+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le miracle de l’Île-Bouchard

Dessin-avec-l’aimable-autorisation-de-Marjorie-Diot-et-de-Mission-ThérésienneContrairement à ce que son nom pourrait faire croire, l’Île-Bouchard n’est pas une île, c’est une commune française en pleine terre, en Touraine. Elle se trouve sur une rivière et une partie de la commune est située sur une île dans le lit du fleuve, d’où son nom.

Passée cette précision, passons au miracle. En décembre 1947, la Sainte Vierge apparu à des fillettes de ce village en leur demandant de prier pour la France « qui est en grand danger ». Ces fillettes lui obéirent et y entraînèrent tout leur village, et ainsi, ils sauvèrent la France d’une prise de pouvoir insurrectionnelle par les communistes. Voyons quelle était la situation avant les apparitions:

Novembre 1947. La révolution gronde en France. Le pays est au bord de l’abîme : faillite écono­mique due à une gestion calamiteuse de l’après-guerre, impuissance des pouvoirs publics, grèves à caractère insurrectionnel dans un climat international de guerre froide, tout est prêt pour le Grand Soir que les commu­nistes attendent depuis 1917, en France depuis 1944.

Le maire communiste d’une ville ouvrière du Gard en témoigne : « Les grèves de 1947-1948 ont été ter­ribles. C’était une lutte armée. Les mineurs avaient gardé l’esprit maquisard. Ils avaient de vieux fusils et des bâtons. Nos gars rêvaient toujours à la libération ; ils croyaient que la révolution allait venir. Pour nous, les responsables du Parti, c’était très difficile de contenir nos ca­marades. Ils étaient prêts à tout foutre en l’air. Les socialistes étaient au ministère. » (cité par Dominique Desanti, L’année où le monde a tremblé, 1976, p. 336)

[…] Que l’Immaculée soit intervenue en 1947 dans nos affaires politiques remet en cause l’agnosticisme de notre histoire officielle et le laïcisme bétonné de notre État républicain. Car les faits sont là. […]

« L’année terrible »

Tout le monde parle du « coup de Prague » du 21 février 1948, où les Soviétiques s’emparèrent de la ville par la force, remettant dans le camp communiste la Tchécoslovaquie qui avait tenté de s’en évader. On sait moins qu’un autre coup se préparait en France, un an plus tôt. Les Sovié­tiques disposaient alors en effet dans notre pays de 1 500 à 2 000 cadres à leur solde, ce qui leur permettait de lire à livre ouvert chez nous (L ‘espionnage sovié­tique en France, P. de Villemarest, NEL, 1971, p.69).

De 1943 à 1947, le parti communiste a consolidé son dispositif de double pouvoir : au gouvernement et dans le pays. Inlassablement, il a renforcé ses structures et amélioré son encadrement. « Il domine la CGT, force primordiale du syndicalisme français. Il a placé ses hommes dans les entreprises nationalisées. Il dispose d’une presse nombreuse, n’est pas dépourvu de moyens financiers, ni d’armements, car peu d’armes ont été rendues après la Libération. » (Le parti communiste veut-il prendre le pouvoir ? Jean-Jacques Becker, 1981, Seuil, p. 189)

Le 5 mai 1947, cinq ministres communistes sont renvoyés par le socialiste Ramadier, pour avoir « trahi » la solidarité gouvernementale, en refusant de voter des crédits pour l’Indochine et en critiquant sa politique anti-inflationniste. C’est la fin du tripartisme et le commencement des troubles sociaux. L’impuissance de l’État provoque la montée en puissance des forces révolutionnaires, par syndicats et partis interposés.

Le ravitaillement devient de plus en plus difficile. La ration quotidienne de pain est réduite à 250 grammes en mai, puis à 200 grammes en août. Les prix des denrées alimentaires flambent. Le pays ne vit plus qu’en achetant des céréales et du charbon aux États-Unis, liquidant pour cela ses dernières réserves moné­taires. Le déficit de la balance commerciale a doublé en deux ans. Les caisses sont vides : le stock d’or est passé de 1 600 tonnes en 1944 à 400 en décembre 1947.

William Clayton, sous-secrétaire d’État américain au Trésor, envoyé par le président Truman pour évaluer la situation en Europe, revient effrayé de sa mission. Le plan Marshall est alors proposé le 5 juin « contre la faim, la misère, le désespoir et le chaos ». L’Union soviétique refuse de s’y associer, accentuant sa mainmise sur les pays d’Europe centrale et s’engageant dans une nouvelle étape de réarmement. C’est le début de la guerre froide.

