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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La saint Barthélémy : les vrais faits 1/4

Personne, que nous sachions, n’avait osé, avant notre époque[1], répondre en détail aux déclamations des protestants et des philosophes relatives à la Saint-Barthélemy, parce que tout le monde craignait de passer pour l’apologiste d’une action que chacun avait en horreur : ainsi l’erreur s’accrut d’âge en âge, faute d’avoir été réfutée dans sa naissance. Le moment de la détruire est plus propre aujourd’hui que jamais. Éloignés de trois siècles de ce trop mémorable fait, nous pouvons le contempler sans partialité : nous pouvons répandre des clartés sur les motifs et les effets de cet événement terrible, sans être l’approbateur tacite des uns, ou le contemplateur insensible des autres.

Basé sur des preuves incontestables, dont le plus grand nombre nous est fourni par des auteurs protestants, nous entreprenons d’établir : que la religion catholique n’eut aucune part à la Saint-Barthélemy ; que ce fut une affaire de proscription, qu’elle n’a jamais dû regarder que Paris ; enfin, qu’il y a péri beaucoup moins de monde qu’on n’a écrit. C’est à l’examen de ces quatre points principaux (dont le premier et le dernier ont surtout le plus besoin de démonstration, à cause des nombreux mensonges qui s’y rattachent) que nous consacrerons ces pages.

 I. La religion n’a eu aucune part à la Saint-Barthélemy.

 Il faut avoir dépouillé toute justice, pour accuser la religion catholique des maux que nos pères ont soufferts pendant les malheureuses guerres qui désolèrent la France sous les règnes des trois frères, et encore plus pour lui attribuer la résolution de Charles IX ; elle n’y a participé, ni comme motif, ni comme conseil, ni comme agent. Nous trouvons la preuve de ce que nous avançons, dans les procédés des calvinistes, dans les aveux de Charles IX, dans la conduite des parlements : l’entreprise d’enlever deux rois, plusieurs villes soustraites à leur obéissance, des sièges soutenus, des troupes étrangères introduites dans le royaume, quatre batailles rangées livrées à son souverain, étaient des motifs d’indisposition assez puissants pour irriter le monarque et rendre les sujets odieux ; aussi Charles IX écrivait-il, après la Saint-Barthélemy, à Schomberg, son ambassadeur en Allemagne : « Il ne m’a pas été possible de les supporter plus longtemps. »

La religion avait si peu de part, comme motif, à la Saint-Barthélemy, que le martyrographe des calvinistes[2] rapporte que les meurtriers disaient aux passants, en leur montrant les cadavres : « Ce sont ceux qui ont voulu nous forcer, afin de tuer le Roi. » Il dit aussi[3]: « Les courtisans riaient à gorge déployée, disant que la guerre était vraiment finie, et qu’ils vivraient en paix à l’avenir ; qu’il fallait faire ainsi les édits de pacification, non pas avec du papier et des députés. » Le même auteur nous fournit encore une preuve que la religion ne fut pas le motif de cette terrible exécution, quand il dit que le parlement de Toulouse fit publier quelque forme de volonté du Roi, par laquelle défenses étaient faites de ne molester en rien ceux de la religion (réformée), ains (mais) de les favoriser[4]. Pareil édit avait été publié à Paris dès le 26 août ; l’auteur des Hommes illustres n’est nullement persuadé de la sincérité de cette déclaration ; mais il faut s’être nourri de l’esprit de De Thou pour voir partout, comme lui, dans cette affaire la religion et jamais la rébellion. Eh ! qu’avait-on besoin d’un motif religieux là où l’intérêt personnel, la jalousie, la haine, la vengeance, peut-être même la sûreté du prince, ou du moins le repas commun s’unissaient pour conseiller la perte des rebelles ? C’est donc faire injure au bon sens autant qu’à la religion, d’attribuer à une sorte d’enthousiasme une résolution prise par des gens qui connaissaient à peine le nom du zèle.

Mais si la religion n’eut aucune part au massacre comme motif, elle y est bien moins entrée comme conseil. On ne voit, en effet, ni cardinaux, ni évêques, ni prêtres admis dans cette délibération ; le duc de Guise lui-même en fut exclu ; et il y aurait autant d’injustice à charger les catholiques de l’horreur de cet évènement, que d’attribuer l’assassinat du cardinal de Lorraine et de son frère à l’instigation des calvinistes. Si, à la nouvelle de ce terrible coup d’État, on rendit de solennelles actions de grâces à Rome, si Grégoire XIII alla processionnellement de l’église de Saint-Marc à celle de Saint-Louis, s’il indiqua un jubilé[5], s’il fit frapper une médaille, – toutes ces démonstrations de reconnaissance, plutôt que de satisfaction, eurent pour véritable et unique principe, non le massacre des huguenots, mais la découverte de la conspiration qu’ils avaient tramée, ou du moins dont le roi de France les accusa formellement dans toutes les cours de la chrétienté. Si Charles IX, après avoir conservé un sang précieux dès lors à la France, et qui devait l’être un jour bien davantage, voulut forcer le roi de Navarre et le prince de Condé à aller à la messe, c’était moins pour les attacher à la foi catholique que pour les détacher du parti huguenot. Aussi ne le vit-on irrité de leur refus que dans les premiers moments de la résistance, passé lesquels il ne se mit pas fort en peine de leur conversion ; en quoi il se montra plus mauvais politique que bon missionnaire. En effet, si, après avoir amené ces princes à une abjuration, on eût employé tous les moyens honnêtes de les retenir dans la religion catholique, les calvinistes, à qui on venait d’enlever leur chef, n’auraient plus eu personne à mettre à leur tête, et les guerres civiles eussent pris fin. Moins on les employa, ces moyens, plus on a donné lieu à la postérité d’être persuadée qu’on ne consulta pas la religion catholique. Elle n’entra donc pour rien dans la journée de la Saint-Barthélemy, comme conseil, quoi qu’en dise l’auteur des Hommes illustres et son inscription imaginée à plaisir. Nous ignorons sur quels mémoires cet écrivain a travaillé, mais son affectation à nous les cacher rend ses anecdotes très suspectes, heureux si la suspicion ne s’étend pas plus loin. Les Essais sur l’Histoire générale ne sont ni plus favorables à la religion, ni plus conformes à la vérité, lorsqu’ils hasardent que la résolution du massacre avait été préparée et méditée par les cardinaux de Birague et de Retz, sans faire attention que ces deux personnages ne furent revêtus de la pourpre que longtemps après cette époque[6].

Mais pourrait-on accuser la religion catholique d’être entrée comme agent dans la Saint-Barthélemy, elle qui ouvrit partout ses portes à ces infortunés que la fureur du peuple poursuivait encore quand la colère du souverain était calmée ? Charles IX ne voulant pas et n’ayant jamais voulu que la proscription s’étendît au delà de Paris, dépêcha des courriers dès le 24, vers les six heures du soir, à tous les gouverneurs des provinces et villes, afin qu’ils prissent des mesures pour qu’il n’arrivât rien de semblable à ce qui s’était passé dans la capitale ; et sur ces ordres, les gouverneurs pourvurent, chacun à sa manière, à la sûreté des calvinistes : ainsi, à Lyon, on en envoya beaucoup aux prisons de l’archevêché, aux Célestins et aux Cordeliers. Si on doutait que ce fût dans la vue de les sauver, qu’on lise le Martyrologe des calvinistes : il y est dit qu’on en envoya une fois trente et une autre fois vingt aux Célestins, dans cette intention. Et si les prisons de l’archevêché ne les préservèrent pas de la fureur de quelques scélérats, on voit dans ce même Martyrologe que les meurtres furent commis à l’insu et pendant l’absence du gouverneur, qui les fit cesser à son retour, et voulut en faire rechercher et punir les auteurs. Il fut dressé procès-verbal, par la justice, comme les prisons avaient été brisées par émotion populaire, et on fit crier à son de trompe, que ceux qui en déclareraient les auteurs auraient cent écus. Les couvents servirent d’asile aux calvinistes de Toulouse. À Bourges, quelques paisibles catholiques en retirèrent aucuns (quelques-uns)[7]. À Lisieux, l’évêque (Hennuyer) s’opposa, non à l’exécution cruelle des ordres du roi, car il est faux qu’il y en ait eu d’envoyés dans les provinces, mais à la fureur de quelques hommes que le gouverneur ne pouvait pas contenir, tant ils étaient excités au meurtre par l’exemple, par l’avarice, ou même par le ressentiment[8]. À Romans, « les catholiques les plus paisibles désirant sauver plusieurs de leurs amis, de soixante qu’on avait arrêtés, ils en délivrèrent quarante ; à quoi M. de Gordes, gouverneur de la province, qui n’était pas cruel, contribua ; et des vingt restants on en sauva encore treize ; il n’en périt que sept pour avoir beaucoup d’ennemis et porté les armes. À Troyes, un catholique voulut sauver Étienne Marguien. À Bordeaux, il y en eut plusieurs sauvés par des prêtres et autres personnes desquelles on n’eût jamais espéré tel secours[9]. » À Nîmes, les catholiques, oubliant que leurs concitoyens huguenots les avaient massacrés deux fois de sang-froid, se réunirent à eux pour les sauver d’un carnage trop autorisé par l’exemple, assez excusé par le ressentiment, nullement permis par la religion. La plaie que les calvinistes avaient faite à presque toutes les familles catholiques de cette ville[10] saignait encore ; on se souvenait de ces nuits fatales où ils avaient égorgé leurs frères, aux flambeaux, processionnellement, et avec le cruel appareil des sacrifices de la Taurique ; c’est, nous le croyons, la seule procession[11] que les calvinistes aient faite. Si les catholiques se sont montrés plus humains qu’eux, c’est parce qu’ils étaient meilleurs chrétiens ; un tel acte d’humanité, sorti du sein du trouble, n’a pu prendre son principe que dans la charité. Mais pourquoi chercher hors de Paris des exemples de compassion ? Cette capitale nous en fournit ; un historien calviniste nous les a conservés. « Entre les seigneurs français qui furent remarqués avoir garanti la vie à plus de confédérés, les ducs de Guise, d’Aumale, Biron, Bellièvre et Walsingham, ambassadeur anglais, les obligèrent plus….. Après même qu’on eut fait entendre au peuple que les huguenots, pour tuer le Roi, avaient voulu forcer les corps-de-garde, et que jà (déjà) ils avaient tué plus de vingt soldats catholiques. Alors ce peuple, guidé d’un désir de religion, joint à l’affection qu’il porte à son prince, en eût montré beaucoup davantage, si quelques seigneurs, contents de la mort des chefs, ne l’eussent souvent détourné : plusieurs Italiens même, courant montés et armés par les rues, tant de la ville que des faubourgs, avaient ouvert leurs maisons à la seule retraite des plus heureux[12]. »

Les catholiques ont donc sauvé ce qu’ils ont pu, de la colère du prince et de la fureur du peuple. Il n’y eut aucune des villes infortunées qui ne leur fût redevable de la conservation de quelques citoyens calvinistes : toutes se sont ressenties, dans ce fatal moment, de cet esprit de charité qui caractérise la vraie religion, qui distingue ses ministres, qui abhorre le meurtre et le sang. Genève même serait ingrate, si elle ne s’en louait ; c’est à un prêtre de Troyes qu’elle doit l’avantage de compter parmi ses hommes illustres un des plus célèbres médecins de l’Europe, si ce prêtre n’eût sauvé le père de Tronchin ; il eût manqué, au XVIIIe siècle, un ornement à cette République, une lumière à son Académie, un secours à ses concitoyens.

Si ces actes d’humanité ne lavaient pas assez la religion des reproches qu’on lui fait encore tous les jours, peut-être que le sang de plusieurs catholiques, mêlé avec celui de leurs malheureux frères, et versé par la haine ou par l’avarice, en effaceront jusqu’au moindre soupçon. La licence, inséparable du tumulte, fit périr beaucoup de catholiques. « C’était être huguenot, dit Mézeray[13], que d’avoir de l’argent ou des charges enviées ou des héritiers affamés. » Si on nous avait conservé les noms des catholiques qui furent immolés à la vengeance ou à la cupidité, on serait surpris du nombre de cette espèce de martyrs. Le gouverneur de Bordeaux rançonnait les catholiques, comme les protestants, et faisait perdre la vie à ceux qui avaient le moyen de la racheter, s’ils n’en avaient la volonté[14]. À Bourges, un prêtre, détenu en prison, y reçut la mort. À La Charité, la femme catholique du capitaine Landas fut poignardée. À Vic, dans le pays Messin, le gouverneur fut assassiné. À Paris, Bertrand de Villemor, maître des requêtes, et Jean Rouillard, chanoine de Notre-Dame, conseiller au parlement, eurent le même sort. Eh ! combien d’autres catholiques ont été enveloppés par la seule confusion dans cette terrible proscription.

Nous espérons, qu’après les faits que nous venons de citer, on ne verra plus dans les ministres de la vengeance de Charles IX ni fureur religieuse, ni mains armées tout à la fois de crucifix et de poignards, comme Voltaire s’est plu à les inventer, et comme un opéra moderne, trop fameux, nous les représente, en plein XIXe siècle […]

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17 commentaires sur “La saint Barthélémy : les vrais faits 1/4

  1. MissLizzie
    20 juillet 2013

    C’est le Protestants qui ont voulu la guerre .

    Si en France leur haine acharnée n’avait pas été remis à sa place, les Catholiques auraient connu le même sort que ceux vivant dans les pays aujourd’hui protestants …. c’est-à-dire génocidés!

    Calvin et Luther prônaient à leurs fidèles de tuer partout ceux qui ne se convertiraient pas à la Réforme .

    En France , Calvin prêchait qu’il fallait tuer les rois de France qui n’embrasseraient pas le Protestantisme .
    Il prêchait aussi d’écraser et combattre les catholiques PAR LES MENSONGES ET LA CALOMNIE .

    La St-Barthélémy était de même nature que la prise de la Rochelle , à savoir une DEFENSE contre un ennemi qui voulait créer un Etat dans l’Etat .

  2. Pingback: Joyeuse Saint-Barthélémy à tous ! | Bibliothèque de combat

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  5. alzaz graal
    18 avril 2014

    En lisant cet article, j’ai une irrésistible envie de quitter la religion catholique. Comme une envie de vomir…
    Heureusement que Jean-Paul II a présenté des excuses auprès des protestants de France en 1997. Si ce n’est pas la preuve d’une reconnaissance des faits ..!

    Monsieur l’auteur, on ne connait pas le même Jésus.

    • L'Apôtre des protestants
      18 avril 2014

      Alzaz, je suis second rédacteur du blog.

      Je ne comprend pas du tout votre rédaction: les livres d’histoire mentent sur la Saint Batprthélémy et autres événements… Cet articles ne fait que remettre les vérités en place: l’Eglise n’a commit strictement aucune faute dans ce massacre.

      Votre envie de quitter le religion catholique après ça est ridicule, ça ne se fonde sur rien. Si vous étiez logique, ça devrait justement renforcer votre foi catholique.

      Quand aux excuses de Jean-Paul II, elles n’avaient pas lieu d’être: 1) l’Eglise n’a jamais commit aucune faute, en revanche, un certains hommes d’Eglise (papes, évêques etc) et beaucoup de fidèles ont commis de graves fautes, ce qui mène à: 2) on ne peut pas s’excuser pour des fautes qu’on a pas commit.

      Lisez donc ceci: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/la-verite-sur-linquisition-les-cathares-giordano-bruno-laffaire-galilee-et-la-saint-barthelemy/

  6. alzaz graal
    18 avril 2014

    C’est quoi, votre secte ?

  7. Pingback: La saint Barthélémy : les vrais faits 2/4 | +†+Yesus Kristus azu+†+

  8. +++Yesus Kristus azu+++
    20 juillet 2014

    NOTES.

    1 Voyez à la fin de cet article, le résumé de ce que MM. de Carné et de Falloux ont dit sur la Saint-Barthélemy, – le premier dans la Revue des deux Mondes, le second dans le Correspondant. Ce sont plutôt des observations générales, qu’un mémoire en forme, comme celui qu’on va lire.

    2 Histoire des martyrs persécutés et mis à mort pour la vérité de l’Évangile, depuis le temps des apôtres jusqu’en 1574. (Édit. de 1582, p.713, folio recto.)

    3 Ibid., folio verso.

    4 Ibid., p. 730, folio recto.

    5 Indicto jubileo christiani orbis populos provocavit ad Galliæ religionem et regem supremo numini commendandos. (Bonanni : Numismata pontificum romanorum a tempore Martini V, usque ad annum 1699, etc., t. 1, p. 336.)

    6 Le premier en 1578, et le second en 1587.

    7 Page 716, folio recto.

    8 Voir à ce sujet M. de Falloux (Correspondant de 1843, p. 166 à 168). – Et le Martyrologe des calvinistes, p. 728, fol. recto.

    9 Page 718, fol. recto ; – p. 730, fol. verso.

    10 En 1567 et en 1569. – Voyez Ménard : Hist. civile, ecclés. et litt. de Nimes, t. V, p. 9 et suiv. et p. 30.

    11 On peut en voir l’ordre et la marelle dans l’ouvrage précité. (T. V, à l’année 1567.)

    12 Voyez La Popelinière : Histoire de France, etc., depuis l’an 1550, jusqu’en 1577. (Édit. de 1581, livre XXIX, p. 67.)

    13 Cité dans l’Histoire des martyrs, etc., l. c. sup., p. 731, folio recto.

    14 Ibid. ; p. 724, fol. verso.

  9. Pingback: Pour en finir avec la Saint Barthélémy! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  10. +++Yesus Kristus azu+++
    24 août 2014

    A reblogué ceci sur +†+Yesus Kristus azu+†+et a ajouté:

    La Saint Barthélémy, vous en avez déjà entendu parlé… vous avez certainement entendu dire que ces Catholiques étaient de vrais assassins, de vrais meurtriers ; car, ils massacrèrent les protestants avec un plaisir diabolique… Mais, ces dires sont très loin de la Vérité. Veuillez lire le texte de l’abbé Barthélémy Charles, pour vous en convaincre, et surtout pour une meilleure des vrais faits !

  11. Pingback: Qui des Catholiques ou des Protestants firent le plus de morts durant les Guerres de « religion » ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  12. Pingback: Démolition des mensonges historiques sur le Catholicisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

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