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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Esprit Saint dans la vie chrétienne: chap. V

V. Le Don de Piété

« Dieu a mis en nous l’Esprit de son Fils, cet Esprit qui crie : Père. » (Gal., IV, 6).

ambroise gardeilDéjà le terrain est déblayé, grâce au souffle de l’Esprit de Dieu, Par l’Esprit de Crainte, notre vie est débarrassée des trois concupiscences, ce qui était le désir profond de notre vie religieuse. Par l’Esprit de Force qui produit en nous la faim et la soif de là sainteté, nous voici armés puissamment en face de nos devoirs quotidiens et des obstacles que nous rencontrons dans leur accomplissement.

L’Esprit va nous donner une touche nouvelle, afin d’établir la paix, non plus dans notre domaine intérieur, précisément en regard de nos concupiscences ou de nos devoirs personnels, mais en face d’autrui. Il va nous établir dans la paix, et, étant paisibles, nous n’aurons plus d’autre préoccupation que de nous élever plus haut, au sommet de la vie intérieur avec Dieu.

I. – Définition de la piété

Cette nouvelle touche de l’Esprit est le don de Piété. Elle produira effet sur le terrain de nos relations avec autrui.

C’est la vertu de justice qui, pour l’ordinaire, nous établit dans cette paix, harmonise nos actes avec le droit d’autrui : par elle, nous payons à chacun ce que nous lui devons. La justice n’est pas tout : il y a la charité. Mais la justice est le fond de la vie sociale, et, transportée dans l’ordre surnaturel, elle est le fond de la vie de l’Église et du monde. C’est une des raisons pour lesquelles nous disons d’un saint qu’il est juste; il ne doit rien à personne, il a tout payé, il a fait droit aux droits qu’il rencontrait, y compris ceux de Dieu.

Parmi les droits que nous rencontrons, il en est un en effet qui est le droit suprême: le droit de Dieu. Dieu est notre Créateur, sans lequel nous n’existerions pas. Il nous conserve, il est le Maître de notre vie, notre souverain Bienfaiteur, il a des droits premiers. C’est pourquoi il y a, dans la vertu de justice, une partie principale, la religion, par laquelle nous rendons justice, autant que nous pouvons, à Dieu lui-même. De nos jours, on croit être juste sans rendre justice à Dieu. Erreur ! La vertu de religion est la justice première.

Dans les différentes nuances de la vertu de religion il y en a une qui a quelque chose de particulier, de doux: c’est la piété. La piété est une partie de la vertu de religion par laquelle nous rendons justice à Dieu en lui donnant la dévotion, la prière, le sacrifice, le jeûne, l’abstinence, le respect, le culte, tout l’ensemble des devoirs par lesquels nous reconnaissons qu’il est le Souverain Seigneur. La piété met dans la religion un accent de tendresse, parce qu’en Dieu elle s’adresse au Père. Elle va plus loin que la religion naturelle ordinaire; elle ne voit pas les droits du Maître, du Seigneur, mais ceux du Père; elle est une religion qui a du cœur. On ne paye pas son père comme on paye une autre personne; à l’égard d’un père on ne pratique pas la justice avec ce qu’elle a de raide et d’indifférent aux personnes.

Qu’on rende à Dieu les devoirs qu’on lui doit: devoirs de chrétien par la prière, l’assistance à la messe, la réception des sacrements; devoirs religieux, par l’accomplissement des exercices promis, l’observance de la règle… Tout n’est pas accompli ! Un enfant vis-à-vis de son père n’est jamais en règle, il sent avec cœur qu’il doit lui rendre honneur et culte; aussi la religion est abondante. La piété est le cœur de la religion.

II. – Le don de piété

C’est de ce cœur de la religion que l’Esprit divin va s’emparer, et là, par une inspiration nouvelle il viendra nous toucher dans l’intérieur de nous-mêmes pour nous animer de l’Esprit de Piété.

