+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La Bible ou l’Eglise? Les deux ou rien !

 

 
Bible et ColombeC
ertains chrétiens influencés par la croyance erronée de Martin Luther issue de la réforme, prétendent que la Bible est la seule source de la révélation pour la vérité chrétienne (Latin: «Sola scriptura»). Cela n’est pas juste.

La révélation authentiquement chrétienne a été confiée par le Christ à son Église à travers la procédure de la Tradition Sacrée. Ceci ne signifie pas que « la tradition humaine » annule la Parole de Dieu (Mat.15: 6-9). Cependant nulle part la Bible ne dit qu’elle est la seule source de la foi.

En effet, 1 Tim 3: 15 dit que « l’Église est la colonne et le support de la vérité » :

« Si toutefois je tardais, il faut que tu saches comment te comporter dans la maison de Dieu – je veux dire l’Église du Dieu vivant – : colonne et support de la vérité.» Bible de Jérusalem

L’Écriture seule n’est pas suffisante

Le verset (2 Tim 3: 16-17) dont certains chrétiens se servent pour affirmer que la Bible est la seule source de la foi, ne dit pas que la Bible est tout ce dont nous avons besoin pour le salut.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne.» Bible de Jérusalem

Bien qu’elle soit complète, le texte ne déclare pas que l’Écriture est suffisante par elle-même. En effet ce texte dit que la Bible est réellement inspirée, mais ce texte ne démontre pas que c’est seulement la Bible qui est inspirée. La Tradition Sacrée, qui n’est pas dans « la Parole écrite » mais elle est très importante dans la parole orale, et fortement recommandée. Voir 2 Thess 2: 15 :

«Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre.» Bible de Jérusalem

Quand Paul, (2 Tim 3: 15) se réfère aux Écritures que Timothée apprenait dès son enfance, il fait allusion à l’Ancien Testament :

«(…)et c’est depuis ton plus jeune âge que tu connais les saintes Lettres. Elles sont à même de te procurer la sagesse qui conduit au salut par la foi dans le Christ Jésus.» Bible de Jérusalem

La rédaction du Nouveau Testament était encore loin d’être achevée lorsque ces paroles furent écrites par S.Paul, et aucun des livres du Nouveau Testament n’était encore considéré comme faisant partie du canon (liste officielle) de la Bible.

Le premier canon officiel de la Bible ne fut établi que graduellement, (cf. St- Athanase dans sa «Lettre festive» datant de 367 ap. JC) par les évêques de l’Église catholique au concile tenu probablement à Rome en 382 ap. JC sous le Pape Damase, puis aux conciles de Hippone (393 ap. JC) au 4e siècle, et de Carthage (397 ap. JC).

L’Église prêchait déjà la bonne nouvelle du salut environ 3 siècles avant qu’elle ne soit connue et approuvée dans les manuscrits réellement inspirés en circulation et considérés comme ce qu’on appelle aujourd’hui le Nouveau Testament. Dans ce temps là, quelques personnes seulement savaient lire. La Bible n’était donc pas de grande utilité pour les croyants.

La Bible en réalité se refuse elle-même à être la seule source de la foi. Jean nous dit que l’Écriture ne contient pas tout concernant la mission du Christ. (Jn 21: 25) :

«Il y a encore bien d’autres choses qu’a faites Jésus. Si on les mettait par écrit une à une, je pense que le monde lui-même ne suffirait pas à contenir les livres qu’on en écrirait..» Bible de Jérusalem

Paul écrit dans 2 Tim 2:2 : « Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confies-le à des hommes fidèles, qu’ils soient capables de l’enseigner aussi aux autres. » Il y a nulle part mention que seules les vérités écrites sont à transmettre à la postérité. Cela ne veut pas dire que la Bible ne possède pas une suprême importance. C’est bien la lettre d’amour de Dieu, qui nous a été léguée par l’Église. C’était l’exégète biblique du 4ieme siècle, S. Jérôme, qui écrivait: « Être ignorant de l’Écriture c’est être ignorant du Christ ».

La parole est complétée par la parole écrite

L’Église par la présence des apôtres a reçu du Christ l’autorité d’enseigner «Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» (Mt 28: 19). Ceci se réalisait à travers des prédications – l’instruction orale – : « Ainsi la foi vient de la prédication, et la prédication c’est l’annonce de la parole du Christ » (l’Écriture et la Tradition orale) Rom 10: 17.

C’est une erreur de limiter la Parole du Christ à la Parole écrite seule, ou de suggérer que tous les enseignements étaient réduits à l’écriture. Dieu par Isaïe, promet une parole vivante pour l’Église (Is 59: 21): « Et cette parole n’est autre que l’évangile qui vous a été prêché » (1Pierre 1: 25).

Notez le mot «prêché» ! N’est-ce pas là un autre élément clef de la tradition orale qui ne pourrait pas être remplacé entièrement par la parole Écrite qu’est la Bible ? Complété, oui, mais non pas remplacé. Le Nouveau Testament est le résultat de la réflexion sur ce que l’Église catholique a prêché pendant les quatre premiers siècles.

L’Église est protégée par l’Esprit contre l’erreur

Les vérités ont tout d’abord été données aux enseignants de l’Église (Eph 3: 5), qui avec le Christ forment la fondation de l’Église (Eph 2: 20). L’Église est guidée par le Saint Esprit qui protège ses enseignements contre toute corruption (Jn 14: 16).

