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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Evangile selon saint Marc fut écrit à Rome

Toutes les preuves de la Papauté: ici

Le deuxième Évangile fut écrit par saint Marc, il s’agit là d’un fait connu. Ce qui est beaucoup moins connu en revanche, c’est que saint Marc fut le compagnon de voyage de saint Pierre (I Pierre V, 13). Aussi, c’est en cette qualité qu’il écrivit son Evangile, il s’agit d’une mise par écrit de l’enseignement de Pierre. Ce fait nous est rapporté par le plus ancien historien de l’Eglise dont les œuvres soient parvenues jusqu’à nous: Eusèbe de Césarée (vers 260-vers 339) dans son Histoire ecclésiastique. Il l’affirme d’ailleurs en s’appuyant sur les deux témoignages antérieures de Papias d’Hiérapolis (première moitié du IIème siècle), disciple de l’Apôtre saint Jean, et de Clément d’Alexandrie (vers 150-vers 215). Voici ses mots: « Mais la lumière de la religion brilla d’un tel éclat dans l’esprit des auditeurs de Pierre que ce ne leur fut pas suffisant d’avoir entendu seulement l’exposé oral de cette prédication divine. Ils firent toutes sortes d’instances auprès de Marc, l’auteur de l’Évangile qui nous est parvenu et le compagnon de Pierre, pour qu’il leur laissât un livre qui leur fût un mémorial de l’enseignement donné de vive voix par l’apôtre, et ils ne cessèrent leurs demandes qu’après avoir été exaucés. Ils furent ainsi la cause de la rédaction de l’Évangile selon Marc. Pierre connut, dit-on, le fait par une révélation de l’Esprit et il se réjouit d’un pareil zèle : il autorisa l’usage de ce livre pour la lecture dans les églises. Clément rapporte ceci dans sa sixième Hypotypose et l’évêque d’Hiérapolis, Papias, le confirme de son propre témoignage. » (Histoire ecclésiastique, II, 25). Plus loin, Eusèbe rapporte ces autres mots de Papias au sujet de la rédaction de cet Evangile: « Et le presbytre dit ceci: « Marc, étant l’interprète de Pierre, écrivit exactement, mais sans ordre, tout ce qu’il se rappelait des paroles ou des actions du Christ; car il n’a ni entendu ni accompagné le Sauveur. Plus tard, ainsi que je l’ai rappelé, il a suivi Pierre. Or celui-ci donnait son enseignement selon les besoins et sans nul souci d’établir une liaison entre les sentences du Seigneur. Marc ne se trompe donc pas en écrivant selon qu’il se souvient ; il n’a eu qu’un souci, ne rien laisser de ce qu’il avait entendu et ne rien dire de mensonger. » (Histoire ecclésiastique, III, 39, 15). Dans ce dernier passage, Papias ne parle pas de lui-même et se fait l’échos du « presbytre ». Il s’agit de « Jean le Presbytre », une figure de l’Eglise primitive dont parle également saint Irénée. Il existe un débat pour savoir si Jean le Presbytre est la même personne que Jean l’Apôtre, peut-être un futur article exposera-t-il la question. Mais que ces deux Jean ne fassent qu’un ou non, c’est quoi qu’il en soit un témoignage de première qualité que nous livre Papias.

Cette assertion traditionnelle est confirmée par l’étude du texte. En effet, la communauté à qui le texte est premièrement adressé est surtout composée de païens convertis, sans doutes des romains. En effet, le rédacteur traduit toujours les mots araméens attribués à Jésus ; de même il explique tel ou tel mot grec par une expression latine. L’évangéliste explique aussi les coutumes juives.

Les œuvres païennes nous informent incidemment sur l’origine romaine de cet Evangile: « Le Professeur Ilaria Ramelli de l’Université catholique du Sacré Coeur à Milan démontre que plusieurs passages du Satiricon de Pétrone sont des parodies de l’Evangile de Saint Marc.

Nous y trouvons ainsi, au cours d’un banquet, une onction faite avec une ampoule de nard préfigurant une onction funèbre, le chant d’un coq interprété comme un présage de malheur et de mort – ce qui n’est pas le cas normalement dans la culture latine –, l’épisode de condamnés à la crucifixion par un gouverneur de province, surveillés par un soldat pour que leurs corps ne soient pas volés, puis le troisième jour le vol d’un des cadavres sur une croix qui est remplacé par un autre, événement qui à son tour fait croire à la réanimation d’un mort, enfin nous y trouvons la promesse d’un gros héritage à qui mangera la chair d’un supposé richissime individu. L’auteur de la recherche s’est appliqué à explorer tous les textes grecs et latins antécédents pour voir si des thèmes semblables y étaient traités. Aucun ne s’est trouvé être, de loin, aussi significatif.  Les historiens s’accordent pour le dire, le Satiricon a été écrit autour de 64-65. Nous constatons que dans ces années-là non seulement l’Evangile de saint Marc était rédigé mais qu’il était connu à Rome, puisque, comme le démontre l’auteur, il est impossible que l’Evangéliste  à l’inverse se soit inspiré de Pétrone. La même démonstration vaut pour un autre texte latin l’Hercules Oetaeus, une tragédie de la même époque mais d’auteur incertain, pour lequel il est impossible, nous dit toujours le Professeur Ramelli, qu’il y ait eu copie de la part des Evangélistes : en effet le mythe original évoqué par cette œuvre théâtrale, et naturellement attesté avant elle, présente dans cette version des modifications précisément sur les points qui ressemblent aux Evangiles et seulement sur ceux-ci (par exemple les ténèbres et le tremblement de terre, les appels au père, le Peractum est : « tout est accompli », la mère accompagnant son fils sur le lieu du supplice).  C’est donc toujours dans le sens « Evangile vers texte païen » qu’il y a lieu de voir l’imitation ou plutôt la parodie, avec les conséquences sur la date de rédaction des livres saints qui en découlent. » (Marie-Christine CERUTI-CENDRIER, Nouvelle revue CERTITUDES – juillet-août-septembre 2003 – n°15) En effet, on ne parodie qu’une œuvre préalablement connue de son auditoire ou de son lectorat, cela signifie donc qu’en 64-65, l’Évangile selon saint Marc était une référence connue de tout le monde à Rome, même chez les païens. Cela n’est explicable que par une rédaction romaine du texte, suivie de une diffusion rapide.

Mais l’argument le plus fort réside certainement dans les découvertes de Qûmran. En effet, en 1947 furet découvertes par hasard sur les bords de la Mer Morte des grottes qui avaient été scellées en 68, au moment ou la Judée était attaquée par les romains. Dans ces grottes, furent retrouvés plus de 900 manuscrits juifs, de l’Ancien Testament et autres. Mais parmi les documents retrouvés, il en est un d’une importance particulière: un fragment de manuscrit enregistré sous le nom de « 7Q5 ». Ce fragment qui n’avait suscité que peu d’intérêt au départ fut étudié en 1972 par le jésuite espagnol José O’CALLAGHAN, papyrologue et professeur de papyrologie grecque à l’Institut biblique pontifical à Rome. Ce dernier cherchait encore à superposer les fragments non-identifiés à des passages de la version grecque de l’Ancien Testament comme ses prédécesseurs dans l’affaire, mais en vain. Il chercha alors s’il n’était pas possible de les faire coïncider avec des textes du Nouveau Testament. Hypothèse improbable, mais qui donna lieu à d’étonnantes découvertes.

À cause de l’exceptionnelle rencontre des lettres NNHC que contient le fragment 7Q5, seuls trois passages du Nouveau Testament pouvaient convenir  : Mt XIV, 34; Mc VI, 53; Lc V,1. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’en Mc VI, 52-53, toutes les autres lettres du 7Q5, réparties en cinq lignes, se superposaient à des lettres identiques à ces deux versets disposés en cinq lignes, selon les règles des scribes de l’époque.

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Fragment de Marc retrouvé

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Suite à cette découverte, il fut découvert d’autres documents de la grotte 7 appartenant au Nouveau Testament. En effet, mis à part le 7Q1 et le 7Q2 qui appartiennent à l’Ancien Testament, et le 7Q3 et le 7Q19 qui résistent à toutes les tentatives d’identification, ainsi que les fragments n° 11 à 14, 16 à 18 illisibles car n’étant constitués que d’une, deux ou trois lettres, le Père O’CALLAGHAN a identifié les autres fragments  : ils appartiennent tous au Nouveau Testament  !

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Le lecteur se demande certainement pourquoi nous parlons de cela ici. La réponse est toute simple: ce fragment fut retrouvé dans une jarre portant l’inscription « Rome » en alphabet hébreu !

Haut de la jarre

Haut de la jarre

Gros plan sur le mot « Rome » en caractères hébraïques

Gros plan sur le mot « Rome » en caractères hébraïques

 

 

 

 

 

 

Le 7Q5 appartenait à un rouleau complet du second Évangile, œuvre de Jean-Marc, le fidèle disciple de Pierre, achevée à Rome dans les années 40, moins de dix ans après les événements, donc sous le contrôle des témoins oculaires, et de là propagée dans toutes les communautés dispersées à travers l’Empire pour la lecture liturgique. Copié aux environs de l’an 50, ce précieux manuscrit était conservé par la communauté chrétienne de Qumrân dans une amphore marquée par le bibliothécaire du nom de l’Église de “ Rome ”, de qui on l’avait reçu.

Nous pouvons ultimement souligner qu’il est indubitable que l’Évangile selon saint Marc fut rédigé sous la dépendance de saint Pierre. Il faut donc que cela se fit à un moment et en un endroit où les deux se trouvaient au même endroit. Les autres antiques nous rapporte que cela se fit à Rome, cette affirmation est confirmé par la Ière Épître de Pierre où ce dernier nous informe qu’il est avec Marc à Babylone, c’est-à-dire Rome.

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2 commentaires sur “L’Evangile selon saint Marc fut écrit à Rome

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