+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Jusifiés par la grâce, non par la foi seulement

Texte d’un internaute catholique dont je ne sui pas parvenu à trouver le nom.

L’Eglise Catholique a toujours affirmé que le salut est un don de Dieu offert à l’humanité.

Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1Tim 2
,4).

 

« Dieu vivant … est le sauveur de tous les hommes, surtout des croyants » (1Tim 4,10).

Les
êtres humains ne peuvent se sauver eux-mêmes. De la même manière que l’humanité ne mérite pas la vie éternelle, nous méritons encore moins le don d’avoir été créés. Rien qu’une personne ait déjà fait ou puisse faire par elle-même, ne pourra jamais lui faire gagner la vie éternelle. C’est à Dieu lui-même de l’offrir ou de la donner.

Nous pouvons seulement être sauvés par Jésus -Christ

L’Église catholique n’enseigne pas et n’a jamais enseigné qu’une personne puisse être sauvée par une autre personne que Jésus-Christ. Personne n’est sauvé par Bouddha, Mahomet, ou les dirigeants ou dieux de n’importe quelle autre religion. Aucun des catholiques ne croient-il
s que quelqu’un puisse être sauvé par le Pape, la Vierge Marie, les saints ou tout autre membre de l’Église.

Jésus seul est le
seul sauveur de l’humanité: « …Il n’y a de salut en aucune autre personne, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous pouvons être sauvés » (Act 4:12).

Les oeuvres et la foi, tous deux, jouent un rôle important dans le salut.Beaucoup d’évangéliques prétendent que les chrétiens seront sauvés par la foi, alors que les catholiques seraient sauvés par leurs oeuvres. Aucune de ces deux affirmations n’est correcte.

Les chrétiens – aussi bien protestants que catholiques – acceptent les prémices officielles de la sotériologie selon lesquelles nous sommes tous sauvés par la grâce. Là n’est pas le point de désaccord entre protestants et
catholiques. C’est l’un d’ailleurs de nos glorieux accords !

Le catéchisme de l’Église catholique le traduit de cette façon: « Vu que l’initiative appartient à Dieu dans l’ordre de la grâce, aucun ne peut mériter la grâce initiale du pardon et de la justification » (CÉC 2010).

Par ailleurs les évangéliques et d’autres, définissent la justification comme un acte de Dieu où Il déclare les chrétiens justes. Ceci arrive
rait à un moment donné et est rendu possible par la foi chrétienne seule (sola fide: justification par la foi seule -en Latin).

La justification continue tout le long de nos vies.

Les chrétiens catholiques croient que la justification commence à un moment donné, mais continue tout le long de la vie de la personne. La justification pour les catholiques, est rendue possible par la foi agissante dans la charité ou l’amour (Gal 5:6). C’est une erreur de penser que les catholiques rejettent l’importance de la foi dans la justification. La croyance non biblique de la justification par la seule force de la foi survint avec Martin Luther au 15ème siècle. Pour solidifier cette déclaration humaine, Luther a volontairement ajouté le mot «seul» à sa traduction allemande du Rom 3:28 : «Car nous estimons que l’homme est justifié par la foi sans la pratique de la Loi.» Bible de Jérusalem. En réalité, la seule fois ou le mot «
seul» apparaît avec le mot «foi» dans le texte original grec se trouve dans Jacques 2:24 où il est dit : « Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule.»

La justification est incomplète sans la sanctification

Certains
évangéliques ont comparé la justification catholique à celle des évangéliques combinant à la fois, justification et sanctification. Un catholique répondrait qu’une justification complète ne peut passer que par une sanctification complète. (CÉC 1995).

L’Écriture enseigne clairement que les oeuvres de grâce sont impliquées dans
le « par » de la justification. Jacques 2,24 est le plus sûr passage: «Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule.»

N’est-il pas étonnant que certains réformateurs ont essayé de mettre Jacques dans un «appendice» de la Bible plutôt que dans sa place historiquement acceptée dans le Canon de l’Écriture ?

L’enseignement de Jésus sur la justification

Très important
à retenir : L’Évangile c‘est aussi l’évangile de Jésus ! Son idée était qu’une vie de bonnes œuvres vient d’une profonde foi intérieure. Voir Mt 7:24-27, les deux fils (Mt 21:28-32), le bon samaritain (Luc 10:25-37), les talents(Mt 25:14-30), les brebis et les boucs (Mt 25:31-46) et d’autres textes qui enseignent l’unité entre la foi et les œuvres pour le salut.

Comment Jésus lui-même aurait-il pu être plus clair lorsqu’il déclare: « Ce n’est pas tous ceux qui m’appellent Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 7:21).

Il est important de garder en mémoire que Paul utilise le mot « oeuvres » d’une façon différente de Jacques et de l’Église catholique. Paul se réfère souvent à l’obligation juive : «les oeuvres de la loi, comme opposées aux oeuvres de la grâce.» Voir Rom 3:8: «Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi (la Torah)».

Paul utilise le mot comme verbe plutôt qu
e comme nom, ceci est certainement lié à ses appréhensions concernant le rite de la circoncision.

Dans Phil 2:12
, il exhorte ses convertis de travailler à leur salut avec crainte et tremblement :

« Ainsi donc, mes bien-aimés, avec cette obéissance dont vous avez toujours fait preuve, et qui doit paraître, non seulement quand je suis là, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, travaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut : aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l’opération même, au profit de ses bienveillants desseins. » Bible de Jérusalem

Pourquoi travailler, pourquoi craindre, pourquoi trembler si la foi est tout ce qui est nécessaire ?

Dans Eph 2:8-10
: « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés,…non pas par les oeuvres», Paul n’appuie pas la foi contre les oeuvres. Il appuie les oeuvres de la loi (la Torah) contre la grâce (par la foi en Jésus-Christ agissante en charité. (Gal 5:6))

Un jour un apologiste évangélique prétendait que tou
tes les sectes avaient commencé par essayer de dire ce qu’ils souhaitaient en se cachant ensuite derrière des paroles extraites de l’Écriture. Les catholiques se sont basés sur l’Évangile et fondent leur sotériologie sur les enseignements de Jésus uniquement. Le reste du Nouveau Testament est perçu comme un complément important sur Jésus… Il doit être compris à la lumière de ses enseignements. Les évangéliques commencent leur sotériologie avec les épîtres de Paul. Tout le reste de la Bible n’est que bel et bien un «accessoire» à Paul pour eux, y compris l’enseignement de Jésus !

Cet
approche des Écritures par les évangéliques révèle une ressemblance avec l’hérésie de Marcion, le deuxième centenaire gnostique, qui mit tout l’Ancien Testament et la plupart du Nouveau Testament au second rang juste après les épîtres de Paul. Il a enseigné que l’Ancien Testament était conçu d’une manière totalement différente du Nouveau (ce qui apparaîtra familier à la plupart des évangéliques).

Puisque Marcion a placé le premier bâton dans les roues de l’Église de Jésus-Christ, Polycarpe, disciple de S
aint-Jean l’a décrit comme «le premier-né du Diable». Il y a quelques évangéliques qui enseignent que «les gens de la période de Jésus vivaient selon la loi, nous vivons par la grâce, ainsi très peu de paroles de Jésus s’adressent à nous».

Les catholiques parlent du ciel comme
de notre «espoir»

Les Évangéliques
disent être certains d’être sauvé. Même si l’Écriture utilise les deux terminologies, actuellement les catholiques utilisent le langage le plus connu de la Bible pour la foi, l’espérance et l’amour qui sont les trois vertus de 1 Cor 13:13. « Notre espérance est dans Christ, et sa promesse du ciel. » Toutefois si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance (Rom 8:25-35).

Les catholiques prient pour «la grâce de la persévérance» dans leur foi, pour cela il est écrit
:« celui qui «persévérera jusqu’à la fin sera sauvé«  (Mt 10:22,24:13).

As-tu été sauvé ?

Il peut arriver que des
évangéliques demandent à un catholique: «As-tu été sauvé ?» la réponse d’un catholique devrait se faire en trois temps :

1. Je suis sauvé ! Le fait que Jésus-Christ soit mort et ressuscité pour me sauver de mon péché est une profonde vérité. Le salut a déjà commencé de prendre effet dans la vie de toute personne qui accepte Jésus et demande le baptême. (2 Cor 5:17)

2. Je suis en train d’être sauvé ! Je suis présentement toujours dans la course : « Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est l’Esprit.» (2 Cor 3:18).

3. J’espère être sauvé ! « Si je puis accéder à la résurrection d’entre les morts (…) » je cours, pour tâcher de saisir le prix, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ (Phil 3:11-13).

Point de vue des catholiques et des protestants sur la justification.

Les réformateurs ont vu la justification comme la seule forme légale par laquelle Dieu déclare le pécheur mériter le ciel même s’il reste injuste et pécheur. Ce n’est pas une véritable éradication du péché, mais une couverture par la non-imputation. Ce n’est donc pas un renouveau intérieur et une vraie sanctification, mais seulement une application extérieure de la justice de Dieu.

L’Église catholique comprend la justification comme une vraie éradication du péché, une vraie sanctification et un vrai renouveau. L’âme devient objectivement agréable à Dieu et méritant
edu ciel. Dans l’Écriture conçue pour le pardon du péché comme un renouveau vrai et complet de l’homme, le mot utilisé est «enlever» (Psm 50:3) «rendre pure» (Ps 102:12), «ôter»(Jn 1:29).

« Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.» Bible de Jérusalem

Le peu de fois où la Bible mentionne
le terme «couvrir» les péchés ne se réfère pas au pardon des péchés par Dieu, mais au pardon des péchés de l’homme par l’homme. Comme c’est seulement Dieu qui pardonne, le meilleur que nous puissions faire c’est oublier, ou «couvrir » les péchés.

La notion des fondamentalistes est que Dieu couvre nos péchés, mais Il ne les enlève pas. D’où la mauvaise interprétation de Martin Luther.

« Es-tu sauvé ? » demandent les fondamentalistes.

«Je suis racheté», répond le catholique et comme l’apôtre Paul : « je travaille pour mon salut avec crainte et tremblement» (Phil 2:12) – avec un ferme espoir mais non pas une fausse assurance – faisant ceci comme l’Église l’a enseigné, sans changement depuis le temps du Christ.»

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Un commentaire sur “Jusifiés par la grâce, non par la foi seulement

  1. Christian Guie
    10 juin 2014

    bon articles pour les Catho..

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