Le PCF, qui entend revenir au pouvoir, hésite encore à s’engager dans la lutte contre le gouvernement. Mais, du 22 au 28 septembre, une réunion secrète des repré­sentants des neufs partis communistes européens à Sklarska Poreba en Pologne, permet au Kominform, bureau de propagande du communisme international, de les reprendre en main. « Le monde, leur explique Jdanov, est désormais divisé en deux camps antagonistes. Plus aucune alliance n’est possible avec les autres partis de gauche. Il faut combattre à fond le nouvel ennemi : l’impérialisme américain. » Les communistes français, accusés d’avoir cédé au « crétinisme parlemen­taire » (!) et « oublié » de prendre le pouvoir en 1944, doivent faire leur autocritique.

Le 2 octobre, au vélodrome d’hiver, Maurice Thorez, s’exécute et déclare que le moment est venu « d’imposer un gouvernement démocratique où la classe ouvrière et son parti exercent enfin un rôle dirigeant. Il faut que ça change ! » Les troupes sont prêtes.

L’automne de tous les périls

Les grèves s’intensifient alors dans tout le pays. De violents affrontements éclatent le 12 novembre à Marseille, dans le bassin minier du Nord trois jours plus tard. En quelques jours, le pays entier est paralysé par trois millions de grévistes. Plus de transports. Des sa­botages se multiplient çà et là. Des groupes armés surgissent. Tout est prêt pour la révolution. Comme en Espagne en 1936. […]

Le 19 novembre, Ramadier démissionne en pleine crise. À défaut de Blum qui n’obtient pas l’investiture de la Chambre, c’est au modéré Robert Schuman que Vincent Auriol s’adresse pour former un gouvernement. Au fond, le président de la République n’est pas mé­content que ce soit un démocrate chrétien qui monte au créneau pour affronter les grévistes et « sauver la Répu­blique ». Schuman est assisté, à l’Intérieur, par le socia­liste Jules Moch, énergique et déterminé, mais qui ne cache pas que la situation est désespérée, vu le peu de moyens en forces de l’ordre dont il dispose.

George Marshall écrit à Truman : « Je me fais beaucoup de souci à propos de cette lutte pour le pouvoir en France. Thorez vient de rentrer de Moscou ; le Kremlin lui a promis du blé. Nous risquons de perdre la France. Les deux prochaines semaines seront cru­ciales. Il faut tout faire pour empêcher un coup d’État communiste. » Et l’ambassadeur américain à Paris de renchérir : « La grève générale en France est supervisée par un agent spécial du NKVD. Les communistes jouent le tout pour le tout. » (Nerin Gun, Les archives secrètes américaines, t. II, 1983, p. 115)

Le 27 novembre est créé un CONSEIL NATIONAL DE GRÈVE, composé exclusivement de cégétistes aux ordres de Moscou. Le lendemain, la nouvelle de la mort acci­dentelle du général Leclerc, en inspection en Afrique du Nord, consterne le chef du gouvernement : « Encore cela ! » soupire-t-il. Le 29 novembre, des débats s’ouvrent à la Chambre sur le vote des mesures à prendre d’urgence. À peine Schuman a-t-il pris la parole que des vociférations s’élèvent de l’extrême-gauche :

« Vous avez soif de sang », hurle un député commu­niste. « Salaud ! Chien couché ! Officier boche ! » crie Duclos. Les insultes pleuvent, tandis que les députés communistes, par d’interminables discours et amende­ments, s’efforcent pendant quatre jours de retarder le vote. Dans le pays, l’agitation semble se développer suivant un plan stratégique préparé d’avance.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, l’express Paris-Tourcoing déraille aux environs d’Arras. L’enquête ré­vèle un attentat communiste. Le bilan effraye l’opinion : vingt-quatre morts et une trentaine de blessés. Le 4 décembre, les R. G. de Tours font état d’un projet d’insurrection pour le 10. (L’année 1947, sous la direction de Serge Berstein et Pierre Milza, 2000, p. 396).

Pour donner le change, on négocie au sommet. Le dimanche 7 décembre, le bureau de la CGT au complet se rend chez le ministre du Travail, Daniel Mayer, qui propose l’octroi d’une prime de 1500 francs à tous les salariés. Mais le délégué général Benoît Frachon refuse l’accord et transmet à ses troupes le mot d’ordre : « Tout est rompu, grève générale demain. »

Dans la nuit du 7 au 8 décembre, le Président du Conseil, Jules Moch, alors responsable du gouvernement, marchait de long en large dans son bureau, ne sachant plus comment limiter les dégâts. Or, c’est dans cette nuit que les premiers signes d’apaisement commencèrent.

Le lendemain, la Sainte Vierge intervenait en personne, dans un petit village perdu de Touraine : L’Ile-Bouchard. Au moment où des catholiques « engagés » rêvaient de réformes de structures et de militance syn­dicale au coude à coude avec les communistes, le Ciel se manifestait dans une vieille paroisse de Chrétienté, tenue par un excellent prêtre qui avait trois amours dans le cœur : sa paroisse, la Très Sainte Vierge et l’Eucharistie, comme l’a établi un colloque tenu en décembre 2004 à L’Île-Bouchard. (Le message de L’Île-Bouchard, mémoire et espérance, p. 75-113).

C’est dans ce cadre traditionnel, paroissial, familial, que sortit le salut de la France.

C’est à ce moment là, le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, que la Sainte Vierge apparu à des fillettes de ce village. Elle leur demanda de prier pour la France « en grand danger ». Je ne m’attarderai pas sur le détail des apparition: ce n’est pas mon propos, il ne s’agit ici que de prouver le miracle. Disons seulement que durant je semaine, ces fillettes sont prié, d’abord seules, puis en y entraînant leurs camarades de classe, puis tout leur village et qu’à l’issu de cette semaine, le risque d’insurrection disparu. Pour ce qui voudraient en savoir plus, je les invité à lire cet article d’où est d’ailleurs tiré la majorité de l’article que vous lisez actuellement, ainsi que cette vidéo de témoignage d’une des fillettes. Je rapporterai seulement quelques éléments qui prouve la réalité de l’apparition: 1° l’une des filles ayant d’assez importants problèmes d’yeux fut intégralement guérie de manière scientifiquement inexplicable, 2° c’est « comme par hasard » à partir du moment où les fillettes ont commencé à prier que le risque recula et 3° à l’issu de ce sauvetage de la France, un agent du ministères e l’intérieur dit au curé du village: « ce sont vos petites qui ont sauvée la France ! »

Voyons maintenant comment la situation se calma et le spectre de l’insurrection disparu à la suite de ces prières:

Le jour où la grève recula

Ce même 9 décembre [ndlr: soit le lendemain du jour où seulement quatre fillettes avaient commencé à prier], à la stupéfaction générale, le Comité national de grève de Paris donnait l’ordre de reprendre le travail : « Il faut regrouper et rassembler nos forces pour les combats futurs qui seront rudes. Nous prenons la responsabilité de donner l’ordre de repli général. » Le revirement fut aussi brusque qu’im­prévu. La veille encore, on exhortait les grévistes à « tenir et vaincre », puis brusquement, sans les consulter, l’ordre était donné de cesser la grève.

« Cet aveu de défaite étonna le gouvernement. Lorsque, la veille au soir, Jules Moch en avait été informé par Vidal, directeur des Renseignements géné­raux, il n’avait pas pu y croire. Lorsque, dans le Nord, les responsables communistes l’apprirent, ils refusèrent eux aussi de l’admettre. Annoncée à la radio, la nou­velle fut publiée dans le journal communiste local Liberté. Les syndicats prétendirent alors qu’il s’agissait d’une fausse édition de Liberté imprimée par les soins de la préfecture et de la Direction des Houillères. Il leur faudra deux jours pour se rendre à l’évidence. » (G. Elgey, La République des illusions, 1993, p. 465)

Il est curieux de voir comment chacun des protagonistes met en avant sa propre interprétation : pour les démocrates chrétiens, c’est la calme assurance de Robert Schuman, pour les socialistes, c’est la détermination de Jules Moch, qui ont fait reculer les grèves. Les communistes, qui ne fournirent aucune explication sur le moment, expliquèrent ensuite que de nouvelles consignes arrivées de Moscou avaient désavoué des grèves qui avaient éclaté plus tôt que prévu et qui avaient « dérapé » de leur objectif initial : la lutte contre l’hégémonie américaine et le plan Marshall.

« Il n’y eut pas de ces « queues de grèves » si difficiles à résorber, comme si tous les participants avaient été convaincus (consciemment ou inconsciemment) du dérapage qui s’était produit, qu’il n’y avait plus qu’à tirer un trait sur une aventure malheureuse, et tâcher de l’oublier. Ce que fit l’historiographie communiste. » (Jean-Jacques Becker, op. cit., p. 235)

Pour nous, nous n’hésitons pas à voir dans la conjonction des événements surnaturels de L’Île-Bouchard avec la fin de la grève générale la marque d’une intervention déterminante de la Sainte Vierge, ce qui exclut pas qu’elle se soit servie de causes secondes.

Publicités

4 commentaires sur “Le miracle de l’Île-Bouchard

  1. Pingback: Les invasions étrangères: punition des peuples hérétiques ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: Miracles incontestables de la Vierge Marie ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  3. Pingback: POUR UNE FOI CATHOLIQUE BÂTIE SUR LE ROC (Mt.7, 25) | documentation.erlande

  4. Pingback: islam el Azote de Dios

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :