+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Église a-t-elle interdit de lire la Bible ?

Dossier sur erreurs doctrinales des protestants et apparentés : ici

Dossier sur les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici

La propagande ennemie de l’Eglise affirme sans vergogne que l’Eglise Catholique Romaine aurait interdit à ses fidèles de lire le Bible en 1229 ; et certains affirment qu’elle ne leur aurait rendu ce droit qu’au concile Vatican II. Nous allons ici démolir ce mensonge.

Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament : saint Pierre dit déjà a son époque

« qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre » (II Pierre I, 20)

Et que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les comprennent mal pour leur propre perdition :

« Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16)

De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il lui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas :

« Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : « Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte. » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Avance, et tiens-toi près de ce char. » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit : « Comprends-tu bien ce que tu lis ? » Celui-ci répondit : « Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. Or le passage de l’Ecriture qu’il lisait était celui-ci : « Comme une brebis, il a été mené à la tuerie ; et comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n’ouvre pas la bouche. C’est dans son humiliation que son jugement a été enlevé. Sa génération, qui la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre. » L’eunuque reprit et dit à Philippe : « Je te prie, de qui le prophète dit-il cela ? Est-ce de lui-même ou de quelque autre ? » Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage de l’Ecriture, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, chemin faisant, ils rencontrèrent de l’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. Il répondit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Et il ordonna d’arrêter le char, et ils descendirent tous deux dans l’eau, Philippe et l’eunuque, et (Philippe) le baptisa. » (Actes VIII, 26-38)

Cet Ethiopiens qui non seulement pieux (il va adorer à Jérusalem et il lit Isaïe), quelqu’un d’intelligent et instruit, puisqu’il est « ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors », et quelqu’un d’honnête car dès la prédication de saint Philippe il se convertit, avoue lui-même qu’il ne comprend pas la Bible si on ne lui explique pas.

Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise (auquel cas ce n’était plus la Parole de Dieu mais des paroles d’homme) ou si le texte n’était pas annoté. En effet, la Bible est un livre recelant de nombreuses subtilités et il n’est pas toujours facile de la comprendre. Il est remarqué que la Bible livrée « toute crue » entre les mains de n’importe qui sans autres explications causait plus de mal que de bien ; nous le voyons par l’infinie série de dénominations protestantes (voir cet article) ainsi que par les nombreuses catastrophes et dérives (anarchie, révoltes, meurtres, pillages) causées par « la Bible seule » (dont nous verrons quelques exemples). Il est donc arrivé que pour des motifs graves, l’Eglise interdise de lire la Bible de manière extrêmement limitée dans le temps, dans l’espace et pour éviter des maux plus grands. Cependant, nous verrons aussi que cette ‘interdiction’ ne fut jamais absolue ni d’application large et que la doctrine ainsi que la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée.

Faisons une chronologie des actes de l’Eglise catholique vis-à-vis de la Sainte Bible (les réfutations des mensonges anti-catholiques sont en rouge):

Le concile de « Toulouse » (1129)

La première affirmation est qu’en cette année « le concile de Valence a interdit aux laïcs la lecture de la Bible en l’inscrivant à l’Index des Livres Interdits. ». Cela contient déjà une erreur historique gravissime et une erreur géographique plus passable. L’erreur historique est que l’Index des Livres Interdits n’existait pas en 1229 et n’a été édité pour la première fois qu’en 1559, soit 330 ans après!! L’erreur géographique est qu’il ne s’agit pas d’un concile tenu à Valence mais à Toulouse. Mais l’Eglise a-t-elle interdit la lecture de la Bible aux fidèles à cette occasion ? La vérité est la suivante : l’accès à la Bible en langues vernaculaires (c’est-à-dire que ça ne concernait pas les traductions latines, grecques, ou les textes originaux) a été limitée aux laïcs par le Concile de Toulouse en raison de l’hérésie des Albigeois : les Albigeois, qu’on appelle aussi les cathares étaient des hérétiques serviteurs de satan et si les détracteurs de l’Eglise Catholique connaissaient réellement ce que ces derniers croyaient et pratiquaient, ils les accuseraient avec raison d’être des criminels. Pour connaitre ce qu’était le catharisme, cliquer ici. Les cathares tordaient le sens des Ecritures et en faisaient une prédication antichrist ; c’est pourquoi il fut interdit aux laïcs de lire la Bible en langue vernaculaire : c’était pour les protéger de l’horreur cathare. Il faut de plus souligner que cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. Guy LOBRICHON écrit :

« En temps normal, les autorités ecclésiastiques ne songent pas à limiter la diffusion de telles traductions, et les interdisent encore moins. Innocent III, dans une lettre fameuse à l’Église de Metz, ne s’en prend nullement aux traductions de la Bible, mais aux interprétations qui peuvent émaner des conventicules néfastes des hérétiques. Lorsque le Concile de Toulouse (1229) décrète l’interdiction formelle pour les laïcs de posséder des traductions en langues romanes, il émet une ordonnance de police, dans la foulée d’une répression active qui paraît limitée aux domaines du comte de Toulouse » (« Usages de la Bible », La Bible au Moyen Age, Éditions Picard, « Les médiévistes français », 2003, p. 43). Il ajoute : « Léonard E. Boyle a fait justice d’une opinion qui court encore les manuels d’histoire » (« Innocent III and Vernacular Versions of Scripture », dans The Bible in the Medieval World. Essays in Memory of B. Smalley, Oxford, Blackwell, 1995, p. 97-107).

L’affaire John WYCLIFF :

A partir de 1376, c’est de l’ « affaire Wycliff » dont il est question. Ce dernier enseigna des erreurs telles que le Salut sans les œuvres, la connaissance de la vérité par la «Bible seule» ou encore la négation de la Transsubstantiation. Il fit une traduction de la Bible en langue vernaculaire qui fut condamnée par l’Église et que cette dernière fit brûler; c’est donc un argument des anticatholiques pour dire que l’Église aurait interdit la lecture de la Bible. Elle fit cela car cette traduction était infidèle au vrai sens des Écritures Saintes et que ce dernier s’en servait pour répandre son poison. Voici une réfutation de ses trois erreurs mentionnées plus haut :

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/02/la-necessite-des-oeuvres/

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/07/preuve-de-la-presence-reelle/

La Bible de GUTTENBERG

En 1455, Guttenbeg, catholique, inventeur de l’imprimerie déclara avec le soutient de l’Eglise:

« Dieu souffre parce qu’une grande multitude ne peut être atteinte par la parole sacrée. La vérité est captive dans un petit nombre de manuscrits qui renferment des trésors. Brisons le sceau qui les lie, donnons des ailes à la vérité, qu’elle ne soit plus manuscrite à grands frais par des mains qui se fatiguent, mais qu’ils volent multipliés par une machine infatigable et qu’ils atteignent tous les hommes ».

Et c’est ainsi que le premier livre imprimé de toute l’Histoire fut la Sainte Bible sous les applaudissements de l’Église !

La Bible de Cologne

Avec l’approbation ecclésiastique, paraît une Bible, la Bible de Cologne, avec dans sa préface, d’écrite la chose suivante : 

« Tout chrétien doit lire la Bible avec respect et dévotion. Les gens instruits doivent se servir de la traduction latine de saint-Jérôme, mais les personnes illettrées, les hommes simples (ecclésiastiques ou laïques) et particulièrement les moines et les religieux doivent se servir de la présente Bible en traduction allemande, pour se préserver des flèches de l’ennemi infernal » (Préface de l’édition de la Bible de Cologne, 1470-1480, in Histoire partiale, Histoire vraie, Jean Guiraud, professeur d’histoire à l’université de Besançon, Tome II, p.315).

La Porte du Ciel

En 1513 (soit quatre ans avant le début de la révolte de Luther), paraît livre allemand de piété intitulé La Porte du Ciel, il enseigne qu’

« on doit s’exciter à lire avec humilité et dévotion les Saintes Écritures, les Bibles qui sont maintenant traduites et imprimées en langue allemande et partout répandues en grand nombre […] qu’on peut acheter pour peu d’argent. »

La Bible de LUTHER

En 1522 et 1534, paraissent respectivement l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, traduits par Luther en langue allemande. Mais il serait malhonnête de dire qu’il aurait été le premier à traduire la Bible du latin en langue vernaculaire, brisant ainsi un interdit, comme on le prétend souvent.

« Luther ne fut certainement pas le premier à traduire la Bible. Sa traduction du Nouveau Testament parut en 1522 et celle de l’Ancien Testament en 1534. Or de 1466 à 1522 les catholiques avaient déjà publié quatorze traductions de toute la Bible dans la Haute-Allemagne, à Augsbourg, Bâle, Strasbourg, Nuremberg et cinq dans la Basse-Allemagne, à Cologne, Delft, Halberstadt et Lübeck. Pendant cette même période de temps, ils avaient publié cent cinquante-six éditions latines et six éditions hébraïques de la Bible, sans compter les traductions complètes: onze en italien, dix en français, deux en bohémien, une en flamand et une en russe [ndlr : alors même qu’il y avait très peu de catholiques en Russie à cause du schisme de 1054, ce qui prouve le souci de l’Église déjà à l’époque de donner a lire à ses enfants la Paroles de Dieu dans leur langue].

Les catholiques ont fait une forte opposition à la traduction de Luther, parce que, comme le dit Emser, il avait changé et tronqué sciemment le texte antique et vénérable reçu par toute l’Eglise chrétienne; de plus il l’avait accompagné de gloses et de préfaces remplies de propositions hérétiques; presque partout il avait interprété l’Ecriture dans le sens de sa doctrine de la foi sans les œuvres, là même où il n’est question ni de la foi ni des œuvres. Emser compta plus de quatorze cents passages qui avaient besoin de correction; un savant protestant Bunser en mentionne trois mille. Luther se moqua de l’Ecclésiaste, rejeta l’épître aux Hébreux et l’Apocalypse, omit les deux livres des Macchabées qui recommandent de prier pour les morts, appela l’épître de saint Jacques une épître de paille parce qu’elle contredit clairement la doctrine de la foi sans les œuvres, pervertir délibérément les épîtres de saint Paul. Dans l’épître aux Romaines, 3, 28 le texte porte: « Nous devons reconnaître que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. » Luther traduit: « Nous devons reconnaître que l’homme est justifié sans les œuvres de la loi, et seulement par la foi. » À ceux qui lui reprochaient une telle licence, il répondit: « Si votre papiste veut continuer son vain tapage à propos du mot seulement, je me contenterai de lui répondre: Le docteur Martin Luther veut qu’il en soit ainsi; il dit: papiste ou âne, c’est la même chose; je l’ai voulu ainsi, je le décide ainsi, ma volonté suffit, et fait loi, »

