+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le sacrifice de la messe durera jusqu’à la fin du monde !

On entend parfois des catholiques dire qu’à la fin du monde il n’y a plus nulle part sur la terre le sacrifice de la messe. En réalité, cette affirmation d’une très lourde conséquence théologique est contredite par l’Ecriture Sainte et le magistère. En voici la preuve.

Ecriture Sainte

Saint Paul :

« Car toutes les fois que mangerez ce pain, et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (I Corinthiens IX, 26)

Aussi tous les théologiens interprètent-ils ce passage comme la preuve que le sacrifice de la messe durera jusqu’à la fin du monde.

Toutefois, ne voulant rien affirmer contre l’interprète authentique de l’Ecriture Sainte, à savoir le magistère sacré dont le Divin Sauveur voulut que sot pourvu son Eglise, nous laisseront ce dernier finir d’administrer la preuve de cette thèse !

Magistère

Urbain IV

« Or lors de l’institution de ce sacrement il dit lui-même aux apôtres : « Faites ceci en mémoire de moi » [Luc XXII, 19], afin que ce sacrement sublime et vénérable soit pour nous un mémorial éminent et insigne de l’amour extraordinaire par lequel il nous a aimés. Un mémorial admirable, dis-je… dans lequel nous obtenons sûrement une aide pour la vie et pour la mort. C’est là le mémorial salvifique dans lequel nous faisons mémoire avec gratitude de notre Rédemption, dans lequel nous sommes éloignés du mal et confortés dans le bien, et progressons dans la croissance des vertus et des grâces, dans lequel en vérité nous progressons de par la présence corporelle du Sauveur lui-même. D’autres réalités dont nous faisons mémoire, nous les embrassons par l’esprit et par l’intelligence, mais nous n’en possédons pas pour autant la présence réelle. Mais dans cette commémoration sacramentelle du Christ, Jésus Christ nous est présent, certes sous une autre forme, mais dans sa propre substance. Avant de monter au ciel il dit en effet aux apôtres et à leurs successeurs : « Voici, je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles » [Matthieu XXVIII, 20] et il les conforta par la promesse bienfaisante qu’il demeurera et sera aussi avec eux d’une présence corporelle. » (Bulle Transiturus de hoc mundo, 11 août 1264)

Concile de Trente

Ce concile interprète expressément ce passage :

« Donc, notre Sauveur, allant quitter ce monde pour le Père, a institué ce sacrement dans lequel il a en quelque sorte répandu les richesses de son amour divin pour les hommes, « laissant un mémorial de ses merveilles » [Psaume 110, 4], et il nous a donné dans la réception de ce sacrement de célébrer sa mémoire [Luc XXII, 19 ; I Corinthiens XI, 24] et d’annoncer sa mort jusqu’à ce qu’il vienne [I Corinthiens XI, 26] pour juger lui-même le monde. Il a voulu ce sacrement comme aliment spirituel des âmes [Matthieu XXVI, 26] qui nourrit et fortifie ceux qui vivent de sa vie, lui qui a dit « qui me mange vivra lui-même par moi » (Jean VI, 57), et comme antidote nous libérant des fautes quotidiennes et nous préservant des péchés mortels. Il a voulu, en outre, que ce soit le gage de notre gloire à venir et de notre félicité éternelle, en même temps qu’un symbole de cet unique corps dont il est lui-même la tête [I Corinthiens XI, 3 ; Ephésiens V, 23] et auquel Il a voulu que nous, en tant que ses membres, nous soyons attachés par les liens les plus étroits de la foi, de l’espérance et de la charité, en sorte que nous disions tous la même chose et qu’il n’y ait pas de divisions parmi nous [I Corinthiens I, 10). » (Session XIII, chapitre 2, 11 octobre 1551)

Or les sentences duconcile sur le sacrement de l’Eucharistie sont irrévocables :

« C’est pourquoi ce même saint concile, transmettant la saine et authentique doctrine concernant ce vénérable et divin sacrement de l’eucharistie, que l’Église catholique, instruite par Jésus Christ notre Seigneur lui-même et par les apôtres, enseignées par l’Esprit Saint lui rappelant de jour en jour la vérité tout entière, a toujours gardée et conservera jusqu’à la fin du monde, interdit à tous les chrétiens d’oser croire, enseigner ou prêcher désormais sur la très sainte eucharistie autre chose que ce qui est expliqué et défini par le présent décret. » (Session XIII, préambule)

Par ailleurs, le même concile enseigne :

« Sans doute, lui, notre Dieu et Seigneur, allait-il s’offrir lui-même une fois pour toutes à Dieu le Père sur l’autel de la croix par sa mort [He 7,27], afin de réaliser pour eux (là même) une Rédemption éternelle. Cependant, parce qu’il ne fallait pas que son sacerdoce fût éteint par la mort [He 7,24] lors de la dernière Cène, “la nuit où il fut livré” [1Co 11,23], il voulut laisser à l’Église, son épouse bien-aimée, un sacrifice qui soit visible (comme l’exige la nature humaine). Par-là serait représenté le sacrifice sanglant qui devait s’accomplir une fois pour toutes sur la croix, le souvenir en demeurerait jusqu’à la fin du monde, et sa vertu salutaire serait appliquée à la rémission de ces péchés que nous commentons chaque jour. » (Session XXII, chapitre 1)

Si le sacerdoce ne devait pas être éteint avec sa mort, raison pour laquelle Il institua le sacerdoce des apôtres, est-il envisageable qu’il puisse cesser ? S’il devait cesser, alors la permanence du sacerdoce du Christ serait « accidentel » car il y a bien des générations qui doivent être un jour sans sacerdoce, ce qui, pour elles, reviendraient au même que si le sacerdoce catholique n’avait jamais existé. Ce qui mène à une seconde réflexion : Hébreux VII, 24 qui est mentionné comme fondement scripturaire dit ceci : « mais lui, parce qu’il demeure éternellement, il possède un sacerdoce qui ne se transmet point » => donc si le sacerdoce et la messe ne doivent pas durer jusqu’à la fin des temps, il est impossible de mettre en cohérence ce verset et la définition du concile. Et troisièmement, on peut faire ces quelques déductions de ce qui est écrit :

–         le sacrifice visible est rendu nécessaire par la nature humaine, or la nature humaine restera toujours la même jusqu’à la fin du monde, donc le sacrifice visible demeurera jusqu’à la fin du monde.

–         c’est par « le sacrifice visible » que « le souvenir du sacrifice sanglant demeurerait jusqu’à la fin du monde », donc le sacrifice visible doit demeurer jusqu’à la fin du monde.

–         puisque « sa vertu salutaire serait appliquée à la rémission de ces péchés que nous commentons chaque jour » : étant donné qu’il y aura des pécheurs jusqu’à la fin du monde, et que le sacrifice visible doit s’appliquer à la rémission des péchés de tous les jours, le sacrifice visible doit durer jusqu’à la fin du monde.

Léon XIII

« Car la même foi qui nous oblige à confesser et à honorer le Christ comme le souverain Auteur de notre salut qui, par sa sagesse, ses lois, ses enseignements, ses exemples et l’effusion de son sang a renouvelé toutes choses, nous contraint également à le croire et à l’adorer ainsi réellement présent dans l’Eucharistie ou il demeure lui-même très véritablement jusqu’à la fin des temps au milieu des hommes, et en maître et pasteur plein de bonté, en intercesseur tout puissant auprès de son Père, pour puiser ne Lui-même et leur répartir avec une éternelle abondance les bienfaits de sa rédemption. » (Encyclique Mirae Caritatis, 28 mai 1902)

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Cette entrée a été publiée le 6 septembre 2019 par dans Foi Catholique.
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