+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le canon des Ecritures n’est pas une évidence!

Source : Cardinal J.H. Newman, Essai sur le développement de la doctrine chrétienne

Bible vitrail    Considérant le Nouveau testament, les catholiques et les protestants reconnaissent les mêmes livres comme étant canoniques et inspirés. Cependant, parmi ces livres, on en trouve certainement qui n’ont pas le droit d’y être si, suivant en cela la règle de Vincent, nous ne recevons comme autorité divine que ce qui a été reçu partout et toujours. Les catégories de preuves sont plutôt variées pour un livre ou pour l’autre. « Il est confessé » dit Less « que toutes les Écritures de notre Nouveau Testament n’ont pas été reçues avec un consentement universel comme étant les oeuvres authentiques des Evangélistes et Apôtres. Mais il doit être prédéterminé à s’opposer aux plus palpables des vérités, et à rejeter toute l’histoire, celui qui ne confesse pas que la majeur partie du Nouveau Testament a été universellement reçue comme authentique, et que les livres restants ont été approuvés comme tels par la majorité des anciens”[Note 1].Par exemple, l’Épître de Jacques. Il est vrai, qu’elle est connu dans une version Syriaque ancienne au second siècle. Mais Origène, au troisième siècle, est le premier auteur qui le mentionne distinctement parmi les grecs ; et son nom n’est même pas cité par des latins avant le quatrième siècle. Saint Jérôme parle de cette épître comme gagnant de la crédibilité « par étapes, avec le temps”. Eusèbe ne dit rien de plus qu’elle a été, à son temps, approuvée par la majorité, et il la classe avec le Pasteur d’Hermas, et l’Épître de Saint Barnabé »[Note 2].Aussi : “L”Épître aux Hébreux, bien que reçue à l’Est, n’a pas été reçue dans l’Église latine jusqu’à l’époque de saint Jérôme. Saint Irénée n’affirme ni ne rejette son origine paulinienne. Tertullien l’attribue à saint Barnabé. Caius l’exclut de sa liste. Saint Hippolyte ne la reconnaît pas. Saint Cyprien reste silencieux à son sujet. Il est douteux qu’Optat l’ai reçue.” [Note 3]Encore une fois, Jérôme nous dit qu’à son époque, vers l’an 400, l’Église grecque rejetait l’Apocalypse, mais que la latine la recevait.Encore une fois : “Le Nouveau Testament en vingt-sept livres en tout, bien que d’importance variable. Parmi eux, quatorze ne sont pas mentionnés du tout jusqu’à 80 à 100 ans après la mort de Saint Jean, parmi lesquels figurent : Actes, la deuxième épître aux Corinthiens, Galates, Colossiens, les deux épîtres aux Thessaloniciens, et saint Jacques. Des treize autres, cinq (l’Évangile de Jean, l’Épître aux Philippiens, 1 Timothée, Hébreux, et la première Épître de Jean) ne sont cités que par un seul auteur pendant la même période. » [Note 4]

Sur quelles bases alors recevons-nous le Canon des Écritures tel qu’il nous arrive aujourd’hui, si ce n’est sur l’autorité de l’Église des IVe et Ve siècles? A cette époque l’Église décida –pas seulement de porter un témoignage, mais de passer un jugement sur les témoignages anciens- décida que certains livres faisaient autorité. Et sur quelle base décida-t-elle de le faire ? Sur la base que jusqu’ici , en une époque de persécution, une décision avait été impossible : à cause du manque d’opportunités pour rechercher et discuter les témoignages, à cause du caractère privé ou local de certains livres, et du malentendu sur des doctrines contenues dans d’autres. Sur ce sujet, je citerai un autre passage du même tract :

« Nous dépendons du quatrième et du cinquième siècle ainsi : – au sujet des Écritures, les autres siècles n’ont pas parlé distinctement, fréquemment ou unanimement, à l’exception des textes clé, comme les évangiles ; mais nous voyons dans ces précédents siècles, comme nous le croyons, une tendance croissante s’approcher de cet accord unanime que nous trouvons au cinquième siècle. Le témoignage donné à cette dernière date est la limite à laquelle tout ce qui a été dit auparavant converge (…) » [Note 5]

Note 1 : Authent. N. T. Tr. p. 237. 

Note 2 : According to Less. 

Note 3 : Tracts for the Times, No. 85. p. 78 [Discuss. iii. 6, p. 207]. 

Note 4 : [Ibid. p. 209. These results are taken from Less, and are practically accurate.] 

Note 5 : No. 85 [Discuss. p. 236].

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Un commentaire sur “Le canon des Ecritures n’est pas une évidence!

  1. David Vincent
    12 juin 2014

    Je suis d’accord, le canon n’est pas une évidence. Je prépare d’ailleurs une série à ce sujet.

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