Nous comprenons facilement pourquoi la traduction de Luther fut condamnée dans le duché de Saxe, d’Autriche, dans la marche de Brandebourg, pourquoi aussi les savants catholiques lui opposèrent des traductions orthodoxes. » (Père Adrien MALO, OFM, La boîte aux Questions, Librairie de l’Action catholique, Québec, 1938, Réponse à la question: Luther ne fut-il par le premier à traduire la Bible en langue vulgaire? Pourquoi les catholiques d’alors ont-ils fait une opposition si forte à sa traduction? pages 79-80)

« Il [Luther] traduit la Bible. Non que ce travail n’ait jamais été fait avant lui. Uniquement pour les pays germaniques, on compte avant Luther, quatorze traductions en haut allemand et cinq en bas allemand et plus encore des Évangiles et des Psaumes . Tout le monde pouvait donc lire la Bible et cette lecture était même recommandée. (Comment aurait-il pu en être autrement puisque les livres de messe donnent presque tous les Évangiles et presque toutes les Épîtres, de nombreux Psaumes, et un grand nombre d’autres versets bibliques qui ont servi à la composition des offices.) »  (Marie CARRÉ, J’ai choisi l’unité, 5ème édition, chapitre II, pages 87-88, éditions du Chiré).

Luther a en fait traduit lui-même la Bible pour en falsifier le texte comme il sera expliqué plus bas (je vous invite d’ailleurs à ce sujet à lire dans ce même livre de Marie CARRÉ les quelques pages qui suivent celles que je vient d’indiquer).

Nous pouvons d’ailleurs noter que les trois exemples de facilitation de diffusion de la Bible par l’Eglise catholique (la Bible imprimée par Guttenberg avec le commentaire de ce dernier, la Bible de Cologne et le livre La Porte du Ciel) sont tous des « exemples allemands », ce qui discrédite encore un peu plus la théorie selon laquelle le saxon Luther aurait vu une telle interdiction.

Le Concile de Trente

En 1546, le Concile de Trente affirmait à nouveau l’importance de la Bible, et sa volonté de la propager ainsi que son désir de la protéger. L’Église s’inquiétait des adeptes d’hérésies nouvelles comme celle de Luther qui falsifiaient la Bible et la tronquaient de certains de ses livres. 

« Le même Saint Concile, considérant qu’il ne sera pas d’une petite utilité à l’Église de Dieu, de faire connaître entre toutes les Éditions Latines des saints Livres qui se débitent aujourd’hui, quelle est celle qui doit être tenue pour authentique, déclare et ordonne, que cette même Edition Ancienne et Vulgate, qui a déjà été approuvée dans l’Église par le long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les Disputes, les Prédications, les Explications, et les Leçons publiques, et que personne, sous quelque prétexte que se puisse être, n’ait assez de hardiesse, ou de témérité, pour la rejeter. » (décret du 8 avril 1546)

Luther a banni les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament car ces derniers contredisaient certaines de ses doctrines telles que la prière pour les défunts (Tb 12, 12 ; 2 M 12, 39-45 ; cf. 1 Co 15, 29), l’intercession des fidèles défunts (2 M 15, 14, cf. Ap 6, 9-10), l’intercession des anges (Tb 12, 12.15 ; cf. Ap 5, 8 ; 8, 3-4) et l’aumône pour l’expiation des péchés (Tb 12, 9 ; Cf. Pr 16, 6). Contrairement à ce que disent les protestants, les deutérocanoniques ne frent pas introduits par l’Eglise dans la Bible au concile de Trente, mais ils étaient reçus comme inspirés par les premiers chrétiens et ont été canoniquement approuvés en 382 au concile de Rome. Voir à ce sujet :

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/09/les-deuterocanoniques-ne-sont-pas-apocryphes/

Ce retrait des livres deutérocanoniques est le plus connu et pratiquement le seul connu des changements apportés par Luther au canon biblique. Ce qui est beaucoup moins su, c’est qu’il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il fit encore d’autres coupes dans l’Ancien Testament: il considérait Job et Jonas comme de simples fables, le livre de l’Ecclésiaste comme incohérent et incomplet et il émit le souhait qu’Esther « n’existât point ».

Mais il amputa aussi le Nouveau Testament: il en a exclus l’Épître de Saint Jacques [il dit au sujet de cette Épître: « Je ne le considère pas comme l’écrit d’un Apôtre », car il croyait qu’ « il s’oppose catégoriquement à Saint-Paul et à tout le reste des Écritures, en attribuant la justification aux oeuvres » (Préface de l’épître de Jacques), de la même manière, dans d’autres écrits, il ajoute à ce rejet de Jacques en le traitant « d’épître de paille … car il n’y a rien de la nature des Évangiles en lui ». (Préface du Nouveau Testament)], l’Epître aux Hébreux, l’Epître de Jude, l’Apocalypse de Saint Jean, au sujet de laquelle il affirma : « je ne puis accepter que le Saint Esprit ait inspiré un tel livre » ou encore « Christ n’est ni enseigné ni connu à l’intérieur » et la seconde Epître de Saint Pierre. Luther retira ces livres des nouvelles éditions protestantes de la Bible (et les plaça à la fin de sa traduction, comme des Apocryphes du Nouveau Testament); les luthériens les y ré-insérèrent par la suite.

Luther exprima tout ce qu’il avait sur le cœur quant au canon biblique dans les préfaces des livres (ainsi que dans leur agencement) de sa traduction allemande de la Bible en 1522.

Enfin, il falsifia le verset 28 du IIIème chapitre de l’Epître de saint Paul aux Romains, Luther ajouta le mot « seule » pour faire dire à l’apôtre que nous étions sauvés par la foi « seule » (c’est-à-dire sans les œuvres), ce qui n’est pas écrit dans la version originale du texte. Luther ne se défend même pas de cette falsification, il dira par la suite :

« Je sais bien que cette parole, ‘seule’, ne se trouve pas dans le texte de saint Paul ; mais si un papiste vous importune à ce sujet, dites-lui sans hésiter: « Le docteur Martin Luther l’a ainsi voulu, et dit qu’un papiste et un âne sont la même chose. » Je ne suis pas l’écolier des papistes mais leur juge et il me plait de me pavaner devant leurs têtes d’ânes. Je regrette de n’avoir pas traduit : « sans œuvre de la loi«  par ces mots : « sans aucune œuvre de la loi« . » (Tom. III, édition de Jena, page. 141 et 144.)

Il ajoute ensuite :

« Je suis fâché de n’y avoir pas encore ajouté d’autres paroles ; c’est pourquoi la parole ‘seule’ restera dans mon Nouveau-Testament, quand bien tous les papistes en devraient perdre l’esprit de dépit. »

Il a cependant reconnu que c’est de l’autorité catholique que nous tenons le canon de la Bible (sans en tirer les conséquences) :

 « Mais alors, dit Luther, niez aussi la Bible, car c’est du Pape que nous la tenons. Nous sommes bien obligés d’avouer, tout protestants que nous sommes, que dans le papisme il est des vérités de salut, oui, TOUTES les vérités du salut, et que c’est de lui que nous les tenons, car c’est dans le papisme que nous trouvons la vraie Ecriture sainte, le vrai baptême, le vrai Sacrement de l’autel, les vraies clefs qui remettent les péchés, la vraie prédication, le vrai catéchisme, les vrais articles de foi. J’ajoute, en outre, que dans le papisme se trouve le VRAI CHRISTIANISME. » (Martin Luther au Colloque de Marbourg, 1529, cité in Luther, Oeuvres, édition protestante d’Iéna, p. 408-409.)

Face à ces ‘dérapages’, l’Église combattit cette volonté des schismatiques de falsifier l’Écriture, de la tronquer, ou encore d’y ajouter des commentaires qui trompaient les gens sur son interprétation au gré de leurs doctrines nouvelles. Rappelons aussi que la majeure partie des gens ne savaient ni lire ni écrire. Il s’agissait d’un problème majeur dans la distribution de la Bible. Les fondamentalistes imaginent-ils qu’au temps du Christ comme aujourd’hui, les premiers chrétiens possédaient tous et toutes une version de la Bible sous le bras qu’ils s’étaient procurés à la librairie chrétienne du temps ? Il est important de prendre conscience que les copies des Écritures Saintes étaient rares et coûteuses; qu’elles étaient répliquées par des copistes qui mettaient un temps incalculable à le faire. C’est pourquoi, il est aisé de comprendre que, dans cette société pré-industrielle, le lieu depuis toujours où la Bible était lue et transmise principalement en contournant ces barrières, c’était à l’église. Les églises elles-mêmes avec leurs vitraux et leurs représentations était un livre imagé sur la Bible pour le peuple qui ne comprenant pas la lettre, reçoivent une instruction orale et la synthétisait ainsi par l’image. Malgré tous ces désavantages, la Bible circulait et était lue dans les églises.

Une lettre des cardinaux au Pape Jules III ?

En 1550, trois cardinaux auraient écrit au pape Jules III nouvellement élu en lui indiquant de restreindre le plus possible la possibilité de lire la Bible en raison des soi-disant contradictions entre la Bible et la doctrine de Catholique, et comble de la preuve : ce document serait conservé par la Bibliothèque Nationale de France!

Voici un extrait de cette soi-disant lettre :

« La lecture de l’Évangile ne doit être permise que le moins possible surtout en langue moderne et dans les pays soumis à votre autorité. Le très peu qui est lu généralement à la messe devrait suffire et il faudrait défendre à quiconque d’en lire plus. Tant que le peuple se contentera de ce peu, vos intérêts prospéreront, mais dès l’instant qu’on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir. Voilà le livre qui, plus qu’aucun autre, provoquera contre nous les rébellions, les tempêtes qui ont risqué de nous perdre. En effet, quiconque examine diligemment l’enseignement de la Bible et le compare à ce qui se passe dans nos Églises trouvera bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s’écartent souvent de celui de la Bible et, plus souvent encore, s’opposent à celle-ci. Si le peuple se rend compte de ceci, il nous provoquera jusqu’à ce que tout soit révélé et alors nous deviendrons l’objet de la dérision et de la haine universelle. Il est donc nécessaire que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple avec zèle, toutefois sans provoquer de tumulte » [Feuille Bibliothèque nationale 1089. Volume II. page 641-650 – références Fond Latin n°12558 – Année 1550]

A la réalité, ce document est une « œuvre » satirique d’un ancien évêque catholique du XVIème siècle passé à la Réforme. Ce document n’a donc pas été écrit par des cardinaux et n’a pas non plus été adressé au pape Jules III : ce document n’a rien d’authentique, et pour s’en persuader, il suffit d’écrire à la Bibliothèque Nationale de France. Henry a écrit deux articles que je vous conseille de lire : cet article et celui-ci.

