+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Écriture et Tradition

Les protestants prétendent que la Bible est la seule autorité en matière de foi, ce qui signifie qu’elle contiendrait toute l’information nécessaire pour obtenir des réponses théologiques et que cette information est suffisamment claire pour qu’il n’y ait pas besoin de la tradition apostolique ou du magistère de l’Église (Ensemble de ceux qui, détenant l’autorité au nom du Christ, ont la charge d’interpréter la doctrine révélée (pape, conciles œcuméniques, évêque)) pour comprendre la Bible. Selon le point de vue protestant, la totalité de la vérité chrétienne se retrouve dans les pages de la Bible. Tout ce qui est hors de la la Bible est simplement sans autorité, inutile, ou sans nécessité pouvant même selon le protestantisme gêner une personne dans sa conversion à Dieu.


Les catholiques, d’un autre point de vue, affirment que la Bible n’approuve pas cette vue et qu’en fait, ce point de vue est même désavoué dans l’Écriture sainte. La véritable «autorité de foi» comme cela est exprimé dans la Bible elle-même, est la tradition vivante apostolique, comme elle se manifeste par l’autorité d’enseignement de l’Église catholique à laquelle ont été confiés les enseignements oraux de Jésus et des apôtres et cela, associé à l’autorité qu’elle possède pour interpréter l’Écriture sainte correctement.

Un document des années 60 démontre la relation entre la Tradition et l’Écriture sainte :

« La Tradition sacrée et la Sainte Écriture possèdent donc d’étroites liaisons et communications entre elles. Toutes deux, en effet, découlant de la même source divine, se réunissent, peut-on dire, en un seul courant, et tendent à la même fin. Car la Sainte Écriture, c’est la parole de Dieu en tant qu’elle est consignée par écrit sous l’inspiration de l’Esprit divin; quant à la Tradition Sacrée, elle transmet dans son intégrité aux successeurs des Apôtres la parole de Dieu confiée aux Apôtres par le Christ Seigneur et le Saint-Esprit, pour que, sous la lumière resplendissante de l’Esprit de vérité, ces successeurs la gardent fidèlement, l’expliquent et la répandent par la proclamation qu’ils en font; il en résulte que ce n’est pas par la Sainte Écriture toute seule que l’Église puise la certitude qu’elle a sur tout ce qui est révélé. C’est pourquoi l’Écriture et la Tradition doivent être reçues et vénérées l’une et l’autre avec un égal sentiment de piété, avec un égal respect. »

Toutefois les protestants évangéliques et fondamentalistes, qui placent leur confiance dans la théorie de Martin Luther connue sous le nom de «sola scriptura» (du latin : « l’Écriture seulement»), argumenteront habituellement leur position en citant un ou deux versets clefs. Le premier est : « Ceux-là ont été mis par écrit, pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.» (Jean 20:31). L’autre est : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne.» (2 Timothée 3:16-17). Selon ces protestants, ces versets démontrent la réalité de leur doctrine «sola scriptura».

Ceci est erroné répliquent les catholiques. D’abord, le verset de Jean se réfère aux choses écrites dans ce livre précisément. Lisons dans Jean 20:30, le verset immédiatement avant pour voir le contexte de la déclaration en question :

«Jésus a fait sous les yeux de ses disciples encore beaucoup d’autres signes, qui ne sont pas écrits dans ce livre.»

Si ce verset prouve quelque chose, ce n’est sûrement pas la théorie de «sola scriptura», mais plutôt que l’Évangile de Jean n’est pas à lui seul suffisant.

Deuxièmement, ces versets de l’Évangile de Jean nous disent tout simplement que la Bible a été composée pour nous aider à croire que Jésus est le Messie. Ils ne disent absolument pas que la Bible est tout ce dont nous avons besoin pour le Salut, et encore moins que la Bible est tout ce que nous avons besoin pour la théologie; non plus, n’est-il dit que la Bible est même nécessaire pour croire en Christ. Après tout, les premiers Chrétiens n’avaient aucun «Nouveau Testament» auquel ils pouvaient faire appel; ils ont appris oralement, plutôt que d’instructions écrites. Jusqu’à tout récemment, la Bible n’était même pas inaccessible à la plupart des personnes, ou bien parce qu’ils ne savaient pas lire ou bien parce que la presse à imprimer n’avait pas encore été inventée. Toutes ces personnes apprenaient de l’instruction orale jusqu’à tout récemment , et celle-ci transmise da génération en génération par l’Église.

Presque la même chose peut être dit de 2 Timothée 3:16-17. Dire que toute écriture inspirée «est utile» est une chose; dire qu’une telle remarque signifie que seulement l’Écriture inspirée doit être prise en compte est autre chose. De plus, il y a un argument qui contredit les revendications des protestants évangéliques et fondamentalistes. Il s’agit d’une contradiction provenant de leur propre interprétation de ce verset. John Henry Newman, un protestant converti au catholicisme l’expliqua dans un essai en 1884 intitulé : «l’Inspiration dans sa relation à la révélation.»

L’argument de Newman

Il écrit :

« Il est tout à fait évident que ce passage ne fournit aucun argument du tout comme quoi l’Écriture sacrée, sans la Tradition, est la seule autorité de la foi; bien que l’Écriture sacrée soit profitable, tout de même on ne dit pas qu’elle est suffisante. L’Apôtre [Paul] requiert l’aide de la Tradition : «Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. » (2 Thess. 2:15). De plus, l’Apôtre se réfère ici aux Écritures saintes que l’on a enseignées à Timothée dans sa petite enfance.»

« Maintenant, une bonne partie du Nouveau Testament n’avait pas encore été écrite durant l’enfance de Timothée: Certaines des épîtres Catholiques n’avaient pas même été écrites quand Paul a écrit cela et aucun des livres du Nouveau Testament n’a encore été placé dans le canon des livres de l’Écriture sainte. Paul se réfère, alors, aux Écritures saintes de l’Ancien Testament et, si l’argument de ce passage prouve quelque chose, cela prouverait trop que les Écritures saintes du Nouveau Testament n’étaient pas nécessaires comme autorité de foi.»

En outre, les fondamentalistes lisent généralement 2 Timothée 3:16-17 en dehors du contexte. Quand ces versets sont lus dans le contexte des passages de périscope, on découvre que la référence de Paul à l’Écriture sainte est seulement une partie de son exhortation pour que Timothée prenne comme son guide et la Tradition et l’Écriture sainte. Les deux versets immédiatement avant, que les fondamentalistes n’exposent que rarement disent : « Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu le tiens ; et c’est depuis ton plus jeune âge que tu connais les saintes Lettres. Elles sont à même de te procurer la sagesse qui conduit au salut par la foi dans le Christ Jésus. » (2 Tim. 3:14-15).

Paul dit à Timothée de continuer dans ce qu’il a appris pour deux raisons : d’abord, parce que Paul sait très bien que ce que Timothée sait, c’est lui qui le lui a appris, «Paul lui-même», ensuite parce qu’il a été instruit dans les Écritures saintes. Le premier verset est un appel direct à la tradition apostolique, à l’enseignement oral que l’apôtre Paul avait donné à Timothée. Donc, les fondamentalistes doivent prendre 2 Timothée 3:16-17 hors du contexte pour parvenir à démontrer la théorie de «Sola Scriptura». Cependant quand le passage est lu dans son contexte, il devient clair qu’il démontre l’importance de la tradition apostolique !

À nouveau la Bible dénie qu’elle soit suffisante comme seule règle d’autorité de foi. Paul dit que beaucoup de l’enseignement Chrétien se retrouve être dans la tradition qui est passée par le bouche à oreille «Ce que tu as appris de moi sur l’attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d’en instruire d’autres.» (2 Tim. 2:2). Il nous charge de : « frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. (2 Thess. 2:15).

Cet enseignement oral a été accepté par les Chrétiens, de même qu’ils ont accepté l’enseignement écrit qui leur est venu plus tard. Jésus a dit à ses disciples : « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé.» (Luc 10:16). L’Église, par les personnes des apôtres, possède en effet l’autorité pour enseigner pour Christ; l’Église est son représentant. Il les a commissionnés en disant : «Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Math. 28:19).

Et comment cela a-t-il dû être fait ? En prêchant oralement : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.» (Rom. 10:17). L’Église a toujours été un enseignant vivant. C’est une erreur de limiter «La parole de Christ» à l’écrit seulement ou de suggérer que tous ses enseignements aient été réduits à l’écriture. La Bible ne soutient nulle part l’une ou l’autre de ces notions.

Plus loin, il est clair que l’enseignement oral de Christ durerait jusqu’à la fin de temps : « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été prêchée par l’Évangile.» (1 Pierre 1:25). Notez que le mot «prêchée» signifie ici communiquer oralement. Cela implique que la tradition ne serait pas supplantée par un écrit comme la Bible (complétée, oui, mais non supplantée) et continuerait à avoir sa propre autorité.

Ceci est démontré lorsque l’apôtre Paul dit à Timothée : «Ce que tu as appris de moi sur l’attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d’en instruire d’autres.» (2 Tim. 2:2). Ici, nous voyons les premiers liens dans cette chaîne de la tradition apostolique qui s’est transmise intacte des apôtres à notre propre jour. Paul a chargé Timothée de transmettre les enseignements oraux (les traditions) qu’il avait reçus de l’apôtre. Il devait transmettre ceux-ci aux hommes qui seraient capables d’apprendre d’autres, perpétuant ainsi la chaîne. Paul a donné cette instruction peu avant sa mort : «Quant à moi, je suis déjà répandu en libation et le moment de mon départ est venu. J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Et maintenant, voici qu’est préparée pour moi la couronne de justice, qu’en retour le Seigneur me donnera en ce Jour-là, lui, le juste Juge, et non seulement à moi mais à tous ceux qui auront attendu avec amour son Apparition. » (2 Tim. 4:6-8), voici un rappel à Timothée de comment il doit conduire son ministère.

Qu’est la Tradition ?

Lors de cette discussion, il est important de conserver à l’esprit ce que l’Église catholique veut dire par tradition. Le terme ne se réfère pas aux légendes ou à des contes mythologiques, il n’englobe pas non plus la coutume transitoire ou les pratiques qui peuvent changer, comme le style des vêtements de la prêtrise, les formes particulières de dévotion, ou les rubriques liturgiques. La tradition sacrée ou apostolique consiste en enseignements de ce que les apôtres ont transmis oralement par leurs prêches. Ces enseignements en grande partie (peut-être entièrement) se chevauchent avec ceux contenus dans l’Écriture sainte, mais le mode de leur transmission est différent.

Ils ont été transmis et confiés à l’Église (ce qui signifie à ses enseignants officiels qui sont les évêques en communion avec le pape) :

« Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une oeuvre excellente.» 1 Timothée 3:1

et

« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus Christ, à tous les saints en Jésus Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres:» Philippiens 1:1

et

«Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. » Actes 20:28

Il est urgent que les Chrétiens comprennent cette fonction et perpétuent la tradition aussi bien que la Bible :

« Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé.» (Luc 10:16).

La révélation de la foi a été principalement donnée aux leaders de l’Église :

«Ce Mystère n’avait pas été communiqué aux hommes des temps passés comme il vient d’être révélé maintenant à ses saints apôtres et prophètes, dans l’Esprit » (Eph. 3:5)

qui, avec Christ, forment la fondation de l’Église :

«Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même.» (Eph. 2:20).

L’Église a été guidée par l’Esprit Saint, qui protège cet enseignement de la corruption : «Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean 14:25-26) et : « Ce jour-là, vous ne me poserez aucune question. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom.» (Jean 16:13).

Transmettre la foi

Paul a illustré ce que la tradition signifie : «Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures… oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Bref, eux ou moi, voilà ce que nous prêchons. Et voilà ce que vous avez cru. » (1 Cor. 15:3,11). L’apôtre a loué ceux qui ont respecté la Tradition : « Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises. » (1 Cor. 11:2).

Les premiers Chrétiens « se montraient assidus à l’enseignement des apôtres » (Actes 2:42) bien longtemps avant il y ait un Nouveau Testament. Dès le début, la totalité de l’enseignement Chrétien se retrouvait dans l’Église comme l’incarnation vivante de Christ, et non pas dans un livre. L’enseignement de l’Église, avec sa tradition orale, apostolique, était l’autorité. Paul lui-même cite Jésus qui lui a transmis oralement sa volonté : « De toutes manières je vous l’ai montré : c’est en peinant ainsi qu’il faut venir en aide aux faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » ( Actes 20:35).

Cette phrase n’est pas dans les Évangiles : «Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir»… et a donc nécessairement dû être transmise à Paul oralement ! En effet, ce qu’il faut comprendre c’est que même les Évangiles eux-mêmes ne sont qu’une part de la tradition orale qui a été notée . Luc 1:1 dit : « Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi l’exposé suivi, excellent Théophile, pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus. » (Luc 1:1-4). Qui plus est, Paul ne cite pas Jésus seulement. Il cite également un des premiers hymnes Chrétiens : « C’est pourquoi l’on dit : Éveille-toi, toi qui dort, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ. » ( Éphésiens 5:14). Cela et d’autres choses ont ainsi été transmises aux Chrétiens : «Vous savez bien quelles prescriptions nous vous avons données de par le Seigneur Jésus.» (1 Thess. 4:2).

Les fondamentalistes disent que Jésus condamna la tradition. Ils notent que Jésus a dit : « Et pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu pour votre tradition ?» (Mat. 15:3). Paul a averti, « Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un pour vous réduire en esclavage par le vain leurre de la « philosophie », selon une tradition toute humaine, selon les éléments du monde, et non selon le Christ. » (Colossien 2:8). Mais ces versets condamnent simplement de fausses traditions humaines, pas les vérités qui ont été transmises oralement et confiées à l’Église par les apôtres. Ces vérités font partie de ce que l’on connaît comme la tradition apostolique, qui doit être distinguée des traditions humaines ou des coutumes.

«Des Commandements d’hommes»

Considérons Matthieu 15:6-9, que les Fondamentalistes et Évangéliques emploient souvent pour défendre leur position::

« Celui-là sera quitte de ses devoirs envers son père ou sa mère. Et vous avez annulé la parole de Dieu au nom de votre tradition. Hypocrites ! Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent : les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. »

Jetons un coup d’oeil à ce que Jésus a dit.

Jésus ne condamnait pas toutes les traditions. Il a condamné seulement ceux qui vidaient de son sens la parole de Dieu. Dans ce cas précis, il s’agissait du fait que les Pharisiens, simulant la dédicace de leurs marchandises au Temple, prétendaient qu’ils pourraient éviter ainsi de les employer pour soutenir leurs parents âgés. En faisant cela, ils ont esquivé le commandement qui dit : «Honore ton père et ta mère» ! (Exode 20:12).

Dans le même Évangile, Jésus a chargé ses disciples de se soumettre aux traditions qui ne sont pas contrairement aux commandements de Dieu : « Sur la chaire de Moïse se sont assis les scribes et les Pharisiens; faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes : car ils disent et ne font pas. » (Mat. 23:2-3).

Ce que font les fondamentalistes et les évangeliques malheureusement, est souvent de voir le mot «tradition» dans Mathieu 15:3 ou Colossiens 2:8 ou ailleurs et de conclure que tout ce qui est nommé «tradition» doit être rejeté. Ils oublient que le terme est employé dans un sens différent, comme dans 1 Corinthiens 11:2 et 2 Thessalonians 2:15, décrivant par tradition ce que l’on doit croire. Jésus n’a pas condamné toutes les traditions; il a condamné des traditions erronées, ou des doctrines ou des pratiques de même nature, doctrines ou pratiques qui sapent la vérité chrétienne. Le reste, comme les apôtres l’ont enseigné, devait être respecté. Paul a commandé que les Thessaloniciens adhèrent à toutes les traditions qu’il leur avait données, oralement ou par écrit. : «Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. » 2 Thessaloniciens 2:15

L’Église indéfectible

La tâche constitue à déterminer ce qui est la tradition authentique. Comment pouvons-nous faire la différence entre les traditions qui sont apostoliques de celles qui sont simplement humaines ? La réponse est la même que celle sur la façon de discerné comment nous savons que les Écritures saintes sont apostoliques de celles qui sont simplement humaines. Pour le connaître, il nous faut nous en remettre au magistère ou autorité de l’Église du Christ. Sans l’autorité de l’enseignement de l’Église catholique, nous ne saurions pas aujourd’hui avec certitude quels sont les livres de la Bible qui sont authentiques. Si l’Église nous a révélé le canon de l’Écriture sainte, elle peut aussi nous révéler « le canon de la Tradition» en confirmant ou infirmant les traditions qui ont été transmises par les apôtres. Après tout, Christ a promis que les portes de l’enfer ne prévaudraient jamais contre l’Église «Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Enfer ne tiendront pas contre elle.» (Mat. 16:18) et le Nouveau Testament lui-même déclare que : « l’Église du Dieu vivant – : colonne et support de la vérité.» (1 Tim. 3:15).

Source : Catholic Answers

Publicités

Un commentaire sur “Écriture et Tradition

  1. Pingback: Pourquoi donner de l’autorité à la Tradition? | +†+Yesus Kristus azu+†+

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :