+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Esprit Saint dans la vie chrétienne: chap. IX

Chapitre IX: Le don de Science

« Les choses invisibles de Dieu sont vues à travers les choses créées, y compris sa puissance éternelle et sa divinité. » (Rom., 1 20)

I. – Transition des dons pratiques aux dons intellectuels

ambroise gardeilNous avons achevé la partie morale de notre étude Avec le don de Conseil, nous avons posé la clé de voûte de notre gouvernement pratique par les dons: la Crainte, la Piété, la Force, le Conseil, constituent une sorte d’intendance du Saint-Esprit, qui doit mettre notre monde intérieur dans la paix ainsi protégées, les puissances supérieures de notre âme, notre intelligence avec notre foi, notre volonté avec l’espérance et la charité, pourront, en effet, se développer en paix dans l’amour Dieu.

Il nous faut maintenant remonter à la source d’où viennent les inspirations du Saint-Esprit; en nous élevant jusqu’au principe même de notre vie divine, nous en renforcerons les énergies, nous entrerons en relation plus intime avec notre Dieu par la foi et la charité ! L’Esprit divin aidera notre foi par la Science et l’Intelligence, il aidera notre Charité par la Sagesse.

Nous allons donc pénétrer dans le royaume de Dieu, dans un monde spirituel régi par nos rapports directs avec lui. Sous l’égide des dons pratiques, nous nous occupions de nos rapports avec les hommes et avec nous-même; nous cherchions à saisir toute la perfection que Dieu veut y mettre par l’influence du Saint-Esprit. Maintenant nous allons contempler la hauteur que la foi et la charité doivent atteindre par l’impulsion du même Esprit.

C’est dans nos relations avec Dieu que les vertus morales pratiques trouvent leur principe directeur. Si nous cherchons en cet ordre moral la meilleure manière d’accomplir un acte, c’est pour donner à l’amour divin plus de place dans notre vie *. Nous fixons d’abord les exigences de l’amour de Dieu et nous déterminons ensuite notre devoir, en nous réglant sur elles.

* Le domaine des vertus morales doit être lui-même régi par l’amour divin : la charité est la forme parfaite de toutes les vertus; mais les influences de la charité s’exercent ici tout autrement que dans le domaine supérieur des vertus théologales, et c’est ce qu’on va montrer par l’étude des dons de Science, d’Intelligence, et de Sagesse.

Tel est, peut-on dire, le jeu de notre vie chrétienne sur le terrain des vertus morales, dans nos rapports avec les hommes et avec nous-même. Notre vie théologale a un autre rythme. Par tout le mouvement de la foi et de la charité nous remontons vers la vie intime de Dieu. Par l’activité de ces vertus nous imitons la vie même de Dieu, nous accomplissons les actes réservés à Dieu : Se connaître tel qu’Il est et S’aimer à proportion de Sa connaissance. Par la miséricorde de Dieu qui nous donne part à sa nature et à son pouvoir, nous essayons de vivre notre vie divine, comme des enfants cherchent à imiter leur père; tel est le rôle de la foi, de l’espérance et de la charité.

II. – Nature de la Foi

La foi est une vertu qui nous fait donner notre assentiment aux vérités concernant Dieu que contient la révélation, particulièrement la révélation de Notre-Seigneur. Etant convaincus par la foi que Dieu est tel que l’enseigne cette révélation, nous entrons en relation avec le vrai Dieu par un acte apparenté avec l’acte glorieux que fait Dieu en se contemplant, et que font avec lui dans le ciel les anges et les bienheureux. Il n’y a pas deux vrais Dieu, celui du ciel et celui de l’Évangile : c’est avec le vrai Dieu du ciel que nous sommes en relation de connaissance, lorsque nous croyons à l’Évangile.

Quel bien précieux que cette lumière, sur ce qui fera un jour notre bonheur ! Nous avons déjà la substance de ce que nous espérons, elle est mise à notre portée par la foi. Grâce à la foi, nous nous appuyons sur le témoignage même de Dieu, qui est la Vérité. Saint Thomas chante, dans l’Adoro te : « Je crois tout ce qu’a dit le Fils de Dieu même. »

La foi, parce qu’elle est une perfection de notre nature humaine (nous ne pouvons pas croire contre notre raison), appelle certains arguments pour nous aider à croire. C’est l’apologétique, mais la foi ne repose pas sur l’apologétique. La philosophie et l’apologétique doivent nous convaincre qu’en faisant un acte de foi, nous faisons une chose raisonnable, c’est tout. Après cela, il faut croire, croire d’une façon absolue, parce que l’objet de notre croyance est révélé. Pour motiver notre foi, nous avons le témoignage de Dieu : Dieu, l’a dit, et Dieu, par sa grâce, témoigne à l’intérieur qu’il en est ainsi, comme l’affirme saint Jean : « Celui qui croit a le témoignage de Dieu en soi ». Un enfant baptisé, lorsqu’il a l’âge de raison, croit naturellement, comme s’il était en plein lumière. Le témoignage intérieur de Dieu incline notre cœur et notre pensée à croire. Ce témoignage est le véritable moteur de la foi.

D’autre part, comme notre foi est une vertu de cette vie, pendant laquelle nous marchons vers le Ciel, elle garde une certaine obscurité; elle est comme une petite lumière qui nous guide dans un lieu ténébreux : nous ne sommes pas arrivés à la patrie de lumière, nous la regardons de loin… Cette obscurité nous laisse insatisfaits au point de vue intellectuel; nous voudrions voir clairement : il nous est douloureux d’obéir sans cesse à la foi par des coups répétés de la volonté, au lieu d’avoir la pleine lumière; ce serait si bon de voir ! Mais parce que nous sommes sur le chemin, dans un temps où il nous faut mériter de parvenir au terme, nous ne devons pas voir. Il en résulte que, dans notre foi, il y a, non pas du doute – nous adhérons fermement –, mais comme un flottement : nous éprouvons un mouvement d’oscillation, notre pensée n’est pas fixée par la vue de l’objet.

Saint Thomas dit : cogitatio; il y a une certaine agitation, un va-et-vient de la pensée. Ceci nous explique pourquoi, dans l’oraison, nous sommes si sujets aux distractions, aux échappées de notre esprit : il ne faut pas les attribuer à la seule négligence, mais au fait que nous ne sommes pas « fixés », notre contemplation n’a rien de la contemplation définitive.

Si nous pouvions, comme les anges, voir l’Essence divine, il en irait tout autrement. Mais l’objet de notre contemplation a quelque chose de déconcertant à l’égard d’une pensée qui est faite pour voir, qui cherche à voir et qui ne voit pas. Donc, dans sa nature, la foi comporte une certaine obscurité. Il faut en faire notre deuil; nous ne pouvons à sa seule lumière voir Dieu; au ciel nous recevrons pour cette vision bienheureuse la lumière de gloire; sur terre nous sommes retenus par les liens de notre corps.

III. – Nécessité des dons de science et d’intelligence

La foi présente deux autres difficultés, que surmontent l’Intelligence et la Science.

La première difficulté tient à ce que la foi, lumière surnaturelle, lumière surhumaine, est enracinée dans notre raison humaine. Elle la perfectionne, mais elle en reçoit comme un choc en retour. Notre raison n’est pas faite pour l’infini; elle doit acquérir ses connaissances par le moyen des sens auxquels elle est liée; les sens la renseignent sur les choses matérielles, visibles, desquelles elle doit extraire ses pensées les plus spirituelles. Les choses sensibles et les évidences de notre raison, concernant les choses visibles et compréhensibles, attirent notre esprit et peuvent détourner son regard et l’absorber.

Les créatures attirent notre entendement et, derrière notre entendement, attirent notre cœur qui, les voyant belles et bonnes, s’y attache. Et c’est autant de perdu pour la charité. Le rôle de la pauvre foi, qui parle des choses invisibles, devient alors bien difficile. C’est le don de Science qui doit remédier à cette imperfection.

La deuxième difficulté provient de la révélation, des dogmes. La forme humaine en laquelle ils sont exprimés les empêche de nous satisfaire entièrement. La Sainte Ecriture élève autant que possible nos idées pour que nous enserrions, de nos conceptions humaines, le divin. Mais nous pénétrons incomplètement son langage, nous n’allons pas jusqu’au fond. Il est difficile de saisir le sens d’une parabole. Il est plus difficile d’entrer dans un mystère, celui de l’Incarnation par exemple, malgré les explications que donne la théologie. Nous restons dans l’admiration, nous voyons qu’il serait doux de comprendre, nous ne pouvons pénétrer jusqu’au fond du mystère, caché sous l’écorce de la lettre.

Notre foi est arrêtée par des idées à forme humaine qui ne peuvent rendre la divine réalité. D’où la nécessité d’un don qui nous introduise dans le cœur du mystère, et c’est le don d’Intelligence.

IV. – Le don de science

Ce qui rend nécessaire le don de Science, c’est l’obsession que le croyant le plus sincère éprouve à l’égard des créatures qui sont l’objet naturel de son entendement. Nous voyons les choses de ce monde, et nous ne voyons pas Dieu; nous sommes attirés vers la terre, et tentés de déserter la contemplation divine.

Combien les créatures occupent en effet notre pensée, comme on se laisse prendre à leur fausse science ! Certains pensent qu’elles peuvent s’expliquer sans Dieu. Ils ont la science fausse des créatures. D’autres croient que l’homme est né bon, qu’il n’existe pas de mal originellement en lui, qu’il n’y a donc pas lieu de chercher à purifier son cœur, et que, toute la nature étant bonne également, on peut se livrer à son attrait avec pleine liberté, en jouir le plus possible. D’autres ne voient que le mal; ils pensent que, s’il y avait un Dieu, il ne permettrait pas ces terribles calamités: la guerre, la peste, la famine, les misères, les maladies, les douleurs de toutes sortes. D’autres admettent Dieu, mais croient que telle ou telle chose échappe à sa Providence, la liberté par exemple et tout l’ordre qui en dépend. Ainsi veulent-ils soustraire l’homme et la société au gouvernement divin.

La fascination qu’opère la nature tient surtout à son pouvoir de séduction: elle contient une part de bien, et par là elle nous fixe en elle. Nous avons le désir du bonheur; les créatures nous disent : Nous sommes ce bonheur. Et nous sommes tentés de leur donner notre acquiescement, d’oublier Dieu. Echappons-nous complètement à ce matérialisme ? Les biens de ce monde ne tiennent-ils pas en nous une trop grande place ? Nous sommes pleins de leur vue, nous leur attachons trop d’importance, et nous désertons la pensée de Dieu, ou du moins elle s’estompe, devient lointaine. Combien notre foi est gênée dans son mouvement vers Dieu, malgré la force du témoignage divin, par la hantise du créé ! Il est bien vrai, les objets apparents nous attirent: ils captivent notre intelligence et notre cœur.

Le Saint-Esprit, voyant notre foi aux prises avec ces obsessions, a voulu nous en dégager; il le fait par l’inspiration du don de Science. Telle est la raison d’être de ce don, qui doit nous faire concevoir une juste idée des créatures, afin qu’elles ne soient pas un obstacle, mais un secours; afin qu’elles ne gênent pas notre foi, mais lui deviennent une aide.

V. – Les deux aspects du don de science

Le Saint-Esprit, par une première inspiration du don de Science, nous fera comprendre, au fond de notre cœur surnaturalisé, le vide, l’insuffisance, la vanité des créatures; il nous en fera expérimenter, savourer avec délices le néant. Ce n’est pas là certes le sommet de la contemplation, ce n’est que la première étape. Il nous apparaît, à cette lumière, que les choses qui nous retenaient ne sont rien. Les grandes conversions s’opèrent par ce sentiment intense de la vanité des biens de ce monde. Saint Augustin s’était traîné dans l’amour de la terre, il revient par le chemin d’un désir de bonheur que Dieu a mis en lui. Il a vu le peu de satisfaction qu’on trouve en cette vallée de larmes : tout y est de si courte durée, les joies pécheresses sont si amères ! Tel est donc ce premier effet du don de Science : il nous fait connaître le néant des créatures; il nous instruit par les événements de la vie, par nos ruines et nos deuils : c’est un ami qui nous trahit, une fortune qui s’écroule, une personne que nous aimions et qui meurt, et nous voyons ce qu’est l’homme. Saint Augustin perd son ami très cher, Alype, et ses désenchantements le ramènent à Dieu; il les a célébrés, ces désenchantements; ses Confessions en sont pleines : il leur devait son bonheur !

Quand une âme sait qu’elle ne doit rien attendre des créatures, qui nous trompent amèrement, elle est savante de la grande science du Saint-Esprit. Notre-Seigneur disposait ainsi à la sainteté une Catherine de Sienne en lui disant : « Tu es celle qui n’est pas. »

Le premier fruit de cette science que nous inspire le Saint-Esprit est donc de connaître la brièveté, la petitesse, le néant des choses terrestres, leur impuissance à contenter notre cœur avide de vrai bonheur. Quand on a cette science, on est délivré de l’emprise des biens périssables et on peut se jeter en Dieu.

Les créatures ne sont rien. Elles ne sont rien du moins par elles-mêmes; elles possèdent cependant ce qu’elles ont reçu : elles existent, elles ont une beauté, une bonté, une valeur. Le monde a un reflet qui lui vient d’autre part. Et c’est le sens de cette beauté, la vraie signification de ce reflet, que le don de Science doit nous apprendre : tel est l’autre fruit de son inspiration.

Il nous faut approfondir ce que nous disent les créatures. « Les cieux racontent la gloire de Dieu », selon le psaume 18 v2. Dans la splendeur d’une nuit étoilée, en face de ce monde de merveilles, en contemplant les astres, on vient à penser que l’un d’eux, qui se lèvera bientôt comme il le fait chaque matin, s’approche de nous juste assez pour nous réchauffer et nous éclairer. On songe alors que c’est là l’œuvre d’une intelligence qui ne se trompe pas et qui cache dans ses desseins une bonté sans égale. Le monde alors devient transparent, il trahit Dieu, l’intelligence et la bonté divines.

Si nous pénétrons dans la vie des âmes et y remarquons des actions généreuses, nous voyons là le reflet d’une beauté morale supérieure. Et si ces âmes sont vraiment religieuses, elles nous offrent comme une transparence de Dieu.

Il en va de même dans l’histoire de l’humanité; la Providence mène tout à ses fins, remet le juste à flot, châtie le méchant, soutient le faible. Cette admirable conduite échappe à beaucoup, mais un saint Augustin en était transporté d’admiration; le Conseil de Dieu lui manifestait sa sagesse par les événements de l’histoire. En regardant sa propre vie, comment elle a été conduite, le point où l’on est arrivé, on se prend à dire : « Seigneur, c’est par votre main droite que j’ai été guidé. »

C’est là un autre fruit du don de Science : il nous fait voir, à travers les choses créées – la nature, les événements, les âmes, les choses invisibles qu’elles décèlent –, la trace de Dieu, sa toute-puissance et sa divinité.

VI. – Le don de science en Notre-Seigneur

Notre-Seigneur avait cette science par excellence, comme il avait tous les dons; il savait la petitesse des choses, il entendait la voix qui s’élève de la nature pour proclamer le Créateur.

Ayant dépeint cet homme qui a des moissons abondantes et veut faire agrandir ses greniers, puis se propose de se donner du plaisir, il ajoute : « Malheureux, cette nuit même on va te demander ta vie… et tout cela, à qui appartiendra-t-il ? » (Luc, XII, 20.) Ailleurs, parlant de la fin du monde, il nous dit qu’il viendra comme un voleur, nous montre les villes de plaisir, Sodome et Gomorrhe, réduites à néant… Il a la vision de la pauvreté des choses humaines, du néant du monde.

Il voit aussi Dieu en transparence dans les créatures. Dans le Discours sur la montagne, il évoque les petits oiseaux qui ne sèment ni ne moissonnent…, les lys des champs qui ne filent pas, et il remonte de ce spectacle au Père céleste, dont la bonté pour les tout petits êtres éclate à ses yeux.

Quand Dieu nous donne de voir ainsi le monde, tout conspire dans le sens de la foi. Un saint François d’Assise, qui a le plus ressemblé, en son corps même, à Notre-Seigneur, découvre dans l’eau, dans le feu, des choses magnifiques; il s’arrête ébloui devant les oiseaux comme devant les astres et il aperçoit dans toute la nature le visage du Père céleste. Cette vue est un don que Dieu fait aux âmes saintes; elles prennent occasion de tout pour s’élever à Dieu; la nature, au lieu de leur être un obstacle, devient un secours; l’humanité, avec ses charmes, leur est un motif de louer le Seigneur. C’est encore l’effet du don de Science.

* * *

L’Esprit de Science nous inspire donc une vue nouvelle des créatures.

  1. Il nous fait voir leur néant, leur impuissance à contenter nos désirs, en nous montrant leur contingence, leur dépendance de Dieu : elles ne sont rien par elles-mêmes.
  2. Il nous montre dans leur perfection quelque chose des perfections de Dieu. Les regardant ainsi, nous sommes à la fois préservés de leurs pièges et conduits par elles vers le Seigneur. C’est le renversement du regard de la raison humaine, pour qui le visible compte seul. On ne voit plus que deux choses: un néant qui ne saurait détourner le cœur de Dieu, et un être qui appelle Dieu.

Cette science est au principe de la contemplation: elle est déjà une contemplation, non pas la plus élevée, mais la plus basse; une contemplation pourtant, parce que, tout en restant dans le plan des créatures, par une communication de l’Esprit de Dieu qui s’y reflète, nous nous élevons pour chercher la face du Seigneur. Notre foi, par le don de Science, est douée d’une sorte de mouvement vertical, comme dit Denys, qui, des créatures, nous dirige vers le Créateur.

Parmi les grâces d’oraison, sainte Thérèse distingue ce qu’elle nomme la première oraison surnaturelle : le recueillement. Non pas que la bonne méditation ou « la simple oraison en foi » dont parle Bossuet ne soit surnaturelle; mais dans l’oraison dite de recueillement nous ne dirigeons plus nos pensées, Dieu opérant en nous par son action propre. Sainte Thérèse enseigne donc que l’âme, après être sortie du château intérieur, a vagabondé au dehors, sur les fleurs, dans les prairies… puis elle a été saisie d’un dégoût inexplicable, elle a entendu le sifflement très doux que faisait le Maître du château et, se retournant, elle a été « transportée », sur les ailes de ce dégoût, dans le château. La sainte a tout simplement décrit l’effet de l’inspiration du Saint-Esprit correspondant au don de Science. Le Saint-Esprit, avec qui nous devons avoir des rapports intimes, nous détache des créatures, nous fait entendre son cri d’appel et, par le recueillement, nous met dans le premier stade des états surnaturels d’oraison. Nous sommes transportés à l’intérieur, nous allons pouvoir entrer davantage dans la connaissance et dans l’intimité de Dieu, participer aux états d’oraison supérieurs qui renferment le plus haut degré d’union à Dieu qui soit sur terre et sont la source par excellence de ce don de Science qui nous introduit dans ce jardin : qui nous sépare des créatures et nous fait monter vers Dieu en nous montrant le reflet de sa beauté et de sa bonté à travers toutes choses.

Fr., Ambroise Gardeil, L’Esprit Saint dans la vie chrétienne, chap. IX
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