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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le célibat est-il supérieur au mariage ? La réponse de l’Ecriture Sainte et du Magistère

Défense de tous les dogmes de la Sainte Eglise : ici

De nos jours, bon nombre de protestants et « catholiques » libéraux et modernistes prétendent que le célibat ne serait pas supérieur au mariage. Voulant par là, entre autres, critiquer le célibat des prêtres. Notons d’abord qu’on trouvera la réfutation des objections historiques contre le célibat des prêtres dans notre article : Le célibat des prêtres vient des apôtres !

Ils trouveront ci dessous toutes les preuves bibliques et magistérielles (faisant autorité pour ceux qui se veulent catholiques) que le célibat est intrinsèquement supérieur au mariage. Nous précisons toutefois qu’il ne faut pas que n’importe qui croit qu’il est fait pour le célibat et qu’il délaisse complétement l’idée du mariage. En effet, le Christ dit lui-même :

« Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des hommes qui ne peuvent pas se marier dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. » (Matthieu XIX, 11-12)

L’Ecriture Sainte

« Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des hommes qui ne peuvent pas se marier dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. » (Matthieu XIX, 11-12)

Cela signifie qu’il peut être utile pour aller au Ciel de choisir le célibat; et cela signifie aussi que le célibat est supérieur au mariage, sinon cette phrase du Christ n’aurait aucun intérêt.

« Quant aux points sur lesquels vous m’avez écrit, je vous dirai qu’il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme. Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas puissance sur son propre corps, mais le mari ; pareillement le mari n’a pas puissance sur son propre corps, mais la femme. Ne vous soustrayez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre. Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi [célibataire]; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi-même. Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler. […] Je pense donc à cause des difficultés présentes, qu’il est bon à un homme d’être ainsi. — Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien ; n’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme. Si pourtant tu t’es marié, tu n’as pas péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a pas péché ; mais ces personnes auront des afflictions dans la chair, et moi je voudrais vous les épargner. […] Je voudrais vous voir exempts de soucis. L’homme qui n’est pas marié à souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s’est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme ; et le voilà partagé. De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur ; elle cherche à être sainte de corps et d’esprit. Celle qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari.  Je dis cela dans votre propre intérêt, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter à ce qui est digne et qui attache sans partage au Seigneur […] celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore. La femme est liée aussi longtemps que vit son mari ; si le mari vient à mourir, elle est libre de se remarier à qui elle voudra ; seulement que ce soit dans le Seigneur. Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est [célibataire] : c’est mon avis ; et je crois avoir, moi aussi, l’Esprit de Dieu. » (I Corinthiens VII, 1-9 ; 26-28 ; 32-35 ; 38-40)

Le Magistère de l’Eglise

Concile de Trente

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« Si quelqu’un dit que l’état du mariage doit être placé au-dessus de l’état de virginité ou de célibat, et qu’il n’est ni mieux ni plus heureux de rester dans la virginité ou le célibat que de contracter mariage qu’il soit anathème. » (Mt 19,11 ; 1Co 7,25 ; 1Co 7,38-40) (Session XXIV : Doctrine et canons sur le sacrement de mariage, 11 novembre 1563, 10e canon)

Pie XII

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« I- La foi chrétienne nous enseigne l’excellence de la virginité. […]

Sa supériorité sur le mariage

23. Pour ce motif surtout, il faut affirmer — ce que l’Église enseigne clairement — que la sainte virginité l’emporte par son excellence sur le mariage. Le divin Rédempteur l’avait déjà suggéré à ses disciples comme un conseil de vie plus parfaite [44] et l’apôtre Paul après avoir dit du père qui donne sa fille en mariage : « Il fait bien » ajoute aussitôt : « Et celui qui ne la donne pas en mariage fait mieux » [45]. Ce même apôtre, tout en comparant le mariage avec la virginité, plus d’une fois expose sa pensée, surtout lorsqu’il dit : « Je veux, en effet, que vous soyez tous comme moi… Aux célibataires et aux veuves, je dis donc : qu’il est bon de demeurer comme moi » [46]. Si donc, comme Nous l’avons écrit, la virginité l’emporte sur le mariage cela vient surtout sans doute de ce qu’elle tend à réaliser une fin plus excellente [47] ; et que, de plus, elle offre un moyen très efficace de s’adonner totalement au service de Dieu : alors qu’au contraire, l’âme de celui qui est engagé dans les liens et affaires du mariage est plus ou moins  » partagée » [48].

24. Mais si nous considérons l’abondance de fruits qui en proviennent alors sans aucun doute, son excellence est mise encore en plus grande lumière : car « on connaît l’arbre à ses fruits » [49]. […]

II – Condamnation des erreurs et doctrine de l’Église touchant la chasteté parfaite.

31. Cette doctrine qui établit l’excellence et la supériorité de la virginité et du célibat sur le mariage, comme Nous l’avons dit, a déjà été énoncée par le divin Rédempteur et l’Apôtre des nations ; de même au Concile de Trente [57] elle fut solennellement définie comme dogme de foi divine et les Pères et les Docteurs de l’Église ont toujours été unanimes à l’enseigner. Nous-même, comme Nos Prédécesseurs, chaque fois que l’occasion Nous en a été donnée, Nous n’avons cessé de l’exposer et de la recommander vivement. Cependant comme récemment plusieurs ont attaqué cette même doctrine transmise par l’Église, non sans graves dangers et dommages pour les fidèles en raison des devoirs de Notre charge, Nous avons jugé opportun de l’exposer à nouveau dans cette Encyclique et de dévoiler et condamner les erreurs qui bien souvent, sont proposées sous la fausse apparence de la vérité. […]

On ne se sanctifie pas mieux dans le mariage que dans la virginité

36. Récemment, Nous avons avec regret condamné l’opinion de ceux qui vont jusqu’à dire que seul le mariage peut assurer à la personnalité humaine le développement naturel et la perfection voulue [60]. Certains, en effet affirment que la grâce donnée ex opere operato dans le sacrement de Mariage, sanctifie l’usage du mariage jusqu’à en faire un moyen plus efficace que la virginité elle-même pour unir les âmes à Dieu puisque le Mariage chrétien est un sacrement tandis que la virginité ne l’est pas. Nous dénonçons cette doctrine comme fausse et pernicieuse. Certes, ce sacrement donne aux époux la grâce d’accomplir saintement leur devoir conjugal et renforce les liens de l’amour réciproque qui les unit : cependant il n’a pas été institué pour faire de l’usage du mariage en quelque sorte, un moyen plus apte en soi à unir à Dieu les âmes des époux par les liens de la charité [61]. Saint Paul n’a-t-il pas plutôt reconnu aux époux le droit de s’abstenir de l’usage du mariage pour un certain temps afin de vaquer à la prière [62], parce que cette abstinence rend plus libre l’âme de celui qui veut s’adonner aux choses de Dieu et à la prière ?

37. Enfin, on ne peut pas affirmer, comme le font certains, que « l’aide mutuelle » [63] que les époux cherchent dans le mariage chrétien, soit pour leur propre sanctification une aide plus parfaite que — selon l’expression utilisée — la solitude de cœur des vierges et des non-mariés. Car bien que ceux qui ont embrassé l’état de chasteté parfaite aient renoncé à l’amour humain on ne peut dire que par cette renonciation ils aient diminué ou dépouillé leur personnalité humaine. Ils reçoivent, en effet, du Rémunérateur céleste lui-même, un don spirituel qui dépasse de loin « l’aide mutuelle » qu’il est donné aux époux de recevoir l’un de l’autre. En se consacrant à Celui qui est leur principe et qui leur communique sa vie divine, bien loin de s’appauvrir, ils s’enrichissent au plus haut point. Qui pourrait prendre à son compte d’une façon plus vraie que les vierges cette phrase admirable de saint Paul : « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ? » [64]  » (Encyclique Sacra virginitatis,  25 mars 1954)

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3 commentaires sur “Le célibat est-il supérieur au mariage ? La réponse de l’Ecriture Sainte et du Magistère

  1. Pingback: Réfutations des erreurs doctrinales des chrétiens anti-catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Michel
    16 mars 2019

    Slt,Je vous en supplie ,Thomas d Aquin a t il approuvé la prostitution ??? J ai vu des articles ou il est dit qu il l approuvait ,et que pour cette raison l Église à toujours toléré la prostitution ,et certains même disent que l Église elle-même entretenait des Lupanar .S il Vous plait au nom du Christ ,Éclairée moi.Cordialement

    • Ressources Catholiques
      16 mars 2019

      Bonjour,

      Non, ni l’Eglise ni saint Thomas d’Aquin n’ont jamais justifié la prostitution, ni tenu de lupanars. Toutefois, la théologie morale de l’Eglise a toujours enseigné qu’il fallait parfois tolérer un mal pour éviter un mal plus grand. Aussi l’Eglise a-t-elle tolérer que des lupanars existent dans les pays chrétiens, et même dans les Etats Pontificaux, pour éviter la prostitution « sauvage » avec tous les dangers que cela comporte.

      Nous vous souhaitons un saint Carême !

      Ressources Catholiques

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Cette entrée a été publiée le 22 février 2019 par dans Foi Catholique.
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