+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le Saint Nom de Jésus

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Nous vous souhaitons une sainte fête du Saint Nom de Jésus !

Fête accordée en 1530 aux Frères Mineurs et étendue à l’Eglise universelle en 1722 par Innocent XIII

Présentation de la fête

C’était hier la fête de la Circoncision du Seigneur. Dans la suite de cet événements consécutifs à la naissance du Sauveur, nous fêtons aujourd’hui la fête de son Saint Nom, Nom en dehors duquel il n’y a aucun Salut sous le Ciel (Actes IV, 8-12) et devant lequel tous genoux fléchit au Ciel, sur la terre et dans les enfers (Philippiens II, 10) !

Litanies du Saint Nom de Jésus : http://laportelatine.org/prieres/prieres/jesus/jesus.php

Méditation sur le Nom de Jésus par saint Alphonse de Liguori : ici

Textes de la messes et commentaires de Dom GUÉRANGER, Dom Pius PARSCH et du cardinal SCHUTER : ici

Homélie de saint Bernard de Clairvaux

Grand et glorieux mystère. L’Enfant est circoncis et reçoit le nom de Jésus. Pourquoi cette circoncision ? À première vue la circoncision paraît devoir être subie par celui qui est sauvé plutôt que par le Sauveur, et il semble que ce soit au Sauveur de circoncire et non pas d’être circoncis. Mais songez qu’il est le Médiateur entre Dieu et les hommes et que, dès les premiers instants de sa Nativité, il a associé les choses humaines aux choses divines, les plus basses aux plus sublimes. Il naît d’une femme, mais d’une femme en qui le fruit de la fécondité n’a pas fait tomber la fleur de la virginité. Il est enveloppé de pauvres langes, mais ces langes sont honorés par les louanges angéliques. Il est caché dans une crèche, mais une étoile brille dans le ciel pour annoncer sa venue. C’est ainsi que la circoncision démontre combien est réelle l’humanité dont il s’est revêtu, tandis que son nom qui est au-dessus de tout nom indique la gloire de sa majesté. Il est circoncis comme vrai fils d’Abraham, il est nommé Jésus comme vrai Fils de Dieu.

Et en effet le nom que porte mon Jésus que voici, n’est pas, comme chez ceux qui l’ont précédé, un nom vide de signification et sans portée. Il n’y a pas en lui le reflet d’un grand nom, mais sa vérité. L’Évangéliste ne nous atteste-t-il pas que ce nom vient du ciel et qu’il a été indiqué par l’Ange avant même la conception ? Voyez la profondeur de cette parole : Après que Jésus fut né, Jésus fut nommé par les hommes du nom qui lui avait été assigné par l’Ange avant sa conception. Or il est Sauveur de l’ange aussi bien que de l’homme, mais de l’homme depuis l’Incarnation, et de l’ange depuis le début de la création. Il a été appelé, dit Luc, du nom de Jésus qui lui avait été donné par l’Ange. Le dire de deux ou trois témoins certifie tout verbe (Deut 19,15). Et ce verbe que le prophète nous montre diminué, nous lisons clairement dans l’Évangile qu’il s’est fait chair.

Pourquoi « Jésus » et pas « Emmanuel » ?

C’est une question que beaucoup de gens se pose: pourquoi l’ange ordonne-t-il à Marie et Joseph d’appeler l’enfant à naître « Jésus » (Luc I, 31 et Matthieu I, 20-21) et non pas « Emmanuel » comme semblait pourtant l’annoncer la prophétie d’Isaïe: « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et elle lui donne le nom d’Emmanuel. » (Isaïe VII, 14), prophétie que l’évangéliste lui-même rappelle: « « Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète : Voici que la vierge concevra un fils auquel ils donneront le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. » (Matthieu I, 22-23) ?

La réponse à cette question est qu’«Emmanuel», prophétisé par Isaïe ne concernait pas le prénom de l’enfant mais son titre, la manière dont il serait appelé, de même que nous pouvons appeler Dieu, le Très Haut, l’enfant est appelé Emmanuel il est Dieu et que ce mot signifie Dieu parmi nous…

Je laisserai le mot de la fin au prince des théologiens, Saint Thomas d’Aquin dans sa Chaîne d’or sur Saint Matthieu I, 23 :

 » Et on l’appellera Emmanuel.  » – Saint Jean Chrysostome (Hom. 5 sur S. Matth.) C’est la coutume de l’Écriture de présenter les événements sous l’emblème des noms. Ces paroles :  » Ils l’appelleront du nom d’Emmanuel  » signifient donc :  » Ils verront Dieu avec les hommes.  » C’est pour cela que l’ange ne dit pas : Vous l’appellerez, mais ils l’appelleront. – Rab. Ce sont d’abord les Anges dans leurs chants, ensuite les Apôtres dans leurs prédications, puis les saints martyrs, enfin tous ceux qui croient en lui. – S. Jér. (sur Isaïe, chap. 7.) Les Septante et trois autres interprètes ont traduit :  » Vous l’appellerez,  » pour  » ils l’appelleront,  » qui n’est pas dans l’hébreu, car le motvekarat, qu’ils ont tous traduit par vous l’appellerez, peut signifier aussi : elle l’appellera, c’est-à-dire que la vierge qui concevra et enfantera le Christ l’appellera elle-même Emmanuel ou Dieu avec nous.

Saint Rémi de Reims: A cette question : Qui a donné d’interprétation de ce nom ? est-ce le prophète, est-ce l’Évangéliste ou un traducteur quelconque ? je répondrai d’abord que ce n’est pas le prophète ; ce n’est pas non plus l’Évangéliste, car à quoi bon cette explication, puisqu’il écrivait en hébreu. Peut-être pourrait-on dire que ce nom avait dans l’hébreu une signification obscure, et qu’il avait besoin d’explication. Mais il est plus vraisemblable que cette interprétation a été donnée par quelque traducteur qui aura voulu ainsi faire disparaître ce que ce nom pouvait avoir d’obscur pour les Latins. Or, ce nom exprime parfaitement les deux natures, la nature divine et la nature humaine unies dans la même personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui engendré avant tous les siècles d’une manière ineffable par Dieu son père, est devenu à la fin des temps, en naissant d’une vierge, Emmanuel ou Dieu avec nous. Ce nom : Dieu avec nous peut s’entendre en ce sens qu’il est devenu comme un des nôtres, c’est-à-dire passible, mortel, et semblable à nous en toutes choses à l’exception du péché, ou bien encore qu’il a uni à sa nature divine, en unité de personne, notre pauvre nature humaine.

Saint Jérôme (sur Isaïe, chap. 7.) Rappelons ici que les Juifs prétendent que cette prophétie a pour objet Ezéchias, fils d’Achaz, sous le règne duquel fut prise la ville de Samarie, ce font ils ne peuvent donner aucune preuve. En effet, Achaz, fils de Ioathan, régna sur Jérusalem et sur Juda seize ans ; son fils Ezéchias lui succéda à l’âge de vingt-trois ans et régna sur Juda et sur Jérusalem vingt-neuf ans. Comment donc peut-on dire que la prophétie qui fut faite la première année du règne d’Achaz eut pour objet la conception et la naissance d’Ezéchias, qui avait neuf ans lorsque son père monta sur le trône ? Dira-t-on que la sixième année du règne d’Ezéchias, époque où fut prise la ville de Samarie signifie le temps de l’enfance, sinon de son âge, du moins de son règne ? c’est là une supposition violente et forcée, même pour les moins intelligents. Un des nôtres, qui aime à judaïser, prétend que le prophète Isaïe a eu deux fils, Joseph et Emmanuel, et qu’Emmanuel était né de la prophétesse son épouse, comme figure du Seigneur-Sauveur, mais cela n’est qu’une fable. – Pierre Alphonse. Je ne sache pas qu’aucun homme de ce temps ait porté le nom d’Emmanuel. Les juifs me diront peut-être : Comment admettre que cette prophétie ait eu pour objet le Christ et sa mère, alors que d’Achaz à Marie il s’est écoulé plusieurs centaines d’années ? Pierre Alphonse répond : Quoique le prophète s’adresse à Achaz, la prophétie n’a pas seulement pour objet ce prince ou les choses de son temps, car Isaïe ne lui dit pas :  » Écoutez Achaz,  » mais  » Écoutez maison d’Israël.  » Voyez encore la suite :  » Le Seigneur vous donnera lui-même un signe.  » Il ajoute ce mot  » lui-même  » comme pour dire : ce ne sera pas un autre, d’où il faut conclure que c’est le Seigneur lui-même qui sera ce signe futur. Remarquez enfin qu’en s’exprimant au pluriel,  » il vous donnera,  » et non  » il te donnera,  » le prophète fait entendre que cette prophétie n’est pas pour Achaz ou du moins qu’elle n’est pas pour lui seul.

Saint Jérôme (sur Isaïe, chap. 7.) Voici donc le sens de cette prophétie : cet enfant, qui naîtra d’une vierge, maison de David, doit être appelé dès maintenant Emmanuel, parce que, délivrés bientôt des deux rois ennemis qui vous attaquent, vous éprouverez vous-même que Dieu est présent au milieu de vous. Plus tard il sera appelé Jésus ou Sauveur, parce qu’il sauvera le genre humain tout entier. Ne soyez donc pas surprise, ô maison de David, de cette nouveauté si étrange d’une vierge enfantant un Dieu, revêtu d’une si grande puissance, que tant d’années avant sa naissance, il peut vous délivrer si vous avez recours à lui.

Saint Augustin (Contre Fauste) Qui serait donc assez insensé pour oser dire avec les Manichéens que c’est le caractère d’une foi faible de ne croire en Jésus-Christ que sur témoignages, alors que l’Apôtre lui-même a dit :  » Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont point entendu parler, et comment en entendront-ils parler si on ne leur prêche ?  » Or afin que la prédication des Apôtres ne fût pas exposée au mépris comme un tissu de fables sans réalité, les prophètes lui donnent l’appui de leurs prédictions. En effet, supposez que la prédication des apôtres ne fût autorisée que par des miracles, on n’aurait pas manqué de les attribuer à des opérations magiques, si cette interprétation n’était renversée par le témoignage immuable des prophètes. Personne sans doute n’osera dire qu’il soit au pouvoir d’un homme, longtemps avant sa naissance, de se donner au moyen d’opérations magiques des prophètes qui l’annoncent. De même encore supposons que nous disions à un païen : Croyez en Jésus-Christ parce qu’il est Dieu, et qu’il nous répondît : Pourquoi donc croirai-je ? et qu’alors nous établissions clairement l’autorité des prophètes, s’il persistait encore dans son incrédulité, nous lui démontrerions alors que les prophètes sont dignes de foi par le seul fait qu’ils ont prédit longtemps d’avance des événements dont l’accomplissement s’opère sous nos yeux, car il ne pourrait ignorer, je pense, quelles persécutions la religion chrétienne a eu à souffrir de la part des rois de la terre. Or, qu’il considère maintenant tous ces rois soumis à l’empire du Christ, toutes les nations qui le reconnaissent pour maître, autant d’événements qui ont été tous prédits par les prophètes. En prenant connaissance de ces prophéties et en les voyant accomplies sur toute la face de la terre, il serait certainement déterminé à embrasser la foi.

– La Glose. L’Évangéliste combat l’erreur des Manichéens en ajoutant :  » Afin que fût accompli ce que le Seigneur avait prédit par le prophète.  » Or il y a une prophétie qui a pour cause la prédestination de Dieu, qui doit de toutes manières arriver, dont l’accomplissement est indépendant de notre volonté, comme celle dont il est ici question, et que le prophète commence en disant :  » Voici  » pour en démontrer la certitude. Il y a une autre sorte de prophétie qui vient également de la prescience de Dieu, mais à laquelle se trouve mêlé notre libre arbitre. D’après cette prophétie, nous obtenons la récompense avec la coopération de la grâce, ou nous sommes soumis au châtiment lorsqu’elle nous abandonne avec justice. Enfin il y a une troisième sorte de prophétie, qui ne vient pas de la prescience de Dieu, mais qui est l’expression d’une menace comme en font les hommes, et telle que celle-ci :  » Encore quarante jours et Ninive sera détruite.  » Il faut sous-entendre : A moins que Ninive ne se convertisse.

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