+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Les Deutérocanoniques nient leur inspiration?

Certes, je suis plus stupide que personne, Et je n’ai pas l’intelligence d’un homme ; Je n’ai pas appris la sagesse, Et je ne connais pas la science des saints. (Proverbes XXX, 2-3)

Après avoir réfuté un des arguments utilisés par un site réformé, selon lequel les ‘apocryphes’ catholiques nient leur inspiration, ledit site nous répond, signalant comme titre de son article : Les Apocryphes et la mauvaise foi. Nous allons examiner, une fois de plus, pour mieux le réfuter. Et, nous ne reviendrons point dessus, sinon, ce sera sans fin. Répondant donc à notre article qui réfutait parfaitement ses dires, ses avances, le site protestant nous accuse de mauvaise foi. Mais, regardons attentivement de qui il s’agit concernant cette prétendue mauvaise foi, pour en finir une bonne fois pour toutes. Nous écrivions dans notre article précédent, et dans le même élan, accusions l’auteur du site protestant de commettre un grossier sophisme : « La fragilité de l’argumentation protestante est révélée. Mais, il est une chose que nous ne pouvons laisser passer : l’articulation argumentative protestante qui veut faire des deutérocanoniques des livres apocryphes sous prétexte que ceux-ci (donc, tous les sept livres du canon Catholique) nient être inspirés, cette argumentation, voulions-nous dire, repose sur le sophisme qu’est la généralisation abusive, et grotesque ». Répondant à cette partie de notre commentaire, notre interlocuteur affirme : « Non, il s’agit surtout d’une argumentation cumulative. Un seul argument comme la possibilité laissé entendre qu’il y ait des erreurs ne suffit pas. C’est l’ensemble des arguments mis bout à bout qui permet d’en arriver à la conclusion. »… Désastre. Nous avons l’impression que notre ami n’a pas très bien compris l’argument. Car, nous avons dit que l’auteur cite UNIQUEMENT DEUX textes « apocryphes », et conclut que les « apocryphes » (tous les SEPT livres) ne sont pas inspirés  : il y a donc véritablement sophisme ; on pourrait accepter que les livres qu’il critique sont non-inspirés, mais on ne peut pas déduire que les autres le sont aussi, puisqu’il ne les cite point, et n’y fait même pas allusion. Supposons un exemple. Vous avez été cambriolé par deux de sept frères chinois, mais, vous ne pouvez en aucun cas déduire que les cinq autres frères sont des cambrioleurs ; ou que les cinq autres ne sont pas dignes de confiance : vous commettrez un véritable sophisme, c’est ce qu’a fait notre interlocuteur, à la seule différence que ses présomptions étaient erronés et contradictoires sur ce qu’il voulait et prétendait démontrer. De plus, ses arguments sont assez détachés, contrairement à ce qu’il laisse entendre, mais nous y répondrons un par un, comme suggéré précédemment, si le temps ne nous fait point défaut ! Continuons…

Bible et bougieAprès avoir cité les paroles de S. Paul qui parlait sur deux niveaux – celui de son propre chef, et au Nom du Seigneur, avec des versets de la Lettre aux Corinthiens 7, l’auteur site protestant nous répond ainsi : « Comparaison n’est pas raison. Car, pour pouvoir comparer Paul et l’auteur des Maccabées, il faudrait comparer également leurs prétentions à l’inspiration. Or l’auteur de Maccabées ne le fait jamais, tandis que Paul affirme être inspiré par Dieu ». Puis, citant les paroles de S. Paul en I Cor. 2, 13 ; 14, 37 ; II Cor. 13, 3-10 ; Eph. 3, 1-5 ; I Thess. 4, 1-2, 8, l’auteur soutient, pour s’en sortir, que S. Paul dit être inspiré, donc, cela veut dire qu’il l’est vraiment : « La comparaison est donc mauvaise, puisque Paul explique par ailleurs parler sous l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas le cas des auteurs de Maccabées. Et encore une fois, c’est l’accumulation d’éléments qui confirment la non canonicité des apocryphes, et non un seul élément. Le sortir du contexte est donc malhonnête ». Ici encore, véritable champ de bataille. Il suppose que, pour qu’un auteur soit inspiré, il faut que CET auteur MÊME se dise inspiré… Si cet argument est valable, eh bien, dans quelle pétrin nous nous sommes mis : car, nous n’avons pas le souvenir que TOUS les auteurs bibliques, du récit de la Genèse à l’Apocalypse, affirment EXPLICITEMENT être inspirés. La finale de l’Evangile selon S. Jean en est un exemple criant… Argument sophiste donc, encore une fois, qui sous-entend que l’inspiration d’un récit dépend du fait que l’auteur de ce récit doit confirmer, clamer être inspiré. Et donc, si un auteur ne dit pas nulle part être inspiré, alors il ne l’est pas? Misère. Sans faire fi du fait, l’auteur du site affirme de prime abord que faire une comparaison ne signifie pas avoir raison… Mais, en fait, il fait lui-même également une comparaison dans les dires de S. Paul, et par ailleurs, nous ne sortons rien du contexte, nous avons prévu, comme dit précédemment, si l’auteur du site l’avait lu, de réfuter l’article en TROIS TEMPS, patience donc… En somme, tous les versets énumérés ne prouvent rien au fait que S. Paul pose comme nous l’avons montré deux niveaux : ses dires, ses ordres, et ceux du Seigneur. La question serait plutôt de savoir si les dires de S. Paul valent ceux du Seigneur,… passons… c’est sans fin.

Commentant notre blâme concernant son argumentation, ou nous soutenions : « Puisque ces paroles de Luc, pourraient nous pousser à dire que son texte n’est point inspiré, puisqu’il affirme avoir fait des recherches ! Au contraire, ce passage cité par l’auteur protestant semble récuser l’authenticité des dires de Luc, bien qu’il affirme la présence de « témoins oculaires », l’auteur nous demande : « Faire des recherches rentrerait en contradiction avec l’inspiration? Il s’agit la d’une faute logique de la part des catholiques. Ils doivent prouver que faire des recherches=non inspiration. D’un point de vue logique, cela ne tient pas la route ». A cette incompréhension, nous répondons : non, il ne s’agit point d’une faute de logique. Nous avons fait appel, dans notre phrase, à une supposition, et non à une affirmation, et, pour ce faire nous avons utilisé LE CONDITIONNEL PRÉSENT – du verbe pouvoir ! Ici, simple faute de lecture de notre ami protestant. De plus, ceci ferait un non-sens, car nous parlions dans notre article précédent, de Cause première (DIEU) et cause seconde (l’Homme), les deux collaborant !

Concernant S. Irénée auquel nous avons fait appel, l’auteur nous demande quel est le rapport avec lui, eh bien, simplement parce que S. Irénée parle d’une transmission, tout comme S. Luc !

Lorsque nous citions le prologue de Ben Sirach : « LA LOI, les Prophètes et les livres qui leur font suite nous ont transmis de nombreuses et grandes leçons, et il faut, à ce sujet, louer Israël pour son enseignement et sa sagesse », l’auteur nous demande quel est le rapport, et surtout où se trouve la contradiction. Il soutient ensuite que le livre de Ben Sirach confirme la triple division de l’Ancien Testament (c’est un argument qu’avait utilisé l’auteur contre les deutérocanoniques, nous répondrons à cela dans un article prochain). Pour savoir s’il y a une contradiction comme nous le demande l’auteur, nous disons : non, justement, il n’y a pas de contradictions ! Luc, parle de Transmission, le prologue de Ben Sirach aussi, parle de transmission : il n’y a pas de contradiction dessus… nous voulons attirer l’attention de l’auteur sur le fait de la transmission, S. Luc en parle, l’auteur de Ben Sirach également…

Avant de conclure de manière désastreuse (vous allez comprendre pour quelle raison) son article, l’auteur du site protestant nous donne un conseil qui est le suivant. Lisons : « Les auteurs de Philosophie du Christianisme devraient prendre plus de temps pour lire les textes en question, et revoir leurs arguments, plutôt que de répondre rapidement, et commettre des fautes logiques et de lecture ». Tout ce que nous constatons : l’auteur se dépeint parfaitement, entre sophismes, mauvaise compréhension de notre argumentation… sans oublier ce dont il nous accuse, la mauvaise foi…

Enfin – le meilleur (ou le pire ?) pour la fin, pour s’assurer d’avoir un avantage, l’auteur finit son article sur un hors-sujet total. Il nous soumet une « contradiction », sans AUCUN RAPPORT avec la discussion. Il termine ainsi :

Dès lors, nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain. » Unam Sanctam

Tous savent aussi avec quel amour les chrétiens orientaux célèbrent la sainte liturgie, surtout l’Eucharistie, source de vie pour l’Église et gage de la gloire céleste. Par là, les fidèles, unis à leur évêque, ont accès auprès de Dieu le Père par son Fils, Verbe incarné, mort et glorifié, dans l’effusion de l’Esprit Saint. Ils entrent de la sorte en communion avec la Très Sainte Trinité et deviennent « participants de la nature divine » (2 P 1, 4). » DÉCRET SUR L’ŒCUMÉNISME UNITATIS REDINTEGRATIO

Selon Unam Sanctam, la soumission à Rome est nécessaire au salut, selon le Décret sur l’Oecuménisme, on a accès à la Sainte Trinité et à la communion avec Dieu, donc au salut, sans soumission à Rome.
Le thème des contradictions est fatale aux catholiques.

Sans vraiment le trouver drôle, nous allons répondre. Le thème de contradiction est fatal aux Catholiques ? Personnellement, nous pensons que l’auteur du site aurait dû garder le silence ! Car, il nous semble ici que notre ami n’ait pas très bien assimilé la Foi Catholique : c’est courant chez nos amis réformés. Rappelons d’abord que l’Eglise Catholique tient toujours pour vrai que Hors de l’Eglise, il n’y a pas de Salut ! Donc, la déclaration Unam Sanctam ne peut, en aucun cas, être contradictoire avec une autre déclaration sur le Salut dans l’Eglise. Afin de réfuter la présomption de notre interlocuteur, nous soumettons un seul texte – celui de Mgr de Ségur, même s’il y en a une pluie, que voici :

Question : Hors l’Église point de salut ! Quelle intolérance ! Je ne puis admettre une règle aussi cruelle.

Réponse : Voilà ce que vous ne pouvez pas admettre dans le sens où vous l’entendez, savoir : quiconque n’est pas catholique est damné. Mais voilà aussi comment on critique la Religion parce qu’on ne la comprend pas, et comment on lui fait dire des choses qui lui font horreur. Cette parole, en effet, entendue comme l’Église l’enseigne, est la plus simple des vérités, une vérité de bon sens. « Hors l’Église, pas de salut, » c’est dire : Hors la lumière, les ténèbres ; hors le blanc, le noir ; hors le bien, le mal ; hors la vie, la mort ; hors la vérité, l’erreur, etc.

Où est donc le mystère de tout cela ? Où est donc la difficulté ? 
« Hors l’Église, pas de salut,» signifie tout bonnement « qu’on est obligé, sous peine de péché grave, de croire et de pratiquer la vraie religion (qui est la religion catholique) lorsqu’on est à même de le faire. » Cela signifie que « vous péchez, et que par conséquent vous perdez votre âme, si vous rejetez volontairement la vérité, quand elle se montre à vous. » Y a-t-il là quelque chose d’extraordinaire ? y a-t-il de quoi crier à l’intolérance, à la cruauté ?

Un protestant, un schismatique, n’est pas damné par cela seul qu’il est protestant ou schismatique. S’il est de bonne foi dans son erreur, c’est-à-dire s’il n’a pas pu, pour une raison ou pour une autre, connaître et embrasser la foi catholique, il est considéré par l’Église comme faisant partie de ses enfants : et, s’il a vécu selon ce qu’il a cru être la vraie loi de DIEU, il a droit au bonheur du ciel, comme s’il eût été catholique. Il y a, DIEU merci ! un grand nombre de protestants dans cette bonne foi, et, même parmi leurs ministres, il s’en rencontre parfois. M. de Cheverus, Évêque de Boston, en a converti deux, très-savants et très-pieux ; et, après leur retour à l’Église catholique, ils déclaraient au bon Évêque que, jusqu’à l’époque où ils l’avaient connu, ils n’avaient jamais eu de doutes sur la vérité de leur religion.Ne nous inquiétons pas, du reste, du jugement que DIEU fera des protestants ou des incrédules. Nous savons d’une part, que DIEU est bon, qu’il veut le salut de tous, et, d’autre part, qu’il est la Justice même. Servons-le de notre mieux, et ne nous inquiétons pas des autres.

Mgr de Ségur – Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion (1850)

L’auteur du site protestant termine donc son article en apothéose de l’ignorance ! Car, il n’y a AUCUNE contradiction dans les textes qu’il a cités. L’Eglise TIENT toujours pour vrai que, Hors de l’Eglise, il n’y a pas de Salut ! Il y a ce que nous appelons l’ignorance invincible… Notre interlocuteur aurait donc mieux fait de garder le silence que de terminer son objection de manière catastrophique, en biaisant la discussion sur un terrain où il avait cru être avantagé, mais qui démontra sa méconnaissance de la Foi Catholique, comme la plupart… Ceci nous permet, dans le même élan de terminer en disant : Extra Ecclesiam nulla salus !

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6 commentaires sur “Les Deutérocanoniques nient leur inspiration?

  1. Pingback: Les ‘Apocryphes’ catholiques nient-ils être inspirés? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Cromwellfan
    7 décembre 2014

    Salut, j’ai écrit une réponse à la va vite! http://cromwellfan.blogspot.fr/2014/12/les-apocryphes-la-mauvaise-foi-et-les.html

    Pour le hors sujet, je n’ai pas pu m’en empêche, vu que vous avez sans arrêt le mot « contradiction » au bout des doigts. Un peu comme le mot tradition, qui au final vous sont fatales.

    Bonne soirée. Cromwellfan

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