Voici la réponse apportée par la Bibliothèque nationale de France à un courrier au sujet de cette lettre :

« Le texte que vous cherchez est une critique à caractère satirique de la papauté publiée en 1553 sous le titre de Consilium quorundam episcoporum Bononiae congregatorum quod de ratione stabilendae Romane ecclesiae Julio III P.M. datum est. Son auteur, Paolo Pietro Vergerio (1498-1565) évêque de Modrusch, puis de Capo d’Istria, qui passa ensuite à la Réforme vers 1549, y met en scène trois évêques conseillant le pape Jules III sur la manière de rétablir l’autorité pontificale. Parmi ces conseils, figurent l’introduction de nouvelles cérémonies fastueuses minutieusement décrites ainsi que de la destruction des Bibles traduites en langue vivante. Ce texte fait partie des nombreux opuscules publiés par Vergerio lors de la violente polémique qui l’opposa à la papauté après sa rupture avec l’Église catholique (voir l’étude de Friedrich Hubert(…) 1893). Il a ensuite été utilisé dans les nombreux débats opposant catholiques et protestants. C’est ainsi que des extraits plus ou moins altérés de la traduction française connus sous le titre de Lettre des trois évêques, ont été publiées » [BESSON Paul, in Consultation de trois évêques sur les moyens de soutenir l’Église romaine présentée au pape Jules III en 1553, Rouillac, 1884 (extrait du Témoin de la Vérité)]

Nous pourrions de plus noter qu’une telle consigne de la part de cardinaux serait absurde seulement quatre ans après la décision du concile de Trente que nous avons précédemment citée.

La Bible « Rheims-Douai » (1582 et 1609)

En 1582 fut publié le Nouveau Testament catholique dit de « Rheims-Douai » (du nom des deux villes dans les séminaires desquelles elle fut écrite) en langue anglaise ; annoté pour prémunir les lecteurs anglophones contre la déviation du sens de la Bible par leurs contradicteurs protestants. Traduit sur la Vulgate, mais avec une connaissance des textes originaux, accompagné de notes qui défendent la doctrine catholique, cette version est un texte de combat aussi bien que d’édification. L’Ancien Testament de cette même traduction fut publiée en 1609.

A l’occasion de la révocation de l’édit de Nantes (1685)

Lors de la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV, des milliers de Nouveaux Testaments et de Psautiers du même genre sont distribués à ceux qui abjurent le protestantisme à ce moment là.

Benoît XIV

En 1757, le Pape Benoît XIV donne la permission générale de lire la Bible en langue vulgaire, pourvu qu’elle soit assortie de commentaires démontrant l’harmonie parfaite entre l’Ecriture Sainte la Tradition catholique.

La condamnation des sociétés bibliques au XIXè siècle

Les anti-Catholiques, soulignent le fait que les papes de ce siècle, en particulier Léon XII et Grégoire XVI ont condamnées les sociétés bibliques qui avaient pour but de répandre le plus possible la Bible dans la population.

C’est vrai, mais cette décision des papes fut salutaire et Mgr de Ségur retranscrit dans son ouvrage intitulé Causeries sur le Protestantisme d’aujourd’hui (pour lire le livre : cliquer ici, pour l’acheter : cliquer ici) les propos du docteur Léo, protestant allemand que voici :

«  Le Pape a appelé les Sociétés Bibliques ‘des pestes’, et, pour ma part, si j’étais Pape et italien, j’en ferais bien autant. Ayons donc la bonne foi d’examiner un peu ce que les émissaires des Sociétés protestantes anglaises font dans les pays catholiques avec un manque d’égards et de pudeur qui ne connaît pas de bornes ; comment tous les moyens leur sont bons pour répandre la Bible ; comment ils la répandent sans le moindre jugement entre les mains des hommes les moins aptes à comprendre ; comment ils sèment des doctrines qui font entrer la confusion dans les esprits, qui blessent  la moralité, ébranlent l’autorité sociale et l’ordre ecclésiastique, et qui n’ont en résumé qu’une action révolutionnaire. Les Sociétés Bibliques, dans ces derniers temps, ont servis d’instrument aux auteurs des machinations exécrables qui ont bouleversés l’Italie. Le zèle protestant de l’Angleterre fraie en outre un chemin à la politique et au commerce anglais qui s’introduisent en Italie, la Bible à la main. La Bible est la peau de brebis sous laquelle se cache le loup. »

Et Mgr de Ségur de conclure :

« Voilà la question jugée par un docteur protestant : la Bible protestante n’est qu’une peau hypocrite dont s’affublent à la fois l’incrédulité et la révolution. »

Nous en revenons à ce que nous disions avec les cathares. Luther disait lui-même au sujet de la Bible : 

« Les efforts des docteurs de l’Eglise pour en pénétrer le sens, efforts souvent déçus, montrent assez combien les saintes Ecritures sont difficiles à comprendre. » ou encore « Approfondir le sens des Ecritures, dit Luther lui-même, est chose impossible; nous ne pouvons qu’en effleurer la superficie; en comprendre le sens serait merveille. Que les théologiens disent et fassent tout ce qu’ils voudront, pénétrer le mystère de la Parole divine sera toujours une entreprise au-dessus de notre intelligence. Ses sentences sont le souffle de l’Esprit de DIEU: donc elles défient l’intelligence de l’homme » (Voir Audin, Vie de Luther, t. II, p. 339.)

Il en découlent la nécessité pour comprendre la Bible de l’autorité de l’Eglise et de la Tradition, comme nous le disions dans cet article. Nous écrivions d’ailleurs récemment (dans cet article) que toutes les catastrophes ayant existées dans le Christianisme sont nées d’interprétations fausses de la Bible.

Démonstrations des apologètes du XIXè siècle

En 1859, l’abbé Benjamin-Marcelin CONSTANT écrit un livre en 2 tomes intitulé L’histoire et l’infaillibilité des Papes. Il consacre le dernier chapitre du tome 2 à reprendre et à réfuter chacune des accusations d’avoir interdit de traduire la Bible en langue vernaculaire et/ou d’en avoir interdit la lecture aux fidèles portées contre chacun des papes suivants : Jean XXIII, Clément IX, Clément XI, Benoît XIV, Pie VII et Grégoire XVI. Il s’agit du deuxième livre proposé dans ce lien.

En 1873, l’abbé (et futur cardinal) Louis-Nazaire BEGIN publie un livre intitulé Primauté et Infaillibilité des Souverains Pontifes où il démontre de même que les Papes n’ont jamais interdit de lire la Bible et que l’encadrement de ladite lecture était plus que justifiée. Vous trouverez son livre en PDF ainsi que son sommaire (ainsi que le sommaire du livre l’abbé CONSTANT) en cliquant ici (il traite de cette question entre autres choses au chapitre 10).

Le Catéchisme de la doctrine chrétienne, dit Catéchisme de Saint Pie X (1906)

Le Catéchisme de la doctrine Chrétienne, plus connu sous le titre de Catéchisme de saint Pie X (consultable en cliquant ici ou ici) qui dit en sa question n°883:

883. La lecture de la Bible est-elle nécessaire à tous les chrétiens? La lecture de la Bible n’est pas nécessaire à tous les chrétiens, puisqu’ils sont instruits par l’Église; cependant elle est très utile et recommandée à tous.

Le Pape saint Pie X

Saint Pie X en effet, approuva chaleureusement la Société de Saint-Jérôme, qui s’applique à recommander aux fidèles la si louable coutume de lire et de méditer les saints Evangiles et à rendre, par tous les moyens, cette pratique plus facile. Il l’exhorta à persévérer avec ardeur dans cette entreprise en déclarant que « c’était là chose utile entre toutes, qui répondait très bien aux besoins du temps », puisque cela ne contribue pas peu à « dissiper ce préjugé selon lequel l’Eglise voit de mauvais œil et entrave la lecture de l’Ecriture Sainte en langue vulgaire » (Lettre à l’Eme card. Casseta, Qui piam, 21 janv. 1907 ; PII X Acta, IV, p. 23-25). Preuve que ce n’est pas le cas, sinon il ne le déplorerait pas dans une lettre !

Le Pape Benoît XV

Le Pape Benoît XV dans son Encyclique Spiritus paraclitus, publiée pour célébrer le 15è centenaire de la mort de saint Jérôme qui fit la grande traduction latine de la Vulgate, renouvela ses félicitations à la Société Saint-Jérôme et encouragea la lecture de la Bible par tous ainsi que « dans toutes les familles » :

« La conscience de Notre charge apostolique et le désir de développer l’étude, noble entre toutes, de l’Ecriture, Nous incitent, d’une part, à pro- poser à l’imitation le beau modèle qu’est ce grand génie, de l’autre, à confirmer de Notre autorité apostolique et à mieux adapter aux temps que traverse aujourd’hui l’Eglise les si précieuses directions et prescriptions données en cette matière par Nos prédécesseurs d’heureuse mémoire, Léon XIII et Pie X. De fait saint Jérôme, « esprit pleinement imprégné du sens catholique et très versé dans la connaissance de la loi sainte » (Sulp. Sev., Dial. 1, 7), « maître des catholiques » (Cass., De Inc. 7, 26), « modèle de vertu et lumière du monde entier » (S. Prosper., Carmen de Ingratis, V, 57), a merveilleusement exposé et défendu avec vaillance la doctrine catholique concernant nos Saints Livres ; à ce titre, il nous fournit une foule d’enseignements de très haute valeur dont, Nous Nous autorisons pour exhorter tous les enfants de l’Eglise, et principalement les clercs, au respect en même temps qu’à la lecture pieuse et à la méditation assidue des divines Ecritures. […] 

Signalons d’abord, puisqu’il se présente avant tout autre à Notre esprit, cet amour passionné de la Bible dont témoignent chez saint Jérôme tous les traits de sa vie et ses paroles tout imprégnées de l’Esprit de Dieu, amour qu’il s’est étudié à exciter chaque jour davantage dans les âmes des fidèles: « Aimez l’Ecriture Sainte, semble-t-il dire à tous en s’adressant à la vierge Démétriade, et la sagesse vous aimera ; chérissez-la et elle vous gardera ; honorez-la et vous recevrez ses caresses. Qu’elle soit pour vous comme vos colliers et vos pendants d’oreilles. » (Ep. 130, 20).

La lecture assidue de l’Ecriture, l’étude approfondie et très attentive de chaque livre, voire de chaque proposition et de chaque mot, lui ont permis de se familiariser avec le texte sacré plus qu’aucun autre écrivain de l’antiquité ecclésiastique. […]

Aussi, à l’occasion de ce centenaire, se présente à Notre pensée l’agréable souvenir de la Société dite de Saint Jérôme, souvenir d’autant plus cher que Nous avons Nous-même pris part aux débuts et à l’organisation définitive de cette Œuvre ; heureux d’avoir pu constater ses développements passés^ Nous Nous faisons une joie d’en augurer d’autres encore pour l’avenir. Vous connaissez, Vénérables Frères, le but de cette Société : étendre la diffusion des quatre Evangiles et des Actes des Apôtres de manière que ces livres aient désormais leur place dans toute famille chrétienne, et que chacun prenne l’habitude de les lire et méditer chaque jour. Cette Œuvre, que Nous aimons beaucoup pour en avoir constaté Futilité, Nous souhaitons vivement la voir se propager et se développer partout, par la constitution, en chacun de vos diocèses, de Sociétés de même nom et de même but, rattachées au centre de Rome. » (Encyclique Spiritus Paraclitus, 15 septembre 1920)

il les engagea à « chercher dans ces pages la nourriture qui alimente la vie spirituelle et la fait avancer dans la voie de la perfection », rappelant que « l’Ecriture sert principalement à sanctifier et féconder le ministère de la parole divine ».

Il y soutient en outre dans le même document l’inerrance absolue de l’Ecriture Sainte :

« Qu’on parcoure à cet égard les écrits du grand Docteur [saint Jérôme] : pas une seule page qui n’en témoigne à l’évidence, il a fermement et invariablement affirmé, avec l’Eglise catholique tout entière, que les Saints Livres ont été écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, qu’ils ont Dieu pour auteur et que c’est comme tels que l’Eglise les a reçus (Conc. Vat. s. III, Const. « de Fide cath. », cap. 2). Les Livres de la Sainte Ecriture, affirme-t-il, ont été composés sous l’inspiration, ou la suggestion, ou l’insinuation, ou même la dictée de l’Esprit-Saint ; bien plus, c’est cet Esprit lui-même qui les a rédigés et publiés. Mais Jérôme ne doute nullement, par ailleurs, que tous les auteurs de ces Livres n’aient, chacun conformément à son caractère et à son génie, prêté librement son concours à l’inspiration divine.

Ainsi, il n’affirme pas seulement sans réserve ce qui est l’élément commun de tous les écrivains sacrés — à savoir, que leur plume était guidée par l’Esprit de Dieu, au point que Dieu doit être tenu pour la cause principale de chacune des pensées et des expressions de l’Ecriture ; — il discerne encore avec soin ce qui est particulier à chacun d’eux. […]

Sur l’ensemble de l’Ecriture, nous lisons encore dans son commentaire sur Jérémie, que la mort l’empêcha d’achever : « Ce n’est point l’erreur des parents ni des ancêtres qu’il faut suivre, mais bien l’autorité des Ecritures et la volonté du maître qui est Dieu. » (In Jer. 9, 12, ss.). Et voici en quels termes il décrit à Fabiola la méthode et l’art de combattre l’ennemi : « Une fois versé dans les divines Ecritures, armé de ses lois et témoignages, qui sont les liens de la vérité, tu marcheras à tes ennemis, tu les enlaceras, les enchaîneras et les ramèneras captifs 1 ; et de ces adversaires et prisonniers d’hier tu feras de libres enfants de Dieu. » (Ep. 78, 30, al. 28. mansio.). .

Mais saint Jérôme enseigne que l’inspiration divine des Livres Saints et leur souveraine autorité comportent, comme conséquence nécessaire, la préservation et l’absence de toute erreur et tromperie ; .ce principe, les plus célèbres écoles d’Occident et d’Orient le lui avaient donné comme transmis par les Pères et communément reçu. Aussi bien, comme il venait d’entreprendre, sur l’ordre du Pape Damase, la révision du Nouveau Testament, certains « esprits à courte vue » lui reprochaient amèrement d’avoir tenté, au mépris de l’autorité des anciens et de l’opinion du monde entier, de faire certaines retouches aux Evangiles », il se contenta de répondre qu’il n’était pas assez simple d’esprit, ni assez lourdement naïf pour penser qu’une parcelle des paroles du Seigneur eût besoin d’être corrigée ou ne fût pas divinement inspirée (Ep. 27,1, 1 s.). Commentant la première vision d’Ezéchiel sur les quatre Evangiles, il remarque : « Celui-là ne trouvera pas étrange tout ce corps et ces dos parsemés d’yeux, qui s’est rendu compte que du moindre détail des Evangiles jaillit une lumière dont le rayonnement éclaire le monde au point que tel détail même qu’on croit négligeable et vulgaire rayonne de tout l’éclat majestueux de l’Esprit Saint. » (In Ez., 1, 15 ss.)

Or, ce privilège qu’il revendique ici pour les Evangile, il le réclame, en Chacun de ses commentaires, pour toutes les autres « paroles du Seigneur » et en fait la loi et la base de l’interprétation catholique ; tel est, d’ailleurs, le critérium qu’emploie saint Jérôme lui-même pour distinguer le vrai du faux prophète (In Mich. 2, 11 s. ; 3, 5 ss.). « Car la- parole du Seigneur est vérité et, pour lui, dire et réaliser, c’est tout un » (In Jer. 31, 35 ss.), et il n’est pas permis d’accuser l’Ecriture de mensonge (In Nah. 1, 9), ni même d’admettre dans son texte ne fût-ce qu’une erreur de nom (Ep. 57, 7, 4). Au reste, le saint Docteur ajoute qu’il « ne traite pas de la même façon les apôtres et les autres écrivains », c’est-à-dire les auteurs profanes ; « ceux-là disent toujours la vérité ; ceux-ci, comme il arrive aux hommes, se trompent sur certains points » (Ep. 82, 7 , 2) ; et bien des affirmations de l’Ecriture qui paraissent incroyables ne laissent pas d’être vraies (Ep. 72, 2, 2) ; dans cette « parole de vérité » on ne saurait découvrir de choses ou d’affirmations contradictoires, « aucune discordance, aucune incompatibilité » (Ep. 18 ; 7, 4; cf. Ep. 46, 6, 2) ; par conséquent, « si l’Ecriture contenait deux données qui paraîtraient s’exclure, l’une et l’autre » resteraient « vraies », « en dépit de leur diversité » (Ep. 36, 11, 2). ,

