+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La Controverse de Valladolid

En lire plus sur l’Église et l’esclavage: ici

En lire plus sur la conquête du Nouveau Monde: ici

En lire plus sur les mensonges historiques contre l’Église: ici

image

La Controverse de Valladolid est l’une des nombreuses attaques portées contre l’Église catholique au sujet de son prétendu racisme et de son prétendu esclavagisme. Une de mes connaissances (qui souhaite rester anonyme) a décidé de remettre les pendules à l’heure sous forme de réponse au film La Controverse de Valladolid sorti en 1992 en répondant le thèse officielle. Ma connaissance a parlé à un lycéen qui lui avait dit: « Notre prof de français nous a fait étudier La controverse de Valladolid, nous avons appris qu’en 1550, en Espagne c’est déroulé un débat pour savoir si les indiens avaient une âme ou n’en avaient pas. Ainsi l’Église catholiques s’est arrogée le droit de dire qui l’on pouvait considérer comme humain et qui ne l’était pas. » Il lui avait alors simplement répondu: « Votre prof de français, au lieu de se transformer en commissaire du peuple désirant endoctriner ses élèves, ferait mieux de leur faire apprendre de vrais textes littéraires ou au moins avoir l’honnêteté professionnelle d’étudier les sujets qu’il donne à ses élèves. » Puis, après étude, il lui a apporté la réponse de fond suivante:

Introduction:

La Controverse de Valladolid ne se limite pas un une simple sortie de téléfilm, c’est une vaste entreprise d’intolérance menée par le terrorisme laïc. Après le film sorti en 1992, pour commémorer le 500ème anniversaire de la Découverte au Nouveau Monde, par un évènement s’étant déroulé 57 ans plutard, une version théâtrale sera rédigée en 1999, par la suite cet écrit va faire partie du programme de classe de français du lycée. Les éditions Hatier, dans leur collection « Profil d’une oeuvre », lui consacre même un ouvrage.

Certains enseignants se servent de cet ouvrage pour inciter à la haine anti-religieuse. La société leur confie des jeunes, et violant les principes de neutralité qu’ils prétendent défendre, ils obligent les jeunes catholiques à douter de leur foi, font croire aux jeunes noirs que l’Eglise est la cause des malheurs d’une partie de leur peuple et font admettre à tous leur autres élèves que la religion est une cause d’oppression des peuples.

Le grand problème de ce scénario, c’est qu’il n’est qu’une fiction, qu’une oeuvre dramatique, mais montré comme compte rendu fidèle de faits réels. Il utilise des textes historiques dont la valeur est contestée par les historiens, les sort de leur contexte, leur fait trahir leur esprit et leur ajoute d’autres textes conformes au langage marxiste du XXe siècle. Par la suite, une surenchère est faite par les présentations et les commentaires de l’oeuvre.

Valeur du scénario de Jean-Claude CARRIÈRE:

En 1992, la chaîne de télévision commande à Jean-Claude CARRIÈRE un travail, pour commémorer le 500ème anniversaire de la Découverte du Nouveau Monde. Il prendra donc comme sujet un fait passé en 1550, c’est-à-dire de cinquante sept ans postérieur à l’évènement à célébrer.

Dans une interview, présentée dans le DVD La Controverse de Valladolid, Jean-Claude CARRIÈRE, déclare au sujet de cette controverse : « Elle n’a pas eu lieu comme on le voit dans le film… il ne s’agit pas d’un travail historique… Je ne suis pas historien, mais auteur dramatique, je ne peux pas tendre à une vérité historique, mais à une vérité dramatique ». Il précise que le budget alloué et le délai de réalisation furent extrêmement réduits. Il dit ne pas être historien, et ne pas avoir eu de moyens suffisants, ainsi on peut l’excuser d’avoir mis des énormités historiques

La source de son travail est constituée par la Très brève relation de la destruction des Indes, publié en 1552 par un évêque catholique, Bartolomé de Las CASAS. Dans son Etude sur frère Bartolomé de Las CASAS, Angel LOSADA, grand spécialise et défenseur de ce religieux, déclare que Las CASAS y « exagère à l’extrême » (p. 341). Américo CASTRO, autre spécialiste du sujet, dans Frère Bartolomé de Las Casas parle de sa « fantaisie d’épouvantail » (p. 282). Marianne MAHN-LOT, dans Barthélemy de Las Casas, l’Évangile et la force reconnaît ses « inexactitudes » (p. 74). Et d’aucune manière, les historiens, tant anciens que modernes de la Conquête du Nouveau Monde ne reconnaissent aux écrits de Las CASAS une valeur de réalité historique. Cet ouvrage dans sa version française, éditée aux Editions La Découverte, coûte 7 €, ce prix devrait permettre aux terroristes laïcs de l’enseignement de pouvoir se le procurer. C’est le minimum qu’impose une honnête conscience professionnelle lorsque l’on doit traiter d’un sujet si délicat avec ses élèves.

Indépendamment des crimes contre l’humanité qu’il y décrit, Las CASAS affirme que « Ce qui suffit à  trois familles de dix personnes chacune pendant un mois, un chrétien, le mange et le détruit en un jour » (p. 54), qu’une seule personne puisse manger en un jour l’équivalent de 900 repas journalier défie les règles de la diététique. Si l’on suit sa logique lorsqu’il dit : « D’après la grande expérience que j’en ai, les Indiens étaient à peine plus violents et rudes que des enfants ou garçons de dix à douze ans » (p. 62) on le compare avec la suite : « Quand on pense aux charges que les chrétiens leur faisaient transporter ! Trois ou quatre arrobes qu’ils devaient transporter sur cent ou deux cent lieux » (p. 63) (1 arrose = 12 à 15 kg) (1 lieue = 4 km) même en prenant les données minimum, il est difficilement imaginable de faire porter 36 kg sur 400 km à un enfant de 12 ans, et même à un homme adulte occidental.

Qu’à cela ne tienne, c’est comme oeuvre historique que cet ouvrage sera donné à étudier à des élèves de lycée. Pour que la supercherie ne soit pas révélée, ce ne sera pas en cours d’histoire que ce fera cette étude, mais en cours de français.

Las CASAS, défenseur de l’Eglise et de l’Espagne:

Il est malhonnête de présenter Las CASAS comme une sorte de marginal s’opposant à la toute puissance de l’Église catholique et de l’État espagnol. Ce dominicain a fait sa carrière d’ecclésiastique comme ardent défenseur des indiens, et c’est à ce titre que le Conseil des Indes le nomme évêque. Ainsi comme prince de l’Eglise il accède au sommet de la hiérarchie de la société espagnole. Mais en plus il devient conseiller de l’empereur Charles Quint, en 1542 il lui fera promulguer les Nouvelles lois sur le Nouveau Monde. Son influence est si grande qu’il fera interdire de publication l’ouvrage d’un de ses détracteurs docteur en théologie Ginès de SEPULVEDA, chroniqueur, et chapelain de l’empereur.
Las CASAS n’est pas un révolutionnaire, c’est en tant que défenseur de l’Eglise et de l’Etat espagnol qu’il va écrire sa Très brève relation de la destruction des Indes.

Plusieurs fois Las CASAS dans son ouvrage va se faire le défenseur de l’État espagnol, qu’il dédouane de tous les crimes dont il parle : « Ces guerres avaient été presque toute cachées à la reine, car la reine (que Dieu ait en sa sainte gloire) prenait grand soin et se souciait de manière admirable du salut et de la prospérité de ses gens ». Au sujet de l’accueil du catholicisme par les indiens il dit : « Et dès qu’ils commencent à entendre parler des choses de la foi ils insistent tellement pour les connaître et exercer le sacrement de l’Eglise et le culte divin qu’en vérité les religieux doivent être dotés par Dieu d’une signalée patience » (p. 50)

Utiliser cet ouvrage comme arme contre l’Église, devient de la plus grave malhonnêteté lorsque l’évêque à la fin précise : « Il est bon d’ajouter encore que du début jusqu’à maintenant les Espagnols ne se sont pas plus souciés de faire prêcher la foi de Jésus-Christ auprès des Indiens que s’il s’était agi de chiens ou d’autres animaux ; au contraire, ils ont tout fait, en affligeant et en persécutant les religieux, pour empêcher ceux-ci de prêcher ; car il semblait que c’était un obstacle à l’acquisition de l’or et des richesses qu’ils se promettaient par cupidité ». (p. 149)

Les mensonges des intégristes laïcs:

Jean-Claude CARRIÈRE, ne se déclare pas historien et considère son scénario uniquement comme oeuvre dramatique. Dans son interview il considère même que cette controverse est une des gloires de l’Espagne pour avoir permis une telle discutions au plus haut niveau de l’Etat espagnol. Nous ne ferons que répondre à l’intolérance des professeurs intégristes laïcs qui fait passer pour des vérités historiques une fiction dramatique. Les propagandistes laïcards, présentent comme vérités tous les mensonge suivants, présents dans le film:

– L’objet de la controverse : dans l’œuvre, la controverse est réunie pour savoir si les indiens ont une âme, en réalité, à aucun moment, il n’a été question de savoir si les indiens étaient des être humains, puisque que certains dès le début de la conquête étaient baptisés, d’autres anoblis et nombreux étaient les espagnols qui se mariaient avec des indiennes et avaient des enfants. Par contre, les termes exactes de la convocation du Conseil des Indes étaient : « Traiter et parler de la manière dont devaient se faire les conquêtes, pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience »

– Le juge de la controverse : Ce n’était pas un cardinal, légat du Pape, venu de Rome pour juger les compétiteurs, mais un jury composé de quinze juges, dix laïcs membres des conseils royaux et cinq membres du clergé. Cette controverse avait était réunie selon les ordres de l’empereur Charles Quint, à aucun moment un légat du Pape n’est venu dans cette controverse.

– Lieu et caractère prétendument secrets de la controverse : On nous la montre se dérouler dans une obscure salle de couvent franciscain, avec le légat déclarant : « ce que nous dirons, si je l’estime neccessaire, ne dépassera pas les murs de cette pièce ». Elle s’est en vérité déroulée dans la chapelle du Collège Saint Grégoire de Valladolid, que le spécialiste d’art Georges PILLEMENT décrit comme étant : « une des œuvres les plus riches, et même les plus pures et des plus gracieuses que la Renaissance ait inspirée en Espagne ». Cette controverse n’avait aucun caractère secret.

– Traite des noirs en Amérique : C’est une décision de l’Église, qui a déporté dans des conditions honteuses des millions d’hommes Africains affirme l’ouvrage. En réalité, c’est Las CASAS qui a émit l’idée de remplacer ses protégés indiens par des esclaves noirs venus d’Afrique. Mais regardons les faits, dans l’exemple d’Hispaniola, l’île découverte par Christophe COLOMB, partagée par la suite entre les Espagnols à Saint Domingue et les Français à Haïti, au XVIIIe siècle, pour presque le même nombre de blancs des deux cotés, c’est-à-dire environ 70 000 blancs, il y avait 30 000 esclaves noirs coté espagnol et 465 000 esclaves noirs coté français. En Amérique du sud, nous ne trouvons des descendants de noirs d’Afrique qu’au Brésil, terre sous domination portugaise.

– Le prétendu intérêt financier de l’Église : Selon une analyse marxiste de l’histoire, l’Église est accusée de faire primer ses intérêts matériels sur la liberté des peuples. La réalité est autre, les terres acquisent par l’Espagne au Nouveau Monde étaient en sorte de vicariat apostolique confié au roi d’Espagne, chargé de financer complètement l’évangélisation. Dans cette affaire, Rome ne dépensait rien, ne gagnait rien financièrement et donc ne pouvait rien perdre.

Déroulement de la controverse:

La controverse s’est réellement déroulée selon quatre arguments:

– Premier argument : SEPULVEDA, faisant appel à Aristote, affirme que la condition naturelle de certains peuples barbares les prédisposait à se soumettre à d’autres peuples plus évolués. Il justifie la domination des anciens Espagnols par les Romains, et dans le même ordre d’idée, des Indiens par les Espagnols. En estimant que les Indiens sont appelés a devenir égaux aux Espagnols. Las CASAS répond que les Indiens ne font pas partis de cette catégorie de peuples à civiliser.

– Deuxième argument: SEPULVEDA évoque l’anthropophagie comme un crime contre nature auquel se livreraient les barbares du Nouveau Monde, associée, qui plus est, à un autre crime tout aussi répréhensible : l’idolâtrie. Ces deux pratiques justifiaient amplement, selon lui, l’intervention militaire des chrétiens qui ne pouvaient les laisser se perpétrer impunément. Las CASAS affirme que les Espagnols n’ont aucune juridiction sur les indiens.

– Troisième argument : Pour SEPULVEDA, il était du devoir des chrétiens d’intervenir par la force contre les barbares du Nouveau Monde afin de sauver des vies humaines innocentes. Il s’agissait d’empêcher les sacrifices humains contraires au droit naturel et d’interdire l’idolâtrie qui s’accompagnait souvent d’immolations et d’anthropophagie. Las CASAS réfute en disant que le remède ne doit pas être pire que le mal.

– Quatrième argument : Ici, SEPULVEDA en appelle à l’autorité de saint Augustin pour affirmer que la guerre facilite le prosélytisme en permettant aux missionnaires d’exercer leur labeur parmi les infidèles. Las CASAS rejette cet argument sous prétexte que Saint Augustin parlaient d’hérétiques qui massacraient le clergé catholique, et que les indiens n’étaient que des païens n’ayant jamais entendu parler du Christ.

Bibliographie:

Histoire du Nouveau Monde de Carmen BERNAND et Serge GRUZINSKI, Paris, Fayard, 1993. La lecture cet ouvrage de référence, que l’on trouve dans toutes les bibliothèques, permettra de constater que la description horrible de la Conquête ne se retrouve pas dans cet ouvrage comme dans les autres ouvrages traitant de ce sujet. Se procurer le tome 1 ici et le tome 2 ici.

Droit de conquête et droits des Indiens de Thomas GOMEZ, Paris, Armand Colin, 1996. Ce travail universitaire, bien que partisan pour Las CASAS montre le haut niveau de préoccupation des droits de la personne humaine dans l’État et la société Espagnols du temps de la conquête. Résumé de l’œuvre ici, se la procurer ici, la lire en ligne ici.

La vraie controverse de Valladolid de Jean DUMONT, Paris, Critérion, 1995. L’auteur montre qu’après une étude sérieuse du sujet l’on peut dire que cette controverse fut le premier débat sérieux sur les droits de la personne humaine dans l’Histoire. Se procurer le livre ici.

Advertisements

3 commentaires sur “La Controverse de Valladolid

  1. Pingback: La vérité sur l’Eglise et l’esclavage | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: La vérité sur l’Eglise et les Conquistadors en Amérique | +†+Yesus Kristus azu+†+

  3. Pingback: Démolition des mensonges historiques sur le Catholicisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :