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Le papyrus et la ‘femme’ de Jésus: la vérité

Texte d’Estelle Villeneuve. Source : http://www.mondedelabible.com

LE FRAGMENT DE PAPYRUS ÉVOQUANT JÉSUS ET SA « FEMME  » EST ANCIEN.

Papyrus sur la ChristL’affaire du papyrus évoquant Jésus et « sa femme » rebondit. Rappelons brièvement  les faits. En septembre 2012, une chercheuse de l’université de Harvard, Karen King, publiait un fragment de papyrus sur lequel elle lit cette ligne en grec Jésus dit : « ma femme…», discours aussitôt interrompu par une lacune. Dans son article, la spécialiste du christianisme ancien et du gnosticisme expliquait que le document était une traduction en langue copte d’un original rédigé en grec dans la seconde moitié du IIe siècle ap. J.-C. Il émanerait d’une communauté chrétienne de Haute-Égypte appartenant au courant gnostique et témoignerait, non pas du statut marital du Nazaréen lui-même, mais des prises de position de cette communauté dans les polémiques qui couraient – déjà ! – sur la place du mariage, de la sexualité et de la procréation dans la sainteté chrétienne.

En dépit de cette présentation claire et mesurée, la perspective de prouver que Jésus était un homme marié et la tradition du célibat des prêtres un fallacieux montage, a aussitôt ravivé la vieille polémique. Et les média s’en sont emparé à bras le corps, surtout dans les milieux anglo-saxons ! La première chose à faire, en bonne méthode, était de s’assurer que le document était authentique. D’autant plus que certains savants avaient émis des doutes (A. Bernhard sur gospels.net). Or – et c’est la raison de la nouvelle flambée médiatique – l’ancienneté est désormais confirmée par une série d’analyses diligentées par l’Université d’Harvard et accessibles en ligne. Le radiocarbone ayant donné des résultats douteux entre 405 to 209 avant J.-C., donc une date antérieure à Jésus, un nouvel échantillon a été testé par spectrométrie de masse. Résultat : le fragment daterait du milieu du VIIIe siècle ap. J.-C.

Cela change-t-il quelque chose à la biographie de Jésus ? Cela révolutionne-t-il des pans entiers de la discipline de l’Eglise catholique, comme d’aucuns le clament ? Pas le moins du monde ! Les historiens sont aujourd’hui quasi unanimes pour dire que Jésus était célibataire (voir ci-dessous). En revanche,  ce document éclaire énormément le contexte de diffusion de document. Le fait qu’un évangile gnostique ait encore été copié au VIIIe siècle ap. J.-C. signifie en effet que dans une Égypte où se répand peu à peu la foi musulmane, ce courant taxé d’hérésie par la grande Église depuis la fin du IIIe siècle, connaît une sorte de renaissance spirituelle. L’information est, en soi, de grand intérêt pour les historiens du christianisme. A s’embraser trop vite, la polémique risque  finalement de manquer l’essentiel de la découverte. Elle nourrit peut être les passions, mais elle dessert l’histoire.

Livre sur la tombeau du ChristJésus était-il célibataire ou père de famille ?

Ni les Évangiles canoniques, ni les apocryphes, ne commentent la « situation de famille » de Jésus. De ce silence, les exégètes déduisent généralement qu’il n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. Fonder une famille était en effet la norme dans les sociétés antiques, juive en particulier. Surtout de la part des rabbis qui devaient montrer l’exemple ! Les évangélistes n’auraient donc eu aucune raison de taire la chose, si tel avait été le cas. Le célibat, disent à l’inverse les tenants d’un Jésus père de famille, aurait attiré l’attention. La tradition biblique présente en effet l’infertilité comme un dommage, justifiant même la répudiation de l’épouse. Pourtant, à l’époque de Jésus, le célibat était de plus en plus valorisé les milieux messianiques : certaines communautés esséniennes vivaient entre hommes, et, à Alexandrie, le courant des Thérapeutes pratiquait la vie contemplative et la continence. Il n’est donc pas anormal que Jésus, sans épouse, ni enfants, n’ait suscité aucune curiosité chez ses contemporains, ni de commentaires particuliers chez ses hagiographes.

Extrait de La découverte du tombeau de Jésus, par E. Villeneuve, J. Verviers et J. Radermakers, éd. Fidélité, Namur, 2007, p. 51 (lire en ligne)

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2 commentaires sur “Le papyrus et la ‘femme’ de Jésus: la vérité

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