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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Réinformation sur la condition de la femme au Moyen-Âge

La vérité sur tous les autres mensonges dont l’Eglise catholique est victime : ici

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En cette « journée de la femme », nous trouvons opportun de rétablir certaines vérités sur la vision de l’Église catholique sur la femme en général et sur la condition de cette dernière dans l’Europe chrétienne du Moyen-Âge en particulier.

Texte de Lumières médiévales, tiré de :

– Georges DUBY, Le chevalier, la femme et le prêtre, Pluriel, 1982

Régine PERNOUD, La femme aux temps des cathédrales, Poche, 1982

– Régine Le JAN, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2001, p. 40

Souvent rappelée à sa misogynie, force est de rappeler les mesures prises par l’Église au Moyen Âge qui ont contribué, directement ou indirectement, à favoriser le statut de la femme. Alors que le christianisme marque déjà une valorisation du statut de la femme par rapport au monde antique (la misogynie hellénique et le patriarcat du droit romain ne sont plus un secret), le mélange du droit barbare au droit romain dans le haut Moyen Âge constitue un second assouplissement de ce dernier. Enfin, certaines inventions techniques médiévales telles que le moulin à vent diminuent le travail physique jusqu’alors réservé aux femmes (Régine Pernoud).

Dans ce contexte porteur, l’Église rend possible une certaine émancipation féminine à travers le développement des congrégations religieuses. Véritables communautés de femmes autogérées, émancipées de toute tutelle aristocratique ou masculine, elles permettent aux femmes de développer l’agriculture, mais aussi l’art et la science en toute indépendance. L’action du pape Eugène III (1145-1153) en faveur de l’abbesse Hildegarde de Bingen au XIIème siècle est éclairante : au concile de Trèves (1147), il l’encourage à poursuivre et ses activités littéraires et scientifiques, et accorde l’autonomie à sa congrégation qui ne souffrait plus d’être rattachée aux Bénédictins de Disibodenberg. A cette époque en effet, les congrégations féminines sont souvent sous la tutelle d’un abbé. Le pape n’hésite pas à briser ces intermédiaires. Un autre exemple est celui de la bénédictine Herrade de Landsberg (vers 1125-1195) qui devient célèbre en tant qu’auteure et illustratrice de l’Hortus deliciarum (Le Jardin des délices), composé entre 1169 et 1175, qui constitue la première encyclopédie écrite par une femme.

L’Église joue un rôle déterminant dans l’établissement du libre consentement, nécessaire à la validité du mariage, qu’elle considère comme un sacrement. En 1215 en effet, le Concile de Latran IV institue l’exigence du consentement libre et public des époux, échangé de vive voix dans un lieu ouvert pour lutter contre les rapts. Le consentement de l’épouse est une novation absolue. Si jusqu’alors, le mariage est considéré comme une institution essentielle pour la stabilité des familles où l’avis des jeunes époux n’est pas primordial, l’Église, en défendant la théorie dite du consensualisme, figure au premier rang de la contestation des mariages aristocratiques arrangés (Georges Duby). Elle va même déclarer que ce sont les futurs époux, et non le prêtre, qui se donnent le mariage par l’échange de leur consentement et par la promesse qu’ils se font.

Enfin, l’Église consacre de multiples façons des destins de femmes singuliers, qu’elles soient mariées, religieuses ou autre. Ainsi le pape Nicolas II canonise-t-il la reine Bathilde en 1053, Calixte III ordonne la révision du procès de Jeanne d’Arc en 1455, Pie II canonise Catherine de Sienne en 1461. La ré-instauration massive du droit romain en Europe restreint considérablement les droits des femmes qui redeviennent de véritables mineures, abolissant ainsi les acquis chrétiens et ecclésiaux du haut Moyen Âge, alors que le Concile de Trente (1545), qui rigidifie pourtant l’administration de L’Église, réaffirme le consentement des époux au sein du mariage.

Ni l’humanisme, ni la Réforme n’améliorent sensiblement la place de la femme dans la société.

Pour aller plus loin :

Nous vous conseillons d’abord la lecture de cette étude historique sur la triste farce selon laquelle l’Église aurait enseigné que les femmes n’avaient pas d’âmes. Ainsi que de consulter ce dossier qui détruit minutieusement la légende de la « Chasse aux sorcières », soi-disant exemple de la misogynie de l’Église. Ce dernier épisode, contrairement aux mensonges de la propagande anticatholique n’eut pas lieu au Moyen-Âge et qui ne fut en aucune manière menée par l’Église, bien au contraire.

Ensuite, nous vous suggèrerons quelques livres. Les premiers sont ceux de Régine PERNOUD qui, comme son prénom l’indique est une femme ! Elle n’est donc pas suspecte de parti pris. De plus, elle était historienne médiéviste et commandeur des Arts et Lettes, gages de son sérieux. Voici ses livres: La femme au temps des Cathédrales, disponible ici (il a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique intitulée Les filles au Moyen-Âge avec Michel LONSDALE, vous obtiendrez des informations à son propos en cliquant ici), Visages de femmes au Moyen-Âge, disponible ici, ainsi que La femme au temps des Croisades, disponible ici.

Viennent ensuite deux autres livres. Le premier intitulé La sainteté de la femme du Père Paul DONCOEUR, ce livre disponible ici rappelle des vérités qui battent en brèche les affirmations « féministes » qui sont en réalité radicalement ennemis de la vraie et noble féminité. Pour en lire plus sur le sujet, il faut lire Féminisme et vocation de la femme d’Andrée PERRACHON disponible ici.

Sur la condition de la femme au Moyen-Age, voici quelques autres éléments d’information. En fait, ce n’est qu’à la fin du XVIe siècle, avec le retour du droit romain, par un arrêt du Parlement daté de 1593, que la femme sera écartée. Auparavant, et grâce à l’Église, elle jouissait des mêmes droits que l’homme (même de voter !). Cette étude, celle-ci et celle-là montrent bien que la situation de la femme au Moyen Age était bien meilleure que ce que certains croient encore. Une brève étude menée par nos confrères du site Réponses Catholiques démontre la même chose. Et comme vous pouvez le lire ici, les femmes ont toujours eu le pouvoir dans l’Église !

Comment expliquer enfin qu’une certaine fille de 19 ans du prénom de Jeanne ait pu prendre le commandement de l’armée française pour bouter l’envahisseur anglais hors du Royaume de France ? Sainte Jeanne d’Arc, au secours, ils t’ont oublié ! N’oublions pas que est le plus grand saint de l’Église catholique est une sainte: la Vierge Marie !

En guise de conclusion, nous recommandons vivement la lecture que Joseph de Maistre adressa à sa fille Constance en 1808 depuis Saint-Petersbourg, vous la découvrirez en cliquant ici.

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Un commentaire sur “Réinformation sur la condition de la femme au Moyen-Âge

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