+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Les deutérocanoniques prophétisent la Vierge Marie, la Vierge Marie confirme les deutérocanoniques !

Dossier sur Marie : ici

Dossier sur les deutérocanoniques : ici

Nous allons traiter dans le présent article de deux questions fondamentales qui divisent catholiques et protestants. La première est celle de l’inspiration des livres de l’Ancien Testament que les catholiques croient inspirés et appellent deutérocanoniques, et que les protestants croient non-inspirés et appellent apocryphes. La seconde est celle de la place à reconnaître à la Vierge Marie dans le plan du salut et dans la théologie.

Voici le plan de notre étude :

I) Les prophéties de la Vierge Marie dans l’Ancien Testament

A) Judith XIII, XV et XVI

B) Ecclésiastique XXIV

II) Correspondances entre ces prophéties et ce que le Nouveau Testament dit de Marie

A) Judith

1) La plus bénie des femmes

2) Sa louange durera toujours

3) Parallèle avec le cantique de Marie (Luc I 46-56)

a) Exaltation de Dieu

b) Dieu fait de grand chose par cette femme

c) La miséricorde de Dieu pour Israël

d) La louange de la femme durera à jamais

e) Dieu met à bas les puissants

B) L’Ecclésiastique

1) La voie, la vérité et la vie

2) Sa mémoire demeure à Jamais

3) La descendance de David

III) Conséquences de ses prophéties

A) Sur la culte marial

B) Sur les deutérocanoniques

IV) Réponses aux objections

A) Un livre non inspiré peut contenir des vraies prophéties

B) Ces prophéties sont-elles divines ?

1) Pourquoi ces prophéties ne peuvent-elles pas venir du diable ?

2) Pourquoi ces prophéties ne peuvent-elles venir que de Dieu ?

I) Les prophéties de la Vierge Marie dans l’Ancien Testament

Le fait est qu’en deux endroits, les deutérocanoniques annoncent la Vierge Marie telle qu’elle est dans la foi catholique ! En effet, ils disent des phrases à propos de femmes de l’Ancienne Alliance que nous retrouvons presque à l’identique dans le Nouveau Testament appliqué à la Vierge Marie, cela signifie que ces passages de l’Ancien Testament annoncent le Vierge Marie et doivent être transposés dans leur intégralité à cette dernière. Aussi, seule la foi catholique réalise ces prophéties ! On croirait tout simplement lire dans ces passages de l’Ancien Testament, lire un catholique du XXIè siècle chantant les louanges de la Vierge Marie !

Voici les passages concernés :

A) Judith XIII, XV et XVI

Le passage prend place après que par ruse Judith ait décapité le chef de l’armée ennemi qui voulait conquérir Israël :

« 13 Judith cria de loin aux gardiens des murailles : « Ouvrez la porte, car Dieu est avec nous, et il a signalé sa puissance en faveur d’Israël. »
14 Ayant entendu ses paroles, les gardes appelèrent les anciens de la ville.
15 Aussitôt tous les habitants accoururent vers elle, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, car ils commençaient à désespérer de son retour.
16 Allumant des flambeaux, ils se rassemblèrent tous autour d’elle. Judith, montant sur un lieu élevé, commanda qu’on fit silence ; lorsque tous se furent tus, elle leur dit :
17 « Louez le Seigneur, notre Dieu, qui n’a point abandonné ceux qui espéraient en lui.
18 Par moi, sa servante, il a accompli ses promesses de miséricorde en faveur de la maison d’Israël, et il a tué cette nuit par ma main l’ennemi de son peuple. »
19 Alors, tirant du sac la tête d’Holoferne, elle la leur montra en disant : « Voici la tête d’Holoferne, chef de l’armée des Assyriens, et voici le rideau sous lequel il était couché dans son ivresse, lorsque le Seigneur notre Dieu l’a frappé par la main d’une femme.
20 Aussi vrai que le Seigneur est vivant, son ange m’a gardée à mon départ, durant mon séjour au milieu d’eux, et à mon retour, et le Seigneur n’a pas permis que sa servante fût souillée; mais il m’a rendue à vous sans aucune tache de péché, toute joyeuse de sa victoire, de ma conservation et de votre délivrance.
21 Vous tous, chantez ses louanges, car il est bon, car sa miséricorde dure à jamais ! »
22 Tous, adorant le Seigneur, lui dirent : « Le Seigneur t’a bénie dans sa force, car par toi il a réduit à néant tous nos ennemis. »
23 Ozias, le prince du peuple d’Israël, lui dit : « Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre.
24 Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit ta main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis !
25 Il a rendu aujourd’hui ton nom si glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur; car, en leur faveur, tu n’as pas épargné ta vie en voyant les souffrances et la détresse de ta race, mais tu nous as sauvés de la ruine en marchant dans la droiture en présence de notre Dieu. »
26 Et tout le peuple répondit : « Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! »
27 Ensuite on fit venir Achior, et Judith lui dit : « Le Dieu d’Israël, à qui tu as rendu ce témoignage qu’il tire vengeance de ses ennemis, a tranché lui-même cette nuit, par ma main, la tête du chef de tous les infidèles.
28 Et pour te convaincre qu’il en est ainsi, voici la tête d’Holoferne qui, dans l’insolence de son orgueil, méprisait le Dieu d’Israël et t’a menacé de mort, en disant : Lorsque le peuple d’Israël sera vaincu, je te ferai passer au fil de l’épée. »
29 A la vue de la tête d’Holoferne, Achior frissonna d’horreur; il tomba le visage contre terre, et s’évanouit.
30 Lorsqu’il eut repris ses sens et fut revenu à lui, il se prosterna aux pieds de Judith et lui dit :
31 « Sois proclamée bénie de ton Dieu dans toutes les tentes de Jacob ! Parmi tous les peuples qui entendront ton nom, le Dieu d’Israël sera glorifié à cause de toi.«  » (Judith XIII, 13-31)

« 9 Joakim, le grand prêtre, vint de Jérusalem à Béthulie, avec tous ses anciens, pour voir Judith.
10 Lorsqu’elle sortit pour aller au devant de lui, tous la bénirent d’une seule voix, en disant : « Tu es la gloire de Jérusalem; tu es la joie d’Israël; tu es l’honneur de notre peuple.
11 Car tu as montré une âme virile, et ton cœur a été plein de vaillance. Parce que tu as aimé la chasteté et que, après avoir perdu ton mari, tu n’as pas voulu en connaître un autre, la main du Seigneur t’a revêtue de force, et tu seras bénie éternellement. »
12 Tout le peuple répondit : « Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! »
13 Trente jours suffirent à peine au peuple d’Israël pour recueillir les dépouilles des Assyriens.
14 Tout ce qu’on reconnut avoir appartenu à Holoferne, l’or et l’argent, les vêtements, les pierres précieuses et tous les objets divers, on le donna à Judith, et tout cela lui fut abandonné par le peuple.
15 Et tout le peuple se réjouit, avec les femmes, les jeunes filles et les jeunes gens, au son des harpes et des cithares. » (Judith XV, 9-15)

« 1 Alors Judith chanta ce cantique au Seigneur, en disant :
2 « Célébrez le Seigneur au son des tambourins, chantez le Seigneur avec les cymbales, modulez en son honneur un cantique nouveau, exaltez et acclamez son nom.
3 Le Seigneur met fin aux guerres; le Seigneur est son nom !
4 Il a dressé son camp au milieu de son peuple, pour nous délivrer des mains de tous nos ennemis.
5 Assur est venu des montagnes, du côté de l’Aquilon, avec les myriades de ses guerriers ; leur multitude arrêtait les torrents, et leurs chevaux couvraient les vallées.
6 Il se promettait de ravager par le feu mon territoire, d’immoler par l’épée mes jeunes gens, de faire de mes enfants un butin, de mes vierges des captives.
7 Mais le Seigneur tout-puissant l’a couvert d’ignominie; il l’a livré aux mains d’une femme, et elle en a triomphé.
8 Leur héros n’est point tombé sous les coups des jeunes gens ; les géants à haute stature ne se sont pas mesurés avec lui. C’est Judith, la fille de Mérari, qui l’a renversé par la beauté de son visage.
9 Elle s’est dépouillée des vêtements de son veuvage; elle s’est parée de ses vêtements de fête, pour le triomphe des enfants d’Israël;
10 elle a fait couler sur son visage une huile parfumée, elle a disposé sous le turban les boucles de sa chevelure. Elle a revêtu une robe neuve pour le séduire.
11 L’éclat de sa chaussure a ébloui ses yeux, sa beauté a rendu son âme captive, et elle lui a tranché la tête avec l’épée.
12 Les Perses ont frémi de sa vaillance, les Mèdes de son audace;
13 le camp des Assyriens a retenti de hurlements; quand se sont montrés les miens, exténués et desséchés par la soif.
14 Des fils de jeunes femmes les ont transpercés et les ont tués comme des enfants qui s’enfuient. Ils ont péri dans le combat, devant la face du Seigneur mon Dieu.
15 Chantons un cantique au Seigneur, chantons au Seigneur un cantique nouveau : Maître souverain, Seigneur, vous êtes grand, et magnifique dans votre puissance, et nul ne peut vous surpasser.
16 Que toutes vos créatures vous servent, parce que vous avez parlé, et tout a été fait ; vous avez envoyé votre esprit, et tout a été créé, et nul ne peut résister à votre voix.
17 Les montagnes, ainsi que les eaux, sont agitées sur leurs bases, les pierres se fondent comme la cire, devant votre face;
18 mais ceux qui vous craignent sont grands devant vous en toutes choses.
19 Malheur à la nation qui s’élève contre mon peuple ! Car le Seigneur, le Tout-Puissant, se vengera d’elle, il la visitera au jour du jugement,
20 il livrera leur chair au feu et aux vers, afin qu’ils brûlent et qu’ils éprouvent ce supplice éternellement.«  »(Judith XVI, 1-20)

B) Ecclésiastique XXIV

Ce qui figure en italique ne figure pas dans toutes les versions. Ce qui est en italique figure dans la Vulgate de saint Jérôme (vers 347-420) qui traduisit la Bible en latin, à une époque où la bibliothèque de Constantinople, ainsi que potentiellement celle d’Alexandrie, n’avaient pas encore détruites, et auxquelles ils eut donc accès, et où il trouva les textes originaux avec ces passages. D’ailleurs si ces passages avaient été faux, les autres Pères de l’Eglise n’auraient pas manqué de la faire remarquer. Nous faisons remarquer que le découpage en verset de ce chapitre varie souvent.

« 1 La sagesse se louera elle-même ; elle s’honorera en Dieu, et se glorifiera au milieu de Son peuple.

2 Elle ouvrira sa bouche dans les assemblées du Très-Haut, et elle se glorifiera devant Ses armées.

3 Elle sera exaltée au milieu de Son peuple, et admirée dans l’assemblée sainte.

4 Elle recevra des louanges parmi la multitude des élus, et sera bénie des bénis de Dieu. Elle dira :

5 Je suis sortie de la bouche du Très-Haut ; je suis née avant toute créature.

6 C’est moi qui ai fait lever dans le ciel une lumière inextinguible, et qui ai couvert toute la terre comme une nuée.

7 J’ai habité sur les lieux les plus élevés, et mon trône était sur une colonne de nuée.

8 J’ai fait seule le tour du ciel, j’ai pénétré la profondeur de l’abîme, j’ai marché sur les flots de la mer,

9 et j’ai parcouru toute la terre. Sur tous les peuples

10 et sur toutes les nations j’ai exercé l’empire.

11 J’ai foulé aux pieds par ma puissance les coeurs de tous les grands et des petits, et parmi tous ces peuples j’ai cherché un lieu de repos, et une demeure dans l’héritage du Seigneur.

12 Alors le Créateur de l’univers m’a parlé et m’a donné Ses ordres, et Celui qui m’a créée a reposé dans ma tente.

13 Et Il m’a dit : Habite dans Jacob, qu’Israël soit ton héritage, et prends racine parmi Mes élus.

14 J’ai été créée dès le commencement et avant les siècles, et je ne cesserai point d’être dans la suite des âges ; et j’ai exercé devant Lui mon ministère dans la maison sainte.

15 J’ai été ainsi affermie dans Sion ; j’ai trouvé mon repos dans la cité sainte, et ma puissance est établie dans Jérusalem.

16 J’ai pris racine au milieu du peuple glorifié, dont l’héritage est le partage de mon Dieu, et j’ai établi ma demeure dans l’assemblée des saints.

17 Je me suis élevée comme le cèdre du Liban, et comme le cyprès de la montagne de Sion.

18 Je me suis élevée comme le palmier de Cadès, et comme les plants de rosiers de Jéricho.

19 Je me suis élevée comme un bel olivier dans la campagne, et comme le platane au bord des eaux sur le chemin.

20 J’ai répandu mon parfum comme la cannelle et le baume le plus précieux, et une odeur exquise comme la myrrhe de choix.

21 J’ai parfumé ma demeure comme le storax, le galbanum, l’onyx, la myrrhe, comme la goutte d’encens tombée d’elle-même, et mon odeur est comme celle d’un baume sans mélange.

22 J’ai étendu mes branches comme le térébinthe, et mes rameaux sont des rameaux d’honneur et de grâce.

23 Comme la vigne j’ai poussé des fleurs d’une agréable odeur, et mes fleurs donnent des fruits de gloire et d’abondance.

24 Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance.

25 En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu.

26 Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits ;

27 car mon esprit est plus doux que le miel, et mon héritage plus suave que le rayon de miel.

28 Ma mémoire passera dans la suite des siècles.

29 Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif.

30 Celui qui m’écoute ne sera pas confondu, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point.

31 Ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle.

32 Tout cela est le livre de vie, l’alliance du Très-Haut, et la connaissance de la vérité.

33 Moïse nous a donné la loi avec les préceptes de la justice, l’héritage de la maison de Jacob et les promesses faites à Israël.

34 Le Seigneur a promis à David Son serviteur de faire sortir de lui le Roi très puissant, qui doit être éternellement assis sur un trône de gloire.

35 C’est Lui qui répand la sagesse comme le Phison répand ses eaux, et comme le Tigre au temps des fruits nouveaux.

36 C’est Lui qui fait déborder l’intelligence comme l’Euphrate, et qui la multiplie comme le Jourdain au temps de la moisson.

37 C’est Lui qui fait jaillir la science comme la lumière, et qui est là comme le Géhon au jour de la vendange.

38 C’est Lui qui le premier a connu parfaitement la sagesse, et elle est impénétrable aux âmes faibles.

39 Car Ses pensées sont plus vastes que la mer, et Ses conseils plus profonds que le grand abîme.

40 Je suis la sagesse qui ai fait couler les fleuves.

41 Je suis comme le chemin par où s’écoule l’eau immense d’un fleuve, comme le canal d’une rivière, et comme un aqueduc qui sort du paradis.

42 J’ai dit : J’arroserai les plantes de mon jardin, et je rassasierai d’eau les fruits de mon parterre.

43 Et voici que mon canal est devenu un grand fleuve, et mon fleuve est devenu comme une mer ;

44 car je ferai briller ma doctrine sur tous comme la lumière du matin, et je la raconterai au loin.

45 Je pénétrerai toutes les profondeurs de la terre, je visiterai tous ceux qui dorment, et j’éclairerai tous ceux qui espèrent au Seigneur.

46 Je répandrai désormais ma doctrine comme une prophétie ; je la laisserai à ceux qui cherchent la sagesse, et je ne cesserai pas de leur être présente de race en race jusqu’au siècle saint.

47 Considérez que je n’ai point travaillé pour moi seule, mais pour tous ceux qui cherchent la vérité. »

II) Correspondances entre ces prophéties et ce que le Nouveau Testament dit de Marie

A) Judith

1) La plus bénie des femmes

« Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre » (Judith XIII, 23)

Correspond à :

« Vous êtes bénies entre toutes les femmes » (Luc I, 42)

2) Sa louange durera toujours

« Il a rendu aujourd’hui ton nom si glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes » (Judith XIII, 25)

« la main du Seigneur t’a revêtue de force, et tu seras bénie éternellement. » (Judith XV, 11)

Correspondent à :

« Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc I, 48)

3) Parallèle avec le cantique de Marie (Luc I 46-56)

a) Exaltation de Dieu

« Judith, montant sur un lieu élevé, commanda qu’on fit silence ; lorsque tous se furent tus, elle leur dit : « Louez le Seigneur, notre Dieu, qui n’a point abandonné ceux qui espéraient en lui.«  » (Judith XIII, 16-17)

Correspond à :

« Et Marie dit : « Mon âme glorifie le Seigneur. Et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur«  » (Luc I, 46-47)

b) Dieu fait de grand chose par cette femme

« Par moi, sa servante, il a accompli ses promesses de miséricorde en faveur de la maison d’Israël » (Judith XIII, 18)

Correspond à :

« Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Voici, en effet, que désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse, Parce qu’il a fait en moi de grandes choses, Celui qui est puissant, Et dont le nom est saint » (Luc I, 48-49)

c) La miséricorde de Dieu pour Israël

« Par moi, sa servante, il a accompli ses promesses de miséricorde en faveur de la maison d’Israël, et il a tué cette nuit par ma main l’ennemi de son peuple. […] Vous tous, chantez ses louanges, car il est bon, car sa miséricorde dure à jamais !«  » (Judith XIII, 18 et 21)

Correspond à :

« Il a pris soin d’Israël son serviteur, Se ressouvenant de sa miséricorde, (Ainsi qu’il l’avait promis à nos pères) Envers Abraham et sa race, pour toujours. » (Luc I, 54-55)

d) La louange de la femme durera à jamais

« Il a rendu aujourd’hui ton nom si glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur […] la main du Seigneur t’a revêtue de force, et tu seras bénie éternellement.«  » (Judith XIII, 25 et XV, 11)

Correspond à

« Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc I, 48)

e) Dieu met à bas les puissants

« Le Seigneur met fin aux guerres ; le Seigneur est son nom ! Il a dressé son camp au milieu de son peuple, pour nous délivrer des mains de tous nos ennemis. Assur est venu des montagnes, du côté de l’Aquilon, avec les myriades de ses guerriers ; leur multitude arrêtait les torrents, et leurs chevaux couvraient les vallées. Il se promettait de ravager par le feu mon territoire, d’immoler par l’épée mes jeunes gens, de faire de mes enfants un butin, de mes vierges des captives. Mais le Seigneur tout-puissant l’a couvert d’ignominie; il l’a livré aux mains d’une femme, et elle en a triomphé. Leur héros n’est point tombé sous les coups des jeunes gens ; les géants à haute stature ne se sont pas mesurés avec lui. C’est Judith, la fille de Mérari, qui l’a renversé par la beauté de son visage. » (Judith XVI, 3-8)

Correspond à :

« Il a déployé la force de son bras ; Il a dissipé ceux qui s’enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ; Il a renversé de leur trône les potentats, Et il a élevé les petits ; Il a comblé de biens les affamés, Et les riches, il les a renvoyés les mains vides. » (Luc I, 51-53)

B) L’Ecclésiastique

1) La voie, la vérité et la vie

« En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu. » (Ecclésiastique XXIV, 25 ou 26 suivant les éditions)

Correspond à ce que dit Jésus :

« « Je suis la voie, la vérité et la vie » (Jean XIV, 6)

Or Jésus qui est « la voie, la vérité et la vie » était en Marie durant la grossesse. Il est donc vrai de dire qu’en Marie était  » toute la grâce de la voie et de la vérité ; en elle était toute l’espérance de la vie et de la vertu. »

2) Sa mémoire demeure à Jamais

« Ma mémoire passera dans la suite des siècles. » (Ecclésiastique XXIV, 28)

Correspond à

« Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc I, 48)

3) La descendance de David

Penchons-nous sur cette phrase :

« Le Seigneur a promis à David Son serviteur de faire sortir de lui le Roi très puissant, qui doit être éternellement assis sur un trône de gloire. » (Ecclésiastique XXIV, 34)

Le lien avec Marie n’est pas formellement établit dans le texte, mais il est intéressant de noter que dans un passage qui préfigure de toute évidence Marie, il soit question de celui dont elle est la Mère, Jésus, au sujet duquel l’ange lui annonce :

« le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » (Luc I, 32)

III) Conséquences de ses prophéties

A) Sur la culte marial

Le lien étant établit entre Judith et la Sagesse d’une part et Marie d’autre part, nous pouvons déduire de ces points de jonction que Marie correspond à tout ou partie de ce qui est dit de Judith et de la Sagesse.

Aussi, selon Judith, Marie sa servante, Dieu a accompli ses promesses de miséricorde en faveur de la maison d’Israël, et il a tué cette nuit par ma main l’ennemi de son peuple (dans l’Ancien Testament cet ennemi est préfiguré par Holoferne, mais le réel ennemi est satan, c’est donc par Marie que Dieu a vaincu le satan). Le Seigneur a bénie Marie dans sa force, car par elle il a réduit à néant tous nos ennemis. Elle est bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit sa main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis ! Il a rendu aujourd’hui son nom si glorieux, que sa louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur ; car, en leur faveur, il n’as pas épargné sa vie en voyant les souffrances et la détresse de sa race, mais elle nous a sauvés de la ruine en marchant dans la droiture en présence de notre Dieu (participation à l’oeuvre de la Rédemption). Le Dieu d’Israël, à qui elle a rendu ce témoignage tire vengeance de ses ennemis, a tranché lui-même, par sa main, la tête du chef de tous les infidèles (encore une fois : le chef de tous les infidèles est satan). Elle est proclamée bénie de ton Dieu dans toutes les tentes de Jacob ! Parmi tous les peuples qui entendront son nom, le Dieu d’Israël sera glorifié à cause de toi. Elle est la gloire de Jérusalem ; elle est la joie d’Israël ; elle est l’honneur de notre peuple (l’Eglise). Car elle a montré une âme virile, et son cœur a été plein de vaillance. Parce qu’elle a aimé la chasteté et que la main du Seigneur l’a revêtue de force, et elle sera bénie éternellement.  C’est Marie, qui a renversé l’ennemi de Dieu ; elle s’est parée de ses vêtements de fête, pour le triomphe des enfants d’Israël. Le ennemis de Dieu ont frémi de sa vaillance, de son audace.

Et selon l’Ecclésiastique, faisant parler la Sagesse : elle sera exaltée au milieu de Son peuple, et admirée dans l’assemblée sainte. Elle recevra des louanges parmi la multitude des élus, et sera bénie des bénis de Dieu. Elle dira : Je suis sortie de la bouche du Très-Haut. Elle a habité sur les lieux les plus élevés, et son trône était sur une colonne de nuée. Sur toutes les nations elle a exercé son empire. Elle a foulé aux pieds par sa puissance les coeurs de tous les grands et des petits, et parmi tous ces peuples elle a cherché un lieu de repos, et une demeure dans l’héritage du Seigneur. Alors le Créateur de l’univers  lui a parlé lui a dit : Habite dans Jacob, qu’Israël soit ton héritage, et prends racine parmi Mes élus. Elle a été ainsi affermie dans Sion ; elle a trouvé mon repos dans la cité sainte, et sa puissance est établie dans Jérusalem. Elle a pris racine au milieu du peuple glorifié, dont l’héritage est le partage de mon Dieu, et elle a été établi ma demeure dans l’assemblée des saints. Elle s’est élevée comme le cèdre du Liban, et comme le cyprès de la montagne de Sion. Elle s’est élevée comme le palmier de Cadès, et comme les plants de rosiers de Jéricho. Elle s’est élevée comme un bel olivier dans la campagne, et comme le platane au bord des eaux sur le chemin. Elle a répandu son parfum comme la cannelle et le baume le plus précieux, et une odeur exquise comme la myrrhe de choix. Elle a parfumé sa demeure comme le storax, le galbanum, l’onyx, la myrrhe, comme la goutte d’encens tombée d’elle-même, et son odeur est comme celle d’un baume sans mélange. Elle a étendu mes branches comme le térébinthe, et ses rameaux sont des rameaux d’honneur et de grâce. Comme la vigne elle poussé des fleurs d’une agréable odeur, et ses fleurs donnent des fruits de gloire et d’abondance. Elle est la mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En elle est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en elle est toute l’espérance de la vie et de la vertu. En elle est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en elle est toute l’espérance de la vie et de la vertu. Qu’ils viennent à elle, tous qui la désirent, et rassasiez-vous de ses fruits ; car son esprit est plus doux que le miel, et son héritage plus suave que le rayon de miel. Sa mémoire passera dans la suite des siècles. Ceux qui la mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif (phrase qu’il faut évidemment comprendre au sens figuré). Celui qui l’écoute ne sera pas confondu, et ceux qui agissent par elle ne pécheront point. Ceux qui la mettent en lumière auront la vie éternelle. Tout cela est le livre de vie, l’alliance du Très-Haut, et la connaissance de la vérité. Moïse nous a donné la loi avec les préceptes de la justice, l’héritage de la maison de Jacob et les promesses faites à Israël. Le Seigneur a promis à David Son serviteur de faire sortir de lui le Roi très puissant, qui doit être éternellement assis sur un trône de gloire. C’est Lui qui répand la sagesse comme le Phison répand ses eaux, et comme le Tigre au temps des fruits nouveaux. C’est Lui qui fait déborder l’intelligence comme l’Euphrate, et qui la multiplie comme le Jourdain au temps de la moisson. C’est Lui qui fait jaillir la science comme la lumière, et qui est là comme le Géhon au jour de la vendange. C’est Lui qui le premier a connu parfaitement la sagesse, et elle est impénétrable aux âmes faibles. Car Ses pensées sont plus vastes que la mer, et Ses conseils plus profonds que le grand abîme. Marie est la sagesse qui ai fait couler les fleuves. Elle est comme le chemin par où s’écoule l’eau immense d’un fleuve, comme le canal d’une rivière, et comme un aqueduc qui sort du paradis. Ellei dit : J’arroserai les plantes de mon jardin, et je rassasierai d’eau les fruits de mon parterre. Et voici que son canal est devenu un grand fleuve, et son fleuve est devenu comme une mer ; car elle fera briller sa doctrine sur tous comme la lumière du matin, et elle la racontera au loin. Elle pénétrera toutes les profondeurs de la terre, elle visitera tous ceux qui dorment, et elle éclairera tous ceux qui espèrent au Seigneur. Elle répandra désormais sa doctrine comme une prophétie ; elle la laissera à ceux qui cherchent la sagesse, et elle ne cessera pas de leur être présente de race en race jusqu’au siècle saint. Considérez qu’elle n’a point travaillé pour elle seule, mais pour tous ceux qui cherchent la vérité.

B) Sur les deutérocanoniques

Il faut aussi tirer la conclusion de l’inspiration des deux deutérocanoniques que sont Judith et l’Ecclésiastique. Mais toutefois, de manière seulement indirecte. C’est ce que nous allons expliciter dans la section suivante.

IV) Réponses aux objections

A) Un livre non inspiré peut contenir des vraies prophéties

Nos adversaires pourront répliquer qu’il y a des livres contenant des prophéties inspirés par Dieu, dans que le livre en lui-même soit inspiré. Nous en avons un exemple avec Jésus lui-même qui dit :

« C’est pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils tueront plusieurs d’entre eux et en persécuteront d’autres » (Luc XI, 49)

Cela fait référence au Livre des Jubilés, dont tout le monde admettra qu’il n’est pas inspiré :

« Je leur enverrai des témoins pour témoigner contre eux, mais ils n’écouteront pas ; et même, ils tueront les témoins. » (Livre des Jubilés I, 12)

Aussi ils ont raison de dire que ces prophéties de Marie ne suffisent pas de soi à établir l’inspiration des livres qui les contiennent. C’est pour cela que nous avons dit que ces prophéties prouvaient cette inspiration seulement de manière indirecte.

En effet, ces prophéties mariales sont un fait indéniables. Elles ont été faites et doivent donc se réaliser. Mais où se réalisent-elles ? Dans la seule Eglise catholique ! En conséquence l’Eglise catholique est la vraie Eglise puisqu’elle est la seule en laquelle se réalise des prophéties indéniables de l’Ecriture Sainte et qui ne peuvent donc pas ne pas se réaliser ! Cela implique la validation de tous l’enseignement de l’Eglise catholique, puisqu’elle est l’Eglise infaillible de Jésus-Christ, et donc l’inspiration de tous les deutérocanoniques.

B) Ces prophéties sont-elles divines ?

1) Pourquoi ces prophéties ne peuvent-elles pas venir du diable ?

Tout simplement parce que ces livres, et donc les passages faisant la jonction entre Judith et la Sagesse d’une part, et Marie d’autre part, ont été écrit avant ceux qui concerne Marie. Aussi, le démon ne pouvait avoir aucune idée à l’avance de ce que tout le monde s’accorde à dire que Dieu allait inspiré plusieurs siècles plus tard au sujet de Marie ! Il s’agit là de préfigurations qui ne sont décelables qu’une fois réalisées !

2) Pourquoi ces prophéties ne peuvent-elles venir que de Dieu ?

Parce que parallèlement, Dieu savait ce qu’Il allait plus tard inspiré au sujet de Marie, et qu’il n’aurait jamais tendu de « piège » aux âmes pieuses qui, connaissant ces deux deutérocanoniques et le Nouveau Testament, ne pourraient pas ne pas faire le rapprochement ! Aussi, étant donné que Judith et la Sagesse préfigurent Marie, il n’y a juste aucun doute, il faut en tirer les conséquences pratiques, car dans le cas contraire, Dieu aurait inspiré ces préfigurations pour rien, ce qui est exclu.

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2 commentaires sur “Les deutérocanoniques prophétisent la Vierge Marie, la Vierge Marie confirme les deutérocanoniques !

  1. Pingback: Le culte de Marie est béni par Dieu | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: Les deutérocanoniques ne sont pas apocryphes ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

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Cette entrée a été publiée le 22 août 2019 par dans Foi Catholique, Sainte Vierge Marie.
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