+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Église primitive et la Transsubstantiation

agneau-de-dieu1.jpgLes théories anticatholiques affirment avec aplomb que l’Eglise catholique romaine aurait inventé la croyance en la Trassubstantiassion en 1215. Cette théorie risible fut déjà réfutée sur ce site où nous avons déjà prouvée la biblicité de cette croyance : cliquer ici: – J’ajoute ici une chronologie qui retrace toute la croyance en la Transsubstantiation du Ier siècle à 1215:

L’Église chrétienne des premiers temps croyait à l’unanimité que l’Eucharistie est le corps et le sang du Christ

En plus des preuves bibliques évidentes qu’on a vu, le témoignage de l’Eglise primitive soutient unanimement la doctrine catholique sur l’Eucharistie. Quiconque prend le temps de consulter les Pères de l’Eglise sur ce point , découvrira que tous croyaient que l’Eucharistie est le corps et le sang de Jésus-Christ. Les pères de l’Eglise sont les écrivains chrétiens des premiers siècles. Ce sont ceux qui ont reçu la tradition des Apôtres.

Note. Avant de produire les témoignages de Pères de l’Eglise, il me paraît important de rappeler que les premiers pères de l’Eglise n’ont pas traité ex professo, mais en passant de la Présence Réelle du Christ dans l’eucharistie, parce que hérétiques des premiers siècles n’avaient pas pour habitude de nier cette vérité.

La plus haute antique chrétienne nous en livre déjà des témoignage. Le plus ancien document chrétien extra-biblique, la Didachè (entre 50 et 95) évoque la « fraction du pain » comme un sacrifice. Cette dernière dit en son chapitre XIV: « Rassemblez-vous le jour du Seigneur, rompez le pain et rendez grâces, après vous être mutuellement confessé vos transgressions, afin que votre sacrifice soit pur. Mais que quiconque a un dissentiment avec son prochain ne se joigne pas à vous jusqu’à ce qu’ils se soient réconciliés, afin que votre sacrifice ne soit pas profané. Car voici telle est la parole du Seigneur : « En tout temps et en tout lieu on me présentera une offrande pure, car je suis un grand roi, dit le Seigneur, et mon Nom est admirable parmi les nations. » ». La deuxième phrase évoque clairement le sacrifice, mais cette vérité est encore plus explicite lorsqu’on connait la signification de la dernière phrase qui n’est autre que la citation du verset de Malachie I, 11. En effet, à l’époque de la rédaction du livre de Malachie, les juifs de l’Ancienne Alliance n’avaient qu’un seul et unique lieu pour offrir des offrandes: le Temple de Jérusalem où des sacrifices étaient offerts à Dieu. Or le prophète annonce une offrande (donc un sacrifice) qui lui sera offerte en tout lieu: c’est la messe de la Nouvelle Alliance, c’est comme ça que les tout premiers chrétiens comprirent la prophétie en la mettant en rapport avec la rupture du pain.

La liturgie de cette antiquité (probablement du Ier siècle) que l’on trouve au chapitre huit des Constitutions apostoliques, modifiées probablement au IVe siècle, mais conformes pour l’essentiel à la version primitive, contient ces paroles : « Nous te prions pour que tu envoies ton Esprit Saint sur ce sacrifice, afin qu’il transforme ce pain en corps du Christ, ton Fils, et ce calice dans le sang du Christ, ton Fils. » Et les monuments de la même époque révélés par l’archéologie ne laissent aucun doute sur le fait les fidèles de l’Eglise primitive ont laissé témoignage en de leur foi en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Par exemple, dans dans les catacombes romaines on trouve des peintures qui représentent sans ambiguïté le mystère de la présence du Christ dans ce sacrement. a) Dans la chambre des sacrements que l’on peut voir dans les catacombes de saint Calixte, on voit une peinture qui représente le Christ bénissant un pain et un poisson déposés sur un autel. Or il est connu que les chrétiens avaient l’habitude de désigner le Christ peint sous la forme d’un poisson (donc s’ils magnaient « le poisson », ça signifiait qu’ils croyaient réellement manger le Christ). b) Dans le crypte de Priscillia, on peut voir une peinture, la Fraction du pain, représentant un groupe de fidèles qui s’apprête à prendre le repas et un prêtre qui tient dans ses mains du pain et un calice posés au milieu d’eux. Cette peinture commémore certainement la célébration du sacrifice de la messe. D’autres peintures se trouvent aussi dans les catacombes qui représentent aussi des symboles eucharistiques comme la manne du désert, la multiplication des pain, etc. Toutes ces choses indiquent que les fidèles, durant leur persécution, ont souvent peint sur les murs leur foi en la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie. Des épigraphes confirment la même doctrine.

Saint Ignace d’Antioche (vers 35-entre 107 et 117), disciple des saints Apôtres Pierre et Jean, il est l’un des Pères Apostoliques généralement reconnu par les protestants; il déclara la chose suivante au sujet d’un groupe d’hérétiques qui niaient que l’Eucharistie soit la chair du Christ, il faisait allusion aux docètes, qui niaient aussi la réalité de l’Incarnation et de la Crucifixion, : « Ils s’abstiennent de l’eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a souffert pour nos péchés, et que dans sa bonté le Père a ressuscitée. » (Lettre aux Smyrniotes VII [entre 107 et 110]); en clair: les hérétiques de l’époque refusaient de communier car ils niaient l’Incarnation, ça n’aurait aucun sens si les chrétiens d’alors ne croyaient pas réellement consommer la chair et le sang du Christ lors de l’Eucharistie…

Saint Justin Martyr (vers 100 – 165) fait la même interprétation de Malachie I, 11 que la Didachè: « En Malachie [l, 10-12], Il parle de ces Gentils, c’est-à-dire de nous [les chrétiens issus des nations païennes], qui, en tout lieu, Lui offrent des sacrifices, c’est-à-dire, le pain eucharistique et aussi la coupe de l’Eucharistie, affirmant que nous glorifions son nom et que vous, vous le profanez. » (Dialogue avec Tryphon, 41)

Il enseigne par ailleurs clairement la Présence Réelle: « Nous appelons cet aliment Eucharistie, et personne ne peut y prendre part, s’il ne croit la vérité de notre doctrine, s’il n’a reçu l’ablution pour la rémission de ses péchés et sa régénération, et s’il ne vit selon les enseignements du Christ. Car nous ne prenons pas cet aliment comme un pain ordinaire et une boisson commune. Mais de même que, par la parole de Dieu, Jésus-Christ, notre Sauveur, ayant été fait chair, a pris sang et chair pour notre salut; de même aussi cet aliment, qui par l’assimilation doit nourrir nos chairs et notre sang, est devenu, par la vertu de l’action de grâces, contenant les paroles de Jésus-Christ lui-même, le propre sang et la propre chair de Jésus incarné: telle est notre foi. Les apôtres, dans leurs écrits, que l’on nomme Évangiles, nous ont appris que Jésus-Christ leur avait recommandé d’en agir de la sorte, lorsque ayant pris du pain, il dit: « Faites ceci en mémoire de moi: ceci est mon corps; » et semblablement ayant pris le calice, et ayant rendu grâces: « Ceci est mon sang » ajouta-t-il; et il le leur distribua à eux seuls. Les démons n’ont pas manqué d’imiter cette institution dans les mystères de Mithra; car on apporte à l’initié du pain et du vin, sur lesquels on prononce certaines paroles que vous savez, ou que vous êtes à même de savoir. » (Première Apologie, 66 [151])

imageSaint Irénée de Lyon (vers 125 – entre 202 et 208), disciple de saint Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre saint Jean:

« ..Au surplus, comment auront-ils la certitude que le pain eucharistié est le corps de leur Seigneur, et la coupe, son sang, s’ils ne disent pas qu’il est le Fils de l’Auteur du monde, c’est-à-dire son Verbe, par qui le bois « fructifie », les sources coulent, « la terre donne d’abord une herbe, puis un épi, puis du blé plein l’épi Mc 4,27-28 »? 5 Comment encore peuvent-ils dire que la chair s’en va à la corruption et n’a point part à la vie, alors qu’elle est nourrie du corps du Seigneur et de son sang? Qu’ils changent donc leur façon de penser, ou qu’ils s’abstiennent d’offrir ce que nous venons de dire ! Pour nous, notre façon de penser s’accorde avec l’eucharistie, et l’eucharistie en retour confirme notre façon de penser. Car nous lui offrons ce qui est sien, proclamant d’une façon harmonieuse la communion et l’union de la chair et de l’Esprit: car de même que le pain qui vient de la terre, après avoir reçu l’invocation de Dieu, n’est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constituée de deux choses, l’une terrestre et l’autre céleste, de même nos corps qui participent à l’eucharistie ne sont plus corruptibles, puisqu’ils ont l’espérance de la résurrection…» (Contre les Hérésies Liv.4, 18, 4)

« Comment, si le Seigneur était issu d’un autre Père, pouvait-il sans injustice déclarer que le pain appartenant à notre création était son corps et affirmer que le mélange de la coupe était son sang Mt 26,26-28? Pourquoi se déclarait-il Fils de l’homme, s’il n’avait pas subi la naissance humaine? Comment pouvait-il nous remettre des péchés qui faisaient de nous les débiteurs de notre Créateur et Dieu? Et, s’il n’était pas chair, mais n’avait que l’apparence d’un homme, comment put-il être crucifié, comment du sang et de l’eau purent-ils sortir de son côté transpercé Jn 19,34? Quel était le corps qu’embaumèrent les embaumeurs, et quel était celui qui ressuscita d’entre les morts » (Contre les Hérésies 4, 33)

« Vains, de toute manière, ceux qui rejettent toute l’ « économie » de Dieu, nient le salut de la chair, méprisent sa régénération, en déclarant qu’elle n’est pas capable de recevoir l’incorruptibilité. S’il n’y a pas de salut pour la chair, alors le Seigneur ne nous a pas non plus rachetés par son sang Ep 1, 7, la coupe de l’eucharistie n’est pas une communion à son sang et le pain que nous rompons n’est pas une communion à son corps 1Co 10, 16. Car le sang ne peut jaillir que de veines, de chairs et de tout le reste de la substance humaine, et c’est pour être vraiment devenu tout cela que le Verbe de Dieu nous a rachetés par son sang, comme le dit son Apôtre: « En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés Ep 1,7. » Et parce que nous sommes ses membres 1Co 6,15; Ep 5,30 et sommes nourris par le moyen de la création – création que lui-même nous procure, en faisant lever son soleil et tomber la pluie selon sa volonté Mt 5,45, la coupe, tirée de la création, il l’a déclarée son propre sang Lc 22,20; 1Co 11,25, par lequel se fortifie notre sang, et le pain, tiré de la création, il l’a proclamé son propre corps Lc 22,19; 1Co 11,24, par lequel se fortifient nos corps. » (Contre les Hérésies 5, 2, 2)

« Si donc la coupe qui a été mélangée et le pain qui a été confectionné reçoivent la parole de Dieu et deviennent l’eucharistie, c’est-à-dire le sang et le corps du Christ, et si par ceux-ci se fortifie et s’affermit la substance de notre chair, comment ces gens peuvent-ils prétendre que la chair est incapable de recevoir le don de Dieu consistant dans la vie éternelle, alors qu’elle est nourrie du sang et du corps du Christ et qu’elle est membre de celui-ci comme le dit le bienheureux Apôtre dans son épître aux Éphésiens: « Nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os Ep 5,30 »?(..) ensuite, moyennant le savoir-faire, ils viennent en l’usage des hommes, puis, en recevant la parole de Dieu, ils deviennent l’eucharistie, c’est-à-dire le corps et le sang du Christ -, de même nos corps qui sont nourris par cette eucharistie, après avoir été couchés dans la terre et s’y être dissous, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe de Dieu les gratifiera de la résurrection « pour la gloire de Dieu le Père Ph 2,11 « : car il procurera l’immortalité à ce qui est mortel et gratifiera d’incorruptibilité ce qui est corruptible 1Co 15, 53, parce que la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse 2Co 12, 9. (Contre les Hérésies Liv.5, 2, 3)

Il dit ailleurs: « Comment ne voient-ils [les gnostiques] que le pain sur lequel est prononcée l’action de grâce est le corps le corps du Seigneur et le calice son sang, s’ils ne le reconnaissent pas comme le Fils du créateur du monde, c’est-à-dire, le Verbe par lequel le bois de la Croix produit du fruit ? » (Contre les hérésies, Livre 5, chapitre 2)

L’Inscription d’Abercius (190), que saint Abercius, appelé « Égal aux Apôtres » fit rédigée de son vivant pour qu’elle fut dressée sur sa tombe, est surnommée « Reine des inscriptions chrétiennes », nous parle en image de la Présence Réelle: « Moi, je suivais Paul ; la foi m’a précédé partout et partout m’a présenté en nourriture un poisson de source, très grand, très pur, qu’une Vierge sans tache a péché, et ce poisson, [la foi] le donnait en partage sans cesse comme nourriture à ses amis, avec du vin délectable, mêlé au froment. » N’oublions pas que les premiers chrétiens représentaient le Christ sous forme d’un poisson et la Vierge fait évidemment référence à Marie; ainsi, Marie nous donne un poisson – c’est-à-dire son fils – à manger: cela signifie que les chrétiens de ce temps croyaient manger réellement me corps du Christ (de plus, cela confirme la doctrine catholique du rôle de Marie dans l’Eucharistie).

Clément d’Alexandrie (vers 150-vers 215) : « Mange ma chair, [Jésus], et boit mon sang. Le Seigneur nous donne ces intime nutriments, il livre sa chair et il verse son sang, et rien ne manque à la croissance de ses enfants « (L’instructeur des enfants 1:6:43:3 [191])

Tertullien (vers 155-vers 230) : « Certes, il suffirait à la chair que nulle âme ne pût absolument obtenir le salut à moins de croire, pendant qu’elle est dans la chair: tant il est vrai que la chair est la base du salut. Enfin, quand l’âme est enrôlée au service de Dieu, c’est la chair qui la met à même de recevoir cet honneur. C’est la chair en effet qui est lavée pour que l’âme soit purifiée; la chair sur laquelle on fait les onctions pour que l’âme soit consacrée; la chair qui est marquée du signe sacré pour que l’âme soit fortifiée; la chair qui est couverte par l’imposition des mains pour que l’âme soit illuminée par l’esprit; la chair [du chrétien] enfin qui se nourrit du corps et du sang de Jésus-Christ, pour que l’âme s’engraisse de la substance de son Dieu. Elles ne peuvent donc être séparées dans la récompense, puisqu’elles sont associées dans le travail. » (La Résurrection des Morts 8 [210]). Et il dit ailleurs contre les chrétiens indignes : « C’est un crime déplorable quand un chrétien vient des idoles à l’église, quand il touche le corps du Seigneur, avec les mêmes mains qui construisent des corps aux démons…Crime abominable ! Les juifs ont porté une seule fois les mains sur le christ ; ceux ci outragent quotidiennement son corps. O mains à couper !

TertullianLes ennemis de la foi catholique objecte souvent que Tertullien écrivant contre Marcion disait: « Ce bois [de la Croix] et Jérémie prêchant aux juifs qui allaient dire Venez, jetons le bois sur son pain, c’est-à-dire son corps, te donnent un enseignement. En effet, c’est là ce que Dieu, même dans notre Evangile, a révélé, en appelant pain son propre corps, afin que par là, tu comprennes qu’il a donné au pain la figure de son corps, lui dont le prophète a auparavant figuré le corps par la pain : ce mystère devait être interprété ensuite par la Seigneur. » Par conséquent Tertullien n’admettait pas la présence réelle du Christ, la présence de la figure du Christ dans l’eucharistie.

Réponse: Tertullien disputait contre Marcion qui ne voulait pas admettre que le Christ ait eu un véritable corps. Afin de prouver contre lui la vérité et la réalité du corps du Christ, il prouve que l’eucharistie, symbolisée dans l’Ancien Testament sous la figure du pain, est un sacrement et, comme tel, le signe du corps du Christ ; signe qui n’est pas vide et fantasmatique, mais contenant vraiment ce qu’il signifie. Ainsi l’argumentation de Tertullien est la suivante : l’Eucharistie sous le nom du pain fut la figure du corps du Christ, « or il ne saurait y avoir de figure, s’il n’y avait de corps réel. Une chose vide, une apparence ne peut avoir de figure ». Par conséquent le Christ a eu un vrai corps. Tertullien ne voulait donc pas dire que l’eucharistie était un pure figure et un signe vide, mais le signe et la figure de corps réel qu’elle contenait.

Origène (vers 185-vers 254) : « Autrefois le baptême était “ en énigme ” dans la nuée et la mer ; maintenant la régénération s’opère “ en réalité ” “ dans l’eau et dans l’Esprit Saint ”. Autrefois la manne était une nourriture “ en énigme ”, maintenant la chair du verbe de Dieu est la vraie nourriture “ en réalité ”, comme le prouve Sa parole : “ Ma chair est vraiment une nourriture et Mon sang est vraiment un breuvage ”. (Jn 6, 56) » (Homélies sur Nombres 7, 2 [248]) Ce même auteur dit encore: « j’aimerais vous admonester avec des exemples de votre religion. Vous êtes habitués à prendre part aux divins mystères, donc vous savez comment, quand vous recevez le corps du Christ, vous usez avec révérence de tous les soins afin qu’aucune parcelle ne tombe et que rien du don consacré ne périsse. Vous vous reconnaissez coupable, et vous avez raison de le croire, lorsque cela est moindrement perdu par négligence. » (Homélies sur l’Exode 13; 3 [244])

Saint Hippolyte de Rome (vers 165-235) demande de faire preuve d’une vénération particulière pour le Sacrement [de l’Eucharistie]. La croyance en la Transsubtantiation était partagée par plusieurs apôtres des premiers siècles de la chrétienté.

Saint Cyprien de Carthage (vers 200-258) disait contre ceux qui communient indignement « Ils font violence à son corps et à son sang et ils sont coupables maintenant envers le Seigneur avec leur main et leur bouche d’une manière plus grave que s’ils l’ont renié. » (Traité des Laps) A l’époque de ce même saint Cyprien, la consécration de moniales à Jésus-Eucharistie atteste l’antiquité de cette doctrine.

L’Inscription de Pectorius (IVème siècle) : « Race divine du poisson céleste, reçois avec un cœur respectueux la vie immortelle parmi les mortels, dans les eaux divines. Ami, refais ton âme aux flots éternels de la sagesse qui donne les trésors. Reçois l’aliment doux comme le miel du Sauveur des saints. Mange à ta faim. Tu tiens le poisson dans tes mains. »

Au IVème siècle: la liturgie jérusalémite de Saint Jacob dit : « Envoie ton Esprit Saint pour que sa venue transforme ce pain dans le corps de notre Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur… Et ce breuvage, qui est dans le calice, qu’il le transforme dans le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur. » Et la liturgie de Saint Basile :« Fais que pain devienne le corps précieux de notre Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur. Quant à ce calice qu’il devienne par ton action le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur, qui a offert sa vie pour le salut du monde. »

Saint Cyrille de Jérusalem (315-386) : « Car, le pain et le vin de l’Eucharistie, avant l’invocation de la sainte et adorable Trinité n’étaient que du pain et du vin ; tandis qu’après l’invocation, le pain devient le Corps du Christ, et le vin devient le Sang du Christ … » (Les Catéchèses mystagogiques, 1, 19 :7).

« ainsi donc, ne regardez pas le pain et le vin comme uniquement cela, car ils sont, selon la déclaration du Maître (Jésus), le corps et le sang du Christ. Même si vos sens vous suggèrent le contraire, laissez la foi vous affermir. Ne jugez pas de cette question selon votre goût mais soyez pleinement assurés par la foi, ne doutant pas que vous avez été jugés dignes du corps et du sang du Christ. » (Discours de catéchèses 4 ;22;9)

« Le Christ lui-même ayant donc déclaré et dit du pain : ceci est mon corps, qui désormais osera hésiter ? et quand lui-même a déclaré et dit : ceci est mon sang qui osera douter que ce soit son sang ? Donc avec une entière conviction, participons au corps et au sang du Christ. Car sous la figure du pain, on te donne son corps, et sous la figure du vin, on te donne son sang, afin qu’ayant reçu le corps et le sang du Christ, tu lui deviennes concorporel et consanguin. Ainsi nous sommes devenus Christophores, le corps du Christ et son sang se distribuant dans nos membres » (Catéchèse XXII)

Il dit ailleurs dans ses écrits: : « Le Christ a changé l’eau en vin qui ressemble au sang à Cana en Galilée et nous ne le croirions pas quand il change le vin en son sang? »

Le pape saint Damase (vers 300-384) fait réaliser une inscription pour saint Tarcisius, cette inscription dit: « Saint Tarcisius portait le sacrement du Christ quand un groupe de scélérats l’attaqua pour profaner l’Eucharistie, il préféra se laisser frapper et perdre la vie, plutôt que de laisser le corps céleste aux mains de ces chiens enragés. » Nous pouvons de plus noter que le fait saint Tarcusius ait sacrifier sa vie pour sauver les espèces consacrées appui le fait qu’on ait cru en la Présence Réelle déjà à ce moment là: s’il n’avait pas cru que c’était réellement le Corps et le Sang du Christ, il ne serait pas mort pour ça (on ne se sacrifie pas pour un bout de pain…).

Saint Ambroise de Milan (340-397) dit :« Cette nourriture que tu reçois, c’est le corps du Christ. Considère maintenant laquelle est la plus digne : la manne ou la chair du Christ. La manne venait du ciel, celle-ci est au-dessus du ciel ; la manne était corruptible, celle-ci est incorruptible. Pour les juifs l’eau a coulé du rocher, pour toi le sang coule du Christ. Peut-être diras-tu mais je vois autre chose, comment m’affirmes-tu que je vais recevoir le corps du Christ. Il nous reste donc à le prouver. Prouvons que ce n’est pas là une œuvre naturelle, mais une consécration opérée par une bénédiction. Or la puissance de la bénédiction dépasse celle de la nature, puisque par la bénédiction la nature elle-même est changée… Ce sacrement que tu reçois est fait par la parole du Christ. Si la parole d’Elie a pu faire descendre le feu du ciel, la parole du Christ ne pourra-t-elle pas changer la nature des éléments…. La Parole du Christ a pu créer ce qui n’était pas, et elle ne pourrait changer ce qui est en ce qui n’était pas ? Ce corps que nous rendons présent, conficimus, c’est le corps né de la Vierge. Pourquoi chercher ici, dans le corps du Christ, l’ordre de la nature, alors que le Seigneur Jésus lui-même est né de la Vierge Marie, en dehors des lois de la nature ? C’est la vraie chair du Christ, celle qui a été crucifiée, celle qui a été ensevelie ; c’est donc vraiment le sacrement de sa chair. Le Seigneur Jésus proclame : Ceci est mon corps. Avant la bénédiction un autre nature est désignée, après la consécration c’est le corps qui est signifié. Lui-même dit que c’est son sang : avant la consécration on l’appelle autrement ; après la consécration, on le nomme sang. Et tu dis : Amen, c’est-à-dire : C’est vrai. » (Des Mystères, chapitre IX). Saint Ambroise  dit ailleurs: « Dans ce sacrement se trouve le Christ, parce que s’y trouve le corps du Christ

Saint Athanase (vers 295-373) : « Tant que les prières et les invocations ne sont pas commencées, il n’y a rien d’autre que du pain et du vin. Mais une fois que les grandes et admirables prières ont été prononcées, alors le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. »

Saint Grégoire de Nysse (329-394) dit : «Nous croyons que le pain, sanctifié par la parole de Dieu, est converti au corps du Verbe. Cette conversion au corps du Verbe, se fait en un moment, comme le Verbe la dit lui-même : Ceci est mon corps. Par la vertu de bénédiction, le Verbe transélémente en son corps la nature des éléments qui apparaissent aux yeux »

Saint Jean Chrysostome (vers 344 – 407), évêque, patriarche de Constantinople, Père et Docteur de l’Eglise dit: « Ce qui est dans le calice c’est cela même qui a coulé de son côté sur la croix et nous y avons part… ce corps qui t’est présenté, c’est le corps même qui a été ensanglanté, qui a été percé par la lance et a laissé couler des sources salutaires, les unes de sang, les autres d’eau. Ce corps qu’il nous a donné à prendre et à manger, c’est ce corps d’un intense amour. » et ailleurs: « Le Christ est présent, le même Christ qui jadis fit dresser la table de la cène, a dressé celle-ci pour vous ; car ce n’est pas un homme qui fait que les oblats deviennent le corps et le sang du Christ, mais bien le Christ lui-même, crucifié pour nous. L’évêque est là qui le représente et prononce les paroles que vous savez, mais c’est la puissance et la grâce de Dieu qui agit. Ceci est mon corps, dit-il : cette parole transforme les oblats (touto to rhma metaruqmizei ta prokeimena) » De plus, les liturgie de saint Jean Chrysostome, des églises arméniennes, d’Alexandrie etc. nous livrent en abondance aussi bien des formules de consécration qui signifient et produisent la conversion du pain et du vin dans le corps et le sang de Jésus-Christ ainsi que des oraisons et des prières qui demandent à Dieu que cette conversion se produise.

Théodore de Mopsueste (vers 353-428), semble parler aux Évangélistes et Fondamentalistes d’aujourd’hui : « Quand Christ tendit le pain, il n’a pas dit : « ceci est le symbole de mon corps, mais « ceci est mon corps ». De même, lorsqu’il donna la coupe de son sang, il n’a pas dit : « ceci est le symbole de mon sang » mais « ceci est mon sang » car il voulait que nous regardions les [éléments eucharistiques], après la réception de la grâce et la venue du Saint-Esprit, non pas en fonction de leur état naturel, mais pour les recevoir comme ils sont : le corps et le sang de notre Seigneur. » (Homélie de Catéchèses 5 ;1)

saints augustinSaint Augustin d’Hippone (354-430), évêque, le plus grand des Pères de l’Eglise et Docteur de celle-ci dit : « Que personne ne mange cette chair sans d’abord l’adorer ; … nous pécherions si nous ne l’adorions pas. » ou encore: « Ce que vous voyez, c’est du pain et un coupe , c’est ce que vous disent vos propres yeux. Mais ce que votre foi doit encore vous apprendre est ceci : le pain est le corps du Christ, la coupe est le sang du Christ ».

Les ennemis de la foi catholique objectent souvent que Saint Augustin écrivit : « Le Seigneur n’hésita pas à dire : Ceci est mon corps, alors qu’il donnait le signe de son corps ». Et ailleurs : « Comprenez spirituellement mes paroles. Le corps que vous voyez ce n’est pas lui que vous allez manger, et vous ne boirez pas le sang que vont répandre mes bourreaux. Je vous ai confié un mystère. Compris spirituellement, il vous vivifiera, alors que la chair ne sert de rien.» Par conséquent le docteur d’Hippone a enseigné que dans l’eucharistie est présent non le corps, mais la figure du corps du Christ.

Réponse: Sur le premier passage de Saint Augustin, dont Calvin a fait un usage abusif, il faut répondre qu’il est nécessaire de lire tout le contexte. Saint Augustin combattait les manichéens qui refusaient l’Ecriture, sous le prétexte qu’elle disait que le sang était l’âme et pour cette raison en interdisait sa consommation. St Augustin pour sauver le sens de l’Ecriture répond que le sang est le signe et la manifestation de la présence invisible de l’âme, parce que c’est par le sang que l’âme est contenue dans le corps. Pour confirmer cela, il donne comme exemple l’eucharistie dans laquelle, sous l’espèce du pain, est donné le signe visible de la présence invisible du corps du Christ.

Sur le deuxième passage St Thomas répond à juste titre : « Les hérétiques dont on vient de parler ont trouvé l’occasion de leur erreur justement dans le texte allégué par l’objectant. Mais ils ont mal compris les paroles de S. Augustin. Lorsque celui-ci disait :  » Vous ne mangerez pas ce corps que vous voyez « , il ne voulait pas nier la vérité du corps du Christ, mais seulement affirmer qu’on ne le mangerait pas sous le même aspect où les disciples le voyaient. Lorsqu’il ajoute :  » je vous ai confié un mystère. Compris spirituellement, il vous vivifiera « , il ne veut pas dire que le corps du Christ n’est dans ce sacrement que par une signification mystique :  » spirituellement  » veut dire invisiblement et par la vertu de l’esprit. C’est pourquoi, commentant l’évangile de S. Jean à propos de la parole (6, 64) :  » La chair ne sert de rien « , il donne cette explication : » Sans doute, elle ne sert de rien à la manière dont ils l’ont comprise. Car ils ont compris qu’il fallait manger une chair pareille à celle qu’on arrache d’un cadavre, ou qu’on vend à la boucherie ; ils ne l’ont pas compris sous le mode où un esprit peut-être nourri. Que l’esprit vienne se joindre à la chair, alors la chair sert beaucoup, car si la chair ne servait de rien, le Verbe ne se serait pas fait chair pour habiter parmi nous. » (III, q. 75, a. 1, ad .1) St Augustin a donc condamné la manducation sarkofagian ou capharnaitique,et non la manducation réelle du corps du Christ dans la sacrement.

– au début du Vème siècle: saint Macaire, écrivant en Grèce affirme : « De même prenant le pain et le vin, il dit : Ceci est mon corps et ceci est mon sangCeci en effet n’est pas le symbole du corps, ni le symbole du sang, comme l’ont affabulé certains esprits aveugles, mais bel et bien le corps et le sang du Christ. » Cet auteur, déjà au Ve siècle, rejette la doctrine des calvinistes.

– 431: schisme de l’église nestorienne qui croit en la Présence Réelle.

– 451: schisme de l’église monophysite qui croit en la Présence Réelle.

– 470: Saint Césaire, évêque d’Arles, Père de l’Eglise, justifie cette doctrine en disant : « Qu’y a-t-il d’étonnant à ce que les choses que [Dieu] a pu créer par une parole, il puisse les convertir par une parole ? ». Saint Césaire: «  Qu’un, deux [pain ou vin consacré], ou plusieurs le reçoivent, ils le reçoivent tout entier [le Christ] »

– à partir du VIIème siècle:dans la liturgie mozarabe, le prêtre dit : « Seigneur, mon Dieu, donne-moi de consommer le corps et le sang de ton Fils, Notre Seigneur Jésus Christ, afin qu’ainsi je mérite d’obtenir la rémission de tous mes péchés. »

– 831: Saint Paschase Radbert donne de claires explications sur la Présence Réelle.

– 1050: Béranger de Tours qui fut dénoncé comme hérétique par de nombreux synodes romains et français (entre autre au concile de Tours), est condamné par le Pape saint Léon IX, parce qu’il niait la «Présence Réelle». Il est par la suite à nouveau condamné par les conciles de Rome et de Verceil.

– 1054 : schisme de l’église grecque dite « orthodoxe » qui croit en la Présence Réelle.

– 1079: ce même Béranger de Tours est contraint par un autre concile tenu à Rome à professer une formule de foi eucharistique rédigée par Humbert de Moyenmoûtier, moine bénédictin et légat pontifical. A peine était proférée la première erreur niant la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie: il fut obligé de souscrire à la formule suivante : « Moi Béranger, je crois de cœur et je confesse par la bouche que le pain après la consécration est le vrai corps du Christ, qui est né de la Vierge Marie, qui s’est offert sur la croix pour le salut du monde, qui est assis à la droite du Père ; et le vin, le vrai sang du Christ, qui a coulé de son côté, et cela non seulement en signe et par la vertu du sacrement, mais dans la propriété de la nature et la vérité de la substance. » Il se conduisit de façon inconstante mais finit par réintégrer sous le pape saint Grégoire VII la communion de l’Eglise et mourut en 1088 dans le sein de l’Eglise. Le cas de Béranger de Tours montre bien que l’Eglise exigeait la croyance en la Présence Réelle déjà avant 1215.

– vers 1079: c’est Hildebert de Lavardin, évêque du Mans puis archevêque de Tours qui fait le premier usage connu du mot « transsubstantiation » (Sermon 93 ; ML 177, 776). Comme nous venons de le voir, il n’invente pas le concept, il ne fait que mettre un nom technique sur une croyance qui existe depuis le début du Christianisme.

– au XIIème siècle : Stéphane d’Autun, mort vers 1139-1140, priait Dieu « pour que la nourriture des hommes devienne la nourriture des anges, à savoir que l’offrande du pain et du vin se transsubstantiatie dans le corps et le sang de Jésus. »

– en 1140 ou 1141 : Roland Bandinelli, qui fut par la suite Pape sous le nom d’Alexandre III, traite expressément de la transsubstantiation dans ses Sentences.

– entre 1150 et 1152 : Pierre Lombard, évêque de Paris dit : « Il y a deux choses en ce sacrement ; l’une est contenue et signifiée et l’autre est signifiée sans être contenue. La chose contenue et signifiée est la chair du Christ qui est né de la Vierge Marie et son sang qui a coulé pour nous. La chose signifiée sans être contenue est l’unité de l’Eglise dans les prédestinés, les élus, les justifiés et les glorifiés. Telle est la double signification de la chair et du sang du Christ. » (IV Sent, dist. 8, n° 4)

– au XIIème ou au tout début du XIIIème siècle : saint Guillaume de Paris († 1202 ou 1203), saint patron du Danemark écrit: « Dans la transsubstantiation rien du pain ne reste du pain en dehors de quelque chose de très nouveau et d’ultime, qui est la variété ou la forme sensible des accidents sensibles du pain. Sous la forme matérielle et visible du pain, après la bénédiction sacerdotale accomplie par le rite, est déposé sur l’autel le pain de vie et sous la forme sensible du vin, le breuvage de vie. Et nous savons que ce pain et ce breuvage de vie ne sont pas seulement le Christ même en sa divinité, mais aussi son corps qui a souffert pour nous sur la croix et son sang. » (De sacramento eucharistiae, fol. 14, col. 3)

– 1215 : le IVème concile du Latran réuni autour du Pape Innocent III, défini le dogme de la transsubstantiation comme vérité de foi à croire de manière absolue. Mais contrairement à l’argumentaire anticatholique, le concile n’invente pas cette croyance, il ne fait que définir une croyance qui existait depuis toujours dans l’Eglise.

Ces mêmes chronologies (mensongères et) anticatholiques disent que le pape Innocent III aurait institué l’adoration de l’hostie en 1220. Cette affirmation est à la fois fausse et incohérente. D’abord fausse: comme nous l’avons vu, les chrétiens adorent les espèces consacrées depuis le premier siècle (puisque c’est vraiment Dieu); et incohérent ensuite: si on croit en la Transsubstantiation, de fait on adore les espèces consacrées, donc si la croyance en la Transsubstantiation avait été inventée en 1215 (ce qui est faux), alors l’adoration de l’hostie aurait été inventée en même temps.

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11 commentaires sur “L’Église primitive et la Transsubstantiation

  1. promotorpietatis
    10 mai 2014

    Les doctrines de la transsubstantiation et de la présence réelle sont prétexte à une abomination. Le point de vue païen :
    Transsubstantiation, présence réelle et culte du pain et du vin
    http://avocatdesdieux.wordpress.com/2014/05/09/transsubstantiation-presence-reelle-et-culte-du-pain-et-du-vin/

    • L'Apôtre des protestants
      11 mai 2014

      Promotorpietatis, je voudrais vous poser certaines questions en privé, pourriez-vous me contacter à cette adresse: nicolas.catholique@gmail.com ?

      • promotorpietatis
        14 mai 2014

        Quelles sont vos questions ?

      • L'Apôtre des protestants
        15 mai 2014

        Je vous les poserai par courriel. J’avais créé un compte Twitter il y a longtemps mais je ne comprends rien à son fonctionnement.

      • L'Apôtre des protestants
        16 mai 2014

        Quoi que je vais déjà poser une question ici: défendez-vous toutes les religions païennes ou seulement un d’entre elles? Votre site semble en indiquer plusieurs mais peut être par esprit de contradiction par rapport au Christianisme…

  2. promotorpietatis
    12 mai 2014
  3. Pingback: Le Christ dans l’Eucharistie: au sujet de la Présence Réelle | +†+Yesus Kristus azu+†+

  4. Pingback: Preuve de la Présence Réelle | +†+Yesus Kristus azu+†+

  5. Pingback: Chronologie des inventions et hérésies catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  6. zamant
    24 novembre 2016

    Bonjour
    Tout d’abord merci pour cet article riche. Certains protestants évangéliques avec qui j’ai pu discuter dernièrement, ne sont pas opposé à la présence réel dans le pain et le vin puisque effectivement comme vous le faite de part ce très bon article, on voit que de part l’histoire du christianisme et part la bible on arrive à démontrer que le Christ est bien présence réel dans le Saint Sacrifice. Cependant la ou j’ai eu quelques difficultés c’est d’expliquer que le prêtre et le pasteur ne sont pas pareil.

    En effet dans cette église ils font la Cène chaque dimanche (ce qui d’ailleurs rassurent les anciens catholique peux instruit qui ce sont fait attirer par un tres bon accueil notamment). Ces protestants croient, d’après eux, que Jésus est présent dans le pain et le vin dans la cène qu’ils ce font passer les uns aux autres. Par contre, visiblement, ils croient seulement que le Christ reste de manière temporaire dans les deux espèces (je ne sais pas vraiment d’où ils tiennent cela). Pour eux à partir du moment ou deux ou 3 sont réunis, le pasteur de par ses bénédictions peux faire la cène, Jésus est « présent ». Ils remettent donc en question le pouvoir du Prêtre.

    Quelle réponse puis je leur donner pour être convainquant que n’importe qui ne peux pas Célébrer la messe et s’autoproclamer « pretre » ?

    Dans les actes des apôtres on remarque que ce les anciens et ou les apôtres eux même dirigent et rompent le pain. De notre point de vu (catholique) seul la succession apostolique permet de pouvoir célébrer la messe. Comment démontrer clairement ce point de vu ?

    Merci d’avance pour vos réponses

    En Christ par Marie

    • Ressources Catholiques
      25 novembre 2016

      Bonjour Zamant,

      En fait vous avez trouvé la réponse: seuls les apôtres et les anciens pouvaient offrir l’Eucharistie. Et cela seul suffit à prouver ma thèse catholique. Le Christ donne ce pouvoir aux apôtres sans l’eut donner de condition plus précise. Je vous incite à lire l’article suivant: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/09/20/le-sacerdoce-catholique-est-biblique/. Il y est démontré que seuls les apôtres et leurs délégués pouvaient rompre le pain, imposer les mains et pardonner les péchés.

      In Christo.

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Cette entrée a été publiée le 1 mai 2014 par dans Foi Catholique.
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