+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Saint Augustin et la fondation de l’Eglise sur Saint Pierre

Démonstration de toute la doctrine catholique sur saint Pierre et la papauté: ici.
Pour contrer la Papauté, certains non-catholiques citent Saint Augustin (354 – 430), le célèbre évêque d’Hippone, vu comme Docteur de l’Église par les Catholiques, que le Pape Léon XIII déclara, d’accord avec toute la Tradition et l’enseignement catholique, après avoir mis en valeur les talents de chacun des Pères de l’Eglise, qu’«entre tous, la palme semble revenir à St. Augustin» (Encyclique Aeterni Patris, 4 août 1879).  L’évêque d’Hippone fut donc le plus grand des Pères de l’Église et cependant, certains de ses propos semblent s’opposer à l’enseignement de l’Église catholique sur saint Pierre!

Les ennemis de la papauté affirme cela de la manière qui suit:

Saint Augustin nie clairement que le Christ ait fondé son Eglise sur Pierre quand il dit que Pierre aurait été une pierre bien chancelante, du moment qu’il a renié le Christ trois fois. Dans son ouvrage des Rétractations, lorsqu’il revient sur son ouvrage Contre la lettre de l’hérétique Donat, il démontre que Petrus n’est pas petra (Pierre n’est pas la pierre) : « Il ne lui a pas été dit en effet : tu es petra, mais : Tu es Petrus. Or la petra était le Christ (I Cor 10 : 4) qu’a confessé Simon, comme toute l’Eglise le confesse : il a été dit Petrus ». Ainsi, si le Christ avait voulu dire qu’il fondait son Eglise sur Pierre, il aurait dit : « Tu es Pierre, et sur toi je fonde mon Eglise ». Dans son Sermon 76,1, sur la « Nécessite de l’humilité » Augustin précise sa pensée sur ce point : « Car la pierre est le Christ, et Pierre est le peuple chrétien. ‘Tu es’, dit-il, ‘Pierre’, et sur cette pierre que tu as reconnue en disant ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant’, je construirai mon Eglise. Je te construirai sur Moi, et non Moi sur toi. » Ainsi, « cette pierre » signifie ce qui vient d’être dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

Cela découle d’une connaissance profondément lacunaire de St Augustin. La réalité est qu’aucun de ces propos ne s’oppose en à la papauté mais encore pour le comprendre faut-il  bien comprendre la réelle signification de tout cela et ce qu’a dit St Augustin par ailleurs  au sujet de Pierre et de Rome.

Tout d’abord, voici une démonstration biblique qu’il n’y a pas d’opposition entre le fait que le Christ soit le fondement et celui que Pierre soit aussi appelé fondement:

1 Corinthiens 3:11 – «Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.

Ceux qui soulèvent cette objection ne réalisent pas que la Bible parle de tous les Apôtres comme étant des fondements.

Apocalypse 21:14 – «La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau.

Y a t-il une contradiction entre Apoc 21:14 et 1 Cor 3:11 ? Non, bien sûr que non. Le fait que le Christ soit l’unique fondement, comme 1 Corinthiens 3:11 enseigne, signifie simplement que tout vient du Christ. Toute vraie autorité dans l’Eglise doit venir du Christ parce que l’Eglise elle-même vient du Christ. Tout ce qui est en dehors du Christ, est un faux fondement.

L’autorité de Pierre vient précisément de Jésus-Christ, comme Matthieu 16 le montre. Il est bien évident, par conséquent, que si Jésus est Celui qui a établi ces choses en Pierre, alors ce qui est instauré en Pierre, n’est pas une fondement autre que le Christ. C’est le fondement même du Christ.

Ainsi, le fait que le Christ soit le fondement ou la pierre angulaire, comme nous le lisons dans Ephésiens 2:20, ne signifie pas que le Christ Lui-même n’ait pas pu ou n’ait pas établi un apôtre avec une fonction perpétuelle qui soit la pierre sur laquelle l’Eglise sera construite. Les deux concepts ne sont pas mutuellement exclusifs. Par exemple: Jésus est le Bon Pasteur (Jean 10:14), Il ne donne la responsabilité de paître toutes Ses brebis qu’à Pierre, comme nous le verrons dans Jean 21:15-17. 

Passons maintenant à ce qu’a vraiment voulu dire Augustin:

Augustin

S. Augustin, Père et Docteur de l’Eglise Catholique !

En premier lieu, lorsqu’on se sert de citations, il faut prendre la peine de reproduire le texte de l’auteur, et non les commentaires adjacents, cela vous évitera bien des erreurs grossières d’interprétation. Ainsi lisez attentivement ce Sermon 76 de saint Augustin qui porte sur la « Nécessité de l’humilité » et invite chacun à savoir distinguer ce qui vient de Dieu et ce qui vient de nous (le passage sur saint Paul est significatif : « dans sa faiblesse Paul a dit: «Je ne suis pas digne du nom d’Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu»), et par écho montre, ce qui est parfaitement exact sur le plan spirituel, que c’est le Christ qui fonde l’Eglise et non saint Pierre, et vous y découvrirez ceci, sous sa plume : « Pierre représente l’Église et il est le Chef de l’Apostolat. » (SERMON LXXVI. NÉCESSITÉ DE L’HUMILITÉ in Oeuvres complètes, tome VIème, Bar-Le-Duc, 1866, p. 1-605)

Donc saint Augustin affirma au contraire, plus que quiconque, la réalité de cette fondation par le Christ de l’Eglise sur saint Pierre et sa fonction de « Chef de l’apostolat », c’est-à-dire le Chef des Apôtres, ce que signifie le titre de « Pape ».

Voyons églament un autre passage de saint Augustin : « Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l’Église: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Saint Paul devient l’apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité. Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération. » (Saint Augustin – Sermon pour la fête des saints Pierre et Paul)

Enfin, plus encore, dans un Sermon portant sur « la chaire de saint Pierre », que nous vous invitons à lire avec soin et vigilante attention, saint augustin insiste sur l’autorité de saint Pierre :

« La sainte Eglise célèbre aujourd’hui, avec une pieuse dévotion, l’établissement de la première chaire de l’apôtre saint Pierre. Remarquez-le bien, la foi doit trouver place en nos âmes avant la science ; car les points de foi catholique proposés à notre respect, loin d’être inutiles pour nous, sont, au contraire, et toujours, et pour tous, féconds en fruits de salut. Le Christ a donné à Pierre les clefs du royaume des cieux, le pouvoir divin de lier et de délier; mais l’Apôtre n’a reçu en sa personne un privilège si étonnant et si personnel, que pour le transmettre d’une manière générale, et en vertu de son autorité, à l’Eglise de Dieu. Aussi avons-nous raison de regarder le jour où il a reçu de la bouche même du Christ sa mission apostolique ou épiscopale, comme celui où la chaire lui a été confiée; de plus, cette chaire est une chaire non de pestilence [Psaume I, 1], mais de saine doctrine. Celui qui s’y trouve assis, appelle à la foi les futurs croyants; il rend la santé aux malades, donne des préceptes à ceux qui n’en connaissent pas et impose aux fidèles une règle de vie; l’enseignement tombé du haut de cette chaire, de notre Eglise, c’est-à-dire de l’Eglise catholique, nous le connaissons, nous y puisons notre joie; c’est l’objet de notre croyance et de notre profession de foi; c’est sur cette chair qu’après avoir pris des poissons, le bienheureux Pierre est monté pour prendre des hommes et les sauver. » (S. Augustin, Sermon sur la Souveraine autorité de la chaire de saint Pierre).

Voici quelques citations additionnelles de saint Augustin sur l’Église fondée sur l’Apôtre Pierre:

« Comptez les pontifes qui se sont succédés depuis Pierre, et remarquez bien toute la suite de leur succession. C’est là cette pierre que ne sauraient ébranler les portes orgueilleuses de l’enfer. » (in Psalmo contra partem Donati str 18)

« Pierre … tête des Apôtres, portier du ciel et de fondation de l’église. » (Lettre XXXVI)

« Pierre portait la personne de l’Eglise » (Sermon 149, 7)

Il se prononça aussi catégoriquement pour affirmer l’indéfectibilité de la foi de Pierre en faisant une interprétation très pertinente de Luc XXII, 32.

« Si, défendant le libre arbitre non selon la grâce de Dieu, mais contre elle, tu dis qu’il appartient au libre arbitre de persévérer ou de ne pas persévérer dans le bien, et que si l’on y persévère, ce n’est pas par un don de Dieu, mais par un effort de la volonté humaine, que machineras-tu pour répondre à ces paroles du Maître: «J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas»?  Oseras-tu dire que malgré la prière du Christ pour que la foi de Pierre ne défaille pas, cette foi eût défailli néanmoins, si Pierre avait voulu qu’elle défaillît, c’est-à-dire s’il n’avait pas voulu persévérer jusqu’à la fin?  Comme si Pierre eût pu vouloir autre chose que ce que le Christ demandait pour lui qu’il voulût!  Qui ignore que la foi de Pierre devait périr, si sa propre volonté, la volonté par laquelle il était fidèle, défaillait, et qu’elle devait demeurer jusqu’au bout, si sa volonté restait ferme?  Mais puisque la volonté est préparée  par le Seigneur, la prière du Christ pour lui ne pouvait être vaine. Quand il a prié pour que sa foi ne défaille pas, qu’a-t-il demandé en définitive, sinon qu’il ait une volonté de croire à la fois parfaitement libre, ferme, invincible et persévérante?  Voilà comment on défend la liberté de la volonté, selon la grâce, et non contre elle.  Car ce n’est pas par sa liberté que la volonté humaine acquiert la grâce, mais plutôt par la grâce qu’elle acquiert sa liberté, et pour persévérer, elle reçoit, en outre, de la grâce le don d’une stabilité délectable et d’une force invincible » (De la correction et de la grâce, livre VIII, ch. 17).

Tout ce qu’Augustin affirme au sujet de Saint Pierre, il l’affirme de la même manière des évêques de Rome, en atteste sa Lettre LIII adressée à Generosus écrite en 400 (consultable ici). Générosus était un catholique de Constantine, honoré de l’amitié de saint Augustin. Un prêtre donatiste lui ayant adressé une lettre en faveur du schisme et où il se vantait d’avoir reçu les communications d’un ange, Générosus envoya cette lettre à saint Augustin; notre saint, tant en son nom qu’au nom de ses vénérables collègues, écrivit la réponse suivante, moins pour éclairer Générosus dont la piété lui était connue, que pour rappeler les faits et les témoignages des Ecritures au prêtre égaré. Dans cette lettre, Augustin prit l’exemple de la succession des évêques de Rome et d’aucune autre Église pour prouver que les donatistes étaient dans l’erreur: il dressa la liste des trente-neuf évêques de Rome depuis saint Pierre jusqu’à Anastase (le pape de l’époque) et affirma d’une part qu’aucun d’entre eux n’avaient tenue la doctrine donatiste et d’autre part que cela prouvait la fausseté du donatisme car ils enseignent la vérité en raison de la promesse faite à Saint Pierre par le Christ en Matthieu XVI, 18:

« S’il faut considérer la succession des évêques, avec quelle certitude plus grande encore, et quelle incontestable utilité nous établirons la succession des évêques de Rome depuis Pierre, à qui le Seigneur a dit comme à la figure de toute l’Eglise : « Je bâtirai sur cette pierre mon Eglise, et les portes des enfers ne prévaudront pas contre elle [Matthieu XVI, 18]! » A Pierre a succédé Lin; à Lin, Clément; à Clément, Anaclet ; à Anaclet, Evariste ; à Evariste, Alexandre; à Alexandre, Sixte; à Sixte, Télesphore ; à Télesphore, Igin; à Igin, Anicet; à Anicet, Pie; à Pie, Soter ; à Soter, . Eleuthère ; à Eleuthère, Victor; à Victor, Zéphirin; à Zéphirin, Callixte; à Callixte, Urbain; à Urbain, Pontiali; à Pontian, Anthère; à Anthère, Fabian ; à Fabian, Corneille; à Corneille, Luce; à Luce, Etienne ; à Etienne, Xyste ; à Xyste, Denis; à Denis, Félix; à Félix, Eutychien ; à Eutychien, Gaïus ; à Gaïus, Marcellin; à Marcellin, Marcel; à Marcel, Eusèbe ; à Eusèbe, Miltiade ; à Miltiade, Sylvestre; à Sylvestre, Marc; à Marc, Jules; à Jules, Libère; à Libère, Damase ; à Damase, Sirice ; à Sirice, Anastase. Dans cet ordre de succession on ne trouve aucun évêque donatiste; mais en revanche les gens de ce parti en ont envoyé un à Rome, ordonné en Afrique, pour être placé à la tête d’un petit nombre d’Africains appelés montagnards ou cutzupites. » (Lettre à Generosus 2)

Ajoutons que le célébrissime adage Catholique « Roma locuta, causa finita est » : « Rome a parlé, la cause est entendue » est à l’origine une phrase de saint Augustin!

Voici quelques autres mots de saint Augustin sur le Siège de Saint Pierre, son grade, son Église, son Évêque, sa dignité, car, comme le dit saint François de Sales: «tout cela revient en un»:

«Le très-heureux Seigneur.» (Lettre 9)

«Où le principauté de la chaire apostolique a toujours été en vigueur.» (Lettre 43, 7)

«La Principauté de la Chaire Apostolique.» (Lettre 162)

«Principauté supérieur à tout épiscopat.» (II, de Bapt.,3)

« Car ne pas être disposé à donner la primauté à l’Église romaine soit découle de la plus grande impiété ou de l’éruption de l’arrogance . » (De Util.. Cred c.17)

« L’Eglise romaine, dans laquelle la primauté du Siège Apostolique a toujours été en vigueur » (Lettre XLII)

« Ce même Pierre … portant la figure de l’Eglise … maintenant le chef-lieu de l’Apostolat … » (Sermon XXVI)

« Il y a beaucoup d’autres choses qui me maintiennent à juste titre dans le sein de l’Église catholique. Le consentement des peuples et des nations me garde, son autorité me garde, inaugurée par des miracles, nourrie dans l’espérance, élargie par l’amour, et mise en place par l’âge. La succession des prêtres me garde, depuis le siège même de l’apôtre Pierre (à qui le Seigneur après sa résurrection, avait donné à nourrir ses brebis) jusqu’à notre épiscopat [du pape Siricius] » (saint Augustin, contre la lettre de Mani appelé « La Fondation » 5, 397)

« Si tous les hommes à travers le monde étaient tels que vous les accusez d’avoir été plus vain, ce que le siège de l’église romaine a fait pour vous, dans lequel Pierre était assis, et dans lequel se trouve Anastase aujourd’hui ? » (Saint Augustin, contre les lettres de Petilani 2, 118, 402)

« Si l’ordre même de la succession épiscopale doit être considéré, combien plus sûrement, en vérité, et faisant en toute sécurité, nous les numérotons de Pierre lui-même, à qui, comme à un représentant de l’ensemble de l’Église, le Seigneur dit : « Sur cette pierre je bâtirai mon église… » [Matt 16, 18] Pierre a été remplacé par Linus, Linus par Clément, Clément par Anaclet, Anaclet par Evaristus….» (Lettres de Contre 53: 1: 2 – 412)

« Admettons cependant que tous les autres évêques de l’univers soient tels que tu les accuses faussement d’être ; mais que t’a fait cette chaire de l’Eglise romaine dans laquelle Pierre a siégé le premier, et où siège maintenant Anastase ? Pourquoi appelles-tu chaire de pestilence la chaise apostolique ? Si c’est à cause des hommes qui l’occupent, et à qui tu reproches de ne pas mettre en pratique la loi qu’ils enseignent, est-ce qu’à cause des pharisiens qui disaient et ne faisaient pas, comme le rapporte l’Evangile, Notre-Seigneur Jésus-Christ a rien dit de défavorable contre la chaire même qu’ils occupaient ? N’a-t-il pas au contraire recommandé cette chaire de Moïse, et n’en a-t-il pas conservé l’honneur intact, tout en censurant ceux qui l’occupaient ? Voici en effet ce qu’il a dit : Ils sont assis sur la chaire de Moïse : faites ce qu’ils disent, mais ne faites pas ce qu’ils font ; car ils disent et ne font pas. Si vous faisiez attention à ces paroles, vous ne chercheriez pas dans les hommes que vous diffamez un prétexte pour blasphémer contre la chaire apostolique de la communion de laquelle vous vous êtes séparés. Mais que promet cette conduite, sinon que vous ne savez que dire, et que néanmoins vous ne pouvez vous empêcher de médire ? » (lib. II, contra litteras Petiliani donatistæ, c. 31)

Nous pouvons et devons donc conclure que saint Augustin croyait que le Christ a fondé son Église sur Saint Pierre, mais encore qu’il croyait à la primauté romaine fondée sur la succession de Saint Pierre.

Publicités

11 commentaires sur “Saint Augustin et la fondation de l’Eglise sur Saint Pierre

  1. Pingback: Démonstration de la primauté de Pierre et de la Papauté | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: De quand date la Papauté ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  3. Pingback: L’enseignement des Pères de l’Église sur « Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église » | +†+Yesus Kristus azu+†+

  4. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    And I tell you…‘You are Peter, Rocky, and on this rock I shall build my Church, and the gates of the underworld will not conquer her. To you shall I give the keys of the kingdom. Whatever you bind on earth shall also be bound in heaven; whatever you loose on earth shall also be loosed in heaven’ (Mt 16:15-19). In Peter, Rocky, we see our attention drawn to the rock. Now the apostle Paul says about the former people, ‘They drank from the spiritual rock that was following them; but the rock was Christ’ (1 Cor 10:4). So this disciple is called Rocky from the rock, like Christian from Christ…Why have I wanted to make this little introduction? In order to suggest to you that in Peter the Church is to be recognized. Christ, you see, built his Church not on a man but on Peter’s confession. What is Peter’s confession? ‘You are the Christ, the Son of the living God.’ There’s the rock for you, there’s the foundation, there’s where the Church has been built, which the gates of the underworld cannot conquer (John Rotelle, Ed., The Works of Saint Augustine (New Rochelle: New City Press, 1993), Sermons, Vol. 6, Sermon 229P.1, p. 327).

  5. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    The following are statements from his Retractations which refer to his interpretation of the rock of Matthew 16:

    In a passage in this book, I said about the Apostle Peter: ‘On him as on a rock the Church was built’…But I know that very frequently at a later time, I so explained what the Lord said: ‘Thou art Peter, and upon this rock I will build my Church,’ that it be understood as built upon Him whom Peter confessed saying: ‘Thou art the Christ, the Son of the living God,’ and so Peter, called after this rock, represented the person of the Church which is built upon this rock, and has received ‘the keys of the kingdom of heaven.’ For, ‘Thou art Peter’ and not ‘Thou art the rock’ was said to him. But ‘the rock was Christ,’ in confessing whom, as also the whole Church confesses, Simon was called Peter. But let the reader decide which of these two opinions is the more probable (The Fathers of the Church (Washington D.C., Catholic University, 1968), Saint Augustine, The Retractations Chapter 20.1).

  6. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    But whom say ye that I am? Peter answered, ‘Thou art the Christ, The Son of the living God.’ One for many gave the answer, Unity in many. Then said the Lord to him, ‘Blessed art thou, Simon Barjonas: for flesh and blood hath not revealed it unto thee, but My Father which is in heaven.’ Then He added, ‘and I say unto thee.’ As if He had said, ‘Because thou hast said unto Me, “Thou art the Christ the Son of the living God;” I also say unto thee, “Thou art Peter.” ’ For before he was called Simon. Now this name of Peter was given him by the Lord, and in a figure, that he should signify the Church. For seeing that Christ is the rock (Petra), Peter is the Christian people. For the rock (Petra) is the original name. Therefore Peter is so called from the rock; not the rock from Peter; as Christ is not called Christ from the Christian, but the Christian from Christ. ‘Therefore,’ he saith, ‘Thou art Peter; and upon this Rock’ which Thou hast confessed, upon this rock which Thou hast acknowledged, saying, ‘Thou art the Christ, the Son of the living God, will I build My Church;’ that is upon Myself, the Son of the living God, ‘will I build My Church.’ I will build thee upon Myself, not Myself upon Thee.
    For men who wished to be built upon men, said, ‘I am of Paul; and I of Apollos; and I of Cephas,’ who is Peter. But others who did not wish to built upon Peter, but upon the Rock, said, ‘But I am of Christ.’ And when the Apostle Paul ascertained that he was chosen, and Christ despised, he said, ‘Is Christ divided? was Paul crucified for you? or were ye baptized in the name of Paul?’ And, as not in the name of Paul, so neither in the name of Peter; but in the name of Christ: that Peter might be built upon the Rock, not the Rock upon Peter. This same Peter therefore who had been by the Rock pronounced ‘blessed,’ bearing the figure of the Church (Philip Schaff, Nicene and Post-Nicene Fathers (Grand Rapids: Eerdmans, 1956), Volume VI, St. Augustin, Sermon XXVI.1-4, pp. 340-341).

  7. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    J’ai posté ci dessus trois citations en anglais d’Augustin, je laisse au lecteur le soin de voir ce qu’Augustin signifiait par là.

  8. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    Encore d’autres citations, Saint Augustin etant tres prolifique sur ce passage, il est tres dur de mal representer sa position quand on considère tous ses ecrits a ce sujet :
    And this Church, symbolized in its generality, was personified in the Apostle Peter, on account of the primacy of his apostleship. For, as regards his proper personality, he was by nature one man, by grace one Christian, by still more abounding grace one, and yet also, the first apostle; but when it was said to him, ‘I will give unto thee the keys of the kingdom of heaven, and whatsoever thou shalt bind on earth, shall be bound in heaven; and whatsoever thou shalt loose on earth, shall be loosed in heaven,’ he represented the universal Church, which in this world is shaken by divers temptations, that come upon it like torrents of rain, floods and tempests, and falleth not, because it is founded upon a rock (petra), from which Peter received his name. For petra (rock) is not derived from Peter, but Peter from petra; just as Christ is not called so from the Christian, but the Christian from Christ. For on this very account the Lord said, ‘On this rock will I build my Church,’ because Peter had said, ‘Thou art the Christ, the Son of the living God.’ On this rock, therefore, He said, which thou hast confessed, I will build my Church. For the Rock (Petra) was Christ; and on this foundation was Peter himself built. For other foundation can no man lay than that is laid, which is Christ Jesus. The Church, therefore, which is founded in Christ received from Him the keys of the kingdom of heaven in the person of Peter, that is to say, the power of binding and loosing sins. For what the Church is essentially in Christ, such representatively is Peter in the rock (petra); and in this representation Christ is to be understood as the Rock, Peter as the Church (Philip Schaff, Nicene and Post-Nicene Fathers (Grand Rapids: Eerdmans, 1956), Volume VII, St. Augustin, On the Gospel of John, Tractate 124.5).

    Before his passion the Lord Jesus, as you know, chose those disciples of his, whom he called apostles. Among these it was only Peter who almost everywhere was given the privilege of representing the whole Church. It was in the person of the whole Church, which he alone represented, that he was privileged to hear, ‘To you will I give the keys of the kingdom of heaven’ (Mt 16:19). After all, it isn’t just one man that received these keys, but the Church in its unity. So this is the reason for Peter’s acknowledged pre–eminence, that he stood for the Church’s universality and unity, when he was told, ‘To you I am entrusting,’ what has in fact been entrusted to all.
    I mean, to show you that it is the Church which has received the keys of the kingdom of heaven, listen to what the Lord says in another place to all his apostles: ‘Receive the Holy Spirit;’ and straightway, ‘Whose sins you forgive, they will be forgiven them; whose sins you retain, they will be retained’ (Jn 20:22-23). This refers to the keys, about which it is said, ‘whatever you loose on earth shall be loosed in heaven, and whatever you bind on earth shall be bound in heaven’ (Mt 16:19). But that was said to Peter. To show you that Peter at that time stood for the universal Church, listen to what is said to him, what is said to all the faithful, the saints: ‘If your brother sins against you, correct him between you and himself alone’ (John Rotelle, Ed., The Works of Saint Augustine (Hyde Park: New City, 1994), Sermons, III/8 (273-305A), On the Saints, Sermon 295.1-3, pp. 197-198).

  9. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    According to Augustine the Apostles are equal in all respects. Each receives the authority of the keys, not Peter alone. But some object, doesn’t Augustine accord a primacy to the apostle Peter? Does he not call Peter the first of the apostles, holding the chief place in the Apostleship? Don’t such statements prove papal primacy? While it is true that Augustine has some very exalted things to say about Peter, as do many of the fathers, it does not follow that either he or they held to the Roman Catholic view of papal primacy. This is because their comments apply to Peter alone. They have absolutely nothing to do with the bishops of Rome. How do we know this? Because Augustine and the fathers do not make that application in their comments. They do not state that their descriptions of Peter apply to the bishops of Rome. The common mistake made by Roman Catholic apologists is the assumption that because some of the fathers make certain comments about Peter—for example, that he is chief of the apostles or head of the apostolic choir—that they also have in mind the bishop of Rome in an exclusive sense. But they do not state this in their writings. This is a preconceived theology that is read into their writings. Did they view the bishops of Rome as being successors of Peter? Yes. Did they view the bishops of Rome as being the exclusive successors of Peter? No. In the view of Augustine and the early fathers all the bishops of the Church in the East and West were the successors of Peter. They all possess the chair of Peter. So when they speak in exalted terms about Peter they do not apply those terms to the bishops of Rome. Therefore, when a father refers to Peter as the rock, the coryphaeus, the first of the disciples, or something similar, this does not mean that he is expressing agreement with the current Roman Catholic interpretation. This view is clearly validated from the following statements of Augustine:

    This same Peter therefore who had been by the Rock pronounced ‘blessed,’ bearing the figure of the Church, holding the chief place in the Apostleship (Sermon 26).

    The blessed Peter, the first of the apostles (Sermon 295)

    Before his passion the Lord Jesus, as you know, chose those disciples of his, whom he called apostles. Among these it was only Peter who almost everywhere was given the privilege of representing the whole Church. It was in the person of the whole Church, which he alone represented, that he was privileged to hear, ‘To you will I give the keys of the kingdom of heaven’ (Mt 16:19). After all, it isn’t just one man that received these keys, but the Church in its unity. So this is the reason for Peter’s acknowledged preeminence, that he stood for the Church’s universality and unity, when he was told, ‘To you I am entrusting,’ what has in fact been entrusted to all (Sermon 295).

    Previously, of course, he was called Simon; this name of Peter was bestowed on him by the Lord, and that with the symbolic intention of his representing the Church. Because Christ, you see, is the petra or rock; Peter, or Rocky, is the Christian people (Sermon 76).

    So then, this self–same Peter, blessed by being surnamed Rocky from the rock, representing the person of the Church, holding chief place in the apostolic ranks (Sermon 76).

    For as some things are said which seem peculiarly to apply to the Apostle Peter, and yet are not clear in their meaning, unless when referred to the Church, whom he is acknowledged to have figuratively represented, on account of the primacy which he bore among the Disciples; as it is written, ‘I will give unto thee the keys of the kingdom of heaven,’ and other passages of like purport: so Judas doth represent those Jews who were enemies of Christ (Exposition on the Book of Psalms, Psalm 119).

    You will remember that the apostle Peter, the first of all the apostles, was thrown completely of balance during the Lord’s passion (Sermon 147).

    Christ, you see, built his Church not on a man but on Peter’s confession. What is Peter’s confession? ‘You are the Christ, the Son of the living God.’ There’s the rock for you, there’s the foundation, there’s where the Church has been built, which the gates of the underworld cannot conquer. (Sermon 229).

    And this Church, symbolized in its generality, was personified in the Apostle Peter, on account of the primacy of his apostleship. For, as regards his proper personality, he was by nature one man, by grace one Christian, by still more abounding grace one, and yet also, the first apostle; but when it was said to him, I will give unto thee the keys of the kingdom of heaven, and whatsoever thou shalt bind on earth, shall be bound in heaven; and whatsoever thou shalt loose on earth, shall be loosed in heaven,’ he represented the universal Church, which in this world is shaken by divers temptations, that come upon it like torrents of rain, floods and tempests, and falleth not, because it is founded upon a rock (petra), from which Peter received his name. For petra (rock) is not derived from Peter, but Peter from petra; just as Christ is not called so from the Christian, but the Christian from Christ. For on this very account the Lord said, ‘On this rock will I build my Church,’ because Peter had said, ‘Thou art the Christ, the Son of the living God.’ On this rock, therefore, He said, which thou hast confessed, I will build my Church. For the Rock (Petra) was Christ; and on this foundation was Peter himself built. For other foundation can no man lay than that is laid, which is Christ Jesus. The Church, therefore, which is founded in Christ received from Him the keys of the kingdom of heaven in the person of Peter, that is to say, the power of binding and loosing sins. For what the Church is essentially in Christ, such representatively is Peter in the rock (petra); and in this representation Christ is to be understood as the Rock, Peter as the Church (Commentary on the Gospel of John, Tractate 124.5).

  10. Maxime Georgel
    15 octobre 2015

    In commenting on one of Augustine’s references to Peter and the rock, John Rotelle, the editor of the Roman Catholic series on the Sermons of Augustine, makes these observations:

    ‘There was Peter, and he hadn’t yet been confirmed in the rock’: That is, in Christ, as participating in his ‘rockiness’ by faith. It does not mean confirmed as the rock, because Augustine never thinks of Peter as the rock. Jesus, after all, did not in fact call him the rock…but ‘Rocky.’ The rock on which he would build his Church was, for Augustine, both Christ himself and Peter’s faith, representing the faith of the Church (emphasis mine) (John Rotelle, Ed., The Works of Saint Augustine (New Rochelle: New City, 1993), Sermons, Sermon 265D.6, p. 258-259, n. 9)

  11. Pingback: POUR UNE FOI CATHOLIQUE BÂTIE SUR LE ROC (Mt.7, 25) | documentation.erlande

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :