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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Est-il possible de prouver l’existence de Dieu par la raison ? La réponse de l’Ecriture Sainte et du Magistère

Défense de tous les dogmes de la Sainte Eglise : ici

De nos jours, bon nombre de « catholiques » libéraux et modernistes prétendent qu’il est impossible de prouver l’existence de Dieu par le seul moyen de la raison naturelle. Il s’en suivrait qu’on ne peut imposer aucun dogme de manière rationnelle. Nous avons déjà publié plusieurs articles prouvant l’existence de Dieu par la raison seule : S. Thomas d’Aquin : Dieu existe-t-il ?, L’univers ne s’est pas auto-créé !, Connaître Dieu par l’Intelligence. Nous renvoyons de plus au premier tome de la Somme contre les Gentils de saint Thomas d’Aquin (vers 1225-1274) : pour lire ce livre en ligne, cliquer ici ; pour l’acheter, cliquer ici. Mais l’objet du présent article est de leur présenter un argument d’autorité qu’ils ne pourront pas récuser, à moins de cesser d’être catholiques : celui de l’Ecriture sainte et du Magistère infaillible de l’Eglise !

L’Ecriture Sainte

Psaume XIII/XIV

« 1 Au maître de chant. De David. L’insensé dit dans son coeur : « Il n’y a point de Dieu !… » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’en est aucun qui fasse le bien. »

Psaume XVIII/XIX

« 2 Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament annonce l’oeuvre de ses mains.
3 Le jour crie au jour la louange, la nuit l’apprend à la nuit.
4 Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles; dont la voix ne soit pas entendue.
5 Leur son parcourt toute la terre, leurs accents vont jusqu’aux extrémités du monde. C’est là qu’il a dressé une tente pour le soleil.
6 Et lui, semblable à l’époux qui sort de la chambre nuptiale, s’élance joyeux, comme un héros, pour fournir sa carrière.
7 Il part d’une extrémité du ciel, et sa course s’achève à l’autre extrémité : rien ne se dérobe à sa carrière. 8 La loi de Yahweh est parfaite : elle restaure l’âme. Le témoignage de Yahweh est sur : il donne la sagesse aux simples.
9 Les ordonnances de Yahweh sont droites elles réjouissent les coeurs. Le précepte de Yahweh est pur : il éclaire les yeux. »

Sagesse

« 1 Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n’ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l’Ouvrier.
2 Mais ils ont regardé le feu, le vent, l’air mobile, le cercle des étoiles, l’eau impétueuse, les flambeaux du ciel, comme des dieux gouvernant l’univers.
3 Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu’ils sachent combien le Maître l’emporte sur elles ; car c’est l’Auteur même de la beauté qui les a faites.
4 Et s’ils en admiraient la puissance et les effets, qu’ils en concluent combien est plus puissant celui qui les a faites.
5 Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur.
6 Ceux-ci pourtant encourent un moindre reproche ; car ils s’égarent peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver.
7 Occupés de ses œuvres, ils en font l’objet de leurs recherches, et s’en rapportent à l’apparence, tant ce qu’ils voient est beau !
8 D’autre part, ils ne sont pas non plus excusables ;
9 car, s’ils ont acquis assez de science pour arriver à connaître le monde, comment n’en ont-ils pas connu plus facilement le Maître ? » (Chapitre XIII)

Romains

« 18 En effet, la colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui, par leur injustice, retiennent la vérité captive ;
19 car ce qui se peut connaître de Dieu, est manifeste parmi eux : Dieu le leur a manifesté.
20 En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l’intelligence par le moyen de ses œuvres. Ils sont donc inexcusables,
21 puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres. » (Chapitre I)

Le Magistère de l’Eglise

Pie IX

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En 1844, la Sacrée Congrégation des évêques et religieux imposa à l’abbé Eugène BAUTAIN, dont la doctrine était douteuse sur cette question, de signer la déclaration suivante :

« Nous promettons pour aujourd’hui et pour l’avenir :

1. de ne jamais enseigner qu’avec les seules lumières de la droite raison, abstraction faite de la révélation divine, on ne peut donner une véritable démonstration de l’existence de Dieu. — 2. [de ne jamais enseigner] qu’avec la raison seule on ne peut démontrer la spiritualité et l’immortalité de l’âme ou toute autre vérité purement naturelle, rationnelle ou morale. — 3. [de ne jamais enseigner] qu’avec la raison seule on ne peut avoir la science des principes ou de la métaphysique, ainsi que des vérités qui en dépendent, comme science tout à fait distincte de la théologie surnaturelle qui se fonde sur la révélation divine. — 4. [de ne jamais enseigner] que la raison ne peut acquérir une vraie et pleine certitude des motifs de crédibilité, c’est-à-dire de ces motifs qui rendent la révélation divine évidemment croyable, tels sont les miracles et les prophéties, particulièrement la résurrection de Jésus-Christ. »

Quelques années plus tard, l’abbé Augustin BONNETY renouvelait les erreurs de BAUTAIN, c’est alors que la Sacrée Congrégation de l’Index lui fit signer la déclaration suivante :

« 1. « Même si la foi est au-dessus de la raison, il ne peut jamais exister entre elles aucun dissentiment réel, aucune discorde, puisque toutes deux découlent d’une seule et même source de vérité immuable et éternelle, Dieu très bon et très grand, et qu’elles s’aident mutuellemen  » 2776 ; voir 3019).

2. Le raisonnement peut prouver avec certitude l’existence de Dieu, la spiritualité de l’âme, la liberté humaine. La foi est postérieure à la Révélation, et elle ne peut donc pas être alléguée pour prouver l’existence de Dieu vis-à-vis d’un athée, ni pour prouver la spiritualité de l’âme raisonnable et sa liberté face aux partisans du naturalisme et du fatalisme (voir 2751 , 2754).

3. L’usage de la raison précède la foi et y conduit l’homme à l’aide de la Révélation et de la grâce (2755) .

4. La méthode dont se sont servis saint Thomas, saint Bonaventure et d’autres scolastiques après eux, ne conduit pas au rationalisme, et elle n’a pas été la cause de ce que dans les écoles d’aujourd’hui la philosophie incline au naturalisme et au panthéisme. C’est pourquoi il n’est pas permis de reprocher à ces docteurs et à ces maîtres de faire usage de cette méthode, surtout avec l’approbation, au moins tacite, de l’Eglise. » (Décret des 11 et 15 juin 1855)

Concile Vatican I

Le concile dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Le concile enseigne :

« Néanmoins, afin que l’hommage de notre foi fût d’accord avec la raison, Dieu a voulu ajouter aux secours intérieurs de l’Esprit saint les preuves extérieures de sa révélation, à savoir les faits divins et surtout les miracles et les prophéties, lesquels, en montrant abondamment la toute-puissance et la science infinie de Dieu, sont les signes très-certains de la révélation divine et appropriés à l’intelligence de tous. C’est pour cela que Moïse et les Prophètes et surtout le Christ Seigneur lui-même ont fait tant de miracles et de prophéties d’un si grand éclat ; c’est pour cela qu’il est dit des apôtres : « Pour eux, s’en étant allés, ils prêchèrent partout avec la coopération du Seigneur, qui confirmait leurs paroles par les miracles qui suivaient (Marc XVI, 20). » Et encore : « Nous avons une parole prophétique certaine, à laquelle vous faites bien de prendre garde, comme à une lumière qui luit dans un endroit ténébreux (II. Petr. 1, 19). » » (Constitution dogmatique Dei Filius, dite De fide catholica, 24 avril 1870, Chapitre III, 2)

Et il fait correspondre le canon suivant à cet enseignement :

« Si quelqu’un dit que la révélation divine ne peut devenir croyable par des signes extérieurs, et que, par conséquent, les hommes ne peuvent être amenés à la foi que par la seule expérience intérieure de chacun d’eux, ou par l’inspiration privée ; qu’il soit anathème. » (Constitution dogmatique Dei Filius, dite De fide catholica, 24 avril 1870, Chapitre III, Canon III)

Léon XIII

« Toutefois, l’utilité de ce même procédé philosophique ne s’arrête pas à ces limites. Et, de fait, les oracles de la divine sagesse adressent de graves reproches à la folie de ces hommes qui, par les biens visibles n’ont pu comprendre Celui qui est, et, à la vue des œuvres, n’ont pu reconnaître l’ouvrier (Sap. XIII, I). Ainsi, un premier fruit de la raison humaine, fruit grand et précieux entre tous, c’est la démonstration qu’elle nous donne de l’existence de Dieu : car, par la magnificence et la beauté de la créature, le Créateur de ces choses pourra être vu d’une manière intelligible (Ibid. 5).- La raison nous montre ensuite l’excellence singulière de ce Dieu qui réunit toutes les perfections, principalement une sagesse infinie, à laquelle rien ne peut échapper, et une souveraine justice contre laquelle aucune disposition vicieuse ne peut prévaloir ; elle nous fait comprendre ainsi que, non seulement Dieu est véridique, mais qu’il est la vérité même, ne pouvant ni se tromper ni tromper. D’où il ressort en toute évidence que la raison humaine procure à la parole de Dieu la foi la plus entière et la plus grande autorité. – Semblablement, la raison nous déclare que, dès son origine, la doctrine évangélique a brillé de signes merveilleux, arguments certains d’une vérité certaine ; c’est pourquoi ceux qui ajoutent foi à l’Évangile, ne le font point témérairement, comme s’ils s’attachaient à des fables spécieuses (II. Petr. I, 16), mais ils soumettent leur intelligence et leur jugement à l’autorité divine par une obéissance entièrement conforme à la raison. Enfin, ce qui n’est pas moins précieux, la raison met en évidence comment l’Église, instituée par Jésus-Christ, nous offre (ainsi que l’établit le Concile du Vatican) « dans son admirable propagation, dans son éminente sainteté et la fécondité intarissable qu’elle révèle en tous lieux, dans l’unité catholique, dans son inébranlable stabilité, un grand et perpétuel motif de crédibilité et un témoignage irréfragable de la divinité de sa mission (Const. dogm. de Fide cath., cap. 3). » (Encyclique Aeterni Patris, 4 août 1879 – Sur la philosophie chrétienne)

Léon XIII donne également les enseignements suivants qui n’affirment pas de manière directe que la raison seule peut parvenir à la certitude de l’existence de Dieu, mais qu’il est facile de conclure que la religion catholique est l’unique vraie religion. Or si cette dernière conclusion est facile, à plus forte raison la seule existence de Dieu :

« Les devoirs religieux de la société

La société politique étant fondée sur ces principes, il est évident qu’elle doit sans faillir accomplir par un culte public les nombreux et importants devoirs qui l’unissent à Dieu. – Si la nature et la raison imposent à chacun l’obligation d’honorer Dieu d’un culte saint et sacré, parce que nous dépendons de sa puissance et que, issus de lui, nous devons retourner à lui, elles astreignent à la même loi la société civile. Les hommes, en effet, unis par les liens d’une société commune, ne dépendent pas moins de Dieu que pris isolément ; autant au moins que l’individu, la société doit rendre grâce à Dieu, dont elle tient l’existence, la conservation et la multitude innombrable de ses biens. C’est pourquoi, de même qu’il n’est permis à personne de négliger ses devoirs envers Dieu, et que le plus grand de tous les devoirs est d’embrasser d’esprit et de cœur la religion, non pas celle que chacun préfère, mais celle que Dieu a prescrite et que des preuves certaines et indubitables établissent comme la seule vraie entre toutes, ainsi les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile, ou en admettre une indifféremment selon leur bon plaisir. En honorant la Divinité, elles doivent suivre strictement les règles et le mode suivant lesquels Dieu Lui-même a déclaré vouloir être honoré. – Les chefs d’État doivent donc tenir pour saint le nom de Dieu et mettre au nombre de leurs principaux devoirs celui de favoriser la religion, de la protéger de leur bienveillance, de la couvrir de l’autorité tutélaire des lois, et ne rien statuer ou décider qui soit contraire à son intégrité. Et cela ils le doivent aux citoyens dont ils sont les chefs. Tous, tant que nous sommes, en effet, nous sommes nés et élevés en vue d’un bien suprême et final auquel il faut tout rapporter, placé qu’il est aux cieux, au-delà de cette fragile et courte existence. Puisque c’est de cela que dépend la complète et parfaite félicité des hommes, il est de l’intérêt suprême de chacun d’atteindre cette fin. Comme donc la société civile a été établie pour l’utilité de tous, elle doit, en favorisant la prospérité publique, pourvoir au bien des citoyens de façon non seulement à ne mettre aucun obstacle, mais à assurer toutes les facilités possibles à la poursuite et à l’acquisition de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirent eux-mêmes. La première de toutes consiste à faire respecter la sainte et inviolable observance de la religion, dont les devoirs unissent l’homme à Dieu.

Quant à décider quelle religion est la vraie, cela n’est pas difficile à quiconque voudra en juger avec prudence et sincérité. En effet, des preuves très nombreuses et éclatantes, la vérité des prophéties, la multitude des miracles, la prodigieuse célérité de la propagation de la foi, même parmi ses ennemis et en dépit des plus grands obstacles, le témoignage des martyrs et d’autres arguments semblables prouvent clairement que la seule vraie religion est celle que Jésus-Christ a instituée lui-même et qu’il a donné mission à son Église de garder et de propager. » (Encyclique Immortale Dei du 1er novembre 1885 – Sur la constitution chrétienne des Etats)

« La liberté de culte, considérée dans son rapport avec la société, est fondée sur ce principe que l’Etat, même dans une nation catholique, n’est tenu de professer et de favoriser aucun culte. Il doit rester indifférent au regard de tous et en tenir un compte juridiquement égal. Il n’est pas question ici de cette tolérance de fait, qui en des circonstances données peut être concédée aux cultes dissidents, mais bien de la reconnaissance accordée à ceux-ci des droits mêmes qui n’appartiennent qu’à l’unique vraie religion, que Dieu a établi dans le monde et désigné par des caractères clairs et précis pour que tous puissent la reconnaître comme telle et l’embrasser. Aussi bien une telle liberté place-t-elle sur la même ligne la vérité et l’erreur, la foi et l’hérésie, l’Eglise de Jésus-Christ et une quelconque institution humaine : elle établit une déplorable et funeste séparation entre la Société humaine et Dieu son Auteur ; elle aboutit enfin aux tristes conséquences que sont l’indifférentisme de l’Etat en matière religieuse ou, ce qui revient au même, son athéisme » (Lettre E Giunto, 19 juillet 1889, à l’empereur du Brésil ; la fin : PIN. 235)

Notons que ces deux derniers documents de Léon XIII sont aussi une condamnation de toute forme de laïcité. Nous développons les enseignements des Papes sur ce sujet dans notre article :

L’union de l’Eglise et de l’Etat : ce qu’enseignent les Papes

Saint Pie X

Saint Pie X

Saint Pie X rendit obligatoire pour tout prêtre le Serment antimoderniste (Motu proprio Sacrorum antistitum, 1er septembre 1910), dans lequel il faisait jurer dès le commencement :

« Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps. »

L’une de ces erreurs étant bien entendu l’idée selon laquelle on ne pourrait pas prouver l’existence de Dieu par la raison seule. Mais plus loin dans ce même serment, il fait explicitement et immédiatement après, jurer aux prêtres :

« Et d’abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi, démontré à la lumière naturelle de la raison « par ce qui a été fait » Rm 1,20 , c’est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.

Deuxièmement, j’admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c’est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties comme des signes très certains de l’origine divine de la religion chrétienne et je tiens qu’ils sont tout à fait adaptés à l’intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d’aujourd’hui. »

Notons que ce serment confirme, pour ceux qui en auraient douté, l’infaillibilité du Syllabus. En effet, comme nous venons de le dire, saint Pie X oblige tous les prêtres à jurer (et une telle obligation ne saurait porter sur une affirmation pouvant être fausse) de se soumettre à l’enseignement du « magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps ». N’importe qui comprendra que cela concerne entre autres et de manière privilégiée le Syllabus. Mais cela a pour but direct de proclamer l’infaillibilité du Syllabus en particulier, puisque son titre complet est : « Recueil [Syllabus] renfermant les principales erreurs de notre temps qui sont signalées dans les allocutions consistoriales, encycliques et autres lettres apostoliques de Notre Très Saint-Père le pape Pie IX » !

Pie XII

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« On révoque en doute que la raison humaine, sans le secours de la révélation et de la grâce divine, puisse démontrer l’existence d’un Dieu personnel par des arguments tirés des choses créées ; on nie que le monde ait eu un commencement et l’on soutient que la création est nécessaire, puisqu’elle procède de la nécessaire libéralité de l’amour de Dieu ; on refuse aussi à Dieu l’éternelle et infaillible prescience des libres actions de l’homme. Or tout cela s’oppose aux déclarations du Concile du Vatican (Cfr. Conc. Vatic., Const. De Fide cath. ch. 1, De Deo rerum omnium creatore). […]

On sait combien l’Eglise estime la raison humaine dans le pouvoir qu’elle a de démontrer avec certitude l’existence d’un Dieu personnel, de prouver victorieusement par les signes divins les fondements de la foi chrétienne elle-même, d’exprimer exactement la loi que le Créateur a inscrite dans l’âme humaine et enfin de parvenir à une certaine intelligence des mystères, qui nous est très fructueuse (Cfr. Conc. Vat., D. B., 1796). » (Encyclique Humani generis, 12 août 1950 – Sur les opinions fausses qui menacent de ruiner les fondements de la doctrine catholique)

La valeur de cette encyclique est particulièrement importante ! En effet, son sous-titre parle de lui-même : « Sur les opinions fausses qui menacent de ruiner les fondements de la doctrine catholique ». Et à la fin, Pie XII conclut son encyclique en montrant qu’il entend la couvrir de l’infaillibilité :

« Aussi, après avoir mûrement pesé et considéré la chose devant Dieu, pour ne pas manquer à Notre devoir sacré, Nous enjoignons aux Evêques et aux Supérieurs de familles religieuses, leur en faisant une très grave obligation de conscience, de veiller avec le plus grand soin à ce que ces opinions ne soient pas exposées dans les écoles, dans les réunions, dans n’importe quels écrits, et qu’elles ne soient pas enseignées en quelque manière que ce soit aux clercs et aux fidèles.

Que ceux qui sont professeurs d’instituts ecclésiastiques sachent qu’ils ne peuvent exercer en toute tranquillité de conscience la charge d’enseigner qui leur est confiée, s’ils n’acceptent pas religieusement les normes doctrinales que Nous avons édictées, et s’ils ne les suivent pas exactement au cours de la formation de leurs élèves. Le respect et l’obéissance qu’ils doivent professer envers le magistère de l’Eglise dans leur travail quotidien, ils les doivent inculquer aussi au coeur et à l’esprit de leurs élèves.

Oui, qu’ils travaillent, usant de toutes leurs forces et de toute leur application, à faire avancer les disciplines qu’ils enseignent, mais qu’ils se gardent aussi d’outrepasser les limites que nous avons fixées en vue de protéger les vérités de la foi et la doctrine catholique. » (Encyclique Humani generis, 12 août 1950 – Sur les opinions fausses qui menacent de ruiner les fondements de la doctrine catholique)

Le Père Raimondo SPIAZZI, O.P., professeur à l’Angelicum à Rome, rapportera plusieurs années plus tard :

« Je me souviens que quelques mois après la publication d’Humani generis, j’y fis allusion lors d’une audience avec Pie XII, et je l’entendis dire : « Si l’on n’était pas intervenu, on pouvait en arriver au point ou presque plus rien ne serait resté debout« . »

3 commentaires sur “Est-il possible de prouver l’existence de Dieu par la raison ? La réponse de l’Ecriture Sainte et du Magistère

  1. Pingback: Réfutations des erreurs doctrinales des chrétiens anti-catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. valf7
    1 mars 2019

    Merci Beaucoup pour votre travail !

  3. Michel
    13 mars 2019

    Merci pour votre travail .cela permet de mieux connaître l Église et de la défendre. Merci

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Cette entrée a été publiée le 22 février 2019 par dans Foi Catholique.
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