+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Saint Augustin et la fondation de l’Eglise sur Saint Pierre

Dossier sur la Papauté : ici

Pour contrer la Papauté, certains non-catholiques citent Saint Augustin (354 – 430), le célèbre évêque d’Hippone, vu comme Docteur de l’Église par les Catholiques. Le Pape Léon XIII, d’accord avec toute la Tradition et l’enseignement catholique, après avoir mis en valeur les talents de chacun des Pères de l’Eglise, déclara qu’

« entre tous, la palme semble revenir à St. Augustin » (Encyclique Aeterni Patris, 4 août 1879)

L’évêque d’Hippone fut donc le plus grand des Pères de l’Église et cependant, certains de ses propos semblent s’opposer à l’enseignement de l’Église catholique sur saint Pierre !

Les ennemis de la papauté affirment cela de la manière que saint Augustin aurait nié la fondation de l’Eglise sur Pierre, car il en parla comme d’une « pierre bien chancelante », du fait de son triple reniement. Il reconnaissent que saint Augustin eut la position catholique dans Contre la lettre de l’hérétique Donat, mais ils soulignent qu’il est revenu dessus dans ses Rétractations, où il écrit que Petrus n’est pas petra (Pierre n’est pas la pierre) : « Il ne lui a pas été dit en effet : tu es petra, mais : Tu es Petrus. Or la petra était le Christ (I Cor 10 : 4) qu’a confessé Simon, comme toute l’Eglise le confesse : il a été dit Petrus ». Ainsi, si le Christ avait voulu dire qu’il fondait son Eglise sur Pierre, il aurait dit : « Tu es Pierre, et sur toi je fonde mon Eglise ». Aussi, dans son Sermon 76,1, sur la « Nécessite de l’humilité » il écrit : « Car la pierre est le Christ, et Pierre est le peuple chrétien. ‘Tu es’, dit-il, ‘Pierre’, et sur cette pierre que tu as reconnue en disant ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant’, je construirai mon Eglise. Je te construirai sur Moi, et non Moi sur toi. » Ainsi, « cette pierre » signifie ce qui vient d’être dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

Cela découle d’une erreur d »interprétation. Pour y remédier, nous renvoyons le lecteur à notre article exégétique sur Matthieu XVI, 18 où nous démontrons que la fondation de l’Eglise sur saint Pierre n’est en rien contradictoire avec l’unicité de fondement en Christ, et que la différence de termes Petros/petra en Grec, Petrus/petra en Latin, n’entraîne nullement une différence de notions. Il y a de plus ici une connaissance profondément lacunaire de St Augustin. La réalité est qu’aucun de ces propos ne s’oppose en à la papauté mais encore pour le comprendre faut-il  bien comprendre la réelle signification de tout cela et ce qu’a dit St Augustin par ailleurs  au sujet de Pierre et de Rome. Voyons cela.

Augustin

S. Augustin, Père et Docteur de l’Eglise Catholique !

Voici le plan de notre étude :

I) Ce que croyait vraiment saint Augustin

A) Saint Augustin enseignait primitivement l’exégèse catholique moderne

B) Saint Augustin sur l’indéfectibilité de la Foi de saint Pierre

C) Ce que saint Augustin déduit de l’incident d’Antioche

II) Le doute de saint Augustin

A) Le passage allégué par nos adversaires

B) Le passage de saint Ambroise à propos duquel saint Augustin se rétracte

C) Une rétractation fondée sur une erreur philologique

III) Saint Augustin sur l’Autorité et l’infaillibilité du Siège Romain

I) Ce que croyait vraiment saint Augustin

A) Saint Augustin enseignait primitivement l’exégèse catholique moderne

Ces citations de saint Augustin sont vraies et elles prouvent en effet qu’il a douté que Pierre soit la pierre. Aussi telle ne fut pas constamment sa position. Et l’interprétation citée par nos adversaires est fausse pour la seule raison que qu’elle n’est pas fondée sur une considération théologique mais grammaticale. Nous y reviendrons plus bas. Nous nous contenterons dans l’immédiat de montrer que saint Augustin a prêché à temps et à contre temps que Pierre est la pierre, et que le fameux sermon sur la « Nécessité de l’humilité » fait lui-même transparaître cette vérité. Voici ses mots :

« Nous n’écouterons pas non plus ceux qui refusent à l’Eglise le pouvoir de remettre tous les péchés. Aussi ces malheureux, en ne voyant point la pierre dans Pierre,en ne voulant pas croire que les clefs du royaume des cieux ont été remises à l’Eglise, le sont laissé échapper de leurs mains. » (Du combat chrétien, XXXI)

« « Pierre même, dit-il, le chef des apôtres, le portier du ciel, le fondement de l’Eglise, après avoir triomphé de Simon (le magicien), image du démon qui n’est vaincu que par le jeûne, enseigna cette doctrine aux Romains, dont la foi est annoncée à toute la terre. » » (Lettre XXXVI, 21)

« La sainte Eglise célèbre aujourd’hui, avec une pieuse dévotion, l’établissement de la première chaire de l’apôtre saint Pierre. Remarquez-le bien, la foi doit trouver place en nos âmes avant la science ; car les points de foi catholique proposés à notre respect, loin d’être inutiles pour nous, sont, au contraire, et toujours, et pour tous, féconds en fruits de salut. Le Christ a donné à Pierre les clefs du royaume des cieux, le pouvoir divin de lier et de délier; mais l’Apôtre n’a reçu en sa personne un privilège si étonnant et si personnel, que pour le transmettre d’une manière générale, et en vertu de son autorité, à l’Eglise de Dieu. Aussi avons-nous raison de regarder le jour où il a reçu de la bouche même du Christ sa mission apostolique ou épiscopale, comme celui où la chaire lui a été confiée; de plus, cette chaire est une chaire non de pestilence [Psaume I, 1], mais de saine doctrine. Celui qui s’y trouve assis, appelle à la foi les futurs croyants; il rend la santé aux malades, donne des préceptes à ceux qui n’en connaissent pas et impose aux fidèles une règle de vie; l’enseignement tombé du haut de cette chaire, de notre Eglise, c’est-à-dire de l’Eglise catholique, nous le connaissons, nous y puisons notre joie; c’est l’objet de notre croyance et de notre profession de foi; c’est sur cette chair qu’après avoir pris des poissons, le bienheureux Pierre est monté pour prendre des hommes et les sauver. » (Sermon sur la Souveraine autorité de la chaire de saint Pierre)

Enfin, dans le sermon invoqué par nos adversaires, saint Augustin écrit que :

« Pierre représente l’Église et il est le Chef de l’Apostolat. » (SERMON LXXVI. NÉCESSITÉ DE L’HUMILITÉ in Oeuvres complètes, tome VIème, Bar-Le-Duc, 1866, p. 1-605)

Donc saint Augustin affirma au contraire, plus que quiconque, la réalité de cette fondation par le Christ de l’Eglise sur saint Pierre et sa fonction de « Chef de l’apostolat », c’est-à-dire le Chef des Apôtres, ce que signifie le titre de « Pape ».

D’autres témoignages de saint Augustin dans le même sens existent. Ils se trouvent plus bas en même temps que ces témoignages en faveur de l’autorité et l’infaillibilité du Siège Romain.

B) Saint Augustin sur l’indéfectibilité de la Foi de saint Pierre

Il se prononça aussi catégoriquement pour affirmer l’indéfectibilité de la foi de Pierre en faisant une interprétation très pertinente de Luc XXII, 32 :

« Si, défendant le libre arbitre non selon la grâce de Dieu, mais contre elle, tu dis qu’il appartient au libre arbitre de persévérer ou de ne pas persévérer dans le bien, et que si l’on y persévère, ce n’est pas par un don de Dieu, mais par un effort de la volonté humaine, que machineras-tu pour répondre à ces paroles du Maître: «J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas»?  Oseras-tu dire que malgré la prière du Christ pour que la foi de Pierre ne défaille pas, cette foi eût défailli néanmoins, si Pierre avait voulu qu’elle défaillît, c’est-à-dire s’il n’avait pas voulu persévérer jusqu’à la fin?  Comme si Pierre eût pu vouloir autre chose que ce que le Christ demandait pour lui qu’il voulût!  Qui ignore que la foi de Pierre devait périr, si sa propre volonté, la volonté par laquelle il était fidèle, défaillait, et qu’elle devait demeurer jusqu’au bout, si sa volonté restait ferme?  Mais puisque la volonté est préparée  par le Seigneur, la prière du Christ pour lui ne pouvait être vaine. Quand il a prié pour que sa foi ne défaille pas, qu’a-t-il demandé en définitive, sinon qu’il ait une volonté de croire à la fois parfaitement libre, ferme, invincible et persévérante?  Voilà comment on défend la liberté de la volonté, selon la grâce, et non contre elle.  Car ce n’est pas par sa liberté que la volonté humaine acquiert la grâce, mais plutôt par la grâce qu’elle acquiert sa liberté, et pour persévérer, elle reçoit, en outre, de la grâce le don d’une stabilité délectable et d’une force invincible » (De la correction et de la grâce, livre VIII, ch. 17)

C) Ce que saint Augustin déduit de l’incident d’Antioche

Par ailleurs Saint Augustin compare la faute de saint Pierre avec les judaïsants à la faute de saint Cyprien dans la querelle des rebaptisants sans remettre en cause la foi et la primauté de Pierre, en disant que « cette primauté de l’apostolat conférait à saint Pierre une prééminence réelle sur tout l’épiscopat ». Et en déduit qu’on ne doit pas s’offusquer de la critique contre saint Cyprien. Pierre étant le premier de apôtres pouvant pécher, à plus forte raison saint Cyprien :

« Or, si saint Pierre, contre la règle de la vérité formulée depuis par l’Eglise, a pu vouloir contraindre les Gentils à judaïser, comment ne pas admettre que Cyprien, contrairement à la règle de la vérité, formulée plus tard par l’Eglise, n’a pu vouloir contraindre les hérétiques et les schismatiques à recevoir une seconde fois le baptême ? Je pense que l’évêque Cyprien ne doit pas être blessé de se voir comparé à l’apôtre saint Pierre, quant à ce qui regarde la couronne du martyre. Bien plutôt je dois craindre de paraître injurieux à l’égard de saint Pierre. En effet, qui pourrait ignorer que cette primauté de l’apostolat conférait à saint Pierre une prééminence réelle sur tout l’épiscopat ? […]

Quand donc nous voyons saint Pierre repris par saint Paul sonin férieur, et couronné de la palme du martyre sans avoir porté aucune atteinte aux liens de la paix et de l’unité. » (Du baptême, contre les donatistes, II, 1, 2)

II) Le doute de saint Augustin

A) Le passage allégué par nos adversaires

Certains objectent que saint Augustin fit la déclaration suivante :

« Pendant que j’étais prêtre ; j’écrivis encore un livre contre une lettre de Donat, qui fut à Carthage le second évêque du parti donatiste après Majorinus. Dans cette lettre, il prétendait que si on n’était pas de sa communion on n’était pas baptisé en Jésus-Christ. Mon livre le combat. En un passage j’ai dit de l’apôtre saint Pierre que l’Eglise a été fondée sur lui comme sur la pierre ; c’est le sens que célèbre l’hymne très-répandue du bienheureux Ambroise dans ces vers sur le chant du coq : « A ce chant, la pierre de l’Eglise efface sa faute. » Mais je sais que très-souvent, dans la suite, j’ai expliqué cette parole du Seigneur : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise,» en ce sens que cette pierre est Celui que Pierre a confessé en disant : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant [Matthieu XVI, 18] ; » de la sorte, Pierre tirant son nom de cette pierre, figurait la personne de l’Eglise, qui est élevée sur elle et qui a reçu les clefs du royaume des cieux. Il ne lui a pas été dit en effet: « Tu es la pierre (petra), » mais : « Tu es Pierre (Petrus). » Car la pierre était le Christ; et Simon, l’ayant confessé comme toute l’Eglise le confesse, a été nommé Pierre. Que le lecteur choisisse de ces deux interprétations celle qui lui semblera la plus probable. » (Rétractations, Livre 1, chapitre 21, n°1 dans PL, 32/618)

C’est dans ce passage et d’en d’autres que nos adversaires tirent leur argument fondé sur saint Augustin.

B) Le passage de saint Ambroise à propos duquel saint Augustin se rétracte

Mais celui-ci est plus intéressant et important que les autres car il donne l’explication « scientifique » de cette hésitation.

En effet, Saint Ambroise de Milan (340-397) fut l’artisan de sa conversion, son catéchiste, celui qui l’a baptisé et son premier Evêque. Saint Augustin était donc bien placé pour savoir ce qu’il avait écrit et en donner l’interprétation authentique. Il parle ici d’un passage de son Hymne sur le chant du coq :

« Tandis que ce coq chante, la Pierre de l’Eglise expie sa faute. » (Hymne 1 « AEterne rerum conditor », dans PL, 16/1409)

Bien entendu l’interprétation de cette phrase n’échappe pas aux tentatives de récupérations de nos adversaires. Nous leur répondons premièrement que si ce qu’ils disent est vrai, à savoir que chaque fois que les Pères parlent de Pierre dans le cadre de l’exégèse de Matthieu XVI, 18, alors le nom de « Pierre » pourrait être remplacé par le mot « foi », il faut conclure que les Pères ont enseigné une absurdité, car selon eux « la Pierre de l’Eglise expie sa faute » devrait être équivalent à « la foi expie sa faute », ce qui ne veut rien dire. Nous leur répondons secondement qu’il existe un interprète bien plus fiable que n’importe quel apologète catholique ou anti-catholique moderne : le disciple et admirateur de saint Ambroise : saint Augustin ! En effet, ce dernier disait :

« En un passage j’ai dit de l’apôtre saint Pierre que l’Eglise a été fondée sur lui comme sur la pierre ; c’est le sens que célèbre l’hymne très-répandue du bienheureux Ambroise dans ces vers sur le chant du coq : « A ce chant, la pierre de l’Eglise efface sa faute. » » (Rétractations, Livre 1, chapitre 21, n°1 dans PL, 32/618)

Il est donc incontestable que c’est bien l’interprétation catholique qu’a eu saint Augustin : il la mentionne explicitement avant de la distinguer de l’actuelle interprétation non-catholique. De plus, lorsqu’il dit que sa première interprétation originelle « c’est le sens que célèbre l’hymne très-répandue du bienheureux Ambroise », il témoigne que c’est la croyance de l’Eglise, transmise par les générations précédentes et communément accepté est l’interprétation catholique de Matthieu XVI, 18 ! En conséquence, loin de réfuter la position catholique, ce passage la renforce !

C) Une rétractation fondée sur une erreur philologique

Mais comment est-on sûr que ce n’est pas cette nouvelle hypothèse qui est la bonne ? Et comment est-on sûr que saint Augustin n’a pas toujours fait une distinction, après tout beaucoup de Pères ont émis différentes formulations qui font penser qu’ils disent que l’Eglise est fondée sur l’apôtre Pierre pour dire qu’elle est fondée sur sa foi ?

Il y a lieu de faire à ces deux questions une réponses unique :

« Le Père Dominique PALMIERI fait justement observer dans son Traité du pontife romain (thèse 1, n°5, Rome, 1877, p.256-257) qu’on peut distinguer deux pensées différentes chez saint Augustin. En effet, dans le Psaume abécédaire qu’il écrivit pour que le peuple le chante, il donne une explication au sens commun de l’Eglise. Mais ailleurs, lorsqu’il refuse d’identifier la pierre avec saint Pierre, il s’appuie sur un présupposé faux, en voyant une différence entre ces deux mots. Or il nous suffit de suivre saint Augustin, lorsqu’il se fait le témoin de la pensée de l’Eglise, au lieu de le suivre quand il est induit en erreur dans son exégèse, à cause d’une mauvaise explication philologique. » (Cardinal Louis BILLOT, S.J., Traité de l’Eglise, tome II, Question 13, Thèse 25, Première partie, 1. Traduction française : L’Eglise, Courrier de Rome, 2010, n°800, p. 357, note de bas de page)

En effet, saint Augustin fonde sa nouvelle hypothèse sur la différence des mot ‘Petrus’ et ‘petra’, qu’il trouve dans sa Bible en Latin, différence qui se retrouve aussi dans le texte grec. Mais comme nous le démontrons dans notre article exégétique déjà cité, ce raisonnement est erroné, nous y renvoyons le lecteur. Aussi, si saint Augustin nous dit que sa nouvelle hypothèse se fonde exclusivement sur la différence de mots et ne mentionne nullement un quelconque argument théologique. Cela signifie qu’auparavant il ne faisait pas de différence entre Pierre et la pierre. En effet, si il avait eut un motif théologique de différencier Pierre et la pierre, il n’aurait pas eu l’idée de justifier cette distinction par cette innovation erronée. Car si il fonde la distinction de notions sur la différence de mots comme étant une nouveauté par rapport à ce que lui-même avait pu écrire par le passé, cela veut bien dire ce que cela veut dire : il n’a pas, ni n’a jamais eut, de motif théologique d’opérer une telle distinction.

Le problème est réglé ! Sa nouvelle hypothèse est erronée et elle nous apprend incidemment que sa lecture précédente était la lecture catholique. Et il nous apprend du même coup que c’est au minimum du même avis que lui auparavant qu’étaient les autres Pères, au moins les Latins, malgré les formulations qu’ils ont pu émettre. Nous en avons d’autant plus la certitude qu’il authentifie dans ce fameux passage le sens que donnait les gens de son époque à l’Hymne de saint Ambroise et que son Psaume abécédaire reflète la foi de l’Eglise. A la porte ouverte qu’il nous laisse lui-même de « choisir de ces deux interprétations celle qui semblera la plus probable », nous répondons que nous n’avons même pas à choisir la plus probable mais la seule qui soit non seulement certaine mais encore la seule qui ne soit pas par nature impossible !

Tout cela nous donne la clé de lecture pour tous les témoignages de saint Ambroise qui semblent dire que selon lui l’Eglise n’est pas fondée sur la personne de saint Pierre, et par extension pour les témoignages des autres Pères dont les formulations sont semblables. Il en va de même pour les témoignages des Pères semblables à ceux de saint Augustin lorsque celui-ci exprime une pensée différente de son innovation erronée.

III) Saint Augustin sur l’Autorité et l’infaillibilité du Siège Romain

Enfin, saint Augustin croyait en l’infaillibilité de l’Evêque de Rome. Certains le nient pour une série de motifs qu’il sera inutile d’énumérer ici. Toujours est-il que la réalité est que saint Augustin était Papiste et bien Papiste ! Il fondait ce Primat sur la succession de saint Pierre. Nous exposons toutes les preuves de ce fait dans notre article : Un Papiste nommé saint Augustin.

Publicités

15 commentaires sur “Saint Augustin et la fondation de l’Eglise sur Saint Pierre

  1. Pingback: Démonstration de la primauté de Pierre et de la Papauté | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: De quand date la Papauté ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  3. Pingback: L’enseignement des Pères de l’Église sur « Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église » | +†+Yesus Kristus azu+†+

  4. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    And I tell you…‘You are Peter, Rocky, and on this rock I shall build my Church, and the gates of the underworld will not conquer her. To you shall I give the keys of the kingdom. Whatever you bind on earth shall also be bound in heaven; whatever you loose on earth shall also be loosed in heaven’ (Mt 16:15-19). In Peter, Rocky, we see our attention drawn to the rock. Now the apostle Paul says about the former people, ‘They drank from the spiritual rock that was following them; but the rock was Christ’ (1 Cor 10:4). So this disciple is called Rocky from the rock, like Christian from Christ…Why have I wanted to make this little introduction? In order to suggest to you that in Peter the Church is to be recognized. Christ, you see, built his Church not on a man but on Peter’s confession. What is Peter’s confession? ‘You are the Christ, the Son of the living God.’ There’s the rock for you, there’s the foundation, there’s where the Church has been built, which the gates of the underworld cannot conquer (John Rotelle, Ed., The Works of Saint Augustine (New Rochelle: New City Press, 1993), Sermons, Vol. 6, Sermon 229P.1, p. 327).

  5. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    The following are statements from his Retractations which refer to his interpretation of the rock of Matthew 16:

    In a passage in this book, I said about the Apostle Peter: ‘On him as on a rock the Church was built’…But I know that very frequently at a later time, I so explained what the Lord said: ‘Thou art Peter, and upon this rock I will build my Church,’ that it be understood as built upon Him whom Peter confessed saying: ‘Thou art the Christ, the Son of the living God,’ and so Peter, called after this rock, represented the person of the Church which is built upon this rock, and has received ‘the keys of the kingdom of heaven.’ For, ‘Thou art Peter’ and not ‘Thou art the rock’ was said to him. But ‘the rock was Christ,’ in confessing whom, as also the whole Church confesses, Simon was called Peter. But let the reader decide which of these two opinions is the more probable (The Fathers of the Church (Washington D.C., Catholic University, 1968), Saint Augustine, The Retractations Chapter 20.1).

  6. Pingback: POUR UNE FOI CATHOLIQUE BÂTIE SUR LE ROC (Mt.7, 25) | documentation.erlande

  7. Pingback: Qui doit résoudre les controverses en matière de foi ? Preuves tirées des Pères | +†+Yesus Kristus azu+†+

  8. Pingback: L’Eglise catholique enseigne-t-elle l’inerrance partielle de l’Ecriture Sainte ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  9. Pingback: L’Infaillibilité du Pape proclamée en 681 ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  10. Roman Biliavskyi
    3 mars 2019

    En supportant les citations d’avant, je rajoute le verdict de saint Augustin à la papauté : [lien supprimé]

    Merci

    • Ressources Catholiques
      3 mars 2019

      Il ne s’agit là que d’un argument rhétorique, fait pour prendre les donatistes à leur propre piège en invoquant l’autorité des conciles, mais les citation de saint Augustin que nous produisons ici suffisent à établir qu’il était papiste

  11. Pingback: Les Pères de l’Eglise sur la Tradition | +†+Yesus Kristus azu+†+

  12. Pingback: Le culte des saints et des images dans les premiers siècles ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  13. Pingback: Des contradictions dans les récits évangéliques? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  14. Pingback: Un catholique nommé saint Augustin | +†+Yesus Kristus azu+†+

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :