+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Esprit Saint dans la vie chrétienne: chap. III

Le don de Force

« Que Dieu vous accorde d’être fortifiés par la force qui vient du Saint Esprit, de manière à devenir des âmes intérieures. » (Ephès, II, 16)

ambroise gardeilNous voici dans les mains de Dieu par le don de Crainte. Il nous a inspiré ce refuge vers lui, le Père tout-puissant, de manière que nous soyons de bons instruments dans sa main. Il va maintenant pouvoir faire quelque chose de nous, son œuvre, nous faire monter par les voies de la vie intérieure jusqu’à la vie éternelle.

Lorsqu’on a un outil bien en main, on attaque la besogne, et la qualité de cette attaque, c’est la force, la vigueur. Et donc, tout naturellement, c’est le don de Force qui doit être utilisé après celui de Crainte, afin que, par l’Esprit-Saint, nous puissions faire notre tâche vigoureusement, nous défendre contre les obstacles et nous frayer un chemin jusqu’à la vie éternelle consommée.

I. – La vertu de Force

La force est une vertu de la plus haute importance dans la vie chrétienne. Elle est d’ailleurs importante pour tout. Il ne suffit pas que nous ayons des pensées très hautes, des désirs fervents, si, au service de ces pensées et de ces désirs, nous n’avons pas en mains une volonté forte. Notre-Seigneur n’a pas manqué de nous le dire. Quand il fait l’éloge du Précurseur, il reste comme en admiration devant lui. Il dit : « Qu’êtes-vous allé voir dans le désert ? Un roseau agité par le vent ? » Mais qu’y a-t-il de commun entre un faible roseau et celui dont la voix tonnait dans le désert ? – Non, Jean-Baptiste est un fort.

Quand Notre-Seigneur lui-même ouvre la bouche pour prononcer le discours sur la montagne, « il parlait, dit l’Évangile, comme, celui qui a la puissance, et non pas comme les scribes et les pharisiens (Matth., VII, 29) ». Jésus fut un fort. Fort dans son agonie pour la supporter et, se relevant de sa tristesse, pour fixer la volonté de son Père. Il a marché, gardant sa force devant Pilate, devant. Hérode, devant la foule en délire. Et au dernier moment, sa tâche finie, n’a-t-il pas dit, rendant son âme à son Père dans un acte suprême de possession de lui-même : « Je remets mon âme entre vos mains » ?

Notre-Seigneur avait la force à sa source; mais nous pouvons l’imiter à notre degré. Il aimait à faire l’éloge de la force : « Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa maison, dit-il, tout est en paix (Luc, XI, 21). » C’est l’image du juste qui a la vertu de force; il garde sa maison, il est fort, tout ce qu’il possède est en paix; il n’y a pas de tentation, d’embûches assez puissantes contre un homme suffisamment armé. Par contraste, nous voyons Notre-Seigneur juger la faiblesse. Montrant le faible, celui qui n’est pas aussi bien armé : « Que le roi compte, dit-il, si avec cinq mille hommes il peut aller à la rencontre de celui qui vient à lui avec vingt mille; sinon qu’il demande la paix » (Luc, XVI, 31). Quand il s’agit de notre vie intérieure, demander la paix, c’est renoncer.

La force est donc nécessaire. Et lorsqu’elle est au service de la vérité, du droit, de la volonté de faire le bien, il n’y a pas de plus grande ouvrière de travail, comme aussi de plus grande protectrice des travaux accomplis. Il faut être fort pour créer une œuvre et pour la protéger.

Pour cela, le Saint-Esprit, parmi les dons qu’il nous donne avec la grâce, a mis en nous la vertu de force. La force peut être une vertu humaine, acquise par les actes répétés de ceux qui combattent, travaillent à mener une vie honnête, à accomplir les œuvres qui les sollicitent. Cette vertu doit être autrement grande quand il s’agit d’accomplir, avec des moyens humains, une volonté et une intelligence humaines, des passions humaines, l’œuvre de notre salut, si élevée et qui rencontre tant de dangers. Aussi, pour que l’enfant de Dieu ne soit pas, lorsqu’il entrera en usage de la raison, à la merci des obstacles qui pourront l’assaillir, Dieu lui a donné au baptême, avec la grâce sanctifiante, une vertu de force; elle se trouve en lui toute formée, il n’aura qu’à la faire grandir. Le chrétien est déjà un fort; il a la vertu de force, il peut travailler, lutter. Et il est bon d’être ainsi convaincu que si l’on est faible, si l’on ne fait pas tout ce que l’on peut pour accomplir le devoir, c’est que l’on n’a pas utilisé cette ressource mise en nous par Dieu : la vertu de force.

II. – Le courage chrétien

Le Saint-Esprit nous a donné la force surnaturelle qui nous était nécessaire. Nous devons donc agrandir nos désirs à la hauteur de la prédestination divine. L’âme chrétienne la plus humble a une très haute destinée : elle doit devenir une élue, une sainte du ciel, c’est le but que Dieu veut pour elle. Il nous a prédestinés, dit saint Paul, dans le Christ Jésus Notre-Seigneur, afin que nous soyons saints et immaculés.(Ephès., I, 4)

Il ne faut pas d’âmes pusillanimes, petites, qui se contentent d’un petit lot, qui se fassent une petite vie dans la grande vie chrétienne. Il faut des âmes à la hauteur du but, âmes vigoureuses, ne reculant pas, n’hésitant pas, mais donnant leur plein, disant: Je dois aller jusqu’au ciel, ma vie est une préparation à la hauteur de vie éternelle. Des âmes magnanimes! Là magnanimité, la grandeur d’âme, est la première forme que prend la vertu de force dans un cœur chrétien. Soyons de ces âmes, voyons la fureur des hommes pour arriver à la première place: c’est l’ambition, toujours petite, parce que son but est sur la terre. Nous devons la transposer, mettre nos désirs, nos projets à la hauteur du but fixé par Dieu.

Mais ce n’est pas tout. Quand nos désirs sont à la hauteur, il faut mettre la main à l’œuvre pour que chaque jour nos activités soient aussi à la hauteur. C’est l’œuvre de la vertu, vertu qui progresse. Pour remplir nos devoirs de chrétiens, les devoirs de notre vie religieuse, il faut les attaquer vigoureusement. Cette nouvelle tâche de la force s’appelle le courage chrétien.

Lorsqu’on est en face d’une tâche, pour ne pas se laisser rebuter, mais pour l’aborder, la commencer par le commencement et la poursuivre avec vigueur, il faut une âme courageuse. Pour se donner à sa tâche de chrétien, et pour s’appliquer à chaque chose comme la conscience montre qu’elle doit être faite, il faut une grande vertu. C’est avec le courage qu’on fait les œuvres, et il n’y a pas d’œuvre qui ne soit le fruit d’un courage qui s’est dépensé sans compter.

Pour nous, le devoir se présente sous une forme austère, difficile à la longue, celle de la régularité. Nous avons une règle qui nous trace nos devoirs, ceux de notre vie intérieure, ceux de notre vie de communauté, de notre vie d’apostolat, ceux de nos différents emplois, Nous sommes ainsi en face d’une multitude de devoirs qui sont catalogués, et, à tout instant, sans trêve, nous sommes en présence d’un exercice à accomplir. Rien ne demande plus de courage que cet exercice de la régularité. Celui qui s’y montre fidèle peut vraiment se dire: J’ai fait mon devoir. Cette conscience du devoir accompli est la récompense donnée aux âmes courageuses. Il ne faut pourtant pas forcer la note: vouloir, par exemple, avec une santé débile, remplir de lourdes tâches. Il faut tenir compte des possibilités et demander des permissions qui mettent des limites aux devoirs. Mais même avec les dispenses et les impossibilités, il nous en reste assez. Nous ne pouvons, sans être très courageux, tendre à notre fin sublime comme nous devons y tendre. Pratiquer cette régularité sans négligences, sans infidélités dans les petites choses, c’est éprouvant; mais c’est sanctifiant, parce que dans tous ces efforts il passe de l’amour de Dieu; sans cet amour, nous ne serions pas courageux. Ainsi, tous nos actes méritent-ils excellemment par ce courage.

Il est du courage chrétien un autre aspect plus ingrat, plus difficile, plus méritoire aussi que le premier, encore qu’il paraisse faire moins. Il faut du courage pour travailler; encore voit-on la réussite de ses œuvres. Mais quand on souffre, on ne voit rien. Il ne s’agit plus d’attaquer, mais de supporter la douleur physique qui nous empêche de nous dépenser dans nos activités les plus chères; supporter les peines de l’esprit, provoquées par les obscurités de la foi, ou les scrupules, ou la lassitude, l’ennui, la dépression, peines que Notre-Seigneur a éprouvées dans son agonie, quand il disait : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Les peines de cœur qui nous font parfois ployer dans l’angoisse, à propos de ceux que nous aimons, à propos des êtres chers que nous avons laissés… Notre vie est remplie de peines de toutes sortes. Peines qui nous viennent de nos péchés, de nos infirmités, des personnes qui sont autour de nous et qui, justement ou injustement, nous sont à charge. Des obstacles extérieurs se dressent contre nous, nos ennemis triomphent. Notre âme est opprimée. Des pièges nous sont tendus pour nous entraîner vers le mal ou vers le moindre bien. Il faut du courage pour supporter, pour résister, pour tenir, pour maîtriser son âme, afin qu’elle reste tranquille sous le regard de Dieu, pour la posséder, comme dit Notre-Seigneur : « Dans votre souffrance, vous posséderez votre âme » (Luc. XXI, 19). Aller jusqu’au bout, sans faiblesse, en faisant la volonté de Dieu, et mériter la vie éternelle, c’est l’œuvre de la force.

Enfin, ce n’est pas seulement pendant un instant qu’il faut avoir de grandes vues et user de courage pour travailler et pour : supporter; c’est pendant toute une vie, minute après minute. Et la vie dure, et les obstacles se renouvellent. Une autre vertu doit couronner la force : la persévérance, vertu qui ne se lasse pas, qui se retrouve toujours agissante.

Le Saint-Esprit nous donne le germe de cette force au baptême avec la grâce sanctifiante et dans elle. Avec cette énergie qui procède de l’amour de Dieu et avec l’amour de Dieu, nous pouvons aller jusqu’au martyre, l’acte suprême qui puisse survenir dans une vie humaine : se laisser percer, brûler, arracher les membres sans murmurer, en tenant son cœur fixé au ciel.

III. – Nécessité du don de Force

Précisément, la hauteur du but et ce quelque chose de tendre que doit avoir notre force pour réussir sont pour l’âme une source de difficultés, une occasion de faiblesse. Nous savons que la grâce est toute-puissante et qu’elle ne nous manque jamais; mais nous ne la possédons pas avec cette confirmation qu’elle aura dans le ciel, elle est en nous si exposée à des défaillances, que nous pouvons la perdre. Les périls sont si grands, la tâche est si haute, que nous avons lieu de craindre, si nous gardons seuls, même avec les énergies divines de la vertu de Force, la direction de notre vie. Nos bonnes volontés sont au-dessous de notre tache. Nous l’éprouvons bien quand, à la suite d’une lumière reçue, d’une bonne confession, d’une retraite, nous nous sommes proposé une chose précise qui demandait du courage : nous nous sommes mis à l’œuvre après avoir demandé le secours divin, et nous n’avons pas réussi. Il fallait quelque chose de plus, un secours plus divin encore.

Le Saint-Esprit a pitié de notre faiblesse; il ne veut pas nous laisser seuls maîtres de l’énergie qu’il nous donne, il la complète par un don. Le don de Force vient en aide à notre vertu de force. Le don n’est plus fondé sur des énergies possédées par nous d’une façon permanente, et dont nous pouvons user ou ne pas user – encore qu’il nous appartienne de tendre notre voile –, il vient du Saint-Esprit, et quand le Saint-Esprit s’empare de nous, nous sommes irrésistiblement poussés, et non plus soumis aux aléas et aux vacillations de notre gouvernement personnel.

IV. – Effets du don de Force

C’est le contraste que nous voyons chez les Apôtres avant et après la venue de l’Esprit-Saint. Si l’on voulait dépeindre les êtres les plus peureux, les plus couards, les plus timides du monde, il n’y aurait qu’à regarder les Apôtres dans l’Évangile : ils ont peur de tout. Pierre donne bien l’illusion de la force, mais c’est de l’impulsion; il tire son glaive, coupe l’oreille d’un soldat : c’est bien de cela qu’il s’agit ! L’instant d’après, il se sauve devant une servante. Il est absent du crucifiement ; « il suivait de très loin », est-il dit (Marc, XIV, 54). Tous les Apôtres ont fui. Et pourtant nous pouvons penser qu’ils avaient la grâce divine, la vertu de force, la charité. Notre-Seigneur les appelait ses amis, mais ils n’avaient pas reçu le Saint-Esprit. Quand une fois ils l’ont reçu, nous les retrouvons pleins de courage. Ces bateliers, qui ne savaient pas parler ni se tenir, sont maintenant en face des puissants, des étrangers et ne se troublent pas; ils parlent avec assurance au milieu d’une foule d’hommes et les retournent comme un gant. Pierre qui a tremblé devant une servante ne craint plus devant le grand prêtre lui-même: «Nous ne pouvons pas, lui dit-il, ne pas dire ce que nous avons vu et entendus (Act., IV, 20).» Et encore : « Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes (Act., V, 29). » Quelle différence entre la vertu avec ses retours et ses difficultés, et le don qui communique cet élan! Le Saint-Esprit s’est emparé des Apôtres et en a fait des lions. Il les a guidés toute leur vie. En tombant sur eux et aussi sur saint Paul, il nous a procuré ce grand œuvre de l’expansion du christianisme, et c’est pourquoi nous sommes sauvés, ils y ont perdu leur vie, mais leur sang fut une semence de chrétiens.

On peut tout espérer quand on voit cette transformation. Le principe de la Force du Saint-Esprit est la toute-puissance de Dieu. Nous disons : Patrem omnipotentem, mais le Fils aussi est tout-puissant, et le Saint-Esprit également, et il communique sa toute-puissance à l’âme dans le don de Force.

V. – Caractères du don de Force
  1. – Efficacité. – Cette même puissance qui a ressuscité Notre-Seigneur est à la disposition du Saint-Esprit pour nous ressusciter d’entre les morts. On ne peut pas être plus bas que mort: quoi de plus inerte, de plus impuissant qu’un cadavre? Notre-Seigneur est devenu ce cadavre, et la puissance de Dieu l’a ressuscité! Cette résurrection fut la grande dévotion de saint Paul. Quand il se sentait faible, à la pensée que d’un mort Dieu avait fait le vivant qu’est le Christ ressuscité, il reprenait courage, mettant sa confiance dans cette force avec laquelle il n’est rien que nous ne puissions faire. Cette puissance, cette force qui a ressuscité Notre-Seigneur d’entre les morts, le Saint-Esprit la met à notre disposition. Et l’apôtre concluait à la résurrection de nos corps, mais aussi à la résurrection de nos âmes, laissant leurs péchés, leurs infirmités; c’est la suppression de toute impuissance dans la vie chrétienne. L’Esprit vit toujours pour nous faire passer de la mort à la vie et nous faire monter malgré nos faiblesses.

  2. – Assurance de vaincre. – Par ce don de Force, sous cette toute-puissance de Dieu que nous communique le Saint-Esprit, que va-t-il se passer? Quand les âmes ont demandé la force de Dieu et qu’elle descend en elles, elles ont une confiance absolue qui domine toute situation, toute difficulté. La confiance d’échapper à tous les périls, d’accomplir toute œuvre qui s’imposera à elles comme un devoir, qui fera partie de leur prédestination. Il n’est rien que nous ne puissions faire, quand la Force du Saint Esprit est avec nous. Saint Paul disait : « Je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les choses présentes, ni les futures, ni ce qui est en haut ou en bas…, rien absolument ne peut me séparer de l’amour de Dieu que j’ai dans le Christ Jésus (Rom., VIII, 39). » Il avait cette confiance absolue dans la force de Dieu qui était avec lui, pour détourner tous les obstacles et être à la hauteur de toutes ses tâches. Lui, si humble, qui se reconnaissait si misérable, ajoutait : « Je puis tout en celui qui me fortifie (Philip., IV, 13). »

    C’est qu’avec le don de Force nous n’agissons plus comme seuls maîtres et seuls chefs de notre vie, mais comme instruments de la toute-puissance du Saint-Esprit. Il est des âmes en qui rayonne cette confiance dominatrice. Telle notre sainte Jeanne d’Arc, qui est l’incarnation du don de Force. Qu’il s’agisse pour elle d’attaquer ou de supporter, elle ne doute pas, elle va, elle domine tout. Sa carrière se déroule parmi les luttes et les procès; elle ne se laisse troubler par rien, elle a confiance d’échapper au péril, elle se lance dans la mêlée; son don d’elle-même va jusqu’à la mort, et, au dernier moment, elle empoigne la croix et dit encore : « JÉSUS. »

  3. – Activité Victorieuse. – Lorsque nous sommes ainsi sous l’action du Saint-Esprit, il s’ensuit que l’activité avec laquelle nous allons au devoir et à la souffrance devient une activité victorieuse.

    L’âme exposée à l’influence de l’Esprit de Force s’avance au milieu de la vie, dominant tout : avec la vertu elle se laissait encore abattre, avec le don elle accomplit invinciblement sa tâche, soutient la régularité, surmonte les obstacles, domine la souffrance; elle a une impression de vigueur, avec l’assurance que rien ne l’arrêtera. Elle peut encore avoir de petits côtés, des faiblesses, des lacunes; se trouvant dans une chair mortelle, ce n’est pas encore la réalisation parfaite de la sainteté, mais elle est habituellement calme, assurée, décidée, sa vie est une suite de victoires. Ce n’est pas dans sa force humaine qu’elle a pris cela, mais dans sa docilité au Saint-Esprit; elle a la dévotion à la force de l’Esprit divin, ne se fiant pas à elle, sachant que si elle peut avoir quelques bonnes velléités, elle ne peut rien achever. Elle se dit avec saint Paul que « ce qui est infirme, mais vient de Dieu, est plus fort que tous les hommes » (I Cor., I, 25)et elle est prête à remplir sa destinée.

Concluons. Il nous faut le souffle de l’Esprit de Force pour construire en nous l’homme intérieur, mener une vie intérieure vraie, profonde. Demandons au Saint-Esprit de faire cette œuvre en nous, qui n’est pas autre chose que la préparation de l’homme éternel, et de nous faire vivre avec Dieu d’une façon continue. Cela se fera, à condition que nous soyons des instruments, comme le pinceau que l’Artiste divin tiendra pour retracer les traits de l’homme intérieur; demandons-le lui !

O Saint-Esprit don du Père et du Fils, donnez-nous d’être fortifiés par cette force qui est selon vous, afin que nous devenions des âmes intérieures, que nous accomplissions avec nos petits moyens ce chef-d’œuvre qui s’appelle une âme intérieure sur la terre, et qui sera demain, dans le ciel, une âme de saint.

Fr. Ambroise Gardeil o.p., Le Saint Esprit dans la vie chrétienne, chapitre III.

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