+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Les Deutérocanoniques nient leur inspiration? (2)

En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons… (S. Jean III, 11)

Nous répondant à nouveau sur notre seconde réfutation de ses dires, l’auteur du site protestant, après nous avoir accusés de mauvaise foi, nous accuse maintenant de mensonge. Un degré de plus à chaque commentaire… Nous avions décidé de nous arrêter  là, mais, le dernier article écrit pour se sauver tant qu’il pouvait, nous ne pouvons ne pas répondre. C’est un peu trop « gros »…, surtout si l’auteur ne veut point admettre la fragilité sur laquelle repose son argumentation. Il soutient que nous nous enfonçons un peu plus : exactement, nous allons encore remuer le couteau dans la plaie… pour montrer que nous ne nous ‘enfonçons’ point !

Refusant d’admettre le grossier sophisme de la généralisation abusive dont il fit preuve, l’auteur répond, pour limiter les dégâts autant qu’il le peut, en soutenant que sa conclusion venait de l’ensemble des arguments. Très bien. Nous allons voir où il a de la peine à comprendre. A ce sujet il nous livre ceci :

La conclusion de la non inspiration des apocryphes vient de l’ensemble des arguments. Pour la question des 2 livres, il n’y a eut aucune généralisation abusive, puisque les distinctions qu’ils nous reprochent de ne pas avoir faites, ont bien été faites. On est donc face à un simple mensonge. Pour preuve, voici l’argument dans le premier article:

 Pour résumer les preuves venant des Apocryphes eux-même

1. Ils ont été écrits lors d’une période où il n’y avait plus de prophètes en Israël 

2. Certaines auteurs font la distinction entre leurs écrits, et les écrits inspirés de leurs ancêtres 

3. Certains mentionnent la triple division de l’Ancien Testament, une division qui exclue les apocryphes

4. Certains auteurs étaient conscients que leurs écrits pouvaient contenir des erreurs. « 

La mention de « Certains auteurs« , ajoutés au reste des arguments, montrent qu’ils s’agissait bien d’une argumentation cumulative, et non d’une généralisation abusive, ne servant qu’à masquer l’absence de répondant de leur part sur les divers points exprimés. »

Avant de nous accuser de mensonge, nous pensons simplement que l’auteur ici doit se méfier, afin de ne point tomber dans la calomnie. Il soutient qu’il ne s’agit pas d’une généralisation abusive, mais d’une argumentation cumulative. Nous le concédons. Mais aimerions simplement revenir sur les 4 points énoncés par l’auteur… Il n’y a rien de pire qu’un aveugle qui refuse de voir, ou celui qui ne veut pas admettre son erreur. Pour conclure que « 1. Ils ont été écrits lors d’une période où il n’y avait plus de prophètes en Israël », l’auteur s’est basé sur des citations du Livre des Macchabées… donc, pas sur tous les livres. Point 1. Pour conclure que « 2.      Certaines auteurs font la distinction entre leurs écrits, et les écrits inspirés de leurs ancêtres », l’auteur s’est basé sur un seul livre, le prologue de Ben Sirach. Point 2. Pour conclure que « 3. Certains mentionnent la triple division de l’Ancien Testament, une division qui exclue les apocryphes », l’auteur s’est basé seulement sur un livre, le livre de Siracide. Et, lorsque nous lisons l’article initial de notre ami, il est écrit ceci : « De plus, un des auteurs des Apocryphes mentionne la triple division de l’Ancien Testament confirmée par Jésus ensuite… », à cela suit une citation de Ben Sirach (encore, et une fois, un seul livre) : nous attirons l’attention sur la formule UN DES utilisé par l’auteur du site protestant. Et, enfin, pour conclure que « 4. Certains auteurs étaient conscients que leurs écrits pouvaient contenir des erreurs. », l’auteur se base uniquement, encore une fois, sur un seul livre : il prend pour témoin, de son affirmation, le livre des Macchabées. Une fois de plus, ce sont les paroles même de l’auteur qui le condamnent, car, dans son article initial, il disait : « Enfin, certains auteurs des Apocryphes admettent que leurs écrits peuvent contenir des erreurs, puisqu’ils étaient compilés de façon hasardeuse, et ont pu être transcrits imparfaitement… », suit à cela deux citations tirées du livre des Macchabées. La conclusion de notre interlocuteur est la suivante : « Donc, non seulement les Apocryphes furent composés lors d’une période où il n’y avait aucun prophète recevant la révélation divine, ils n’ont même pas été écrits par des auteurs ayant l’assurance d’avoir écrit la vérité ». L’auteur parle des « Apocryphes », alors que, justement il n’a PAS fait appel qu’à un nombre précis. En effet, ni le livre de la Sagesse, Tobie etc., ne sont cités, par exemple. Ainsi, en admettant ce que l’auteur veut que nous admettions, à savoir qu’il s’agit d’une argumentation cumulative, nous pouvons répondre après ce que nous venons de voir que, oui, il y a généralisation abusive. Car, en prenant les quatre arguments ensemble, sur le témoignage des « Apocryphes », on se rend compte que l’auteur ne s’est servi QUE de deux livres, ou plutôt trois, si on considère les Macchabées comme 2 livres distincts… Donc, à partir de là, ses dires pourraient conduire à refuser l’authenticité aux livres qu’il a cités, mais pas à tous les livres deutérocanoniques ! Sa tentative de vouloir faire croire qu’il n’y a pas eu sophisme échoue donc. Et ses accusations, et de mauvaise foi, et de mensonge en notre égard sont réduites à néant par ses propres dires, et sa propre argumentation. Non, pas du tout… nous ne nous enfonçons pas ! Au contraire… Espérant toutefois que, cette fois-ci, notre interlocuteur aura vu où il se trompe, et où repose son erreur. Anticipons tout de même, il pourrait nous rétorquer que, oui mais Jésus parlait de la triple division de l’Ancien Testament, ou encore que ni le Christ ni les Apôtres ne se sont référés aux Apocryphes, ainsi, il pourrit rebondir sur l’argumentation cumulative ; mais, cela ne changerait rien, parce que les deux arguments avancés sont FAUX ! Nos étudierons bientôt que la Bible qu’utilisaient les Apôtres, était sans doute la LXX, dans laquelle se trouvaient les Deutérocanoniques.

Nous avions écrit concernant un autre sophisme de taille du protestant : « Il suppose que, pour qu’un auteur soit inspiré, il faut que CET auteur MÊME se dise inspiré… Si cet argument est valable, eh bien, dans quelle pétrin nous nous sommes mis : car, nous n’avons pas le souvenir que TOUS les auteurs bibliques, du récit de la Genèse à l’Apocalypse, affirment EXPLICITEMENT être inspirés. La finale de l’Evangile selon S. Jean en est un exemple criant… Argument sophiste donc, encore une fois, qui sous-entend que l’inspiration d’un récit dépend du fait que l’auteur de ce récit doit confirmer, clamer être inspiré. Et donc, si un auteur ne dit pas nulle part être inspiré, alors il ne l’est pas? »

Pour rendre ridicule ce que nous pointions du doigt, il va le « balayer » en un mouvement éclair, stipulant simplement que nous n’avions pas compris. Paf ! et le tour est joué ! Voici de quelle manière il « balaie » notre argument : « Cette réponse loupe complètement le coche, en ne comprenant pas qu’il s’agit d’un ensemble de points qui s’accumulent concernant les apocryphes. Un argument cumulatif signifie que bien qu’un seul point à lui seul n’est pas suffisant, l’ensemble mis bout à bout démontre la conclusion. Ainsi le fait que les auteurs ne prétendent pas à l’inspiration n’est pas en soit un problème, ça le devient lorsqu’à cela s’ajoute d’autres éléments, qui ensemble, prouvent qu’ils ne sont pas inspirés. On a donc la un défaut de logique, ne comprenant pas qu’un détail ajouté à un autre détail auxquels s’ajoutent encore d’autres détails forment un tout cohérent. N’étant pas capables de répondre sur le fond, ils usent simplement de mauvaise foi. »

La réponse contient du vrai, mais en soi, ne règle pas le problème. Car, nous le disons encore, il s’agissait dans l’argumentation. Et l’auteur semble implicitement le concéder, sans le dire explicitement. Et nous explique encore l’argument cumulatif, jusqu’à nous redire que nous faisons une faute de logique. Pas vraiment ! car, afin qu’il y ait cohérence, dans le tout, dans les parties formant le tout, il doit aussi y avoir une certaine cohérence. Il est évident que les parties forment le tout ; mais, s’il y a déjà des contradictions et fausses bases dans les parties, le tout sera condamné. Et, ici, nous avons relevé un vice dans une partie de l’argumentation formant un tout. Évidemment, nous sommes d’accord qu’un seul point n’est pas suffisant : évidemment ; mais, justement, nous n’attaquons pas le point en lui-même, mais la logique sur lequel il repose, qui, nous le maintenons, est erroné. De plus, ce point ne s’harmonise pas tout à fait avec le reste, car comme nous le verrons, les autres arguments avancés sont tous faux ! Les extrapolations de l’auteur ici, sans répondre, et admettant de manière tacite son erreur, n’ont donc pas servi à grand-chose, si ce n’est qu’à essayer de ridiculiser l’argumentation catholique – stipulant que ses tenants n’ont pas compris, et versant dans la gratuité les accusant de mauvaise foi… Pas vraiment de réponses à notre contradiction donc, si ce n’est des accusations gratuites…

Avant de conclure son article, il écrit : « Luc ne prétend jamais qu’il ait pu échouer à rendre une expression quelconque, au contraire » ; mais là, encore, nous voulions simplement souligner chez Ben Sirach, le fait d’une tradition. Surtout, l’argument ne tient pas la route, vouloir faire appel à S. Luc, et vouloir lui accorder l’authenticité sur le simple fait qu’il ne dit pas avoir eu des difficultés, est un argument peu convaincant. Nous l’avons déjà montré.

Enfin, une pléthore de texte est citée par notre interlocuteur, concernant l’ignorance invincible. L’interlocuteur veut montrer que la Foi catholique se contredit. Que des auteurs aient ignoré le concept d’ignorance invincible, n’est pas une colle contrairement à ce que pense notre interlocuteur ; ainsi, reprenant des citations de S. Thomas, S. Pie X, S. Augustin, etc, il veut montrer que la Foi Catholique se contredit, car ces hommes n’ont pas enseigné une telle chose. Mais, encore une fois, non ! C’est juste ici, une autre preuve de l’ignorance de la Foi catholique. Car, le dogme est une révélation progressive. Tout simplement. Nous n’avons pas une connaissance innée. Ainsi, nous répondons, sans ambages sur la question de Hors de l’Eglise, point de Salut. Sur ce, nous terminons sur cette question, espérant ne plus y revenir…

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3 commentaires sur “Les Deutérocanoniques nient leur inspiration? (2)

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