+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le sacerdoce catholique est biblique !

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Réfutations des autres erreurs doctrinales des chrétiens non-catholiques : ici

De nombreux ennemis de la foi catholique disent qu’il ne peut pas y avoir de prêtre dans la Nouvelle Alliance (comme les prêtres catholiques) car le sacerdoce du Christ est unique et intransmissible. Ils s’appuient pour cela sur le verset suivant :

« Il [le Christ] demeure éternellement, il possède un sacerdoce qui ne se transmet point. » (Hébreux VII, 24)

Ils disent par ailleurs que nous sommes tous prêtres en s’appuyant sur les versets suivants :

« Mais vous, vous êtes une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis afin que vous annonciez les perfections de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (I Pierre II, 9) et « vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre » (Apocalypse V, 9-10)

Nous répondront à tout cela en deux temps, avant de voir que le sacerdoce catholique était prophétisé dans l’Ancien Testament et que le Christ a réellement fait des membres de la hiérarchie de l’Eglise ses ministres pour toujours.

I) En quel sens le sacerdoce du Christ « ne se transmet point » ?

En réalité, cela signifie que le sacerdoce de la Nouvelle Alliance diffère dans son essence de celui de l’Ancienne. Il en diffère en cela que le sacerdoce de la Nouvelle Alliance n’est pas une charge héréditaire comme l’était celui de l’Ancienne (dans l’Ancienne Alliance, le sacerdoce se transmettait de père en fils, cette différence explique entre autre le célibat ecclésiastique); et que les prêtres de la Nouvelle Alliance ne sont pas « propriétaires » de leur sacerdoce comme l’était ceux de l’Ancienne, mais, selon les termes catholiques, participent à l’unique et intransmissible sacerdoce du Christ dont ils sont les phalanges: le Christ est l’unique prêtre, et les prêtres humains ne sont que ses instruments. C’est ainsi que chacune de leurs actions sacerdotales ne sont que matériellement réalisées par eux, mais formellement, elle le sont par le Christ.

« Que Pierre baptise, c’est lui [le Christ] qui baptise ; que Paul baptise, c’est lui qui baptise ; que Judas baptise, c’est lui qui baptise. » (Saint Augustin, Traités sur saint Jean,VI, 7)

A) Le Christ a institué un sacerdoce ministériel :

Comment expliquer cela à partir de la Bible ? Il y a trois preuves bibliques: la rémission des péchés, l’imposition des mains et l’Eucharistie.

la rémission des péchés :

En Saint Jean XX, 22 et 23, le Christ donne le pouvoir à Ses Apôtres de remettre les péchés :

« Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit :  » Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.  » »

Or, Dieu seul peut remettre les péchés (Marc II, 7, Luc V, 21). Alors comment se peut-il que les Apôtres puissent remettre les péchés alors que Dieu seul le peut? Sont-ils Dieu? Bien sûr que non ! La seule explication est qu’ils participent de manière déléguée et instrumentale à l’unique sacerdoce du Christ. Notez bien que nier cette explication c’est faire l’impasse sur Jean XX, 22 et 23 et réduire les propos du Christ à une absurdité !

Que le Christ fasse participer ses Apôtres au ministère de la rémission des péchés est la preuve la plus évidente de l’institution d’un sacerdoce en participation du seul et unique sien. Ce n’est pas le seul endroit du Nouveau Testament où nous voyons qu’une dignité, un titre ou une fonction appartenant en propre à Dieu ou au Christ est communiquée à d’autres. En effet, Dieu est notre seul Père (Matthieu XXIII, 9) et pourtant il y en a d’autres qui tirent de lui leur nom de père au Ciel et sur la terre (Ephésiens III, 14-15); et saint Paul dit également au Corinthiens qu’il est – lui, Paul – leur père dans le Christ puisque c’est lui les a engendré en Jésus-Christ par l’Evangile: « vous n’avez pas cependant plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Evangile. » (I Corinthiens IV, 15); le Christ est le seul maître (Matthieu XXIII, 8 et 10) et portant saint Paul parle aux Corinthiens de leur possibilité d’avoir « dix mille maîtres dans le Christ » (I Corinthiens IV, 15); le Christ détient les Clefs de David (Apocalypse III, 7) mais Il les confie à Pierre (Matthieu XVI, 19); Il dit être le Bon Pasteur (Jean X, 14) et pourtant Il confie toujours à ce même saint Pierre le soin de paître ses agneaux et brebis (Jean XXI, 15-17); Il est la lumière, mais il dit à ses Apôtres qu’ils sont la lumière du monde (Matthieu V, 14); Il est le constructeur (Matthieu XVI, 18) mais les Apôtres sont aussi bâtisseurs (I Corinthiens III, 11); Il est la pierre d’angle (Actes IV, 11) mais les Apôtres sont aussi des pierres (I Pierre II, 4); Il est le temple (Apocalypse XXI, 22) mais les Apôtres aussi sont des temples (Ephésiens II, 21). Enfin, n’oublions pas l’épisode du Buisson Ardent: Dieu s’adresse à Moïse par le Buisson Ardent, Moïse qui ne sait pas qu’il a affaire à Dieu et ne comprend pas comment un buisson peut brûler sans se consumer et surtout parler comme un homme, il lui demande donc qui il est (Exode III, 13), et Dieu lui répond: « Je suis celui qui suis » (Exode III, 14). Or si moi, administrateur du site j’ai écrit cet article et si vous internaute le lisez, c’est bien que vous et moi avons l’existence, et pourtant ni vous ni moi ne sommes Dieu alors que seul ce dernier est l’être, mais il nous le communique… N’est-il pas écrit que « Puisque sa divine puissance nous a accordé tous les dons qui regardent la vie et la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, et qui par elles nous a mis en possession de si grandes et si précieuses promesses, afin de vous rendre ainsi participants de la nature divine, en vous soustrayant à la corruption de la convoitise qui règne dans le monde. » (II Pierre I, 3-4)

2° l’imposition des mains :

En plusieurs endroits du Nouveau Testament, les Apôtres imposent les mains aux croyants pour leur donner l’Esprit Saint (Actes des Apôtres XIX, 1-17 etc). C’est ce que l’on appelle le sacrement de Confirmation (notons qu’il y a d’autres impositions des mains praticables par tous les chrétiens mais nous ne traiterons ici que de celle qui donne l’Esprit Saint). Or, cette imposition des mains qui donne l’Esprit-Saint ne peut à l’évidence pas être pratiquée par tous les chrétiens mais seulement par les Apôtres et ceux qu’ils ont institués pour cela. Comment expliquer cela sans sacerdoce (par participation) ?! Nous prendrons deux exemples. Premièrement, l’épisode des Actes VIII, 14-17: en Samarie, des gens ont connu des chrétiens qui les ont catéchisés et baptisés au nom du Seigneur Jésus, mais il n’ont pas reçu l’imposition des mains leur conférant le Saint Esprit, c’est pour cela que saint Pierre et saint Jean vont s’en charger; comment cela se ferait-il si tous les chrétiens baptisés pouvaient imposer les mains et si ce pouvoir ne nécessitait pas un pouvoir d’ordre spécial ? Deuxième exemple: juste après, le même livre des Actes (VIII, 18-24) nous rapporte la demande de Simon le Magicien à Pierre de lui acheter à prix d’argent le pouvoir d’imposer les mains, ce après quoi il est réprimandé par l’Apôtre; s’il veut acheter ce pouvoir, c’est qu’il ne l’a pas, et pourtant c’est un chrétien baptisé par le diacre Philippe (Actes VIII, 13).

3° l’Eucharistie :

Lorsque le Christ institue l’Eucharistie, il ne donne le pouvoir de la célébrer qu’aux Apôtres (même pas aux disciples):

Récit de saint Matthieu :

« Le soir étant venu, il se mit à table avec les Douze. […] Pendant le repas, Jésus prit le pain ; et, ayant prononcé une bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant :  » Prenez et mangez, ceci est mon corps.  » Il prit ensuite la coupe, et, ayant rendu grâces, il la leur donna en disant :  » Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle l’alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. » (Mt XXVI, 20 et 26-28)

Récit de saint Marc :

« Sur le soir, Jésus vint avec les Douze. […] Pendant le repas, Jésus prit du pain, et après avoir prononcé une bénédiction, il le rompit, et le leur donna, en disant :  » Prenez, ceci est mon corps.  » Il prit ensuite la coupe, et, ayant rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit :  » Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour la multitude. » (Marc XIV, 17 et 22-24)

Récit de saint Luc :

« L’heure étant venue, Jésus se mit à table, et les douze Apôtres avec lui […] 19 Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant :  » Ceci est mon corps, qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi.  » Il fit de même pour la coupe, après le souper, disant :  » Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, lequel est versé pour vous. » (Luc XXII, 14 et 19-20)

Et dans la suite du Nouveau Testament, la « fraction du pain » se fait toujours avec un Apôtre: Actes II, 42 et 46; Actes XX, 7; Actes XXVII, 33-35; I Corinthiens XI, 23-27.

Je profite de ces mots sur la sainte Eucharistie pour rappeler notre dossier de démonstration de la doctrine catholique à ce sujet: cliquer ici.

Conclusion de la section :

Hébreux VII, 24 ne contredit pas le sacerdoce catholique. En effet, celui-ci ne correspond pas à l’image que s’en font beaucoup de non-catholiques (et de catholiques ne connaissant pas l’intégralité de leur doctrine). Le sacerdoce catholique est une participation à l’unique et intransmissible sacerdoce du Christ comme nous le montre indubitablement la mise en relation de Marc II, 7 et Jean XX, 22-23 ; cela nous est confirmé par l’évidence d’un ministère particulier réservé à quelques individus dans le Nouveau Testament.

Reste la question de savoir si Christ n’a pas conféré des pouvoirs à Ses Apôtres sans que cela ne doivent se perpétuer à travers les siècles.

II) Ne sommes nous pas tous prêtres ?

Nous répondrons avant toute chose que si nous sommes tous prêtres comme le prétendent les non-catholiques, alors leur lecture de Hébreux VII, 24 est erronée car cela veut bien dire qu’il y a un sacerdoce après le Christ !

Mais approfondissons mieux que cela cette question. Rappelons d’abord les versets en cause :

« Mais vous, vous êtes une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis afin que vous annonciez les perfections de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (I Pierre II, 9) et « vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre » (Apocalypse V, 9-10)

I Pierre II, 9 signifie-t-il que nous sommes tous prêtres ? Au XVIIè siècle déjà, le Père Jean-Jacques SCHEFFMACHER montrait l’inconséquence de cette exégèse en :

« On pourrait dire également : Saint Pierre adresse ces paroles à tous les chrétiens; donc tous les chrétiens sont véritablement rois. […] De même que tous les chrétiens ne sont pas véritablement rois, de même ne sont-ils pas tous de véritables prêtres. » (Catéchisme de controverse ou De l’origine du luthéranisme, tiré des ouvrages mêmes de Luther, Préliminaires, § VI, cité in Abbé René-François ROHRBACHER, Motifs qui ont ramené à l’Église catholique un grand nombre de protestants, 3è édition, Société de Saint-Victor pour la propagation des bons livres, 1850, p.213)

La Bible serait-elle donc en train de se tromper ? Absolument pas ! Mais il faut bien comprendre ce qu’elle veut dire. En effet, les protestants admettront que nous ne sommes pas tous rois au sens strict et que nous ce verset nous renseigne donc sur la royauté symbolique du chrétien, en référence et par analogie à la royauté des rois politiques. Pourquoi en serait-il autrement du sacerdoce ? la réalité est que tout chrétien est prêtre en référence et par analogie au sacerdoce ministériel.

Nous irons même plus loin en disant que ce verset nous apprend justement que nous ne sommes pas tous prêtres à la manière que l’entendent les protestants, lorsqu’on se rend compte qu’il fait référence à l’Ancien Testament. En effet, I Pierre II, 9 cite l’Ancien Testament :

« Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous serez mon peuple particulier parmi tous les peuples, car toute la terre est à moi ; mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte. Telles sont les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. » (Exode IX, 5-6) et « le peuple que j’ai formé pour moi, qui publiera ma louange. » (Isaïe 43, 21).

Saint Pierre répète ainsi une vérité connue que l’Eglise de la Nouvelle Alliance est le nouvel Israël, la nouvelle race élue. Aussi c’est à cette Eglise que saint Pierre s’adresse en lui attribuant des caractéristiques qui étaient autrefois celles du peuple d’Israël. Or tous les Hébreux n’étaient pas prêtres au sens ministériel du terme. Ainsi, l’Eglise étant le nouvel Israël doit elle aussi abriter des membres revêtus du sacerdoce ministériel et d’autres ne l’étant pas.

Comme le dit le pape Pie XII dans son encyclique Mediator Dei du 20 novembre 1947 :

« En effet, de même que le bain baptismal distingue tous les chrétiens et les sépare de ceux que l’eau sainte n’a point purifiés et qui ne sont point membres du Christ, de même le sacrement de l’ordre range les prêtres à part des autres fidèles du Christ qui n’ont point reçu ce don, car eux seuls, répondant à l’appel d’une sorte d’instinct surnaturel, ont accédé à l’auguste ministère qui les consacre au service des autels et fait d’eux les divins instruments par lesquels la vie céleste et surnaturelle est communiquée au Corps mystique de Jésus-Christ. Et, en outre, comme Nous l’avons dit plus haut, eux seuls sont marqués du caractère indélébile qui les fait  » conformes  » au Christ Prêtre ; d’eux seuls les mains ont été consacrées,  » afin que tout ce qu’ils béniraient soit béni, et tout ce qu’ils consacreraient soit consacré et sanctifié au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ  » [Pontif. Rom., De ordinatione presbyteri, in manuum unctione.]. Qu’à eux donc recourent tous ceux qui veulent vivre dans le Christ, car c’est d’eux qu’ils recevront le réconfort et l’aliment de la vie spirituelle ; d’eux ils recevront le remède du salut, grâce auquel, guéris et fortifiés, ils pourront échapper au désastre où mènent les vices ; par eux, enfin, leur vie commune familiale sera bénie et consacrée, et leur dernier souffle en cette vie mortelle deviendra l’entrée dans la béatitude éternelle. […] Pour ne pas faire naître en cette matière très importante d’erreurs pernicieuses, il faut préciser avec exactitude le sens du mot  » offrir « . L’immolation non sanglante par le moyen de laquelle, après les paroles de la consécration, le Christ est rendu présent sur l’autel en état de victime, est accomplie par le seul prêtre en tant qu’il représente la personne du Christ, non en tant qu’il représente la personne des fidèles. Mais par le fait que le prêtre pose la divine victime sur l’autel, il la présente à Dieu le Père en tant qu’offrande, pour la gloire de la très sainte Trinité et le bien de toute l’Église. Or, cette oblation au sens restreint, les chrétiens y prennent part à leur manière et d’une double façon, non seulement parce qu’ils offrent le sacrifice par les mains du prêtre, mais aussi parce qu’ils l’offrent avec lui en quelque sorte, et cette participation fait que l’offrande du peuple se rattache au culte liturgique lui-même. Que les fidèles, par les mains du prêtre, offrent le sacrifice, cela ressort avec évidence du fait que le ministre de l’autel représente le Christ en tant que chef offrant au nom de tous ses membres ; c’est pourquoi l’Église universelle est dite, à bon droit, présenter par le Christ l’offrande de la victime. Si le peuple offre en même temps que le prêtre, ce n’est pas que les membres de l’Église accomplissent le rite liturgique visible de la même manière que le prêtre lui-même, ce qui revient au seul ministre délégué par Dieu pour cela, mais parce qu’il unit ses vœux de louange, d’impétration, d’expiation et d’action de grâces aux vœux ou intentions mentales du prêtre, et même du Souverain Prêtre, afin de les présenter à Dieu le Père dans le rite extérieur même du prêtre offrant la victime. Le rite extérieur du sacrifice, en effet, doit nécessairement, par sa nature, manifester le culte intérieur ; or, le sacrifice de la loi nouvelle signifie l’hommage suprême par lequel le principal offrant, qui est le Christ, et avec lui et par lui tous ses membres mystiques, rendent à Dieu l’honneur et le respect qui lui sont dus. […] Pour que l’oblation, par laquelle dans ce sacrifice ils offrent au Père céleste la divine victime, obtienne son plein effet, il faut encore que les chrétiens ajoutent quelque chose : ils doivent s’immoler eux-mêmes en victimes. Cette immolation ne se réduit pas seulement au sacrifice liturgique. Parce que nous sommes édifiés sur le Christ comme des pierres vivantes, le prince des apôtres veut, en effet, que nous puissions, comme  » sacerdoce saint, offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu par Jésus-Christ  » [I Pierre, II, 5] ; et l’apôtre Paul, parlant pour tous les temps, exhorte les fidèles en ces termes :  » Je vous conjure donc, mes frères… d’offrir vos corps en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous lui devez  » [Rm XII, 1]. Mais lorsque les fidèles participent à l’action liturgique avec tant de piété et d’attention qu’on peut dire d’eux :  » Dont la foi et la dévotion te sont connues  » [Missale Rom., Canon Missae], alors il est impossible que leur foi à chacun n’agisse avec plus d’ardeur par la charité, que leur piété ne se fortifie et ne s’enflamme, qu’ils ne se consacrent, tous et chacun, à procurer la gloire de Dieu et, dans leur ardent désir de se rendre étroitement semblables à Jésus-Christ qui a souffert de très cruelles douleurs, il est impossible qu’ils ne s’offrent avec et par le souverain Prêtre, comme une hostie spirituelle. »

III) Le sacerdoce catholique prophétisé dans l’Ancien Testament :

Le Concile de Trente déclare :

« Sacrifice et sacerdoce ont été si unis par une disposition de Dieu que l’un et l’autre ont existé dans toute loi. C’est pourquoi, comme l’Eglise catholique a reçu dans le Nouveau Testament, par une institution du Seigneur, le saint sacrifice visible de l’eucharistie, il faut aussi reconnaître qu’il y a en elle un nouveau sacerdoce visible et extérieur, dans lequel est passé l’ancien sacerdoce He 7,12. Ce sacerdoce a été institué par ce même Seigneur, notre Sauveur ; aux apôtres et à leurs successeurs dans le sacerdoce a été donné le pouvoir de consacrer, d’offrir et d’administrer son Corps et son Sang, ainsi que celui de remettre et de retenir les péchés : voilà ce que montre l’Ecriture sainte et ce qu’a toujours enseigné la tradition de l’Eglise catholique » (Concile de Trente, 23è session, 15 juillet 1563, « Doctrine sur le sacrement de l’Ordre », Chapitre 1) ; « Si quelqu’un dit qu’il n’y a pas dans le Nouveau Testament de sacerdoce visible et extérieur, ou qu’il n’y pas un pouvoir de consacrer et d’offrir le vrai Corps et le vrai Sang du Seigneur et de remettre ou de retenir les péchés, mais seulement une fonction et un simple ministère de la prédication de l’Evangile ; ou que ceux qui ne prêchent pas ne sont pas prêtres qu’il soit anathème. » (Ibid. 1er canon).

Telle est la foi catholique et elle fut prophétisée par Malachie !

En effet, Malachie prophétisait :

« De l’orient au couchant, mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu un sacrifice d’agréable odeur est présenté à mon nom ainsi qu’une offrande pure » (Malachie I, 11)

Cette oblation pure, c’est le Sacrifice de la Croix, et si elle est offerte en tout lieu et par toutes les nations, cela ne peut être que la messe car c’en est exactement la définition ! Aussi cela rejoint parfaitement la doctrine catholique du sacerdoce que nous venons de mentionner en montrant qu’elle est centrée sur le sacrifice, car pour qu’il y ait sacrifice, il faut qu’il y ait sacrificateur ! C’est un sujet qui mérite d’être développé. Nous le faisons dans cet article. Et nous démontrons dans celui-ci que c’est ainsi que les tous premiers chrétiens ont compris ce passage.

Il y a également Isaïe 66, 18-21 :

« Moi, je connais leurs oeuvres et leurs pensées  ! Le temps est venu de rassembler toutes les nations et toutes les langues. Elles viendront et verront ma gloire, et je ferai un prodige au milieu d’eux. Et j’enverrai de leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Phul et à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et à Javan, vers les îles lointaines, qui n’ont jamais entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire ;  et ils publieront ma gloire parmi les nations. Et ils ramèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à Yahweh, sur des chevaux, sur des chars, en litière, sur des mulets et des dromadaires, vers ma montagne sainte, à Jérusalem, dit Yahweh, comme les enfants d’Israël apportent l’offrande dans un vase pur à la maison de Yahweh. Et j’en prendrai même parmi eux pour prêtres et pour lévites, dit Yahweh. »

C’est une prophétie claire que Dieu prendra des Gentils « pour prêtres et pour lévites ». Or cela ne s’est pas produit sous l’Ancienne Alliance et ne peut plus se produire aujourd’hui dans un cadre juif car le Temple et son sacerdoce ont été détruit. Le sacerdoce catholique est donc « le seul candidat au poste » pour la réalisation de cette prophétie qui ne peut pas restée sans réalisation car on ne peut récuser l’Ecriture (Jean X, 35).

IV) La perpétuation du sacerdoce :

L’office que remplissaient les Apôtres n’avait pas vocation a s’arrêter à la mort de ces deniers. En effet, il y a plusieurs occasions où le Christ parlant à Ses Apôtres dit des choses incompréhensibles autrement. Par exemple, il leur dit :

« Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé » (Matthieu XXVIII, 19-20) ou encore « Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc XVI, 15-16)

Or les Apôtres eux-mêmes n’ont pas enseigné toutes les nations et ne sont pas aller « par tout le monde », bien que leur apostolat fut très étendu, ils n’ont pas réussi cet exploit. Ailleurs, le Christ leur dit ;

« voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu XXVIII, 20)

Or les Apôtres sont bien sûr morts bien avant la fin du monde ! Alors que signifient ces paroles ? Tout simplement qu’au travers des Apôtres, le Christ ne s’adressait pas seulement à eux, mais encore à leur fonction sacerdotale qui devait se perpétuer…

Le Christ a dit :

« Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jean XX, 21)

Ainsi, Il les envoie de manière similaire à celle dont le Père l’a envoyé, c’est-à-dire entre autre, comme nous l’avons déjà vu, avec le pouvoir de remettre les péchés ou d’offrir la Saint Sacrifice de la Messe avec l’Eucharistie (qui est une perpétuation de l’unique sacrifice et pas un re-sacrifice: voir ici) « en rémission des péchés » (Mt XXVI, 28), mais aussi de rendre à leur tour de nouveaux individus participants au sacerdoce unique du Christ. C’est ainsi que dès les Épîtres de saint Paul, nous voyons l’Apôtre conférer les pouvoir sacerdotaux a saint Timothée :

« C’est pourquoi je t’avertis de ranimer la grâce de Dieu, que tu as reçue par l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de modération. Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi, son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Evangile, appuyé sur la force de Dieu, qui nous a sauvés et nous a appelés par une vocation sainte, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre décret et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant le commencement des siècles » (II Timothée I, 6-9)

Timothée a ‘reçu l’imposition des mains’ pour une ‘vocation sainte’: c’est exactement ce que fait l’évêque lors d’une ordination sacerdotale. Il s’agit là d’une autre imposition des mains que celle qui donne l’Esprit Saint vu plus haut.

« Ne néglige pas la grâce qui est en toi, et qui t’a été conférée par action prophétique, lorsque l’assemblée des anciens t’a imposé les mains. » (I Timothée IV, 14)

« Anciens », c’est ainsi que les évêques pouvaient être nommés au début du Christianisme.

Et saint Timothée refera ce geste sur d’autres, choisis pour le ministère de l’Église, et saint Paul lui enjoindra d’être prudent dans ses choix :

« N’impose trop vite les mains à personne » (I Timothée V, 22)

Par ailleurs, nous pouvons citer saint Clément de Rome (mort vers 98) qui connut les saints Apôtres Pierre, Paul et Jean, parler des fonctions catholiques d’évêque, prêtre et diacre dans sa Lettre aux Corinthiens (que vous pouvez lire en cliquant ici), lettre dans laquelle plusieurs érudits protestants reconnaissent l’apostolicité de l’épiscopat (voir ici). Voici un extrait de cette lettre :

« Les apôtres nous ont annoncé la bonne nouvelle de la part de Jésus-Christ. Jésus-Christ a été envoyé par Dieu. Le Christ vient donc de Dieu et les apôtres du Christ. Cette double mission elle-même, avec son ordre, vient donc de la volonté de Dieu. Munis des instructions de notre Seigneur Jésus-Christ, pleinement convaincus par sa résurrection, et affermis dans leur foi en la parole de Dieu, les apôtres allaient, tous remplis de l’assurance que donne le Saint-Esprit, annoncer partout la bonne nouvelle de la venue du Royaume des cieux. À travers les campagnes et les villes, ils proclamaient la parole, et c’est ainsi qu’ils prirent leurs prémices (les premiers croyants) ; et après avoir éprouvé quel était leur esprit, ils les établirent évêques et diacres des futurs croyants (…). Nos apôtres ont su aussi qu’il y aurait des contestations au sujet de la dignité de l’épiscopat ; c’est pourquoi, sachant très bien ce qui allait advenir, ils instituèrent les ministres que nous avons dit et posèrent ensuite la règle qu’à leur mort d’autres hommes éprouvés succéderaient à leurs fonctions » (Epître de Clément de Rome aux Corinthiens, XLII, 1-4 et XLIV, 1-2).

Ainsi que saint Ignace d’Antioche (vers 35-vers 110) qui connut les saints Apôtres Pierre et Jean qui parle encore plus clairement de ces fonctions dans des lettres (voir ici).

Mais alors, qu’en est-il du sacerdoce commun des baptisés ? C’est bien simple: il existe en parallèle du sacerdoce ministériel des prêtres et consiste au devoir de chaque chrétien de prêcher l’Évangile à ceux que Dieu met sur son chemin, de faire le sacrifice de sa vie pour son salut et celui des autres et le pouvoir de se gouverner lui-même chrétiennement ainsi que ses éventuels subordonnés.

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11 commentaires sur “Le sacerdoce catholique est biblique !

  1. Christian G.
    21 septembre 2015

    Merci pour le texte YESUS KRISTUS… affermissant !!

  2. Michel Guillemard
    22 septembre 2015

    Encore quelques efforts !

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