L’Esprit de Piété en Notre-Seigneur

Quand on parle de l’Esprit de Piété, une image s’élève en nous, celle du Fils bien-aimé du Père. Ce qu’il y a d’original, de vraiment nouveau dans l’Évangile, c’est la révélation de la paternité divine. On trouve bien une certaine connaissance de cette paternité dans les différentes religions. Mais Notre-Seigneur a ressenti à fond et d’une façon unique ce sentiment des fils envers leur père. A cela rien d’étonnant, puisqu’il est le Fils consubstantiel du Père. Tertullien a dit que personne n’est plus mère que Dieu, Personne, pouvons-nous dire, n’est plus fils que Notre-Seigneur.

L’Esprit de Piété apparaît déjà en Notre-Seigneur quand, âgé de douze ans, il répond à ses parents qui le cherchaient : « Ne faut-il pas que je sois aux choses de mon Père ?(Luc, II, 48) » Toute sa vie est, dans ce programme. Il reconnaît bien le pouvoir de Marie et de Joseph : « Il leur était soumis »; mais quand il s’agit de son Père, il ne connaît plus que lui.

Nous avons des traits innombrables du cœur filial et pieux de Notre-Seigneur. Saint Matthieu nous rapporte cette belle prière, qui semble provenir de saint Jean, tellement elle a un caractère d’intimité : « Je vous remercie, mon Père, d’avoir caché ces choses aux orgueilleux, et de les avoir révélées aux humbles… C’est bien ainsi, mon Père, parce que cela sous plaît… Toute puissance a été mise entre mes mains par mon Père… Personne ne connaît le Père sinon le Fils et celui auquel le Fils l’a révélé… Venez, vous tous qui êtes chargés, et je vous soulagerai. Mon joug est doux et mon fardeau léger. (Math., XI, 25-30) »

Quel épanchement ! Ita, Pater; Oui, Père ! C’est la traduction la plus prenante de la relation du cœur d’un fils avec son père. Et celle-ci, qui la commente; « Je fais toujours ce qui lui plaît » « Oui, mon Père, puisque cela vous plaît. (Jean, VIII, 29) » On constate aussi ce culte de Notre-Seigneur pour son Père dans le discours sur la montagne, qui est comme l’introduction à l’Évangile de la doctrine de Notre-Seigneur. Le nom de son Père y apparaît à tous les tournants. Il promulgue la loi nouvelle, et le grand article c’est la paternité divine : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfaits. (Mtth., V, 48) » Ce Père, qui fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants, pleuvoir sur les justes et sur les injustes. S’agit-il de la prière, d’enseigner la manière de jeûner ou de faire l’aumône: tout se fait par amour du Père, par piété filiale : « Enfermez-vous avec le Père »; pas de bavardage : « Le Père sait ce dont vous avez besoin »; pas d’hypocrisie : « Le Père qui est dans le secret vous le rendra. (Matth., VI, 6, 8, 18) »

Le Verbe est la splendeur du Père, il ne vit qu’en le reflétant; il en reçoit la substance et la lui renvoie comme une image de la perfection de sa face. Ce sont ces perfections qui se traduisent dans l’humanité de Notre-Seigneur par ces accents de fils.

Dans le discours après la Cène, Notre-Seigneur dit encore :
« Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père. (Jean, XIV, 9) » Il dit aussi : « Quand je fais quelque chose, je ne suis jamais seul… Il y a le Père et moi. (Jean, XVI, 32) » Dans la prière sacerdotale, on trouve un accent encore plus filial, plein de confiance, d’abandon, de respect. Notre-Seigneur est en rapports intimes avec son Père, rapports de respect, rapports d’amour; il pratique continuellement la volonté du Père: le Père est l’horizon de sa pensée, il ne le quitte pas.

Dans la parabole de l’enfant prodigue, il nous fait le portrait de ce Père; un cœur plein de pitié, de miséricorde, d’une condescendance infinie. Enfin, il nous a légué comme un testament de son cœur filial, dans la prière qu’il nous a ordonné de dire : « Notre Père qui êtes aux cieux. » Il ne veut pas que nous considérions en Dieu autre chose que ce qu’il y voit lui-même : sa paternité. Cette appellation de Père enveloppe toutes les demandes; du Pater, c’est à chacune qu’il faudrait le répéter : « Père, que votre règne arrive. Père, que votre volonté soit faite. Père, donnez-nous notre pain… Père, pardonnez-nous… » C’est le cri du cœur de Notre-Seigneur, et il veut le transplanter dans le cœur de ses enfants. Voilà la grande révélation de la paternité divine.

L’Esprit de Piété en nous

Mais comment pourrons-nous avoir un cœur semblable à celui de Notre-Seigneur ? Le Voici : Le Saint-Esprit est l’Esprit du Verbe, l’Esprit de Notre-Seigneur. Quand il nous promet le Saint-Esprit, Notre-Seigneur dit : « Il ne fera rien de lui-même, il dira ce qu’il aura entendu; il recevra du mien, et avec ce mien il vous évangélisera, vous suggérera ce que j’ai dit. (Jean, XVI, 13, 14) » Il recevra du mien, quoi donc? Evidemment ce qu’il y a de plus intime, de plus sien en Notre-Seigneur, le sens de la paternité de son Père: sa piété. Voilà ce que recevra l’Esprit pour nous le communiquer.

L’Esprit de Piété tire donc son origine de l’envoi qu’en fait Notre-Seigneur. Enfants de Dieu régénérés, nous avons à notre disposition l’Esprit de son Fils, qu’il nous a envoyé et qui crie en nous, comme il crie au fond de son âme à lui : « Abba, Père. » L’Apôtre nous donne ce mot familier dans la langue syro-chaldaïque qu’employait Notre-Seigneur, afin sans doute de lui garder, avec la langue, l’accent intraduisible qu’il avait dans sa bouche.

Voilà ce qu’est le don de Piété, d’où il vient, en qui il trouve son modèle, et quel est son acte spécial : former au plus intime de nos âmes le doux nom du Père céleste, avec quelque chose de l’accent que mettait à le prononcer Notre-Seigneur.

III. – L’œuvre du don de piété

Nous rejoignons ici nos devoirs ordinaires, mais d’en haut, avec la simplicité de moyens divins. Le désir d’appauvrissement, disions-nous, est mis dans notre cœur par le Saint-Esprit, qui y grave ce tout petit mot : Peu. La Force y est déposée par le sentiment simple de la faim de la sainteté : J’ai faim. La piété nous sera inspirée par ce petit mot : Abba, Père, formé dans notre cœur par le Saint-Esprit.

Une toute petite pièce de monnaie, si elle est en métal précieux, peut-être équivalente à un lingot de billon. Un seul diamant peut dépasser en valeur une masse de pierres moins fines. Avec ce simple mot que nous donne le Saint-Esprit en nous inspirant la piété, avec ce nom de Père nous avons l’équivalent, et plus, de toute la religion. La vertu de religion est engendrée tout entière dans un état supérieur en celui qui, sous l’inspiration de l’Esprit de Piété, conçoit et honore Dieu comme son père.

Avec notre ordinaire vertu de religion, nous nous appliquons à la piété d’une façon sincère mais laborieuse. Nous remplissons nos journées avec des exercices pieux; en ce qui concerne le culte de Dieu, nous accomplissons nos devoirs dans les temps, avec le soin, l’attitude, les gestes, le ton voulus. C’est une manière de faire méritoire et indispensable; elle fait le fond même de notre vie chrétienne, mais elle est pénible, traversée d’une foule d’accrocs, sans parler des distractions, torpeurs, négligences, des prières écourtées, dites trop vite, etc… Et cependant, nous y mettons notre bonne volonté. Ah ! si le Saint-Esprit nous donnait quelque chose du Fils bien-aimé du Père, de cet amour, de cet accent pénétrant qu’il mettait à tout ce qu’il faisait pour son Père, si dans notre esprit il mettait son Esprit de Piété, qui était l’âme de sa vie, nous retrouverions aisément et aimerions par l’intérieur tout ce que nous faisons péniblement. La prière ne coûterait pas, nous irions au devant! La durée des exercices? Mais nous nous y sentirions dans l’intimité avec notre Père ! Les devoirs multiples, l’office commun, les appels à la prière qui viennent couper notre vie ?… A tout nous serions préparés, donnés d’avance par un cœur essentiellement filial !

Voilà ce que peut nous procurer l’Esprit de Piété. Nous irons donc au-devant de cet Esprit par un amour de Dieu toujours plus vainqueur, plus souverain et plus intime. Dans cet amour nous trouverons la soumission, l’impressionnabilité aux touches de l’Esprit, qui pourra ainsi former, pétrir notre cœur sur le modèle de Notre-Seigneur, et en faire un cœur d’enfant attentif aux choses de son Père. Voilà comment nous renouvellerons notre piété par l’intérieur. Mais déjà le don de Piété existe en nous, de par notre Baptême, avec la grâce sanctifiante. Nous en usons, quelquefois, dans l’oraison, à un moment de grâce, nous nous recueillons sous la touche divine, nous nous enfermons en face du Père dans le secret, et de temps en temps sa figure paternelle s’éclaire et nous est révélée. Il s’agit donc d’avoir une plus grande docilité, une plus grande impressionnabilité. Dans la mesure où nous établirons ce culte en esprit et en vérité, nous nous contenterons le moins possible de formules, de devoirs accomplis par manière d’acquit. Nous trouverons au plus intime de nos prières le sens de la paternité à l’exemple de Notre-Seigneur, et alors nous répondrons à notre vocation, nous serons vraiment, et à fond, des âmes religieuses.

La vertu de religion, après les vertus théologales, est notre vertu principale; elle doit faire passer à la pratique les inspirations des vertus théologales. Son exercice est la louange de Dieu, mais rien dans notre vie n’échappe à son esprit, tout ce que nous faisons est pour la gloire de Dieu. Elle est le cœur de notre esprit; mettons-y ce sens du sentiment paternel divin, de la bonté, de la bienveillance de Dieu comme nous l’a révélée Notre-Seigneur.

Ayons le culte spécial de cette inspiration du Saint-Esprit qui nous souffle le sens de la paternité; ne soyons plus si actifs, mais davantage passifs; aimons à recevoir de Notre-Seigneur du sien, stables dans la docilité, et notre cœur sera transformé par un sentiment de filiation. Puis, allons avec allégresse à tous nos devoirs de religion.

IV. – Son rayonnement
L’Esprit de Piété et la fraternité humaine

La piété ne simplifie pas seulement le travail de la vertu de religion. Elle simplifie aussi nos rapports avec autrui. Si nous avons le sens de la paternité divine, nous considérerons les autres (les autres – mot si dur) comme des frères, les enfants bien-aimés du même Père céleste.

Dans la piété se trouve l’amour fraternel, dit l’Apôtre ( II Pierre, I, 7). Dans le sens de la Paternité universelle de Dieu sur tous ses enfants se trouve le sens de la fraternité. Dans nos rapports avec autrui, nous apporterons donc la même douceur, la même tendresse qu’avec le Père.

La justice toute seule est raide, elle dit : Prends ce qui est à toi et va-t’en; c’est juste, mais c’est dur. Mais elle s’attendrit, elle a du cœur, quand ceux à qui elle s’adresse apparaissent comme les fils d’un même Père. La piété attendrit les relations sociales. D’un bout à l’autre elle met la paix; paix avec Dieu, paix avec tous, abondamment. Dégagés désormais de tous soucis dans nos relations avec les droits d’autrui, comme vis-à-vis des concupiscences personnelles, nous aurons ainsi la paix, et nous pourrons librement « voler vers Dieu », comme dit l’Imitation, vaquer aux choses divines, nous élever aux hauteurs de la contemplation.

L’extension de la paternité divine

Un rayonnement spécial de l’Esprit de Piété s’étend à tous ceux qui participent à la paternité divine, « Je fléchis les genoux devant le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de qui toute Paternité tire son nom, dérive au ciel et sur la terre. (Eph., III, 15) » Saint Paul voit ici dans le ciel et sur la terre une extension de la paternité divine, elle est partout où l’on peut prononcer le nom de Père.

Au ciel : Nous ne disons pas sans doute à Notre-Seigneur et au Saint-Esprit: Notre Père. Cependant ils sont Père dans un certain sens, en ce qu’ils ne sont avec le Père qu’un seul Dieu, un seul créateur, un seul bienfaiteur. C’est déjà dans le ciel une extension de la paternité. Le rayonnement de cette paternité s’étend encore à certains saints : au premier rang, à la sainte Vierge. Nous ne disons pas la « paternité » de la sainte Vierge, mais la « maternité », qui est universelle. Elle participe au premier chef à la paternité divine, elle a droit à notre piété filiale, nous l’appelons : Mère de la Miséricorde, Mère de la divine grâce… Le patriarche saint Joseph, patron de l’Église universelle, saint Dominique, Père de notre Ordre, ont une paternité qui est un rayonnement de la paternité divine. Le don de Piété nous inspirera un accent filial vis-à-vis de ces dépositaires au ciel de la paternité divine : partout où reluit un rayon de cette paternité, le même sentiment doit se répandre dans le culte que nous offrons.

Sur la terre : Il y a un rayonnement de la paternité divine dans l’Église, et particulièrement sur celui que nous appelons le Saint-Père, en latin : Papa; le Père grand, tendre, aimé. Il y a un culte filial envers l’Église; l’Esprit de Piété nous l’inspirera. Ne sont pas pieux ceux qui ne reconnaissent pas, dans l’Église, une Mère, et dans son Chef, un Père, auquel on doit un amour filial. Ainsi en fut-il récemment de personnes même dévotes qui, ne trouvant pas le Pape assez patriote, se répandaient en plaintes, en récriminations. Les âmes pieuses, qui ont une dévotion filiale au Pape, n’ont pas de ces oublis, elles acceptent son autorité et tout ce qui vient de lui, comme d’un Père qui possède le rayonnement du Père céleste.

Plus loin encore, nos supérieurs dans notre Ordre et tous les supérieurs ecclésiastiques possèdent aussi un rayonnement de la paternité divine. La Règle nous dit : Obéissez à vos Supérieurs comme à des Pères comme à des Mères. La considération de ce rayonnement qui est sur leur front doit dominer dans la justice que nous exerçons, par le respect, par l’obéissance vis-à-vis de nos Supérieurs; elle doit y apporter quelque chose de spécial. Notre obéissance envers eux ne doit pas être quelconque, mais dévote, filiale, pieuse.

Il est une chose encore, non plus une personne, sur laquelle s’étend un, rayonnement de la paternité divine : la sainte Ecriture. Elle se présente avec l’autorité de la Règle de notre foi, en particulier le Nouveau Testament et, en vérité, elle nous nourrit comme un Père. Dans la lettre sacrée, s’exerce envers nous une bonté paternelle, Dieu le Père y a mis quelque chose de lui. Nous devons donc avoir le respect et l’amour les plus grands pour la sainte Ecriture, non pas tant par des marques extérieures, comme d’en baiser la page avant et après la lecture, que par une filiale docilité à la suivre. Ceux qui l’ont interprétée comme une parole humaine, lui donnant leur sens, cherchant à lui enlever tout droit à notre respect, ont fait un grand péché. Comme si nous écoutions la voix même de notre Père, nous devons recueillir les paroles de la sainte Ecriture, les accepter, y consentir intérieurement avec un amour filial, nous les incorporer pour nous en faire un foyer de connaissance, d’amour, d’activité au service de Dieu.

Fr., Ambroise Gardeil, Le Saint Esprit dans la vie chrétienne, chap. V.
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