+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Deuxième dimanche de mai : fête de sainte Jeanne d’Arc pour la France !

Biographie de sainte Jeanne d’Arc

Sainte Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412.  Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale.

Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges sainte Catherine d’Alexandrie et sainte Marguerite d’Antioche, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu.

Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles.  Elle se rend d’abord à Toul, où elle assure devant l’évêque qu’elle a fait le vœu de virginité ; ensuite elle visite par un pieux pèlerinage la basilique de saint Nicolas de Port, pour confier au patron des Lorrains le périple qu’elle a préparé ; ensuite elle gagne Nancy, où le duc Charles reçoit favorablement la pieuse jeune fille bien qu’elle l’ait accusé d’une mauvaise conduite morale, et il se recommande à ses prières.

Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine,  elle partit pour Orléans.  En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard.  De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal.

Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu,  elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver.

Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté.  Pour Jésus, elle supporta tout avec patience.  Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu.

Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année.

L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III.  Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans.  Puis le Souverain Pontife Saint Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges.  Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption.

Vie de sainte Jeanne d’Arc : http://christroi.over-blog.com/article-sainte-jeanne-d-arc-105005644.html

Un site danois en anglais consacré à sainte Jeanne d’Arc : http://www.jeanne-darc.dk

Le Coeur de sainte Jeanne d’Arc resta intact malgré le bûcher

Déposition de Jean MASSIEU, huissier : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2014/05/30/2014-54-le-coeur-de-jeanne-etait-reste-intact-et-plein-de-sang/

Déposition de Frère Jean PASQUEREL, de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, lorsqu’il fut interrogé par les juges de Jeanne lors du procès de Rouen, à la fin du mois de février 1431: http://leblogdumesnil.unblog.fr/2016/05/30/2016-40-deposition-de-frere-jean-pasquerel-au-proces-de-jeanne-darc/

Témoignages des dominicains qui assistèrent Jeanne d’Arc en son supplice : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2015/05/29/2015-57-temoignages-des-dominicains-qui-assisterent-jeanne-darc-en-son-supplice/

Documents pontificaux sur sainte Jeanne d’Arc

Discours de saint Pie X pour la béatification de Jeanne d’Arc : http://laportelatine.org/bibliotheque/encycliques/PieX/discours_beatification_jeanne_d_arc_13_12_1908.

Allocution de Benoît XV après la lecture solennelle du décret des miracles présentés pour sa canonisation, 6 avril 1920 (Actes de Benoît XV, tome II, page 22 : http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=876).

Lettre de Benoît XV à Mgr Henri DEBOUT, protonotaire apostolique, le louant pour ses œuvres sur Jeanne d’Arc, 5 juillet 1920 (Actes de Benoît XV, tome II, page 152 : http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=876).

Sainte Jeanne déclarée première sainte patronne secondaire de France par Pie XI : http://laportelatine.org/district/france/bo/AnnJdARC/2mars1922.php.

RadioMessage à la France de Sa Sainteté le pape Pie XII du 25 juin 1956 à l’occasion du cinquième centenaire de la réhabilitation de Jeanne d’Arc en la cathédrale de Rouen rendue au culte après sa restauration : http://laportelatine.org/bibliotheque/encycliques/PieXII/Sainte_Jeanne_d_Arc.php.

Prières à sainte Jeanne d’Arc

Cantique du Père Paul DONCOEUR à sainte Jeanne d’Arc : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/05/20/a-sainte-jeanne-darc-priere-neuvaine-pour-la-france-et-cantique-du-pere-doncoeur/

Litanies de saint Jeanne d’Arc: http://laportelatine.org/prieres/prieres/ste_jeanne/jeanne.php

36 raisons de vénérer saint Jeanne d’Arc : http://christ-roi.net/index.php/36_raisons_de_v%C3%A9n%C3%A9rer_Sainte_Jeanne_d%27Arc

Un livre à lire Jeanne d’Arc, le procès de Rouen de Maître Jacques TRÉMOLET de VILLERS

Présentation rapide du livre :

Conférence sur le livre :

Se procurer le livre : https://www.clovis-diffusion.com/jeanne-d-arc-le-proces-de-rouen-c2x20526154?fbclid=IwAR2Iz0TMa3P4wQ0L8x3d_Ro4cj1sCm0iJxU7C39rymt5VyqRBM7U5eYvxks

Documents de grands auteurs sur sainte Jeanne d’Arc

Notice que les Petits Bollandistes consacrent à notre si chère Sainte (T. XV, pp. 389 et suiv.) : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30745g

Eloge de Jeanne d’Arc par Monseigneur Louis-Edouard PIE : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2010/05/08/211le-plus-riche-patrimoine-de-notre-nation-la-premiere-de-nos-gloires-et-la-premiere-de-nos-necessites-sociales-cest-notre-sainte-religion/

La mission posthume de sainte Jeanne d’Arc et Règne social de sainte Jeanne d’Arc par Mgr Henri DELASSUS : http://christ-roi.net/index.php/La_Mission_Posthume_de_Sainte_Jeanne_d%27Arc_et_le_R%C3%A8gne_social_de_Notre_Seigneur_J%C3%A9sus-Christ_%28Mgr_Henri_Delassus%29

Toutes les oeuvres de l’excellent Père Jean-Baptiste-Jospeh AYROLES, SJ, auquel l’Evêque d’Orléans, Mgr Stanislas-Arthur-Xavier TOUCHET fit cet éloge mérité : « Le Père Ayroles, l’homme le mieux renseigné que je sache au monde sur Jeanne d’Arc.« . On les trouvera sur ces deux sites :

http://www.liberius.net/auteur.php?id_auth=315

http://www.stejeannedarc.net/livres/livres_en_ligne.php. Ce second site est une gigantesque ressources de documents sur sainte Jeanne d’Arc : nous les recommandons tous.

Les livres de Mgr Henri DEBOUT qui reçut les félicitations du Pape Benoît XV comme nous l’avons vu : https://archive.org/search.php?query=creator%3A%22Debout%2C+Henri%2C+b.+1857%22

Jeanne d’Arc et la monarchie, par l’abbé Marie-Léon VIAL : http://liberius.net/livre.php?id_livre=107

Canonisation de sainte Jeanne d’Arc

Projetons nos regards en 1920, pour assister à la canonisation solennelle de la Pucelle, par Benoît XV.

Canonisation de Jeanne d’Arc  : Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l’Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l’océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d’Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d’Arc comme Sainte :

« En l’honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la religion chrétienne, par l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l’avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d’Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l’Église universelle. »

« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd’hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu’en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d’assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu’après avoir imité Jeanne d’Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l’héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d’Arc, priez pour votre patrie ! »

Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d’Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d’Arc seconde patronne de la France. C’est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l’Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d’Arc, l’illustre Pucelle d’Orléans, seconde patronne de la France.

« La grande œuvre que la Pucelle est appelée, croyons-nous, à opérer de nos jours, dans cette 2° vie, ouverte par la canonisation, est de restaurer dans les esprits la dignité royale du Fils de Dieu fait Homme, nous faire sortir du naturalisme, de l’humanisme, du laïcisme et nous replacer, pour nous y faire progresser plus que jamais, sur la voie de la civilisation chrétienne ouverte par Constantin, Clovis, Charlemagne et saint Louis. Lorsque le procès de canonisation n’était qu’entrevu, en 1891, Mgr Pagis dit dans une instruction pastorale : « Les souvenirs renaissants de Jeanne d’Arc et l’enthousiasme qu’ils provoquent sont, à nos yeux, des phénomènes providentiels ; nous croyons que Dieu les suscite pour les opposer comme un remède au mal dont nous souffrons depuis un siècle, et qui tuerait la France, si la France pouvait mourir. Quel est ce mal ? Le Souverain Pontife l’a bien souvent dénoncé, notamment dans l’encyclique Immortale Dei[1] : c’est le naturalisme[2] »

Le docteur de la Contre Révolution, que fut Léon XIII, a nommément désigné[3], la maçonnerie, cette société secrète née de l’alliance des pays Anglo-saxons et de la nation juive, comme le vecteur social du naturalisme, dont elle s’est fait une arme de choix contre l’influence sociale du Christ et de son Eglise.

