+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Jean VIII, Photius et le Filioque

Dossier sur les accusations portées contre les Papes dans l’Histoire : ici

On entend souvent dire que le Pape Jean VIII, Photius, le coryphée de l’église orthodoxe et le Filioque Jean VIII aurait été favorable à l’action de Photius et aurait nié le Filioque. Le lecteur trouvera une réfutation de cette thèse dans les documents suivants :

Nous ajoutons, au sujet de la falsification à l’origine de la « fameuse » Lettre de Jean VIII à Photius, que c’était une habitude grecque de falsifier les documents. Nous n’affirmons pas l’existence de cette habitude à la légère. En effet, des faits et des témoignages antiques font état de l’habitude Grecque de falsifier les textes :

La première occurrence de falsification de documents par des grecs est peut-être dans les actes du Concile de Nicée, dans lesquels il est probable que les historiens Socrate ou Sozomène ou, plus probablement encore, des Grecs avant eux, aient ajoutée une fausse intervention de l’évêque Paphnuce afin de faire croire à l’apostolicité du clergé marié. Nous exposons cela dans notre article L’intervention de Paphnuce au concile de Nicée, mythe ou réalité ?, ainsi que dans notre article Le célibat des prêtres vient des apôtres !

Saint Léon le Grand (vers 395-461) se lamenta, parce que certains avaient falsifié sa lettre à Flavien. Après avoir changé quelques ver­bes et syllabes, les faussaires soutenaient que le pape Léon serait tombé dans l’hérésie de Nestorius (Lettre Puritatem fidei, 10 mars 454).

Suite au Concile de Chalcédoine (451), des faussaires grecs ajoutèrent un 29è et un 30è canons aux canons initiaux qui n’étaient qu’au nombre de 28 (27 réguliers et un dernier irrégulier). Nous développons cela dans notre article intitulé Le 28è canon du Concile de Chalcédoine (451) à l’endroit suivant : II) Le cas du 28è canon => D) Histoire frauduleuse du canon et manifestation de la soumission à Rome => 2) Les 29è et 30è canons : des interpolations tardives => a) Des canons absents des anciennes collections.

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604) :

« J’ai examiné avec soin le concile d’Ephèse, et n’y ai rien trouvé touchant Adelphius, Sava et les autres qu’on dit avoir été condamnés. Nous croyons que, comme le concile de Chalcédoine a été falsifié en un endroit par l’Eglise de Constantinople, on a fait quelque altération semblable au concile d’Ephèse. Cherchez dans les plus anciens exemplaires de ce concile, mais ne croyez pas aisément aux nouveaux : les Latins sont plus véridiques que les Grecs ; car nos gens n’ont pas tant d’esprit, et n’usent point d’impostures. » (Lettre à Narcès, Registre des Lettres, Livre VI, Lettre 14)

Le concile « in Trullo » (691-692) falsifia le 2è canon du IIIè concile de Carthage (16 juin 390), en lui ajoutant du texte pous lui faire dire exactement l’inverse de ce qu’il dit. Ce canon porte sur le célibat des prêtres. Nous prouvons cela dans notre article intitulé Les falsifications, mensonges et contradictions du concile « in Trullo » (691-692) prouvent que l’église orthodoxe n’est pas l’Eglise de Jésus-Christ.

Nous soulignons au passage que ce seul fait prouve que l’église orthodoxe ne peut pas être la vraie Eglise du Christ. En effet, cette dernière considère le concile « in Trullo » comme faisant partie du VIè concile oeucuménique et donc comme infaillible. Aussi, comme il est impossible que Dieu ait pu permettre la validation d’un mensonge par la voie de l’enseignement infaillible de Son Eglise, il est donc impossible que l’église orthodoxe qui croit ce canon couvert de l’infaillibilité soit la vraie Eglise.

Saint Nicolas Ier (vers 800-867) donna une autorisation basée sur un document qu’il avait reçu de Grèce, mais en précisant :

« pourvu que ce document ne soit pas falsifié selon la coutume des Grecs (non falsata more Grae­corom) » (Lettre Proposueramus quidem, à l’empereur Michel l’Ivrogne du 28 septembre 865)

Anastase le Bibliothécaire (vers 815-880) :

« Ajouter ou ôter aux actes des conciles sont des entreprises ordinaires aux Grecs. C’est ainsi que, dans le second concile, ils ont donné des privilèges au siège de Constantinople contre les canons de Nicée. Ils attribuent au troisième concile quelques canons qui ne se trouvent point dans les plus anciens exemplaires latins. Ils en ont ajouté un au quatrième concile touchant les privilèges de Constantinople, que jamais le pape saint Léon n’a voulu recevoir. Ils montrent aussi un grand nombre de canons, la plupart contraires à l’ancienne tradition, qu’ils attribuent fausse- ment au sixième concile. Enfin, dans le septième concile, ils retranchent de la lettre du pape Adrien ce qui regarde l’ordination de Taraise et les néophytes en général. » (Labbe, VIII, 961)

L’Occident aussi a eu son lot de faussaires. Par exemple le rédacteur angevin des « Fausses décrétales » fit illusion pendant des siècles ! Nous ne pouvons d’ailleurs qu’inviter nos lecteurs à prendre connaissance de la réfutations des accusations antipapistes liées à ces documents, en lisant notre article La vérité sur les « Fausses Décrétales d’Isidore Mercator ».

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