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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Les Pères de l’Eglise et les « femmes prêtres »

Dossier sur les objections doctrinales des chrétiens non-catholiques : ici

Il est courant d’entendre les protestants ou ceux des catholiques qualifiés de libéraux, modernistes ou encore progressistes, reprocher à l’Eglise catholiques de ne pas admettre des femmes au ministère sacré. Voici une preuve que l’antiquité chrétienne rejetait déjà cette idée et donc que cela vient d’une prédication apostolique. Nous rappelons d’ailleurs aux catholiques favorables au sacerdoce féminin, que l’Eglise enseigne que le consentement unanime des Pères de l’Eglise sur une question de foi ou de mœurs est un enseignement infaillible, ils sont donc tenus de croire que les femmes ne pourront jamais accéder au sacerdoce.

Saint Hyppolite de Rome (vers 165-235), disciple de saint Irénée de Lyon (vers 125-vers 202), disciple de saint Polycarpe de Smyrne (vers 69-155), disciple de l’apôtre saint Jean

« Lorsqu’une veuve doit être nommée, elle ne doit pas être ordonnée, mais elle est désignée par une [veuve]. . . . Une veuve est nommée par des mots seuls et est ensuite associée aux autres veuves. Les mains ne lui sont pas imposées, parce qu’elle n’offre pas l’oblation et qu’elle ne mène pas la liturgie. L’ordination est pour le clergé à cause de la liturgie; mais une veuve est nommée pour la prière, et la prière est le devoir de tous. » (Tradition apostolique, XI)

Tertullien (vers 155-vers 230)

« Examinons maintenant si, de même que les arguments tirés de la nature des femmes et de la cause elle-même, conviennent aux vierges, ainsi que nous l’avons démontré, les prescriptions de la discipline ecclésiastique ne concernent pas aussi les femmes. « Il n’est permis aux femmes, ni de parler dans l’église » [I Corinthiens XIV, 34–35], ni d’enseigner, ni de baptiser, ni d’offrir le sacrifice, ni de s’arroger aucune des fonctions qui appartiennent à l’homme, à plus forte raison celles qui appartiennent aux prêtres. » (Du voile des vierges, IX)

« Peu leur importe la différence de leurs systèmes, pourvu qu’ils conspirent à renverser l’unique vérité. Tous sont gonflés d’orgueil, tous promettent la science. Les catéchumènes sont définitivement initiés avant d’être instruits. Et chez les femmes hérétiques elles-mêmes, quelle impudence! N’osent-elles pas enseigner, disputer, exorciser, promettre des guérisons, peut-être même baptiser ? » (De la prescription contre les hérétiques, 41, 4-5). Or, si elles ne peuvent normalement pas faire cela, à combien plus forte raison ne peuvent-elles pas être prêtres.

La Didascalie des apôtres (vers 225)

« Il n’est donc ni requis ni désirable que les femmes enseignent, surtout sur le nom du Messie et la rédemption par sa passion, car les femmes n’ont pas été établies pour enseigner, ni surtout les veuves, mais bien pour prier et pour supplier le Seigneur Dieu. Car le Seigneur Dieu, le Messie, notre Maître, nous a envoyés, tous les douze, pour enseigner le peuple et les païens. Il y avait avec nous des disciples femmes : Marie de Magdala, Marie fille de Jacques et une autre Marie, et il ne les envoya pas avec nous pour instruire le peuple. Si les femmes devaient, enseigner, notre Maître leur aurait ordonné d’enseigner avec nous. Qu’une veuve sache donc qu’elle est l’autel de Dieu ; qu’elle demeure constamment dans sa maison ; qu’elle n’aille pas errer et circuler dans les maisons des fidèles comme pour recevoir, car l’autel de Dieu n’erre et ne circule jamais dans un lieu, mais demeure à place fixe. » (Didascalie des apôtres, XV)

Saint Firmilien de Césarée (mort en 268)

« Tout à coup une femme parut, qui avait des extases et se donnait comme prophétesse, agissant comme sous l’inspiration du saint Esprit. Si puissante sur elle était l’action des principaux démons que longtemps elle troubla et dupa nos frères, faisant des choses étonnantes et merveilleuses; elle promettait même de faire trembler la terre. Non que le démon ait le pouvoir de faire trembler la terre, ou de bouleverser les éléments, mais ce malin esprit, prévoyant qu’un tremblement de terre allait avoir lieu, feignait qu’il allait faire ce qu’il prévoyait devoir arriver. Par ces mensonges, et ces vanteries, il s’était rendu maître des esprits de certaines personnes, qui lui obéissaient et le suivaient où qu’il les voulût conduire. Grâce à lui, au milieu des rigueurs d’un rude hiver, cette femme s’en allait nu-pieds dans la neige sans en souffrir ni se ressentir de ces courses. Il disait aussi qu’il allait retourner en Judée et à Jérusalem, et feignait d’en être venu. Il réussit à séduire un prêtre du pays, et un diacre, et à les pousser à avoir de coupables relations avec la prophétesse. C’est ce que l’on découvrit peu après. Car soudain se dressa devant lui un exorciste, homme de vertu éprouvée, et d’une vie sans défaillance au point de vue de la discipline religieuse. Encouragé par les exhortations de plusieurs frères vaillants eux-mêmes et d’une foi digne d’éloges, il se leva contre cet esprit malin, pour le confondre. Celui-ci d’ailleurs, par un artifice fort adroit, avait prédit l’événement un peu auparavant, et dit que quelqu’un viendrait qui lui serait contraire et l’éprouverait, un infidèle. Malgré cela l’exorciste, aidé de la grâce de Dieu, lutta courageusement, et montra que l’esprit qui passait pour saint était un esprit très mauvais. Or, cette femme, entre autres choses qu’elle faisait grâce aux prestiges et aux artifices du démon pour séduire les fidèles, osa fréquemment (et par là elle en séduisit plusieurs) feindre de sanctifier le pain avec l’invocation redoutable, de faire l’eucharistie et d’offrir à Dieu le sacrifice, non sans employer la formule ordinaire des paroles rituelles. Elle baptisa aussi plusieurs personnes, avec la formule usitée et authentique de l’interrogation, de telle façon qu’elle ne semblait s’écarter en rien de la règle de l’Église. » (Lettre à Cyprien, X ; trouvable dans la correspondance de saint Cyprien : Lettre 75)

Concile de Nicée (325)

« On gardera la même règle à l’égard des diaconesses, et généralement de tous ceux qui sont comptés dans le clergé. On parle des diaconesses que l’on trouve portant l’habit ; mais comme elles n’ont reçu aucune imposition des mains, elles doivent être comptées absolument entre les laïques. » (canon 19)

Concile de Laodicée (IVè siècle)

« les soi-disant « presbytresses » ou « présidentes » ne doivent pas être ordonnés dans l’Église. » (canon 11)

Saint Epiphane de Salamine (vers 315-403)

« Certaines femmes là-bas en Arabie [les Collyridiens] … Dans une cérémonie illégale et blasphématoire … ordonne des femmes, par lesquelles elles offrent le sacrifice au nom de Marie. Cela signifie que toute la procédure est sans foi et sacrilège, une perversion du message du Saint-Esprit; en fait, tout est diabolique et un enseignement de l’esprit impur » (Panarion, pharmcie contre toutes les hérésies, 78, 13)

« Il est vrai que dans l’Église il y a un ordre de diaconesses, mais pas pour être une prêtresse, ni pour aucune forme d’administration, mais pour la dignité du sexe féminin, soit au moment du baptême, soit de en examinant les malades ou les souffrances, de sorte que le corps nu d’une femme ne soit pas vu par les hommes administrant des rites sacrés, mais par la diaconesses. » (Ibid.)

« De cet évêque [Jacques le Juste] et des apôtres justes, la succession d’évêques et de prêtres dans la maison de Dieu a été établie. Jamais une femme n’était appelée à ceux-ci. . . . Selon la preuve de l’Écriture, il y avait, bien sûr, les quatre filles de l’évangélisateur Philipe, qui se sont engagées dans la prophétie, mais elles n’étaient pas des prêtresses. » (Ibid.)

« Si les femmes devait entrer dans la prêtrise ou si elle devait occuper un poste ecclésiastique, alors, dans la Nouvelle Alliance, elle n’aurait dévolu à personne que Marie pour accomplir une fonction sacerdotale. Elle a été investie d’un si grand honneur que d’être autorisé à fournir une habitation dans son sein pour le Dieu céleste et le roi de toutes choses, le Fils de Dieu. . . . Mais il n’a pas trouvé cela [la confession de la prêtrise sur elle] bien. » (Ibid., 79, 3)

Saint Jean Chrysostome (vers 344-407)

« Ces sortes de bonnes oeuvres, la plupart des simples fidèles peuvent les pratiquer , les femmes aussi bien que les hommes; mais d’aussi importantes fonctions que le gouvernement d’une Eglise , et la direction d’un si grand nombre d’âmes , non-seulement les femmes en sont exclues, mais très-peu d’hommes en sont dignes. Qu’on présente ceux que la supériorité du mérite distingue entre tous les autres , ceux qui par la vertu de leur âme surpassent leurs frères autant que Saül surpassait les Hébreux par sa haute taille, ce n’est même pas assez, à beaucoup près. » (Traité sur le sacerdoce, II, 2)

Les Constitutions apostoliques (vers 400)

« Maintenant, en ce qui concerne le baptême par femmes, nous vous signalons qu’il n’y a pas de petit danger pour ceux qui l’entreprennent. Par conséquent, nous ne vous le conseillons pas ; car il est dangereux, ou plutôt méchant et impie. Car si l’homme est le chef de la femme, et il est à l’origine ordonné pour le sacerdoce, il ne s’agit pas seulement d’abroger l’ordre de la création, et de laisser le commandant arriver à l’extrême partie du corps. « L’homme est la tête de la femme » [I Corinthiens XI, 3], et il est à l’origine ordonné pour le sacerdoce ; Ce n’est pas seulement pour abroger l’ordre de la création et laisser le premier à venir à la dernière partie du corps. Car la femme est le corps de l’homme, pris de son côté et soumis à lui, dont elle a été séparée pour la procréation des enfants. Car il dit: «Il te dominera» [Genèse III, 16]. Car la partie principale de la femme est l’homme, comme sa tête. Mais si, dans les constitutions qui précèdent, nous ne leur avons pas permis [aux femmes] d’enseigner, comment les autoriseront-ils, contrairement à la nature, à exercer l’office du prêtre ? Car c’est l’une des pratiques ignorantes de l’athéisme des Gentils, pour ordonner aux femmes les prêtres aux divinités féminines, pas une des constitutions du Christ. » Car si le baptême devait être administré par les femmes, certainement notre Seigneur aurait été baptisé par sa propre mère, et non par Jean; ou quand il nous a envoyé baptiser, il aurait envoyé avec nous des femmes aussi à cette fin. Mais maintenant, il ne nous a nulle part, ni par constitution ni par écrit, livré quelque chose de tel ; en connaissant l’ordre de la nature et la décence de l’action ; en tant que créateur de la nature, et le Législateur de la constitution » (Constitutions apostoliques, III, 9)

« Nommez, [O évêque], une diaconesse, fidèle et sainte, pour le ministère des femmes. Car parfois, il n’est pas possible d’envoyer un diacre dans certaines maisons de femmes, à cause des incroyants. Envoyez une diaconesse, en raison de la pensée des simples. Une diaconesse nous sert également dans de nombreuses autres situations. Tout d’abord, dans le baptême des femmes, un diacre ne touche que leur front à l’huile sacrée, et ensuite la diacre féminine les onctions. » (Ibid., III, 16)

« La vierge n’est pas ordonnée, car nous n’avons aucun commandement du Seigneur, car il s’agit d’un état d’épreuve volontaire, non pour le reproche du mariage, mais en raison du loisir pour la piété. » (Ibid., VIII, 24)

« Une veuve n’est pas ordonnée; Pourtant, si elle a perdu son mari un grand temps et a vécu avec sobriété et inconvénient et a pris soin extraordinairement de sa famille, comme Judith et Anna, ces femmes de grande réputation, laissez-la être choisie dans l’ordre des veuves. » (Ibid., VIII, 25)

« Une diaconesse ne bénit pas, mais elle ne réalise rien d’autre qui est fait par les prêtres et les diacres, mais elle garde les portes et aide grandement les presbytres, pour le décorum, quand ils baptisent des femmes. » (Ibid., VIII, 28)

Saint Augustin (354-430)

« Les Pépuziens ou Quintilliens, ainsi nommés d’un endroit qu’Epiphane dit avoir été autrefois une ville, maintenant déserte ; ils la regardent comme chose en quelque sorte divine, et lui donnent conséquemment le nom de Jérusalem; chez eux, les femmes jouissent d’une telle autorité, que par honneur on les élève au sacerdoce, parce qu’au dire de Quintilla et de Priscilla, le Christ leur était apparu, dans la ville de Pépuze, sous les traits d’une femme : aussi, les nomme-t-on indifféremment Pépuziens ou Quintilliens. Les mystères sanglants dont j’ai parlé en expliquant les erreurs des Cataphrygiens, se voient aussi parmi eux, et paraissent indiquer l’origine de leur secte. Il paraît enfin , d’après d’autres auteurs, que Pépuze était, non pas une ville, mais une maison de campagne, où Montan, Priscilla et Quintilla vivaient ensemble : de là est venu qu’on a cru devoir donner à cette maison le nom de Jérusalem. » (Des hérésies, XXVII)

Concile d’Orange (441)

« Absolument aucune femme diacre ne doit être ordonnée. » (canon 26)

Saint Gélase (vers 410-496)

Ce Pape condamna la pratique malfaisante ayant été introduite, de femmes servant le prêtre à la célébration de la Messe (Lettre IX aux évêques de Lucanie, chapitre 26). S’il en est ainsi pour le seul service de messe, à plus forte raison pour l’exercice du sacerdoce lui-même.

Sources :

http://www.churchfathers.org/category/sacraments/women-priesthood/

http://www.cin.org/users/jgallegos/priest.htm

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3 commentaires sur “Les Pères de l’Eglise et les « femmes prêtres »

  1. Pingback: Réfutations des erreurs doctrinales des « chrétiens » anti-catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Patrick Bousquet de Rouvex
    4 septembre 2017

    « Il n’est permis aux femmes, ni de parler dans l’église, » ni d’enseigner… » : toutes les dames catéchistes et celles qui lisent les textes à la messe sont donc des apostates ?

    • Ressources Catholiques
      4 septembre 2017

      C’est de saint Paul : I Corinthiens XIV, 34–35. Les dames catéchistes ne sont pas en opposition avec ce principe car elles officient dans un cadre privé et presque familial. Les femmes ne devraient pas faire de lectures pendant la messe. Celles qui le font ne sont pas forcément des apostates, beaucoup d’entre elles ne se rendent sûrement pas compte de la gravité matérielle de ce qu’elles font, surtout lorsque leurs prêtres ont un problème de formation.

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Cette entrée a été publiée le 4 septembre 2017 par dans Foi Catholique.
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