Les «traditions» auxquelles Jésus s’est référé dans Mt 15: 3 étaient «des coutumes humaines» (comme celles qui sont mentionnées par Paul dans Col 2:8). Dans Mt 15:6-9 Jésus condamnait les pharisiens qui prétendaient offrir leurs biens au temple afin de ne pas avoir à les utiliser pour soutenir leurs parents plus âgés. En faisant ceci ils se détournaient du commandement: «Honores ton père et ta mère» (Ex 20:12).

Par ailleurs, Jésus nous recommande de suivre les traditions qui ne sont pas contraires aux commandements de Dieu: «Faites donc et observez tout ce qu’ils disent (les pharisiens, les scribes assis dans la chaire de Moïse), mais n’agissez pas selon leurs exemples (hypocrites)». (Mt 23:2-3). Dans 2 Thess 3:6, Paul nous dit: «Vivez selon les traditions que nous vous avions témoignées.» Voyez aussi 1 Cor 11;2: «Je vous exhorte de retenir mes instructions telles que je vous les ai données.»

Les juifs des temps anciens croyaient aussi à la tradition sacrée. Il n’y a aucune mention de la «chaire de Moïse» dans l’Ancien Testament, pourtant les disciples savaient exactement ce que Jésus voulait dire quand il se référait à cela (Mt 23: 2-3). Paul est clair dans 2 Thess 2:15: «Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre.»

Le Magistère (l’autorité d’enseigner) au service de la Parole

L’autorité d’enseigner ou «Magistère» de l’Église catholique est au service de la parole de Dieu, et non pas au-dessus d’elle. Car il y a beaucoup de choses dans l’Écriture qui sont difficiles à comprendre, et que les personnes non compétentes traduisent de manière erronée. Ainsi Pierre nous met en garde « il s’y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme il le font aussi des autres Écritures pour leur perdition ». (2 Pierre 3 :16).

Le livre des Proverbes déclare: « Fies-toi au Seigneur de tout ton cœur et ne t’appuies pas sur ton intelligence ». (Prov 3:5-6). Voir aussi Luc 10 :16.

Dans 2 Pierre 1:20 nous lisons: «… Sachez le bien : aucune prophétie de l’Écriture n’est affaire d’interprétation privée ».

Dans les Actes 8:30-31, S. Luc écrit: « Philippe accourut et entendit celui qui lisait un texte prophétique, il lui dit: « Comprends-tu ce que tu lis ? – Comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et Neh 8:8 dit : « Esdras lisait dans le livre de la loi de Dieu, et il en donnait le sens pour faire comprendre ce qu’il avait lu.»

Ceci fut la pratique de l’Église catholique depuis le temps des Pères de l’Église ( les premières générations d’hommes saints après les apôtres, comme St Clément (3ième évêque de Rome après St-Pierre, voir son Épître aux Corinthiens 42:1-5, 80 AP JC.))

Le texte de Jean 5:39: « Vous sondez les Écritures», ne peut pas non plus être utilisé comme preuve que la Bible est l’unique source de foi. Avec ces mots, Jésus demandait simplement aux pharisiens de se référer à la prophétie messianique de l’Ancien Testament, qui le désignait comme Messie.

Sola scriptura: Une invention de la Réforme

La notion de « sola scriptura » a été inventée par les réformateurs du 16ème siècle qui, en rejetant la papauté se devaient maintenant de chercher quelque part une « source de foi ». Contrairement à ce que certaines accusations déclarent, l’Église catholique n’a jamais interdit à ses membres de lire la Bible. L’Église a seulement parfois interdit de lire quelques traductions erronées, telle que l’édition Thyndale et Wycliff, auxquelles même les protestants ne se réfèrent jamais.

Il est évident que la Bible est un livre catholique qui a été préservé grâce à l’Église catholique qui en a établi le canon. Les premières Bibles étaient toutes produites par les catholiques. La première personne à traduire une quelconque partie de la Bible en anglais était le prêtre Bède, au 8è siècle. Même Martin Luther a admis que sans l’Église catholique la bible n’aurait pas existé.

Livres deutérocanoniques

Les livres « ajoutés » de l’Ancien Testament catholique que l’on nomme les deutérocanoniques, ou que les protestants appellent apocryphes, n’ont pas été ajoutés, mais ont été supprimés des Bibles protestantes. En revanche, les Catholiques et Protestants sont d’accord sur le nombre de livres dans le Nouveau Testament.

Les pères de l’Église continuèrent la tradition des apôtres en utilisant la version «Septante» de l’Ancien Testament (c.a.d. la traduction grecque de l’hébreu de la diaspora faite à Alexandrie). Le canon de Jérusalem, sur lequel se base les chrétiens Protestants, n’avait pas encore été établi.

D’autres indications de ce fait sont apportées par les parchemins retrouvés en 1947 le long de la mer morte. Ceux-ci incluent quelques textes soi-disant apocryphes !

L’étude des Écritures par les Catholiques

Une étude indépendante faite sur l’importance de la place donnée à l’écriture sainte pendant les offices religieux, démontra que les églises évangéliques n’accordaient guère plus de 6% du temps à la lecture de la parole alors que dans les églises catholiques au moins 20% à 26% du temps est consacré aux Écritures. Il est donc évident que l’Église catholique se repose sur l’Écriture avec beaucoup d’intérêt. Les fidèles eux-mêmes accordent une place importante à la lecture et à l’étude de la Parole.

Publicités

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :