+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le bienheureux Charles de Foucauld

charlesdefoucauldSA VIE – Charles de Foucauld est né en 1858 à Strasbourg dans une famille aristocratique. En 1864, il perd ses deux parents et est confié aux soins de son grand-père maternel. Bien qu’élevé dans la religion catholique, il perd la foi vers l’âge de seize ans.

En 1876, il entre à l’école militaire. Lorsque son grand-père meurt, deux ans plus tard, il reçoit un gros héritage qu’il aura tôt fait de dilapider.

En effet, il a la réputation de mener une vie de fêtard et d’indiscipline. Il s’affiche avec une femme aux mœurs légères, Mimi, qu’il fait passer pour sa femme. Devant son refus de la répudier, il est renvoyé de l’Armée. Il réintègrera le Régiment en 1881 pour le quitter à nouveau, huit mois plus tard, afin d’entreprendre un voyage d’exploration et de reconnaissance du Maroc. Il est frappé par la foi et la prière des Musulmans.

De retour en France, il retrouve sa famille dont sa cousine Marie de Bondy, dont il est très près. Il réfléchit et s’interroge sur la spiritualité et la foi. Sa conversion a lieu dans l’église Saint-Augustin, fin octobre 1886. Étant allé y trouver l’abbé Huvelin pour recevoir des leçons sur la religion catholique, l’abbé Huvelin lui demanda de se confesser sur le champ et de communier ensuite. C’est alors que tout a basculé pour lui. Il dira plus tard : « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui…».

En décembre 1888, Charles effectue un pèlerinage en Terre Sainte. Il est marqué par Nazareth et par la vie humble et cachée que Jésus y a vécue pendant 30 ans. Il se sent appelé à suivre le Christ sur ce chemin de pauvreté. Aussi, de retour en France, il donne ses biens à sa sœur pour chercher une communauté religieuse. La Trappe semble convenir à son idéal de pauvreté et de vie cachée. Il entre à la Trappe de Notre-Dame des Neiges, en France. Puis, plus tard, il part pour Akbès (Syrie) dans une Trappe plus pauvre. Mais cela ne ressemble pas encore assez à Nazareth pour lui. Il rédige donc un projet de congrégation religieuse pour que des religieux vivent comme il imagine que Jésus vivait à Nazareth. Il demande à être dispensé des vœux. En octobre 1896, on l’envoie à Rome pour des études et en janvier 1897, l’Abbé général des Trappistes le laisse libre de suivre sa vocation.

Deux mois plus tard, il s’engage chez les Clarisses, à Nazareth, où il mène une vie d’ermite dans une petite cabane du jardin. Solitude, prière, adoration, méditation de l’Évangile et humble travail constituent son lot quotidien. Il y reste 3 ans et retourne en France en vue de demander la prêtrise. Il est ordonné le 9 juin 1901.

À Béni Abbès, il fonde un Ermitage dans le but d’accueillir une communauté de moines. Il côtoie les Touaregs, ces « hommes bleus » du désert. Il apprend leur langue et étudie leurs chants et leurs poésies.

En 1906, un compagnon se joint à lui mais il tombe malade et repart.

En janvier 1908, il tombe malade et est sauvé de la mort par la bonté et les soins des Touaregs.

foiucauld_priere_abandonEn 1909,1911 et 1913, il fait trois voyages en France pour présenter son projet d’une association de laïcs : « Union des frères et sœurs du Sacré-Cœur ». « De fervents chrétiens de toutes conditions capables de faire connaître par leur exemple ce qu’est la religion chrétienne, et de faire “voir” l’Évangile dans leur vie ». (Règlement -Conseils) -1909-1913. À Tamanrasset, il fait construire un fort pour protéger les populations locales. C’est là qu’il meurt, le 1er décembre 1916, lors d’un pillage. Un de ses ravisseurs, affolé par l’arrivée des militaires, tire une balle qui met fin à la vie terrestre du frère Charles de Jésus.

Bien qu’il soit mort presque seul et sans communauté, il existe aujourd’hui une vingtaine de groupes différents (congrégations religieuses et associations de laïcs) qui vivent l’Évangile à travers le monde, suivant les intuitions de Charles de Foucauld.

SA SPIRITUALITE – « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). Le Christ est venu dans le monde, s’abaissant au rang de créature, Lui, le Créateur et se faisant obéissant jusqu’à la mort sur une Croix.

C’est en s’incarnant que Dieu a choisi de nous sauver. Charles de Foucault en imitateur du Christ n’a pas voulu emprunter d’autre chemin que celui du Christ… l’incarnation rédemptrice. L’imitation de la vie humble et cachée de l’ouvrier de Nazareth constitue le cœur de la spiritualité du frère Charles. Il a vécu de nombreuses année au cœur des masses, avec les Touaregs du désert, ne cherchant pas à les convertir par la parole, mais en les aimant et en partageant leur vie.

« Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. » (Jean 13, 35)

Citations

« L’heure la mieux employée de notre vie est celle où nous aimons le plus Jésus. »

« L’adoration du Saint-Sacrement est le repos, le rafraichissement, la joie. » (à Mme Bondy, 19 janvier 1903).

« De son tabernacle, Jésus rayonnera sur ces contrées et attirera à Lui des adorateurs… Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n’en fait pas, la présence du Saint-Sacrement en fait certainement beaucoup : Jésus ne peut être en un lieu sans rayonner. »

« Nous voici aux portes de l’éternité. On s’y croit presque ici, en regardant ces deux infinis du grand ciel et du désert: vous qui aimez à voir se coucher le soleil qui en descendant chante la paix et la sérénité éternelles, vous aimeriez à regarder le ciel et les grands horizons de cette petite Fraternité. Mais le mieux, le vrai infini, la vraie paix est aux pieds du divin Tabernacle. Là, ce n’est plus en image, mais en réalité qu’est tout notre bien, notre amour, notre vie, notre tout, notre paix, notre béatitude : là est tout notre cœur et toute notre âme, notre temps et notre éternité, notre Tout. » (à Mme de Bondy, le 4 février 1903)

« Vous n’étiez pas plus près de la Sainte Vierge, pendant les neuf mois qu’elle vous porta dans son sein, que vous l’êtes de moi quand vous venez sur ma langue dans la communion ! »


Source : monasterecoeurdejesus.

Lisez également la synthèse, plus conséquente, qui se trouve sur le site de l’Abbaye Saint Benoît ici. Charles de Foucauld est béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI. Il est commémoré le 1er décembre.

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