« Au plan politique » poursuit Mgr Pagis, « le naturalisme engendre la discorde entre l’Eglise et l’Etat. A cette erreur, ce mal de notre époque, nous opposons Jeanne d’Arc : elle est le symbole le plus merveilleux, le plus éclatant, le plus populaire du surnaturel, de l’Alliance nécessaire entre la France et l’Eglise. Arborer le drapeau de Jeanne d’Arc, c’est remettre en lumière et en honneur ces grandes idées qui ont sauvé la France et qui peuvent la sauver encore. Ce n’est pas seulement en France que le naturalisme règne et exerce ses ravages, ni en France seulement, que les souvenirs de la merveilleuse Pucelle renaissent et provoquent l’enthousiasme ; son nom est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Les regards qui se portent sur Jeanne d’Arc ne peuvent se détacher de la France. Sans doute notre attitude et nos actes font tomber aujourd’hui notre patrie dans un bien grand mépris… »

« Mais », dit, de son côté, Mgr Delassus, « le don qui a été fait (à la France) en la personne de Jeanne soulève plus que jamais l’étonnement et fait souscrire à la conclusion que Mathieu Thomassin a donné à son Registre doctrinal : « Que chacun sache que Dieu a montré et montre chaque jour qu’Il a aimé et aime le royaume de France…Mais sur tous les signes d’amour que Dieu a envoyé au royaume de France, il n’y en a point eu de si grand, ni de si merveilleux que celui donné par cette Pucelle. Ce signe d’amour incomparable Dieu vient de le remettre dans une lumière qui du Vatican, resplendit dans toutes les régions du monde ; n’est-ce pas parce que l’heure est venue de rendre le monde attentif au ministère que Jeanne est appelée à exercer, auprès des générations présentes, à l’initiative que la France doit prendre sous sa conduite. Ministère ! Que ce mot n’étonne point, il est de Jeanne elle-même. « Je l’ai entendue, dit Percival de Cugny parlant de son fait, dire : « C’est un ministère. » Quel ministère ? Ministère de la parole de Jésus à Pilate : « Oui, je suis roi !»

             Est-ce un hasard que là soit l’argument majeur de la Cité catholique, au début du Pour qu’Il règne ? En réponse à l’interprétation des catholiques libéraux, que ces serfs de la maçonnerie, donnent des propos de Notre Seigneur : « Mon royaume n’est pas de ce monde », le propos de Jésus à Pilate : « Je suis Roi ; Je suis né pour cela : rendre témoignage à la Vérité.» Les clercs, imbus de libéralisme, nous expliquent longuement que le règne de Notre Seigneur se borne à un règne spirituel sur les âmes, qu’il s’étend à la rigueur sur les familles mais en aucune manière à l’état, « ne lui réclamant pour l’Eglise que la Liberté » ! Pilate s’étonnait, bien que « les partisans » de Jésus « n’aient pas combattu pour qu’Il ne soit pas livrés aux Juifs », qu’Il soit « tout de même roi ». Le Procurateur n’en répondit pas moins à ces mêmes juifs, qui lui reprochaient d’avoir mentionné sur la pancarte, surmontant la croix, « Jésus de Nazareth roi des Juifs » : « Ce qui est écrit est écrit ! » Le Romain, organe souverain du pouvoir public, reconnaissait ainsi la royauté politique du Sauveur. Crucifié « pour que les prophéties s’accomplissent », Notre Seigneur était proclamé Roi des nations. Malheureusement la Cité catholique, après avoir prêché ces grandes vérités pendant 20 ans, s’est dérobée à sa mission de restauration et opéré un retour pur et simple au laïcisme, devenant l’Office international des Oeuvres…puis ICTUS, avec le sociabilisme !

            « Ce que la sainte Pucelle ne cesse de dire », affirme Mgr Delassus, « Notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, est le Roi des rois, Roi des nations comme des individus, tout particulièrement Roi de la France dont le souverain est le premier de ses lieutenants.  Renouveler dans l’esprit des rois et des peuples, rajeunir par sa parole, accréditer par le miracle de sa vie la foi à l’Homme Dieu, souverain suprême de la terre aussi bien que du Ciel, fut, est et sera le point culminant de sa mission. Rien qu’elle n’ait prêché avec plus de force, de constance, sous des formes plus variées. Elle a dit aux peuples qui commençaient à s’engager dans les voies de l’apostasie, que Notre Seigneur Jésus Christ est le Souverain Maître, suprême législateur des nations, mais principalement de celles qui ont accepté son baptême et ainsi devenues l’apanage effectif de son adorable humanité.             

Aujourd’hui que l’apostasie est arrivée à son terme et va engendre ses plus terribles conséquences, la Pucelle apparaît dans sa gloire pour rendre à tous les peuples un service plus grand que celui rendu à la France au XV° siècle. Le miracle de sa vie terrestre devait devenir pour nous le « signe » appelant sur elle les regards pour nous rendre attentifs au ministère qu’elle doit exercer auprès du monde moderne : celui de rappeler, rétablir pour tous les siècles à venir cette vérité, cette loi que les princes ne sont que les ministres de Dieu pour le bien, des serviteurs responsables, à qui sera demandé compte de leur gestion par le souverain juge.

            La royauté de Jésus, c’est la fin du laïcisme, du naturalisme, de l’humanisme. La royauté de Jésus c’est ce qu’on a cru pouvoir appeler L’EVANGILE DE LA PUCELLE. Non pas que cette royauté ne fut contenue dans le dépôt de la Révélation. L’Ancien et le Nouveau Testament en sont pleins mais parce que au moment où la Chrétienté commençait à vouloir s’y soustraire, Jeanne est venue, de par Dieu, en faire une nouvelle proclamation confirmée par les signes les plus merveilleux. L’Evangile de la divinité de Jésus Christ fut entravé, fut combattu par toutes les puissances de ce monde, il ne put s’imposer qu’avec le temps. Il en est de même de la reconnaissance de sa royauté. Voici cinq siècles que la Pucelle l’a demandé ; voici deux siècles que le divin roi en a annoncé la réalisation : « Je régnerai malgré mes ennemis ». Le triomphe de l’humanisme, du laïcisme, sous toutes ses formes, son couronnement par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, précisément en France, présentent cette réalisation comme plus éloignée, plus impossible que jamais, et c’est cette heure que Dieu choisit de béatifier, puis de canoniser le héraut de cette royauté.

           Non, ce n’est pas seulement pour recevoir nos hommages que la sainte Pucelle a été placée sur les autels. Ces autels seront une chaire d’où tombera l’enseignement opportun, celui dont la Chrétienté a le plus besoin dans l’état de désordre où elle est tombée », concluait Mgr Delassus.

Rappelons-nous cette parole d’espérance, un jour viendra, et il est plus proche qu’on ne le pense, où Rome, revenue de ses erreurs par lesquelles Il a été « découronné »[4], proclamera à nouveau que les constitutions des Etats doivent reconnaître la suzeraineté de Jésus Christ sur toutes les nations.                                                                                                                 

                                                                                                                                                                                                                            Eric T

[1] Léon XIII, 1° Novembre 1885

[2] Mgr Delassus La mission posthume de Jeanne d’Arc.

[3]Dans son encyclique Humanum genus du 20 avril 1884

[4] Comme l’écrivait Mgr Lefèbvre dans son ouvrage édité en1989, par Fideliter : « Ils L’ont découronné : du libéralisme à l’apostasie, la tragédie conciliaire. »

2 commentaires sur “Deuxième dimanche de mai : fête de sainte Jeanne d’Arc pour la France !

  1. Mario Bosco
    18 mai 2020

    Bonjour, merci à vous pour ces articles forts intéressants. Est-il possible de vous contacter ?

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Cette entrée a été publiée le 10 mai 2020 par dans Foi Catholique.

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