du 2è canon du IIIè concile de Carthage (16 juin 390)

1) Texte du canon du concile « in Trullo » sur le célibat des prêtres

En s’opposant à l’apostolique et plus antique Tradition, à la perfection évangélique, à l’idéal du sacerdoce chrétien, et en faisant dire au IIIè concile de Carthage (16 juin 390) en lui ajoutant du texte pour lui faire dire exactement l’inverse de ce qu’il dit, le concile « in Trullo » décréta :

« Comme nous avons appris que dans l’Eglise de Rome il s’est établi comme règle qu’avant de recevoir l’ordination de diacre ou de prêtre les candidats promettent publiquement de ne plus avoir des rapports avec leurs épouses nous, nous conformant à l’antique règle de la stricte observation et de la discipline apostolique, nous voulons que les mariages légitimes des hommes consacrés à Dieu restent en vigueur même à l’avenir, sans dissoudre le lien qui les unit à leurs épouses, ni les priver des rapports mutuels dans les temps convenables. De la sorte, si quelqu’un est jugé digne d’être ordonné sous-diacre ou diacre ou prêtre, que celui-là ne soit pas empêché d’avancer dans cette dignité, parce qu’il a une épouse légitime, ni qu’on exige de lui de promettre au moment de son ordination, qu’il s’abstiendra des rapports légitimes avec sa propre épouse ; car sans cela nous insulterions par là au mariage institué par la loi de Dieu et béni par sa présence, alors que la voix de l’Evangile nous crie : « Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis », et l’apôtre enseigne « Que le mariage soit respecté par tous et le lit conjugal sans souillure » ; et encore « Es-tu lié à une femme par les liens du mariage ? ne cherche pas à les rompre ».

Nous savons d’autre part que les pères réunis à Carthage, par mesure de prévoyance pour la gravité des mœurs des ministres de l’autel, ont décidé, « que les sous-diacres, qui touchent aux saints mystères, les diacres et les prêtres aussi pour les mêmes raisons, s’abstiennent de leurs femmes » ; « ainsi nous garderons, nous aussi, ce qui fut transmis par les apôtres et observé de toute antiquité, sachant qu’il y a un temps pour toute chose, surtout pour le jeûne et la prière ; il faut en effet que ceux qui s’approchent de l’autel, dans le temps où ils touchent aux choses saintes soient continents en toute chose, afin qu’ils puissent obtenir ce qu’ils demandent en toute simplicité à Dieu ». Si donc quelqu’un, agissant contre les canons apostoliques, ose priver un clerc des ordres sacrés, c’est-à-dire un prêtre ou un diacre ou un sous-diacre, des rapports conjugaux et de la société de sa femme légitime, qu’il soit déposé ; de même, « si un prêtre ou un diacre renvoie sa femme sous prétexte de piété, qu’il soit excommunié, et s’il persiste, déposé ». » (Canon 13)

2) Texte du canon carthaginois revendiqué

Voici le canon carthaginois original :

« Epigone, évêque de Bulle la Royale, dit : Dans un concile antérieur, on discuta, de la règle de la continence et de chasteté. Qu’on instruise donc (maintenant) avec plus de force les trois degrés qui, en vertu de leur consécration, sont tenus par la même obligation de chasteté,  je veux dire l’évêque, le prêtre et le diacre, et qu’on leur enseigne à garder la pureté. L’évêque Geneclius dit : Comme on l’a dit précédemment, il convient que les saints évêques et les prêtres de Dieu, ainsi que les lévites, c’est-à-dire ceux qui sont au service des sacrements divins, observent une continence parfaite, afin de pouvoir obtenir en toute simplicité ce qu’ils demandent à Dieu ; ce qu’enseignèrent les apôtres, et ce que l’antiquité elle-même a observé, faisons en sorte, nous aussi, de le garder. À l’unanimité, les évêques déclarèrent : Il nous plaît à tous que l’évêque, le prêtre et le diacre, gardiens de la pureté, s’abstiennent (du commerce conjugal) avec leur épouse, afin qu’ils gardent une chasteté parfaite ceux qui sont au service de l’autel. » (IIIè concile de Carthage, 16 juin 390, 2ème canon)

3) Falsifications et mensonges

a) Des ajouts de texte pour faire dire au canon originel le contraire de ce qu’il dit

La distorsion entre les deux canons peut paraître difficile à voir. Mais la réalité est la suivante : le canon du concile de Carthage impose la continence parfaite aux membres du clergé, tandis ce que le canon « in Trullo » l’impose dit simplement :

« sachant qu’il y a un temps pour toute chose, surtout pour le jeûne et la prière ; il faut en effet que ceux qui s’approchent de l’autel, dans le temps où ils touchent aux choses saintes soient continents en toute chose, afin qu’ils puissent obtenir ce qu’ils demandent en toute simplicité à Dieu »

Cela signifie que la continence imposée n’est pas la continence parfaite, mais seulement pendant certaines périodes liturgiques et pénitentielles. C’est la discipline moderne de l’église orthodoxe.

C’est pour cela que le canon « in Trullo » interpole les passages suivants absents du canon original :

« sachant qu’il y a un temps pour toute chose, surtout pour le jeûne et la prière […] dans le temps où ils touchent aux choses saintes »

Cette lecture est authentifiée par le fait qu’après avoir cité le canon du concile de Carthage, le canon « in Trullo » prétend que :

« les pères réunis à Carthage, par mesure de prévoyance pour la gravité des mœurs des ministres de l’autel, ont décidé […] »

Alors qu’il est incontestable que ce n’est pas en soi une mesure de prévoyance mais un témoignage de la Tradition apostolique. En effet, comme nous le disons au début de notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres ! : « la discipline apostolique est la continence du clergé, c’est-à-dire l’abstinence de toute relation sexuelle des prêtres avec les femmes qu’ils ont pu épouser avant de devenir prêtres. Au fil du temps, cette discipline fut assouplie en certains lieux, surtout en Orient, pour condescendre à la faiblesse humaine. La doctrine apostolique est en effet que par principe un clerc doit être continent, que c’est une perfection vers laquelle il faut constamment tendre, mais que l’usage du mariage par les clercs n’est pas intrinsèquement impossible, d’où ces concessions pour des motifs graves« .

Cette lecture est authentifiée par le fait qu’après avoir cité le canon du concile de Carthage, le canon « in Trullo » poursuit en disant :

«  »Si donc quelqu’un, agissant contre les canons apostoliques, ose priver un clerc des ordres sacrés, c’est-à-dire un prêtre ou un diacre ou un sous-diacre, des rapports conjugaux et de la société de sa femme légitime, qu’il soit déposé ; de même, « si un prêtre ou un diacre renvoie sa femme sous prétexte de piété, qu’il soit excommunié, et s’il persiste, déposé ». »

Il veut dire par-là que la discipline apostolique, telle qu’exposée dans le canon carthaginois est la continence pour certaines périodes seulement, ce qui est faux. Là est le mensonge.

Nous soulignons d’ailleurs que, lorsque le concile de Carthage invoque « ce qu’enseignèrent les apôtres, et ce que l’antiquité elle-même a observé« , il ne peut parler que de la continence parfaite avec séparation de corps des époux, et pas seulement une abstinence liturgique et pénitencielle. Il suffira de lire notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres ! pour s’en rendre compte ! Notons immédiatement deux choses : premièrement il s’agit d’une trahison de la vraie tradition orientale que nous pouvons le voir dans l’article indiqué, et deuxièmement le concile « in Trullo » nous prouve qu’il n’y a rien de sérieux et solide dans la tradition de l’Eglise en faveur de la nouvelle discipline qu’il instaure, en allégant mensongèrement une source, en ajoutant du texte au texte original pour lui faire dire exactement le contraire de ce qu’il dit en réalité.

Les Papes ont tout de même admis, pour éviter un schisme, la discipline du concile in Trullo sur le célibat ecclésiastique, mais sans en accepter les prétendues origines apostoliques.

b) Une tromperie incohérente sur la continence des évêques : preuve supplémentaire de la falsification du canon carthaginois

Comme nous l’avons vu, le 2è canon du IIIè concile de Carthage (16 juin 390) oblige à la continence parfaite les diacres et les prêtres, mais aussi les évêques ! Dans ce canon, les trois degrés du clergé sont logés à la même enseigne. Aussi, nous constatons que e n’est pas le cas dans le 13è canon in Trullo. En effet, ce dernier ne permet une vie conjugale qu’aux prêtres et aux diacres, et non aux évêques. Bien plus, le 12è canon in Trullo dispose expressément que les évêques ne doivent pas cohabiter avec les épouses qu’ils ont pu avoir avant d’entrer dans les Ordres :

« 12.- Qu’aucun évêque ne doit cohabiter avec son ex-épouse.
Il est venu de même à notre connaissance qu’en Afrique et en Libye et en d’autres lieux les pasteurs aimés de Dieu de ces territoires ne laissent pas que de cohabiter avec leurs épouses, même après que le sacre leur fut conféré, offrant ainsi aux peuples une pierre d’achoppement et un scandale. Ayant donc le grand souci que tout se fasse pour l’édification des peuples que nous avons à régir, nous avons décidé qu’une telle manière d’agir n’ait plus lieu. Nous ne disons pas cela pour enfreindre ou renverser les ordonnances apostoliques, mais pour procurer le salut des peuples et leur progrès dans la vertu, et pour n’offrir aucune occasion de blâme contre la discipline ecclésiastique ; en effet, le divin apôtre dit :  » Faites tout pour la gloire de Dieu, ne donnez de scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Eglise de Dieu c’est ainsi que moi-même je m’efforce de complaire à tous en toutes choses, en cherchant non mon propre avantage, mais celui du grand nombre, afin que beaucoup d’hommes soient sauvés : soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ « . Si quelqu’un est pris faisant cela, qu’il soit déposé. »

Alors posons-nous la question : si le 13è canon in Trullo reprend le 2è canon du IIIè canon du concile de Carthage, alors pourquoi les diacres, prêtres et évêques ne sont-ils pas tous logés à la même enseigne dans le concile in Trullo alors qu’ils y sont dans le concile de Carthage ? Et surtout, ou est l’anathème du 13è canon in Trullo contre ceux qui contredisent ce qu’il prétend être le canon carthaginois qui, dans sa vraie version ne fait pas de différence entre les évêques et les autres ? Puisque le canon carthaginois met tous les degrés du sacerdoce à la même enseigne, de deux choses l’une : soit il impose la continence parfaite à tous les degrés du sacerdoce, diaconat, sacerdoce et épiscopat indistinctement, soit il autorise une vie conjugale à tous les degrés du sacerdoce, épiscopat compris et, si on en croit le concile in Trullo, jette l’anathème sur ceux qui voudraient y contrevenir, y compris pour les évêques.

On peut noter par ailleurs une contradiction d’ordre doctrinale entre les 12è et 13è canons in Trullo ! En effet, en ne logeant pas les évêques d’un côté, les prêtres et les diacres de l’autre, à la même enseigne, contrairement à ce que fait le concile de Carthage, cela va bien au delà de la simple contradiction de fait (qui suffirait d’ailleurs largement à écarter l’infaillibilité du concile in Trullo et donc de l’église orthodoxe qui le regarde comme infaillible), nous avons affaire à une contradiction du concile in Trullo lui-même sur ce qu’il regarde lui-même comme une doctrine biblique !

En effet, si c’était le cas, alors c’est le concile de Carthage lui-même qui se serait contredit, et donc le concile in Trullo, en les reprenant, aurait « canonisé » comme « ce qui fut transmis par les apôtres et observé de toute antiquité » une contradiction, ce qui suffirait à caractériser son erreur, et donc l’errance de l’église orthodoxe qui le considère comme infaillible. Mais pourquoi cela ? Parce que lorsqu’en son 12è canon le concile in Trullo interdit toute vie conjugale aux évêques, il déclare dans l’exposé des motifs :

« Il est venu de même à notre connaissance qu’en Afrique et en Libye et en d’autres lieux les pasteurs aimés de Dieu de ces territoires ne laissent pas que de cohabiter avec leurs épouses, même après que le sacre leur fut conféré, offrant ainsi aux peuples une pierre d’achoppement et un scandale. Ayant donc le grand souci que tout se fasse pour l’édification des peuples que nous avons à régir, nous avons décidé qu’une telle manière d’agir n’ait plus lieu. Nous ne disons pas cela pour enfreindre ou renverser les ordonnances apostoliques, mais pour procurer le salut des peuples et leur progrès dans la vertu, et pour n’offrir aucune occasion de blâme contre la discipline ecclésiastique […] Si quelqu’un est pris faisant cela, qu’il soit déposé »

Ce faisant, en interdisant la vie conjugale aux évêques, le concile in Trullo contredit l’exposé des motifs de son 13è canon qui, pour permettre cette vie aux prêtres et aux diacres, déclare :

« nous voulons que les mariages légitimes des hommes consacrés à Dieu restent en vigueur même à l’avenir, sans dissoudre le lien qui les unit à leurs épouses, ni les priver des rapports mutuels dans les temps convenables. […] car sans cela nous insulterions par là au mariage institué par la loi de Dieu et béni par sa présence, alors que la voix de l’Evangile nous crie : « Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis », et l’apôtre enseigne « Que le mariage soit respecté par tous et le lit conjugal sans souillure » ; et encore « Es-tu lié à une femme par les liens du mariage ? ne cherche pas à les rompre ». »

Alors nous posons les questions suivantes : pourquoi poser une telle interdiction aux évêques, sinon parce que l’Orient gardait quand même une certaine conscience du lien intime entre cléricature et continence, lui venant des apôtres et des anciens ? Mais bien plus, en quoi serait-t-il plus convenable pour les évêques que pour les autres de « dissoudre le lien qui les unit à leurs épouses, [en les privant] des rapports mutuels dans les temps convenables » ? Et surtout, si la vie conjugale est ici permise aux prêtres et aux diacres parce que autrement cela serait une insulte « au mariage institué par la loi de Dieu et béni par sa présence, alors que la voix de l’Evangile nous crie : « Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis », et l’apôtre enseigne « Que le mariage soit respecté par tous et le lit conjugal sans souillure » ; et encore « Es-tu lié à une femme par les liens du mariage ? ne cherche pas à les rompre ». », en quoi cela serait-il différent pour les évêques ?

Ainsi, en logique interne, l’anathème devrait tomber sur le concile in Trullo lui-même ! Pourquoi une telle incohérence ? C’est très simple : c’est une inconséquence qui prouve encore un peu plus la falsification ! En effet, le concile in Trullo a du trouver un faux prétexte pour fonder une permission de la vie conjugale des prêtres, contraire à la Tradition et la sainteté évangélique, tandis ce qu’il voulait quand même éviter cette dérive de la part des évêques. Il aura donc été trouver une ancienne et vénérable décision qu’il a falsifié comme il a pu, mais très imparfaitement !

4) Ce canon falsifié et mensonger prouve que l’église orthodoxe qui le regarde comme infaillible n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ

Nous soulignons au passage que ce seul fait prouve que l’église orthodoxe ne peut pas être la vraie Eglise du Christ. En effet, cette dernière considère le concile « in Trullo » comme faisant partie du VIè concile oeucuménique et donc comme infaillible. Aussi, comme il est impossible que Dieu ait pu permettre la validation d’un mensonge par la voie de l’enseignement infaillible de Son Eglise, il est donc impossible que l’église orthodoxe qui croit ce canon couvert de l’infaillibilité soit la vraie Eglise.

L’actuelle vraie permission du clergé oriental à conserver sa femme se retrouvera dans la Constitution Etsi pastoralis de Benoît XIV, du 26 mai 1742.

B) L’église orthodoxe reconnaît comme infaillibles des conciles qui se contredisent sur le célibat des prêtres

1) Le concile in Trullo reconnaît comme oeucuméniques et donc comme infaillibles différents conciles

L’église orthodoxe reconnaît comme oeucuménique et donc comme infaillible le concile in Trullo disons-nous. Aussi, en plus de la preuve suffisante de sa fausseté que donne le mensonge du 13è canon in Trullo, une autre preuve vient s’y ajouter par ce même concile. En effet, le 2è canon in Trullo dispose :

« Nous confirmons aussi tous les autres saints canons, qu’édictèrent nos saints et bienheureux pères, c’est-à-dire, les trois cent dix huit saints pères réunis à Nicée, ceux d’Ancyre, de plus ceux de Néocésarée, de même ceux de Gangres, de plus ceux d’Antioche de Syrie, et aussi ceux de Laodicée de Phrygie ; de plus, les cent cinquante pères, qui se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu et les deux cents, rassemblés la première fois à Ephèse, et les six cent trente saints et bienheureux pères de Chalcédoine : de même ceux de Sardique, de plus ceux de Carthage, et aussi ceux qui de nouveau se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu sous Nectaire évêque de cette ville impériale et Théophile feu l’archevêque d’Alexandre. » (2é canon in Trullo)

2) Or ces conciles se contredisent sur le célibat des prêtres

Ce concile étant oeucuménique et donc infaillible pour les orthodoxes, tous les canons de tous les conciles qu’il confirment se trouvent être pareillement infaillibles pour eux. Or les canons de ces conciles se contredisent précisément sur le célibat sacerdotal. Et comme Dieu ne peut pas se contredire, ce n’est donc pas lui qui a guidé le concile in Trullo qui de fait a affirmé des erreurs. L’église orthodoxe qui revendique l’infaillibilité divine pour le concile in Trullo enseigne donc une erreur et n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ !

En effet, les conciles de Nicée, Néocésarée et Carthage impose le célibat ou au moins la continence aux prêtres. Nous venons de voir ce qu’il en était du IIIè concile de Carthage (16 juin 390) qui est falsifié par le 13è canon in Trullo : non seulement il impose ce célibat ou cette continence comme loi disciplinaire, mais il affirme en plus que cette loi est apostolique et fondée dans la doctrine de la sainteté. Le concile de Nicée (325), est revendiqué par les partisans de la vie conjugale des prêtres, au nom de l’intervention qu’y aurait faite Paphnuce. Mais d’une part ce n’est n’est qu’un mythe, et d’autre part ce concile a en réalité édicté en son 3è canon une règle sur les femmes pouvant ou ne pouvant pas vivre sous le même toit qu’un prêtre, qui pourrait ne pas être forcément interprétée dans catholique, mais que saint Basile le Grand (vers 329-379) invoque pour illustrer « la gloire et le mérite du célibat [qui] consiste dans une séparation entière des femmes« , qu’en imposant cette règle au concile, l’Eglsie « n’a eu en vue que de prévenir le dernier crime et les scandales éclatants« , qu’elle « a eu certainement des motifs plus nobles, plus dignes d’elle et de I’estime qu’elle fait de ses ministres » et que « son intention a été d’aller au-devant des moindres scandales« . Et tout cela pour forcer un prêtre qu’il menace d’ailleurs d’excommunier de se séparer de sa servante, alors même que ce prêtre était âgé, connu pour ses mérites, ses vertus et ses talents, ainsi que partiellement infirme ! C’est dire si en Asie mineure (partie de saint Basile, Evêques de Césarée) au milieu du IVè siècle, on était convaincu de l’institution ecclésiastique du célibat sacerdotal et que le concile de Nicée encore récent et d’un éclat divin affirmait cette réalité ! Tout cela est démontré dans notre article : L’intervention de Paphnuce au concile de Nicée, mythe ou réalité ?. Le concile de Néocésarée (314/315) quant à lui, dispose en son premier canon :

« Si un prêtre se marie, il sera exclu des rangs du clergé : s’il commet une fornication ou un adultère, il sera de plus excommunié et soumis à la pénitence » (1er canon)

Pour ce qui est des conciles d’Ancyre et de Gangres, il est vrai qu’ils permettent aux prêtres de mener une vie conjugale. Nous démontrons dans notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres ! que la manière dont ils le permettent est paradoxalement une preuve qu’il ne s’agit là que d’exceptions faites au vrai principe qui est le célibat-continence des prêtres. Cela dit, que nous ayons raison ou tort en disant cela, la preuve que l’église orthodoxe n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ demeure. En effet, soit ces conciles témoignent de fait de l’origine apostolique de la loi du célibat-continence, et le fait que les le concile in Trullo les confirment et les déclare donc infaillible vient s’opposer au 13è canon in Trullo et à ses mensonges, ainsi qu’à la discipline universelle de l’église orthodoxe, ce qui prouve qu’elle n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ. Soit nous avons tort dans l’analyse que nous faisons des canons des conciles d’Ancyre et de Gangres, cela ne change alors rien à la réalité des conciles de Nicée, Carthage et Néocésarée qui, eux, affirment l’apostolicité de la loi du célibat-continence du clergé, et la fausseté de l’église orthodoxe est aussi prouvée car elle déclarent alors infaillibles des canons qui se contredisent !

C) Réponse à une objection : les canons du IIIè concile de Carthage dont nous disposons ne seraient pas fiables

1) Arguments de l’objection

Certains disent que les canons du IIIè concile de Carthage dont nous disposons ne sont pas fiables, et que le concile « in Trullo » aurait au contraire eut sous les yeux les vrais canons. Voici leurs arguments pour affirmer la non-fiabilité des canons dont nous disposons : avant la parution du la Sacrosancta concilia, éditée par Philippe LABBE et Gabriel COSSART (Paris, 1671-1673), les canons de ce concile ne nous étaient connus que par la Collectio Hispana dite parfois aussi Collectio Isidoriana. Cette version s’avère être gravement et maladroitement remaniée : le faussaire avait fait passer le concile pour s’être déroulé sous l’épiscopat de saint Aurèle de Carthage († vers 430), et modifié les textes en conséquence. Une seconde version fut découverte dans un manuscrit du Vatican. C’est elle qui fut publiée par Philippe LABBE, Jean HARDOIN et Giovanni-Domenico MANSI, qui le placent tous placent en 390, sous l’épiscopat de Genethlius. Cette version est voisine du texte original. Les extraits du diacre Ferrand de Carthage (mort en 546 ou 547) placent également le concile à l’époque de Genethlius (Breviatio canonum, 4, 24, 55, 96, 194, etc.). Les canons dont nous disposons ne seraient donc pas fiables

2) Réponse

Nous reconnaissons ne pas disposer des connaissances suffisantes pour prouver que les canons du IIIè concile de Carthage dont nous disposons, dans leur ensemble, sont fiables. Peut-être serons-nous un jour mieux informés et reviendrons-nous sur le présent article pour le corriger. Mais nous affirmons aussi que nous n’avons nullement besoin de cela pour avoir l’assurance que le 2è canon de ce concile sur le célibat des prêtres dont nous disposons est bel et bien authentique, et nous allons immédiatement le prouver.

a) « Ce qui fut observé de toute antiquité » correspond à la version dont nous disposons

La citation donné par le concile in Trullo contient les mots suivants :

« ainsi nous garderons, nous aussi, ce qui fut transmis par les apôtres et observé de toute antiquité »

Cela « authentifie » donc, selon la logique orthodoxe, cette partie du canon original. Et en effet, dans la version du canon du concile de Carthage que nous possédons (c’est-à-dire pas celle qu’en donne le concile in Trullo par ailleurs), figurent les mots suivants :

« ce qui fut transmis par les apôtres et observé de toute antiquité »

Il est donc acquis pour tout le monde, catholique et orthodoxes, que le IIIè concile de Carthage exprima dans son 2è canon « ce qui fut observé de toute antiquité ». Or qu’est-ce qui « fut observé de toute antiquité » ? C’est à l’évidence la loi de la continence absolue du clergé (comme principe, pouvant néanmoins connaître des exceptions) ! On le voit avec les témoignages les témoignages occidentaux et orientaux d’Origène, le concile d’Elvire, le concile d’Arles, Eusèbe de Césarée, le concile de Nicée (du moins si on en croit l’interprétation qu’en donne saint Basile le Grand, qui est, d’ailleurs, lui, de toute façon aussi un témoin oriental antérieur au concile de Carthage qui, à ce titre, mérite d’être mentionné ici, même en dehors du concile de Nicée), saint Cyrille de Jérusalem, saint Epiphane, saint Damase, saint Sirice (dont une lettre était spécialement adressée à l’Afrique du Nord), saint Ambroise, l’Ambrosiaster, saint Jean Chrysostome et saint Jérôme (nous en fournissons toutes les preuves dans notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres !). Tous les témoignages allégués en sens contraire par les orthodoxes sont inconsistants puisque la prétendue intervention de Paphnuce au concile de Nicée est un mythe (voir notre article L’intervention de Paphnuce au concile de Nicée, mythe ou réalité ?), et que les conciles d’Ancyre et de Gangres prouvent implicitement la préexistence de la discipline de la continence à laquelle ils ne font qu’aménager des exceptions (d’ailleurs le canon d’Ancyre fut censuré par Justinien en accord avec l’Eglise car trop laxiste, et même rejeté par le concile in Trullo lui-même ainsi que les canonistes orthodoxes, une nouvelle fois nous renvoyons à notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres ! où ces épisodes sont traités ne leurs lieux)

b) Le Concile général d’Afrique de 419 confirme ce canon

En 419, le Concile général d’Afrique tenu à Carthage compila le Codex canonum Ecclesiae africanae, dont les 3è et 4è canons confirment la loi du célibat pour les évêques, prêtres et diacres en se fondant explicitement sur le IIIè concile de Carthage de 390 :

« L’évêque Aurèle dit : Dans un concile antérieur, où il était question de normaliser les règles de la continence et de la chasteté, (on s’occupa) des trois Ordres qui, en vertu de leur consécration, sont associés par une sorte de lien de chasteté, J’ai nommé : les évêques, les prêtres et les diacres. On fut d’avis, comme il convient (à leur état), que les très saints pontifes, les prêtres de Dieu, et tout autant les lévites, c’est-à-dire ceux qui sont au service des sacrements divins, observent une continence parfaite, afin de pouvoir obtenir en toute simplicité ce qu’ils demandent à Dieu ; ce qu’enseignèrent les apôtres, et ce que l’antiquité elle-même a observé, faisons en sorte, nous aussi, de nous y tenir. » (canon 3)

« Faustin, évêque de l’église de Potenza, dit : Il nous plaît que les évêques, les prêtres et les diacres, ceux qui, en d’autres termes, touchent aux mystères sacrés, gardiens de la chasteté, s’abstiennent (du commerce conjugal) avec leurs épouses. Tous les évêques déclarèrent : Nous sommes d’accord ; qu’ils gardent une chasteté parfaite, tous ceux qui sont affectés au service de l’autel. » (canon 4)

[Source : JOANNOU, P.P., Discipline générale antique, vol I, 2 : Les canons des synodes particuliers, Grottaferrata. 1962, p. 216-218]

c) Saint Augustin tient la même position

Saint Augustin, évêque d’Hippone en Afrique du Nord, figure très respectée du temps et du lieu (il présida les conciles de Milève et de Carthage de 416) et qui participa au Concile général d’Afrique de 419 qui édicta les canons que nous venons de citer, enseigne par ailleurs la même doctrine à propos du célibat des prêtres :

« Quand nous avertissons ceux qui semblent faire consister la supériorité de l’homme sur la femme dans une licence sans mesure, de ne pas s’exposer à périr éternellement en se livrant à l’adultère, nous avons coutume de leur proposer pour exemple la continence des clercs, qui le plus souvent sont pris malgré eux pour porter ce fardeau, et qui l’ayant une fois accepté, le mènent à bonne fin avec l’aide de Dieu. Nous leur disons donc : Et vous, si le peuple vous faisait violence pour vous imposer une pareille charge, n’en rempliriez-vous pas saintement les devoirs quand une fois vous en seriez chargés, en demandant à Dieu, par une conversion subite, sans qu’auparavant vous y eussiez jamais pensé la grâce nécessaire pour les remplir ? L’honneur qui leur en revient, nous objectent-ils alors, est pour eux une fiche de consolation. Nous leur répondons : Et vous, le motif de la crainte devrait vous contenir encore bien davantage. Car si tant de ministres de Dieu, quoique pris à l’improviste, ont accepté un tel fardeau, dans l’espérance de paraître avec plus d’éclat dans l’héritage de Jésus-Christ, combien ne devez-vous pas vous appliquer davantage à vivre purs de tout adultère, dans la crainte, je ne dirai pas de briller moins dans le royaume de Dieu, mais de brûler dans le feu de l’enfer ? » (Des unions adultères, XX)

Or il est impensable que saint Augustin ait tenu une doctrine différente de celle du IIIè concile de Carthage, ayant autorité pour le temps et le lieu où il vivait. Dans le cas contraire, il n’aurait jamais été respecté comme nous l’avons dit, n’aurait jamais présidé les deux conciles de Milève te de Carthage de 416 et n’aurait jamais été considéré comme un saint.

d) La conformité de l’Eglise d’Afrique du Nord à l’enseignement de l’Eglise de Rome qui affirmait cette même doctrine

A l’époque de ce concile de Carthage, les preuves du Papisme de cette région du monde sont légion ! Nous les exposons dans notre article Un Papiste nommé saint Augustin où nous prouvons le papisme de l’Eglise d’Afrique du Nord depuis quelques décennies avant saint Augustin (qui se convertit en 384) jusqu’à quelques années après sa mort, par les témoignages de saint Optat de Milève, saint Augustin, saint Possidius de Calame, ainsi que de quatre conciles locaux, dont le Concile général d’Afrique de 419. Aussi l’Eglise de Rome prêchait la doctrine du célibat-continence comme nous le voyons par les décrétales du Pape saint Sirice (dont une est peut-être de son prédécesseur saint Damase), ainsi que par le concile de Rome (386), et comme le montrera encore très peu de temps après par le Pape saint Innocent Ier. Nous prouvons cela dans notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres !, où nous trouvons également la doctrine de saint Ambroise sur le célibat des prêtres, Saint Ambroise (vers 340-397) qui disait qu’il « désire suivre en tout l’Église romaine » :

« Nous n’ignorons pas que l’Église romaine n’a pas cette coutume, bien que nous suivions en tout son exemple et son rite. Cependant elle n’a pas cette coutume de laver les pieds. Prends donc garde, peut-être s’en est-elle écartée à cause du grand nombre. Il y en a pourtant qui essaient de l’excuser en disant qu’il ne faut pas faire cela au cours du mystère, pas au baptême, pas lors de la régénération, mais qu’il faut laver les pieds comme on le fait à un hôte. L’un relève de l’humilité, l’autre de la sanctification. Précisément, écoute : c’est un mystère et une sanctification : « Si je ne te lave les pieds, tu n’auras pas départ avec moi. ». Je ne dis pas cela pour critiquer les autres, mais pour justifier l’office que je remplis. Je désire suivre en tout l’Église romaine ; mais nous sommes pourtant doués de la raison humaine. Aussi ce qu’on observe ailleurs pour de meilleures raisons, nous le gardons aussi pour de meilleures raisons.

C’est l’apôtre Pierre lui-même que nous suivons, c’est à sa ferveur que nous sommes attachés. Que répond à cela l’Église romaine ? Oui, c’est bien l’apôtre Pierre lui-même qui nous suggère cette affirmation, lui qui fut prêtre de l’Église romaine. C’est Pierre lui-même quand il dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. » Vois sa foi. Le refus qu’il opposa tout d’abord vint de son humilité, l’offre qu’il fit ensuite de lui-même vint de sa ferveur et de sa foi. » (Des Sacrements, livre III, chapitre 1)

Saint Ambroise dont saint Augustin disait d’ailleurs :

« Mais c’est là ce qu’ils doivent me prouver par les livres canoniques des divines Ecritures. Quand nous disons que nous faisons partie de l’Eglise du Christ, nous n’alléguons point pour preuve que notre Eglise a pour elle les suffrages d’Optat de Milève ou d’Ambroise de Milan, ou de tant d’autres évêques de notre communion ; ni qu’elle a été reconnue par les conciles de nos collègues. » (Lettre aux catholiques contre les donatistes ou Traité de l’Unité de l’Eglise, XIX, 50, PL tome 43, colonne 430)

Il est donc impossible qu’un concile nord-africain de cette époque ait ainsi parlé contre la foi romaine, surtout lorsqu’on sait que, comme nous l’avons écrit, saint Sirice avait envoyé une décrétale à l’Afrique du Nord pour enseigner la doctrine du célibat-continence.

e) Cet argument orthodoxe tombe sous le coup de la contradiction entre les 12è et 13è canons du concile « in Trullo »

Comme nous l’écrivions plus haut, les canons 12 et 13 du concile in Trullo se contredisent en ne logeant pas les évêques d’un côté, les prêtres et les diacres de l’autre, à la même enseigne, contrairement à ce que fait le concile de Carthage. Les orthodoxes pourront répondre à cela que dans les canons originaux cette distinction était faite, et que dans les canons actuels ne sont pas fiables. A cela nous leur répondons que c’est pour eux une fausse piste, car même dans ce cas de figure le concile in trullo se contredirait. En effet, si c’était le cas, alors c’est le concile de Carthage lui-même qui se serait contredit, et donc le concile in Trullo, en les reprenant, aurait « canonisé » comme « ce qui fut transmis par les apôtres et observé de toute antiquité » une contradiction, ce qui suffirait à caractériser son erreur, et donc l’errance de l’église orthodoxe qui le considère comme infaillible. Mais pourquoi cela ? Parce que lorsqu’en son 12è canon le concile in Trullo interdit toute vie conjugale aux évêques, il déclare dans l’exposé des motifs :

« Il est venu de même à notre connaissance qu’en Afrique et en Libye et en d’autres lieux les pasteurs aimés de Dieu de ces territoires ne laissent pas que de cohabiter avec leurs épouses, même après que le sacre leur fut conféré, offrant ainsi aux peuples une pierre d’achoppement et un scandale. Ayant donc le grand souci que tout se fasse pour l’édification des peuples que nous avons à régir, nous avons décidé qu’une telle manière d’agir n’ait plus lieu. Nous ne disons pas cela pour enfreindre ou renverser les ordonnances apostoliques, mais pour procurer le salut des peuples et leur progrès dans la vertu, et pour n’offrir aucune occasion de blâme contre la discipline ecclésiastique […] Si quelqu’un est pris faisant cela, qu’il soit déposé »

Ce faisant, en interdisant la vie conjugale aux évêques, le concile in Trullo contredit l’exposé des motifs de son 13è canon qui, pour permettre cette vie aux prêtres et aux diacres, déclare :

« nous voulons que les mariages légitimes des hommes consacrés à Dieu restent en vigueur même à l’avenir, sans dissoudre le lien qui les unit à leurs épouses, ni les priver des rapports mutuels dans les temps convenables. […] car sans cela nous insulterions par là au mariage institué par la loi de Dieu et béni par sa présence, alors que la voix de l’Evangile nous crie : « Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis », et l’apôtre enseigne « Que le mariage soit respecté par tous et le lit conjugal sans souillure » ; et encore « Es-tu lié à une femme par les liens du mariage ? ne cherche pas à les rompre ». »

Alors nous posons les questions suivantes : pourquoi poser une telle interdiction aux évêques, sinon parce que l’Orient gardait quand même une certaine conscience du lien intime entre cléricature et continence, lui venant des apôtres et des anciens ? Mais bien plus, en quoi serait-t-il plus convenable pour les évêques que pour les autres de « dissoudre le lien qui les unit à leurs épouses, [en les privant] des rapports mutuels dans les temps convenables » ? Et surtout, si la vie conjugale est ici permise aux prêtres et aux diacres parce que autrement cela serait une insulte « au mariage institué par la loi de Dieu et béni par sa présence, alors que la voix de l’Evangile nous crie : « Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis », et l’apôtre enseigne « Que le mariage soit respecté par tous et le lit conjugal sans souillure » ; et encore « Es-tu lié à une femme par les liens du mariage ? ne cherche pas à les rompre ». », en quoi cela serait-il différent pour les évêques ?

D) L’habitude des Grecs de falsifier des textes

Cette falsification des actes du IIIè concile de Carthage par des prélats grecs réunis à Constantinople n’a rien d’étonnant car l’histoire nous montre qu’il était dans l’habitude des Grecs de falsifier des textes. Nous n’affirmons pas l’existence de cette habitude à la légère. En effet, des faits et des témoignages antiques font état de l’habitude Grecque de falsifier les textes :

La première occurrence de falsification de documents par des grecs est peut-être dans les actes du concile de Nicée, dans lesquels il est probable que les historiens Socrate ou Sozomène ou, plus probablement encore, des Grecs avant eux, aient ajoutée une fausse intervention de l’évêque Paphnuce afin de faire croire à l’apostolicité du clergé marié. Nous exposons cela dans notre article L’intervention de Paphnuce au concile de Nicée, mythe ou réalité ?, ainsi que dans notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres !

Saint Léon le Grand (vers 395-461) se lamenta, parce que certains avaient falsifié sa lettre à Flavien. Après avoir changé quelques ver­bes et syllabes, les faussaires soutenaient que le pape Léon serait tombé dans l’hérésie de Nestorius (Lettre Puritatem fidei, 10 mars 454).

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604) :

« J’ai examiné avec soin le concile d’Ephèse, et n’y ai rien trouvé touchant Adelphius, Sava et les autres qu’on dit avoir été condamnés. Nous croyons que, comme le concile de Chalcédoine a été falsifié en un endroit par l’Eglise de Constantinople, on a fait quelque altération semblable au concile d’Ephèse. Cherchez dans les plus anciens exemplaires de ce concile, mais ne croyez pas aisément aux nouveaux : les Latins sont plus véridiques que les Grecs ; car nos gens n’ont pas tant d’esprit, et n’usent point d’impostures. » (Lettre à Narcès, Registre des Lettres, Livre VI, Lettre 14)

Saint Nicolas Ier (vers 800-867) donna une autorisation basée sur un document qu’il avait reçu de Grèce, mais en précisant :

« pourvu que ce document ne soit pas falsifié selon la coutume des Grecs (non falsata more Grae­corom) » (Lettre Proposueramus quidem, à l’empereur Michel l’Ivrogne du 28 septembre 865)

Anastase le Bibliothécaire (vers 815-880) :

« Ajouter ou ôter aux actes des conciles sont des entreprises ordinaires aux Grecs. C’est ainsi que, dans le second concile, ils ont donné des privilèges au siège de Constantinople contre les canons de Nicée. Ils attribuent au troisième concile quelques canons qui ne se trouvent point dans les plus anciens exemplaires latins. Ils en ont ajouté un au quatrième concile touchant les privilèges de Constantinople, que jamais le pape saint Léon n’a voulu recevoir. Ils montrent aussi un grand nombre de canons, la plupart contraires à l’ancienne tradition, qu’ils attribuent fausse- ment au sixième concile. Enfin, dans le septième concile, ils retranchent de la lettre du pape Adrien ce qui regarde l’ordination de Taraise et les néophytes en général. » (Labbe, VIII, 961)

Le coryphée du schisme « orthodoxe« , Photius (entre et falsifia la lettre qui lui fut envoyée par le Pape saint Nicolas Ier pour obtenir la faveur d’un concile qu’il avait convoqué. Plus tard, au XIVè siècle, des « orthodoxes » forgèrent las fausse Lettre de Jean VIII à Photius, ou Jean VIII aurait condamné le Filioque. Tout cela est exposé dans ces différents documents également trouvables à la fin de notre article Le Filioque chez les Pères de l’Eglise :

L’Occident aussi a eut son lot de faussaires. Par exemple le rédacteur angevin des « Fausses décrétales » fit illusion pendant des siècles ! Nous ne pouvons d’ailleurs qu’inviter nos lecteurs à prendre connaissance de la réfutations des accusations antipapistes liées à ces documents, en lisant notre article La vérité sur les « Fausses Décrétales d’Isidore Mercator ».

II) Sur le canon biblique

Ces-mêmes conciles que nous avons cités et que l’église orthodoxes regardent comme tous infaillibles, donnent des canons bibliques différents entre eux… et différents de celui que donne le concile in Trullo en un autre canon… et lui-même différent du canon de l’église orthodoxe !

A) Le concile « in Trullo » déclare infaillibles des conciles qui se contredisent sur le canon biblique

En effet, comme nous l’avons cité plus haut, le 2è canon in Trullo proclame l’oeucuménicté, et donc l’infaillibilité des conciles de Carthage et de Laodicée. Les différents conciles de Carthage ont tous donné l’actuel canon catholique, nous le démontrons dans notre article Les livres deutérocanoniques dasn l’Histoire de l’Eglise (2). Le concile de Laodicée, quant à lui, dispose :

« On ne doit pas lire dans l’église des psaumes composés d’autorité privée, ni des livres qui ne sont pas canoniques, mais les seuls livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Voici les livres que l’on doit lire et qui font autorité : de l’Ancien Testament : I. La Genèse du monde; 2. l’Exode de l’Egypte ; 3. le Lévitique; 4. les Nombres; 5. le Deutéronome ; 6. Josué; 7. les Juges, Ruth ; 8. Esther ; 9. le premier et le second des Rois ; 10. le troisième et le quatrième des Rois; 11. le premier et le second des Paralipomènes; 12. le premier et le second d’Esdras; 13. le livre des 150 Psaumes ; 15. Les Proverbes de Salomon ; 15. l’Ecclésiaste; 16. le Cantique des Cantiques; 17, Job; 18. les douze Prophètes; 19, Isaïe ; 20. Jérémie. Baruch, les Lamentations et les Lettres; 21. Ezéchiel ; 22, Daniel. Ceux du Nouveau Testament sont les suivants: quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean; les Actes des apôtres; les sept lettres canoniques, c’est-à-dire une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean et une de Jude; quatorze lettres de Paul : une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, une aux Éphésiens, une aux Philippiens, une aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, une aux Hébreux, deux à Timothée, une à Tite et une à Philémon. » (Canon 59 ou 60, suivant les collections)

Nous pouvons noter les différences d’avec les canons bibliques édictés aux conciles de Carthage. Dans l’Ancien Testament il manque la Sagesse, l’Ecclésiastique (Siracide), Tobie, Judith et les Maccabées, et que dans le Nouveau Testament il manque l’Apocalypse. Contradiction rendu d’autant plus grave que le début de ce canon de Laodicée dispose clairement : « On ne doit pas lire dans l’église des psaumes composés d’autorité privée, ni des livres qui ne sont pas canoniques, mais les seuls livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament« , ce qui signifie que ce canon est explicitement limitatif et exclusif. Canon déclaré infaillible par le concile in Trullo, se contredisant ainsi, non seulement avec l’infaillibilité du canon de Carthage qu’il proclame également et qui est différent, mais aussi avec son propre canon !

B) Le concile « in Trullo » déclare infaillibles les prétendus Canons des apôtres qui donnent un canon encore différent

Le début du 2è canon in Trullo dispose :

« Ce saint concile a pris aussi la décision très belle et très importante, que resteront désormais sûrs et confirmés pour le salut des âmes et la guérison des passions les 85 canons reçus et confirmés par les saints et bienheureux pères qui nous ont précédé, et transmis à nous aussi sous le nom des saints et glorieux apôtres. »

Il s’agit du Canons des saints apôtres ou Canons des apôtres, un texte apocryphe (ce qui est d’ailleurs une cause supplémentaire de discrédit qui tombe sur le concile in Trullo étant donné qu’il affirme infailliblement que ces canons viennent vraiment des apôtres), disposant en son 85è canon la liste de livres bibliques suivantes :

« Que les livres suivants soient considérés comme vénérables et saints par vous, tant par le clergé que par les laïcs. De l’Ancienne Alliance : les cinq livres de Moïse-Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome ; un de Josué, fils de Nun, un des Juges, un de Ruth, quatre des Rois, deux des Chroniques, deux d’Esdras, un d’Esther, un de Judith, trois des Maccabées, un de Job, cent cinquante psaumes ; trois livres de Salomon, Ecclésiastes et Chants des Cantiques, seize prophètes. Et en plus de cela, veillez à ce que vos jeunes apprennent la Sagesse du Siracide très érudit. Mais nos livres sacrés, c’est-à-dire ceux de la Nouvelle Alliance, sont les suivants : les quatre Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les quatorze Épîtres de Paul ; deux Épîtres de Pierre, trois de Jean, une de Jacques, une de Jude ; deux Épîtres de Clément ; et les Constitutions qui vous ont été consacrées par moi Clément, aux évêques et qui ont été publiées, pour huit livres, en l’honneur de vous tous, et dont il est impossible de faire la lecture en raison de leurs mystères ; les actes de nous les Apôtres.

C’est là ce que nous avons à vous ordonner, ô Evêques, en matière de canons. Vous, à votre tour, si vous les gardez fidèlement, vous serez sauvés et vous aurez la paix ; si vous y désobéissez, vous serez punis et vous aurez la guerre continuelle les uns contre les autres, expiant par là comme il convient votre désobéissance.

Et Dieu, le Créateur de toutes choses, vous unira par la paix dans le saint Esprit, « vous rendra aptes à toute oeuvre de bien », immuables dans le bien, « sans tache, sans reproche », et daignera vous donner la vie éternelle avec nous, par l’intercession de son enfant bien-aimé Jésus Christ notre Dieu et Sauveur, à qui gloire soit rendue et avec lui, au Dieu même et Père qui est au-dessus de tout, en même temps qu’au saint Esprit le Paraclet, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. « 

Plusieurs choses doivent ici être notées. Premièrement le canon de l’Ancien Testament contient en plus des autres le IIIè livre des Maccabées. Deuxièmement dans l’Ancien Testament, il manque tous les livres deutérocanoniques, à l’exception des deux premiers livres des Maccabées, ainsi que, si on peut le considérer ici comme canonique, le livre de la Sagesse ou Siracide (les mots « Et en plus de cela, veillez à ce que vos jeunes apprennent la Sagesse du Siracide très érudit » peuvent indiquer que c’est un livre regardé comme utile mais non-canoniques). Deuxièmement le Nouveau Testament ne contient une nouvelle fois pas l’Apocalypse. Quatrièmement le Nouveau Testament doit contenir « deux Épîtres de Clément ; et les Constitutions qui vous ont été consacrées par moi Clément, aux évêques et qui ont été publiées, pour huit livres, en l’honneur de vous tous, et dont il est impossible de faire la lecture en raison de leurs mystères« , or si la Première Lettre de Clément existe et qu’elle est authentique, il n’en va pas de même pour la Deuxième qui existe elle aussi, mais qui est un apocryphe gnostique du IIè siècle, ni des « huit livres, en l’honneur de vous tous, et dont il est impossible de faire la lecture en raison de leurs mystères » dont personne n’a jamais entendu parler et qui sont une pure légende, à moins qu’il ne s’agisse de la littérature pseudo-clémentine, elle aussi gnostique. Cinquièmement les deux derniers paragraphes établissent la nécessité d’obéir à tous les canons de ce document pour être sauvés, et promettent la damnation pour ceux qui y contreviennent.

C) Le canon biblique de l’église orthodoxe est différents de ceux-ci

Il est bien sûr extrêmement accusateur contre le concile in Trullo que celui-ci ait déclaré infaillible tout cela, ainsi que pour l’église orthodoxe qui considère ce concile comme infaillible.

Enfin le canon de l’église orthodoxe est le suivant : les mêmes livres que ceux du canons catholique, avec en plus les livres suivants : un 151e psaume, les III et IV Esdras, III et IV Maccabées et pour certaines églises autocéphales la Prière de Manassé.

Cela pose le problème que ce canon n’est conforme à aucune liste que donne le concile in Trullo. En effet, aucune de ces listes ne donne le 151è psaume, III et IV Esdras, IV Maccabées (qui est d’ailleurs d’influence gnostique) ou encore la Prière de Manassé. Et ce alors même que les listes données, du moins celles de Laodicée et du Canons des apôtres, se disent explicitement limitatives et exclusives ! C’est la condamnation de l’église orthodoxe pour contradiction !

III) Sur la Papauté

A) Le concile « in Trullo » renouvela le faux, menteur, contradictoire et irrégulier 28è canon du concile de Chalcédoine

Dans la même ligne de conduite, ce synode renouvela le faux, menteur, contradictoire et irrégulier 28è canon du concile de Chalcédoine :

« Renouvelant la législation des cent cinquante saints pères, qui se sont réunis dans cette ville impériale gardée de Dieu, et des six cent trente qui se sont rassemblés à Chalcédoine, nous décrétons, que le siège de Constantinople jouira des mêmes privilèges que le siège de l’ancienne Rome et obtiendra dans les affaires de l’Eglise la même grandeur que celui-ci, venant second après lui ; le siège de la grande ville d’Alexandrie sera compté ensuite, puis celui de Antioche, et après celui-ci, le siège de la ville de Jérusalem. » (Canon 36)

B) Comment ce canon prouve-t-il paradoxalement la doctrine de la Papauté ?

Cette erreur est réfutée par nos deux articles suivants :

– sur le vrai sens du 28è canon du concile de Chalcédoine : ici. Notons en plus que lors du concile de Chalcédoine, en 451, l’empire romain d’Occident existait encore, pour ne disparaître qu’en 476. Aussi, malgré le transfert de la capitale impériale à Milan en 286, puis à Ravenne en 402, le Sénat resta toujours à Rome, jusqu’au bout, en 476. De plus, lors du concile in Trullo, Rome avait tout perdu de son ancien prestige, puisque suite à la chute définitive de l’empire romain d’Occident en 476, sous les coups d’Odoacre, ce dernier fit un geste hautement symbolique : il envoya à l’empereur de Constantinople les insignes impériaux de Rome. Le concile de Chalcédoine pouvait donc avoir des réticences à retirer la primauté au siège de Rome si, comme les adversaires de la Papauté le pensent, ils n’auraient considéré le primauté romaine que comme une simple coutume, dépendante de l’autorité politique (ce qui est faux comme le prouve notre article). Mais lors du concile in Trullo, l’empire romain d’Occident avait disparu depuis plus de 200 ans, et l’Italie avait été reconquise par l’empire romain d’Orient suite à la Guerre des Goths (535-553). L’empire d’Orient avait alors organisé sa nouvelle conquête en créant l’Exarchat de Ravenne, dans laquelle se trouvait Rome. Au moment du concile in Trullo, la ville de Rome était donc civilement non seulement subordonnée à Constantinople, mais en plus n’était même pas la capitale de la province dans laquelle elle se trouvait. Pourtant les Evêques du concile in Trullo maintiennent leur revendication d’un second rang pour Constantinople, au lieu de réclamer le premier, ce qui n’aurait aucun sens si la primauté romaine avait été d’origine politique !

– sur les manifestations de la Papauté chez tous les Pères de l’Eglise : ici

16 commentaires sur “Les falsifications, mensonges et contradictions du concile « in Trullo » (691-692) prouvent que l’église orthodoxe n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ

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Cette entrée a été publiée le 8 octobre 2019 par dans Foi Catholique.
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