+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Dieu nous donne toujours la grâce suffisante pour ne pas pécher !

Dossier apologétique sur les dogmes de la Sainte Eglise : ici

Nous sommes attristés d’entendre parfois des catholiques libéraux et modernistes affirmer qu’il y aurait des situations où nous ne pourrions pas ne pas pécher, ou cela serait « plus fort que nous » ! Une position qui met à mal toute l’objectivité de la morale objective.

C’est pourquoi il nous a paru salutaire de faire aujourd’hui ce salutaire rappel : Dieu nous donne toujours la grâce suffisante pour ne pas pécher !

Aussi cela n’est pas un avis personnel, il s’agit de l’enseignement infaillible de l’Ecriture Sainte :

« Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter. » (I Corinthiens X, 13)

Et du Concile de Trente :

« Personne, si justifié soit-il, ne doit penser qu’il est libéré de l’observation des commandements [1570] . Personne ne doit user de cette expression téméraire et interdite sous peine d’anathèmes par les Pères, à savoir que pour l’homme justifié les commandements de Dieu sont impossibles à observer [1568 ; 1572 ; 397] . « Car Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas « , et il t’aide pour que tu le puisses ; ses commandements ne sont pas pesants 1Jn 5,3, son joug est doux et son fardeau léger Mt 11,30 En effet, ceux qui sont enfants de Dieu aiment le Christ ; ceux qui l’aiment (comme il en témoigne lui-même) gardent ses paroles Jn 14,23 ce qui leur est toujours possible avec l’aide de Dieu.

Bien qu’en cette vie mortelle, aussi saints et justes qu’ils soient, ils tombent parfois au moins dans les péchés légers et quotidiens, qu’on appelle aussi véniels [1573] , ils ne cessent pas pour autant d’être justes. En effet l’expression humble et authentique des justes est celle-ci : « Remets-nous nos dettes » Mt 6,12 229 ss. .

C’est pourquoi les justes eux-mêmes doivent se sentir d’autant plus obligés à marcher dans la voie de la justice que, désormais  » libérés du péché, devenus serviteurs de Dieu  » Rm 6,22, vivant « dans la tempérance, la justice et la piété  » Tt 2,12, ils peuvent progresser par le Christ Jésus qui leur a ouvert l’accès à cette grâce Rm 5,2. Car ceux qu’il a justifiés une fois, « Dieu ne les abandonne pas, à moins qu’il ne soit d’abord abandonné par eux ».

C’est pourquoi personne ne doit se rassurer dans la foi seule [1559 ; 1569 ; 1570] , pensant que par la foi seule il a été constitué héritier et obtiendra l’héritage, même s’il ne souffre pas avec le Christ pour être glorifié avec lui Rm 8,17. Car le Christ lui-même (comme le dit l’Apôtre), « tout Fils de Dieu qu’il fût, a appris par ses souffrances à obéir, et, ayant tout accompli, est devenu cause de salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent » He 5,8-9.

C’est pourquoi l’Apôtre lui-même avertit ceux qui ont été justifiés en ces termes :  » Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix ? Courez de manière à le remporter. Pour moi, donc, c’est ainsi que je cours, non à l’aventure ; c’est ainsi que je combats, non comme en frappant dans le vide. Mais je châtie mon corps et je le réduis en esclavage, de peur qu’après avoir prêché aux autres je ne sois moi-même éliminé » 1Co 9,24 ss. Et Pierre, le prince des Apôtres « Appliquez-vous à rendre certaine votre vocation et votre élection par vos bonnes oeuvres ; en agissant ainsi vous ne pécherez jamais » 2P 1,10.

Il est par là évident qu’ils s’opposent à la doctrine orthodoxe de la religion ceux qui disent que, dans toute bonne action, le juste pèche au moins véniellement [1575 ; 1481 ss.] ou (ce qui est plus intolérable) mérite les peines éternelles ; de même aussi ceux qui déclarent que les justes pèchent dans toutes leurs actions, si, voulant secouer en eux l’indolence et s’encourager à courir dans le stade, ils considèrent, en même temps que la glorification mise en premier lieu, la récompense éternelle [1576 ; 1581] , alors qu’il est écrit : « J’ai disposé mon coeur à la pratique de tes prescriptions à cause de la récompense » Ps 118,112, et que l’Apôtre dit de Moïse qu’il « avait les yeux fixés sur la récompense He 11,26. » (6ème session, 13 janvier 1547 : décret sur la justification ; Chapitre 11 : L’observation des commandements. Sa nécessité et sa possibilité)

Ce à quoi correspond le canon suivant :

« Si quelqu’un dit que les commandements de Dieu sont impossibles à observer même pour l’homme justifié et établi dans la grâce : qu’il soit anathème. » (Canon 8)

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 19 février 2020 par dans Foi Catholique.
%d blogueurs aiment cette page :