+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Pourquoi le Christ appelle-t-Il Pierre « Satan » ?

Toutes les preuves de la Papauté: ici

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Beaucoup de non-catholiques affirment que la primauté de Saint Pierre (et donc la Papauté) est contredite par le Christ lorsqu’Il appelle Pierre « Satan » et qu’Il l’accuse de lui être « un scandale », et ce peu après le passage fondateur de Matthieu XVI, 18. Le Christ annonce sa Passion et la nécessité de celle-ci. À la suite de quoi Pierre rétorque que cela n’arrivera pas car il n’est pas possible qu’il arrive cela à Dieu. C’est à ce moment que le Christ l’appelle « Satan ». L’événement est rapporté en Matthieu XVI, 21-23 et Marc VIII, 31-33. Voici les textes in extenso:

Matthieu XVI, 21-23: « Jésus commença dès lors à découvrir à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des Anciens, des Scribes et des Princes des prêtres, qu’il fût mis à mort et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, le prenant à part, se mit à le reprendre, en disant :  » A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne vous arrivera pas.  » Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre :  » Retire-toi de moi, Satan, tu m’es un scandale ; car tu n’as pas l’intelligence des choses de Dieu ; tu n’as que des pensées humaines.  » »

Marc VIII, 31-33: « Alors il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les Anciens, par les Princes des prêtres et les Scribes, qu’il fût mis à mort et qu’il ressuscitât trois jours après. Et il leur dit ces choses ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à le reprendre. Mais Jésus, s’étant retourné et ayant regardé ses disciples, réprimanda Pierre, en disant :  » Arrière ! Satan ; car tes sentiments ne sont pas ceux de Dieu, mais ceux des hommes.  » »

Nous devons d’abord répondre que ces passages ne contredisent absolument pas la Papauté puisque cette dernière n’existait pas encore. En effet, comme nous l’avons démontré dans de précédents articles, la fondation de l’Église sur Pierre en Matthieu XVI, 18 et la remise des clés du Royaume des Cieux à ce dernier en Matthieu XVI, 19 ne sont que des promesses de choses futures qui ne trouveront leur réalisation qu’en Jean XXI, 15-17 lorsque le Christ fera effectivement de saint Pierre le chef de Son Église en lui confiant le soin de son troupeau. Ainsi, selon la doctrine catholique elle-même, lorsque le Christ traite Pierre de « Satan », celui-ci n’était encore ni Pape ni infaillible, il est donc inopérant d’invoquer ce passage contre la Papauté. L’abbé (et futur cardinal) Louis-Nazaire BÉGIN disait au sujet de l’objection des non-catholique sur le triple reniement de Pierre: « D’ailleurs personne n’ignore qu’à cette époque [du triple reniement] Pierre n’était pas encore constitué chef de l’Église. Il avait bien reçu les promesses de la primauté ; il savait bien que Jésus-Christ devait bâtir son Église infaillible et indéfectible sur Pierre, sur lui-même ; il savait aussi que Jésus-Christ avait prié pour lui, afin qu’après avoir pleurer sa faute, il ne vint pas à faillir dans la foi et pût confirmer ses frères ; mais ce n’était encore jusque là que des promesses. Ce n’est qu’après la Résurrection que Jésus-Christ, voulant quitter cette terre, remonter vers les cieux, lui ordonne de paître son troupeau, ses agneaux et ses brebis, c’est-à-dire de gouverner avec autorité son Église. Alors seulement saint Pierre devint chef de l’Église, Pasteur et Docteur de tous les chrétiens, qui sont le troupeau de Jésus-Christ ; alors seulement il pût commencer à exercer cette sublime fonction. » (Abbé Louis-Nazaire BÉGIN, La primauté et l’infaillibilité des souverains pontifes, 1873, page 66): ces mots peuvent s’appliquer de la même manière au cas présent.

Par ailleurs, si nous devions nier son autorité à saint Pierre pour cela, alors que devrions-nous dire de Noé qui fut le premier ivrogne de l’histoire (Genèse IX, 20-23) ? Dieu ne permit pas à Moïse et Aaron d’entrer en Terre promise à cause leur manque de foi dans le Seigneur (Nombres XX, 12), est-ce pour cela qu’il faut rejeter mes Dix Commandements rapportés par Moïse ? Le Roi David commis un adultère puis un meurtre pour cacher ce dernier (II Samuel XI), il dut d’ailleurs pour cela subir la mort prématurée de son fils (II Samuel XII, 14-15), est-ce pour cela que nous devrions rejeter environ la moitié des Psaumes qui sont de lui ? La roi Salomon, se laissant corrompre par des femmes étrangères offrit de l’encens aux idoles des faux dieux et pour cela, une partie de son royaume n’échut pas a ses descendants (I Rois XI, 1-13), est-ce pour autant qu’il faille rejeter ceux des Psaumes qui sont de lui ainsi que les livres des Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques qu’il écrivit ? Que dire des Apôtres qui ont laissé Jésus seul pendant son agonie (Matthieu XXVI, 40; Marc XIV, 37, Luc XXII, 44-46) et qui se sont enfuit pendant sa Passion (sauf Judas qui vient de partir du groupe et saint Jean qui reste jusqu’au bout), faut-il rejeter les livres du Nouveau Testament qu’ils ont écrit ? Et enfin, que dire de saint Paul qui persécuta dans la violence et le sang l’Église de Dieu et qui même après sa conversion dira de lui-même qu’il « ne mérite pas d’être appelé apôtre » (I Corinthiens XV, 10) et qu’il est « le moindre de tous les saints » (Ephésiens III, 8) ?

Passé le constat de la non-contradiction entre ce passage et la Papauté, nous devons souligner que l’intention de Pierre n’était nullement mauvaise, bien au contraire sa réaction n’était mue par rien d’autre que la piété, la confiance en la Goute Puissance Divine ! Son erreur n’était qu’humaine, pratique, et saint Hilaire de Poitiers (vers 315-367) proposa même que le Christ n’adressait pas son reproche à Son Apôtre mais au Diable lui-même. Je vais laisser au Prince de la Théologie, saint Thomas d’Aquin, le soin d’expliquer cela dans son Commentaire de l’Évangile de saint Matthieu qui est son commentaire personnel et dans sa Chaîne d’or où il ne fait que livrer les propos des Pères de l’Église au sujet des Évangiles, verset par verset.

Commentaire de l’Évangile de saint Matthieu sur Matthieu XVI, 23:

« [1865.] MAIS LUI, SE RETOURNANT, DIT À PIERRE : «PASSE DERRIÈRE MOI, SATAN !» Ici est présentée la réponse [de Jésus]. Hilaire explique ce passage de la manière suivante : le Diable, voyant que Jésus lui-même avait annoncé sa passion et connaissant les témoignages des prophètes, incita Pierre à l’en dissuader. Le Seigneur, donc, voyant que Pierre ne parlait pas de sa propre initiative, le rabroua. C’est pourquoi il dit à Pierre : PASSE DERRIÈRE MOI !, de sorte qu’il y a là un point. Et il dit à Satan : SATAN, TU M’ES UN SCANDALE ! Jérôme dit qu’il ne croit pas que Pierre ait parlé sous l’initiative du Diable, mais par un sentiment de piété. Il a donc parlé par ignorance.

[1866.] Le Seigneur fait donc trois choses : premièrement, il avertit ; deuxièmement, il rabroue ; troisièmement, il en donne la raison.

[1867.] L’avertissement est ainsi formulé : PASSE, Pierre. C’est donc la même formule qui a été employée plus haut pour le Diable : PASSE DERRIÈRE MOI, SATAN ! Ou encore : PASSE DERRIÈRE MOI, suis-moi. Satan veut dire «adversaire». De sorte que celui qui s’oppose à une décision divine est appelé Satan. TU M’ES UN SCANDALE, c’est-à-dire : «Tu veux faire obstacle à ce que je veux.» Mais est-ce qu’il n’y a pas de scandale pour ceux qui aiment Dieu ? Origène dit qu’«il n’y a pas de scandale pour les parfaits». Ils ne sont donc pas scandalisés. Mais quelqu’un peut leur poser un obstacle. Pierre a donc été scandalisé, mais non pas le Christ. Ou encore, [autre interprétation] : il estime que le scandale de ses membres est le sien. C’est ainsi que Paul dit : Qui est scandalisé que je ne le sois ? [2 Co 11, 29]. Parce qu’il pourrait être un scandale pour d’autres, le Seigneur dit : TU M’ES UN SCANDALE, non pas à cause de moi, mais à cause de mes membres.

[1868.] Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Le Seigneur avait dit plus haut : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église [Mt 16, 18]. Mais ici, il l’appelle Satan. Jérôme dit que Pierre n’avait pas encore ce que le Seigneur lui avait promis. Mais parce que, dans l’avenir, il l’eut, le Seigneur pouvait pour cette raison l’appeler Satan. Chrysostome dit que le Seigneur a voulu montrer ce que l’homme pouvait faire par lui-même, et ce qu’il pouvait faire par la grâce de Dieu, car, plus haut, Pierre reconnut la divinité du Christ par la grâce de Dieu, mais, là où Dieu lui a retiré sa grâce, son humanité et ses déficiences sont apparues, au point où le Seigneur l’appela Satan. Le Seigneur veut ainsi que certains hommes parfaits tombent afin qu’ils reconnaissent leur humanité. Et qu’il faille l’entendre ainsi s’accorde assez bien avec ce qui suit.

[1869.] Le Seigneur donne ainsi la cause : CAR TES PENSÉES NE SONT PAS CELLES DE DIEU, MAIS CELLES DES HOMMES ! Auparavant, Pierre avait dit : «Tu es le Fils de Dieu» : il pensait alors comme Dieu. Mais ici, il pense comme un homme. 1 Co 2, 14 : En effet, l’homme en tant qu’animal ne perçoit pas les réalités divines. Pr 13, 16 : Le sot étale sa folie. Pierre fuit la mort de la chair, mais l’Esprit de Dieu ne le fait pas. Ainsi, Jn 15, 13 : Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

Chaîne d’or sur Matthieu XVI, 22 et 23:

« Origène: « Jésus ne faisais encore que découvrir à ses Apôtres le commencement de ces mystères, que déjà Pierre les regardait comme indignes du Fils du Dieu vivant, et comme s’il oubliait que le Fils du Dieu vivant ne peut faire aucune action qui mérite le blâme, il ose le reprendre de ce qu’il vient de dire :  » Et Pierre, le prenant à part,  » etc. »

Saint Jérôme: « Nous avons souvent rappelé que Pierre fait preuve d’une ardeur excessive et d’un amour extraordinaire pour le Sauveur. Or, comme il ne veut pas voir détruit l’effet de sa confession et de la récompense qu’il en a reçue du Sauveur, et qu’il ne croit point que le Fils de Dieu puisse être mis à mort, il le prend dans son affection et le conduit à l’écart pour ne point paraître blâmer son Maître en présence des autres disciples. Il commence donc à le reprendre par un sentiment d’amour, et à le contredire en lui disant :  » A Dieu ne plaise, Seigneur.  » Ou suivant le texte grec qui est préférable :  » Soyez vous favorable, cela ne vous arrivera pas.  » »

Origène: « Comme si le Sauveur avait besoin de cette disposition favorable à son égard. Jésus, tout en acceptant ce témoignage d’affection, lui reproche son ignorance.  » Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre Retirez-vous derrière moi, Satan.  » »

Saint Hilaire: « Le Seigneur, qui connaît la nature des artifices du démon, dit à Pierre :  » Retirez-vous derrière moi,  » c’est-à-dire suivez l’exemple de ma passion. Il se retourne vers celui qui avait suggéré à Pierre les paroles qu’il venait de prononcer, et il ajoute :  » Satan, vous m’êtes un sujet de scandale,  » car il n’est pas convenable de rapporter à Pierre ce nom de Satan, et de faire tomber sur lui ce reproche de scandale après les promesses magnifiques de bonheur et de puissance qui lui ont été faites. »

Saint Jérôme: « Pour moi, je ne verrai jamais une suggestion du démon dans l’erreur de l’Apôtre, erreur qui a pour cause un sentiment d’affection. Que le lecteur prudent veuille bien remarquer que cette béatitude et cette puissance ne lui sont pas données en ce moment, mais seulement promises pour l’avenir ; car si Jésus lui eût accordé immédiatement cette faveur, jamais cette grossière erreur n’eût trouvé accès dans son esprit. »

Saint Jean Chrysostome (hom. 54.): « Qu’y a-t-il de surprenant que Pierre soit dans ces dispositions, puisque ce mystère ne lui avait pas été révélé. Voulez-vous être convaincu que la profession de foi qu’il vient de faire à l’égard du Christ n’est pas le fruit de ses propres pensées ? Voyez quel trouble lui inspire la perspective des choses qui ne lui ont pas été révélées. Il ne considère tout ce qui a rapport au Christ qu’à un point de vue tout terrestre et tout humain, et il lui semble que c’est une honte et une indignité pour le Sauveur d’être soumis aux souffrances et à la mort, et c’est pour cela que le Sauveur ajoute :  » Vous ne goûtez pas les choses de Dieu, mais celles des hommes.  » »

Saint Jérôme: « C’est-à-dire c’est la volonté de mon Père et la mienne, que je meure pour le salut des hommes. Pour vous, vous ne considérez que votre volonté, vous ne voulez pas que le grain de froment tombe dans la terre pour produire beaucoup de fruits (Jn 12, 24), et puisque votre langage est opposé à ma volonté, vous méritez d’être appelé mon ennemi. En effet, le mot Satan signifie adversaire ou ennemi. Ce n’est pas cependant, comme plusieurs le pensent, que Pierre soit frappé de la même condamnation que Satan. Jésus dit à Pierre :  » Retirez-vous derrière moi, Satan,  » c’est-à-dire : Suivez-moi, vous qui êtes opposé à ma volonté, Il dit au contraire à Satan :  » Retire-toi, Satan,  » sans qu’il ajoute : derrière, de manière que l’on puisse sous-entendre : va dans le feu éternel. »

Origène (traité 1 sur S. Matth.): « Jésus dit donc à Pierre :  » Retirez-vous derrière moi,  » parce qu’il avait cessé, par son ignorance, de marcher à la suite du Christ. Il l’appelle Satan à cause de cette même ignorance qui l’a mis en opposition avec Dieu. Cependant, heureux celui vers lequel se tourne le Christ, quand même ce serait pour le réprimander ! Mais pourquoi dit-il à Pierre :  » Vous m’êtes un sujet de scandale,  » alors que nous lisons dans le Psaume 118 :  » Une paix abondante est le partage de ceux qui aiment votre loi, et il n’y a point de scandale pour eux.  » Nous répondons que Jésus n’est pas le seul qui ne puisse être scandalisé, mais encore tout homme qui a dans le coeur la charité parfaite ; et cependant on peut être par ses actions ou par ses paroles un sujet de scandale pour cet homme, bien qu’il ne puisse en être victime.

Ou bien on peut dire qu’il appelle un sujet de scandale pour lui, tout fidèle qui pèche ; dans le sens de saint Paul, qui disait (2 Co 11) :  » Qui est scandalisé sans que je sois brûlé de douleur ?  » »

Chaîne d’or sur Marc VIII, 32-33:

« Saint Jean Chrysostome: « Et cependant il leur faisait cotte prédiction pour leur apprendre qu’après sa mort sur la croix et sa résurrection, ils devraient lui rendre témoignage par leur prédication. Or, Pierre, toujours bouillant de zèle, est le seul parmi tous les disciples qui ose ici discuter avec son maître :  » Et Pierre, le prenant à part, commença à le reprendre : A Dieu ne plaise, Seigneur, cela ne vous arrivera pas.  » »

Saint Bède le Vénérable: « Pierre parlait ainsi par un vif sentiment d’affection et le désir d’éviter la souffrance au Sauveur. Non, cela ne peut être, lui dit-il, et mes oreilles ne peuvent admettre que le Fils de Dieu doive être mis à mort. »

Saint Jean Chrysostome (hom. 55 sur S. Matth.): « Mais comment se fait-il que Pierre, à qui le Père avait révélé le mystère de la divinité de son Fils, soit descendu si vite de ces hauteurs et qu’il ait fait preuve d’une si grande inconstance ? Rien d’étonnant qu’il ait ignoré le mystère des souffrances du Sauveur, puisqu’il ne lui avait pas été révélé. C’est par révélation qu’il avait appris que le Christ était le Fils du Dieu vivant, mais aucune révélation ne l’avait instruit des mystères de la croix et de la résurrection. Or, Nôtre-Seigneur, pour apprendre à ses disciples que sa passion était une chose nécessaire, adresse à Pierre un vif reproche :  » Mais Jésus se retournant et regardant ses disciples, gourmanda Pierre, disant : Retire-toi de moi, Satan,  » etc. »

Théophylacte: « Le Seigneur voulait que ses disciples fussent convaincus que sa passion était nécessaire au salut des hommes, et comme Satan seul s’opposait à ses souffrances dans la crainte que le genre humain fût sauvé, il appelle Pierre Satan, parce qu’il partageait les idées de Satan, en s’opposant ouvertement à la passion du Christ, car Satan veut dire qui s’oppose. »

Saint Jean Chrysostome: « Jésus n’avait point dit au démon qui le tentait : Retire-toi derrière moi ; mais il le dit à Pierre, c’est-à-dire : Suis-moi, et cesse de l’opposer au dessein d’une mort que je n’endure que parce que je le veux.  » Car tu n’as pas le goût des choses de Dieu, mais des choses des hommes.  » »

Théophylacte: « Jésus reproche à Pierre d’avoir le goût des choses des hommes, c’est-à-dire le goût des affections terrestres, puisqu’il voulait que le Christ préférât une vie tranquille à sa mort sur la croix. » »

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2 commentaires sur “Pourquoi le Christ appelle-t-Il Pierre « Satan » ?

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