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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Inquisition et ses millions de victimes

« Quand un chef accueille des rapports mensongers, tous ses serviteurs sont mauvais » (Proverbes XXIX, 12)

S’il est un lieu où s’accouplent mauvaise foi, crasse ignorance, fourberie, mensonge, amateurisme, sottise, baliverne, paresse, apathie, infamie,… c’est bien l’Histoire, et plus spécialement les sujets en lien avec l’Eglise catholique. C’est dans esprit de mensonge, d’esclavagisme intellectuel, de honte que ploient tous ceux qui, n’ayant aucune connaissance sur l’inquisition – c’est à peine s’ils sont capables de donner une définition –, prétendent, par on ne sait quel miracle, expliquer, donner des faits sur cette période historique. Jamais en effet le mensonge n’a été autant adulé, vénéré ; jamais les textes prétendus scientifiques basés sur de pseudo-preuves de la cruauté dégradante de l’Eglise catholique n’ont été aussi pitoyables, emplis d’une impéritie déplorable. C’est ainsi que, voulant prouver la « cruauté sanglante » de l’Eglise Catholique, une institution « ivre de sang », on a avancé des chiffres sur le nombre victimes sur l’inquisition.

Dans cet article, qui ne s’adressent aucunement aux personnes de mauvaise foi, mais aux personnes recherchant vraiment la Vérité, et de bonne foi – car, nous espérons qu’il en existe encore, à côté de ceux que le mensonge a déjà dévoré l’âme, nous voulons démasquer tous ces faussaires qui prétendent connaitre le nombre de victimes, qui fantasment et qui se basent sur des ouï dires vomis par leurs gourous pour traîner dans la boue l’Eglise Catholique. Sans plus s’appesantir, venons-en au sujet.

Hubertus Mynarek (né en 1929) est un ancien professeur catholique de théologie et ancien doyen de la faculté catholique-romaine de l’université de Vienne. Dans son œuvre, Die neue Inquisition, il écrit : « La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l’on peut imaginer. On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées… »

Dans ce documentaire, où les auteurs semblent jouer à la victimisation, on affirme qu’entre 1203 et 1805, il y eut 50’000’000 de chrétiens qui périrent sous l’inquisition romaine, et ces chrétiens sont morts car ils croyaient en Christ seul… (entre 1min40 et 1min 50 ; mais aussi entre 4min05 et 4min10, l’auteur parle de 50’millions de victimes). Morts à cause de leur foi, en Christ – sous entendu que Rome n’avait pas la foi, évidemment. Ce à quoi on pourrait déjà rétorquer : et les nombreux massacres des Protestants sur leurs frères catholiques, faut-il les prendre en compte (mais, nous ne attardons pas sur cela) ? On y affirme que ces chrétiens furent tués en Europe, et surtout en Espagne ! 50’000’000 de victimes ! Gardons-le à l’esprit ! Nous y reviendrons.

Dans Catholicism & Christianity, Jimmy Swaggart, un télévangéliste américain , affirme : “The Roman-Catholic church murdered some twenty millions persons during the existence of the Inquisition”. Vingt millions de morts, nous voilà donc rassurés… L’Inquisition fait déjà partie des pires crimes de l’Humanité…

L'inquisition, c'était bien pire que Hiroshima, Nagasaki, le goulag...

L’inquisition, c’était bien pire que Hiroshima, Nagasaki, le goulag…

Dans The babylon Mystery revealed, un livre fondamentaliste, on clame que l’inquisition a fait 95’000’000 de morts ! Nous sommes ici, il faut se l’avouer, à l’apothéose. C’est le chiffre le plus élevé que nous avons pu trouver. Cependant, certains postulent un nombre de morts plus limité (il ne faut tout de même pas en abuser, se sont-ils sûrement dits), en parlant d’un nombre de victimes de 6 millions… Mais, pour accroître la virulence envers l’Eglise catholique et sa cruauté, il faut toujours parler de millions, jamais en dessous du million. Ceux qui, pour des raisons barbares oseraient estimer le nombre de morts en dessous du million sont de mauvaise foi. La vérité est devenue mensonge, le mensonge est devenu vérité. Qu’autant de personnes ploient sous le joug d’une telle ignorance, se faisant ainsi coupable de mensonges, est désolant. Il aurait pourtant fallu faire une simple recherche, pour se convaincre que tous ces chiffres sont de pures fantasmagories ! 6 millions, 20 millions, 30 millions, 50 millions, 95 millions… de victimes, que retenir ?  etc. Ces mensonges valent-ils la peine qu’on y prêtre attention ? Oui ! Nous allons voir, quels sont les vrais chiffres, bien que cela soit difficile, à cause notamment de ces trucages qui ont été faits au cours de l’Histoire. Une chose demeure certaine cependant : devant un examen sérieux, le mensonge infâme s’écroulera toujours. La Vérité l’emporte à la fin ! Un mensonge, bien que moult fois répété, ne changera JAMAIS de substance, ne se transformera JAMAIS en Vérité, car il restera mensonge ad vitam aeternam, et sera, peu importe le temps, les circonstances, toujours vaincu par le VRAI !

Admettons les 95 millions de victimes. Cela nous permet de déduire que l’Inquisition a fait plus de victimes que les deux guerres mondiales ! Relativisons tout de même, puisque l’Inquisition s’est étendue sur des siècles, et les guerres mondiales, sur quelques années seulement. Donc, en fait, l’Inquisition avec ce nombre de victimes, est bien plus cruel que le goulag, les bombardements de Dresde et Hambourg, sans oublier Hiroshima et Nagasaki… 50 millions de victimes, là encore, il y a une équivalence avec la seconde guerre mondiale… Et, de fait, nous plaçons, grâce à ces chiffres, l’Inquisition sous l’égide d’un des plus grands crimes contre l’Humanité : sans doute le pire ; pire que le premier conflit mondial, le second conflit mondial, pire que la traite des Noirs, etc. Ainsi, nous voici donc fixés. Sauf que… jusque-là, nous étions dans la fantasmagorie. A présent donc, venons-en aux faits réels.

Lorsque Jimmy Steward (dans Catholicism & christianity), dont nous avons parlé précédemment, soutient que l’inquisition a fait vingt millions de morts ( «The Roman-Catholic church murdered some twenty millions persons during the existence of the Inquisition. »), il nous paraît une importance cruciale de signaler que ce livre a été réfuté par deux auteurs catholiques. La première réfutation est du père Kenneth J. Roberts qui écrivit Father Roberts answers Jimmy Swaggart.

Catholicism and Fondamentalism

Catholicism and Fondamentalism

La seconde réfutation nous vient Karl KEATING intitulé Catholicism and Fundamentalism: The Attack on « Romanism » by « Bible Christians ». Puisque l’auteur évangélique ne se limitait pas à fantasmer sur le nombre de morts sous l’inquisition, mais prétendait également expliquer les dogmes de Foi catholique, la réponse de Karl Keating est aussi une vraie défense de la Foi catholique, c’est une œuvre fortement recommandé. Sur Amazon, un internaute souligne qu’il s’agit « du meilleur livre de défense de la foi catholique qu’il n’a jamais lu », et même des éloges d’un mormon sont à relever !

Soulignons (entre temps) qu’une étude du siècle passé, celle de Rudolph J. Rummel, Death by Government, 1987, soutient que l’inquisition espagnole a fait 350‘000 morts, seulement ! Nous sommes là, loin, très loin de tous les fantasmes qui gravitent autour du nombre de victimes sur l’Inquisition, spécialement sur l’Inquisition espagnole. En comparaison, le même auteur soutient que la révolution française a fait 263’000 morts…

La Sorcière est une œuvre littéraire publiée en 1862 par Jules Michelet (auteur qui affirme que l’inquisition d’Espagne aurait des milliers de millions de victimes). Des millions de victimes. Mais pourquoi donc parler de ce livre ? Tout simplement, il faut relever que dans ce livre, Michelet évoque l’Inquisition et utilise notamment comme sources Inquisition d’Espagne de Juan Antonio Llorente et Histoire de l’Inquisition en France de Étienne-Léon de Lamothe-Langon… Ceci permettra en fait, aussi, de voir d’où sont issus tous ces fantasmes sur le nombre de victimes sur l’inquisition. Retenons donc ces deux noms, celui de Juan A. Llorente, et celui de Etienne-Léon de Lamothe-Langon…

Histoire de l’Inquisition en France fut donc publié en 1829 par Étienne-Léon de Lamothe-Langon. D’après les prétentions de l’auteur et de l’ouvrage, ce dernier était supposé s’appuyer sur des archives encore jamais exploitées du diocèse de Toulouse, mises à la disposition de monsieur Etienne-Léon par l’évêque Antoine Pascal Hyacinthe Sermet. Les récits terrifiants et atroces de cette Histoire furent largement repris dans bien d’autres ouvrages, en particulier celui de Joseph Hansen sur la sorcellerie au Moyen Âge, Sources and investigations regarding the history of obsessive belief in witches and witch hunts in the middle ages, qui devint à son tour une référence. De fait, il faut signaler que les ouvrages de Lamothe-Langon, plus précisément celui que nous avons cité, furent à l’origine d’une part importante des « connaissances » du XXe siècle sur l’Inquisition, la sorcellerie, la torture et la jurisprudence médiévale.

Sauf que… il y a eu supercherie ! La voici. Au début des années 1970, l’historien Norman COHN, dans son ouvrage Europe’s Inner Demons: The Demonization of Christians in Medieval Christendom, et l’historien Richard KIECKHEFER dans European Witch Trials: Their Foundations in Popular and Learned Culture, 1300–1500, découvrent la supercherie ! En fait, les prétendues archives de Lamothe-Langon n’ont purement et simplement jamais existé ; ce dernier n’était de toute manière pas capable de lire des écrits anciens, son livre est plein d’anachronismes et plusieurs événements majeurs qu’il décrit ne peuvent pas avoir eu lieu… Les lieux, les noms de personnages cités par Lamothe-Langon, n’avaient simplement pas existé ! nous y sommes… De l’avis général, il a falsifié plusieurs autobiographies de personnages historiques français : à titre d’exemple, la comtesse du Barry dans les Mémoires de la comtesse du Barry avec les détails de toute sa carrière comme favorite de Louis XV ou encore Soirées avec le prince Cambacérès, second consul, archichancelier de l’Empire.

Sur un site en anglais, nous pouvons lire une critique de cette supercherie de Lamothe. Nous y lisons :However, as more research was done, Lamothe-Langon’s trials began to look odd to historians. No sources mentioned them, and they were completely different from all other 14th century trials. There were no other mass trials of this nature until 1428, no panics like this until the 16th century. Furthermore, the demonology in the trials was quite elaborate, with sabbats and pacts and enormous black masses. It was far more complex than the demonology of the Malleus Maleficarum (1486). Why would the Inquisition think up this elaborate demonology, and then apparently forget it for two hundred years?”

Non seulement les travaux de Lamothe devenaient très étranges, mais encore certains ont remarqué que Lamothe, de fait, n’était point un historien : “First, Lamothe-Langon was a hack writer and known forger, not a historian. Early in his career he specialized in historical fiction, but he soon turned to more profitable horror novels, like The Head of Death, The Monastery of the Black Friars, and The Vampire (or, The Virgin of Hungary). Then, in 1829, he published the Histoire, supposedly a work of non-fiction. After its success Lamothe-Langon went on to write a series of « autobiographies » of various French notables, such as Cardinal Richeleau, Louis XVIII, and the Comtesse du Barry”.

La conclusion est que les sources sur lesquelles il prétendait se baser ne pouvaient tout simplement pas être trouvées ! de plus, Lamothe n’avait aucune base en paléographie : “Second, none of Lamothe-Langon’s sources could be found, and there was strong reason to suspect they never existed. Lamothe-Langon claimed he was using unpublished Inquisitorial records given to him by Bishop Hyacinthe Sermet — Cohn found a letter from Sermet stating that there were no unpublished records. Lamothe-Langon had no training in paleography, the skill needed to translate the script and copious abbreviations used in medieval documents, and he was not posted in Toulouse long enough to do any serious research in its archives”.

Pour lire tout l’extrait concernant la supercherie de Lamothe, lisez l’article sur les récentes découvertes sur les sorcières suivant…

Thomas d'Aquin confondant les hérétiques !

Thomas d’Aquin confondant les hérétiques !

A présent, sachant que nous avons eu affaire à un falsificateur hors pair, et qu’à sa suite, ses travaux ont été utilisés pour présenter l’inquisition comme « sanglante », et ayant fait des millions de victimes, nous pouvons nous arrêter sur Llorente, pendant quelques instants seulement…

Henry Charles Léa

Henry Charles Léa

Juan Antonio Llorente est à la fois prêtre, homme politique et historien espagnol. Il est connu pour son œuvre sur l’Inquisition espagnole : Histoire critique de l’inquisition en Espagne. Dans cette œuvre, Llorente avance que le nombre de victimes – 30’000 condamnations à mort (physiquement) et 15’000 (par effigie), alors que Torquemada était Grand Inquisiteur. Et jamais, oui, jamais, ces chiffres ne vont au-dessus du million ! Ils sont même très bas… Ces chiffres, on peut les lire des pages 272-284 de son œuvre. Pourtant, nonobstant cela, certains auteurs historiens estiment que Llorente a gravement exagéré ! Et parmi les critiques vis-à-vis de lui, nous pouvons trouver un Juif, Batolomé Benassar – dans L’Inquisition espagnole (chap. I, des pages 15 à 16), qui, citant Henry Charles Léa, montre que Llorente a exagéré ses estimations ; mais également des fondamentalistes farouchement opposés à l’Eglise Catholique, tels que Henry Charles Léa. Celui-ci écrit, dans sa grande œuvre concernant l’Inquisition qu’il ne fait aucun doute qu’il y a eu gravement exagération, et Llorente est celui qui y a contribué:

« There is no question that the number of these has been greatly exaggerated in popular belief, an exaggeration to which Llorente has largely contributed by his absurd method of computation, on an arbitrary assumption of a certain annual average for each tribunal in successive periods. It is impossible now to reconstruct the statistics of the Inquisition, especially during its early activity, but some general conclusions can be formed from the details accessible as to a few tribunals » – CHARLES LEA Henry, History of the Inquisition of Spain, Vol. IV, BOOK 9, chapter 2, p. 516-517).

D’autres parts, Henry CAMEN écrivait également:

« Llorente came up with the incredible figures of 31,912 relaxations in person, 17,659 relaxations in effigy, and 291,450 penitents, a grand total of 341,021 victims. All the historical evidence has shown this greatly exaggerated figure to be without any foundation » (The Spanish inquisition: A historical Revision, p. 280-281, ed. 1965)

Gérald DUFOUR, spécialiste de Juan Llorente signale que, Llorente, croyant faire un travail d’historien, n’a rien fait d’autre qu’un travail politique : « Lo que interesaba en la Historia crítica no era tanto lo que decía Llorente como lo que permitía decir contra los ultrarrealistas de otra sociedad secreta, muy temida por los liberales franceses: Congrégation. Creyendo hacer una obra histórica, Llorente había hecho obra política ». Plus loin, l’auteur soutient que la critique de Llorente envers le Saint-Office l’a rapprochée des Libéraux qui ont accueilli avec joie cette critique ! Mais, la critique en elle-même, n’avait rien de philosophique ou d’humaniste, il s’agissait simplement d’une critique interne de l’Eglise. Pour le même auteur, Llorente était un libéral. Sa critique est due au fait qu’il voulait une Eglise « libérale », qu’elle soit un « service public » en ce sens où qu’elle soit détachée de Rome, indépendante de Rome : « Para un hombre del siglo XVIII como Llorente, el servicio a Dios de su Iglesia seguía siendo fundamental. Pero esa Iglesia había de ser nacional servicio público y nacionalizado, que diríamos hoy-, totalmente independiente de Roma, cuyo obispo debía ser primus inter pares. »

….Pourtant (laissons les critiques vis à vis de Juan Antonio), Juan Antonio Llorente relève encore dans son œuvre que, depuis 1524, on posa à Séville une inscription sur les quarante premières années de l’inquisition en Espagne, années supposées être les plus sanglantes et les plus terribles. Nous lisons dans Histoire critique de l’Inquisition d’Espagne :

« Anno Domini millessimo quadringentessimo octogessimo primo, Sixto IV pontifice maximo, Ferdinand V et Elisabeth Hispaniarum et utriusque Siciliœ regibus catholicis, Sacrum Inquisitionis Offîcium contra hœreticos judaizantes ad fidei exaltationem hic exordium sumpsit. Ubi post Judœorum et Saracenorum ex pulsionem ad annum usque millessimum quingen tessimum vigessimum quartum, divo Carolo Romanorum imperatore ex materna hereditate eorumdem regum catholicorum successore tunc regnante, ac reverendissimo domino Alphonso Manrico archiepiscopo Hispalensi fidei officia prœfecto, viginti millia hereticorum et ultra nefandum hœreseos crimen abjurarunt, necnon hominum fere millia in suis hœresibus obstinatorum postea jure previo ignibus tradita sunt et combusta. Innocentio VIII, Alexandro VI, Pio III, Julio II, Leonne X, Adriano VI (qui etiam dum cardinalis Hispaniarum gubernator, ac generalis inquititor esset, in summum pontificatum assumptus est) et Clemente VII annuentibus et faventibus. Domini nostri imperatoris jussu et impensis, licenciatus de la Cueva poni jussit, dictante domino Didaco a Cortegana archidiacono Hispalensi, anno Domini millessimo quingentessimo vigessimo quarto. » – Juan Anonio Llorente, Histoire critique de l’inquisition d’Espagne, p. 274-275.

L’inscription que cite Llorente indique que plus de mille personnes seulement furent brûlées ¡ Face donc à tout ce que nous venons de présenter, comme croire qu’il y eut 6 millions, 25 millions, 50 millions, 95 millions de victimes sous l’inquisition ? et encore, a-t-on séparé l’institution ecclésiastique du bras séculier ? Car plusieurs, en tout cas ceux qui croient connaître l’Inquisition et qui fustigent l’Eglise ne le font point… N’ y a-t-il pas encore qui croient vraiment que les prêtres pratiquaient la torture? Ignorant que, ceux qui, ayant commis des abus, étaient condamnés à la réclusion à vie, tel Robert le Bougre, condamné à la perpétuelle pour ses méthodes cruelles et brutales… Même en admettant et en comptant le nombre de victimes depuis l’instauration de ce tribunal…, prétendre à des millions de victimes relève simplement de la pure fantasmagorie ¡ Car, si même les documents, les travaux anciens comme Llorente, ne vont pas au-delà du million, où peuvent bien venir toutes ces affabulations ? De Michelet ? Ou de Lamothe-Langon ? Mais nous avons montré que ce dernier a été démasqué comme simple falsificateur… Tous ceux qui avancent les chiffres allant au million ne sont rien d’autre que des falsificateurs… Des études modernes et contemporaines montrent qu’en fait, ces chiffres relèvent de l’affabulation et du mensonge. Rien de plus que des arguments basés sur des oui-dires pour la plupart, les permettant de fustiger, à leur grand plaisir, l’Eglise catholique. Il est cependant étonnant de remarquer que ceux qui le font, sont souvent des Protestants, qui, semblant ignorer l’histoire de leur réforme, trouvent joie à critiquer, même en faussant et en exagérant les faits, l’Eglise catholique. Certains seront surpris lorsque vous les apprendrez que les réformateurs ont repris le principe de l’Inquisition, et elle a été violente… très violente. Notre but n’étant point de tomber dans des arguments ad hominem comme nos adversaires – ce serait beaucoup trop aisé que de montrer et de souligner les atrocités et horreurs commises par les réformateurs –, nous préférons nous arrêter ici. Espérant que ceci aurait permis de ne plus se laisser prendre dans les filets de l’ignorance de ceux qui parlent de centaines de millions de morts commises au nom de l’inquisition.

Hypocrisie ? Etonnement les avortements qui balaient le monde, les tueries mondiales ne sont pas ainsi fustigées… étrange… Ne voulant point encore expliquer ce qu’est vraiment l’Inquisition, puisque la plupart de ceux qui l’abordent n’ont que de piètres notions, basées sur des ouï-dires et des a priori, nous conseillons cet article ci (qui cumule nombre considérables d’articles poussées et recherchés) qui fait le point sur ledit sujet. Le point important à retenir ? Comment comprendre que Llorente, qui parle que de milliers de morts, a exagéré selon des historiens, comment donc comprendre d’où viennent les millions de morts? C’est du pur délire ! Cependant, nous ne blâmons pas Llorente, car, les historiens reconnaissent qu’il avait cité avec et travaillé avec honnêteté, qu’il ne chercha point à truquer les faits ou à exagérer volontairement les choses…

« On aura beau répéter qu’on enchaîne le génie, en lui défendant d’attaquer les dogmes nationaux ; jamais on n’autorisera une erreur à force de la répéter. » (Joseph de Maistre)

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3 commentaires sur “L’Inquisition et ses millions de victimes

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