Fortement attaché à ce principe, s’il lui arrivait de rencontrer dans les Saints Livres des contradictions apparentes, Jérôme concentrait tous ses soins et les efforts de son esprit à résoudre la difficulté ; jugeait-il la solution encore peu satisfaisante, il reprenait, quand l’occasion s’en présentait, et sans se décourager, l’examen de cette- difficulté, sans arriver toujours à la résoudre parfaitement. Jamais, du moins, il n’imputa aux écrivains sacrés la moindre imposture — « Je laisse cela aux impies, tels Celse, Porphyre, Julien. » (Ep. 57, 9, 1). Il était en cela pleinement d’accord avec saint Augustin ; celui-ci, lisons-nous dans une de ses lettres à saint Jérôme lui-même, portait aux seuls Livres Saints une si respectueuse vénération qu’il croyait très fermement que pas une erreur ne s’est glissée sous la plume d’aucun de leurs auteurs ; aussi, s’il rencontrait dans les Saintes Lettres un passage qui parût’ contraire à la vérité, loin de crier au mensonge, il en accusait une altération du manuscrit, une erreur de traduction, ou de sa part une totale inintelligence. A quoi il ajoutait : « Et je sais, mon frère, que tu ne juges point différemment ; je ne m’imagine pas, veux-je dire, le moins du monde que tu désires voir tes ouvrages lus dans les mêmes dispositions d’esprit que ceux des Prophètes et des Apôtres : douter que ceux-ci soient exempts de toute erreur serait un crime. » (S. Aug. ad S, Hieron., inter epist. S. Hier. 116, 3).

Cette doctrine de saint Jérôme confirme donc avec éclat en même temps qu’elle explique la déclaration où Notre Prédécesseur Léon XIII, d’heureuse mémoire, formulait solennellement la croyance antique et constante de l’Eglise en l’immunité parfaite qui met l’Ecriture à l’abri de toute erreur : « Il est si impossible que l’inspiration divine soit exposée à un danger d’erreur, que non seulement la moindre erreur en est exclue essentiellement, mais que cette exclusion et cette impossibilité sont aussi nécessaires qu’il est nécessaire que Dieu, souveraine vérité, ne soit l’auteur d’aucune erreur, fût-ce la plus légère. » Après avoir reproduit les définitions des Conciles de Florence et de Trente, confirmées par’ celui du Vatican, Léon XIII ajoute : « La question ne change en rien du fait que l’Esprit-Saint s’est servi des hommes comme d’instruments pour écrire, comme si quelque erreur avait pu échapper, non pas, il est vrai, à l’auteur principal, mais aux rédacteurs inspirés. En effet, Lui-même les a, par son action surnaturelle, à ce point excités et poussés à écrire, à ce point assistés pendant la rédaction, qu’ils concevaient avec justesse, voulaient rapporter fidèlement et exprimaient parfaitement et avec une exactitude infaillible tout ce qu’il leur ordonnait d’écrire, et cela seulement : s’il en avait été autrement, Il ne serait pas Lui-même l’auteur de la Sainte Ecriture tout entière. » (Litt. Enc. Providentissimus Deus) […]

Il est encore un autre groupe de déformateurs de l’Ecriture Sainte : nous voulons dire ceux qui, par abus de certains principes, justes du reste tant qu’on les renferme dans certaines limites, en arrivent à ruiner les fondements de la véracité des Ecritures et à saper la doctrine catholique transmise par l’ensemble des Pères. S’il vivait encore, saint Jérôme dirigerait à coup sûr des traits acérés contre ces imprudents qui, au mépris du sentiment et du jugement de l’Eglise, recourent trop aisément au système qu’ils appellent système des citations implicites ou des récits qui ne seraient historiques qu’en apparence, prétendent découvrir dans les Livres Saints tels procédés littéraires inconciliables avec l’absolue et parfaite véracité de la parole divine, et sur l’origine de la Bible professent une opinion qui ne va à rien de moins qu’à en ébranler l’autorité ou même la réduit à néant.

Que penser -maintenant de ceux qui, dans l’explication des Evangiles, s’attaquent à leur autorité tant humaine que divine, amoindrissent celle-là et détruisent celle-ci ? Discours, actions de Notre-Seigneur Jésus-Christ, rien, pensent-ils, ne nous est parvenu dans son intégrité et sans altération, malgré le témoignage de ceux qui ont consigné avec un soin religieux ce qu’ils avaient vu et entendu ; ils ne voient là — surtout pour ce qui est du quatrième Evangile — qu’une compilation comprenant, d’une part, des additions considérables dues à l’imagination des Evangélistes, et, d’autre part, un récit de fidèles d’une autre époque ; finalement, ces courants issus d’une double source ont aujourd’hui si bien mêlé leurs eaux dans le même lit qu’on n’a absolument aucun critérium certain par quoi les distinguer.

Ce n’est pas ainsi que les Jérôme, les Augustin et les autres Docteurs de l’Eglise ont compris la valeur historique des Evangiles, dont « celui qui a vu a rendu témoignage, et son témoignage est vrai et il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez » (Joh. 19, 35). Aussi bien, après avoir reproché aux hérétiques, auteurs, d’évangiles apocryphes, d’avoir visé plus à bien ordonner le récit qu’à établir la vérité historique » (In Matth: Prol.), saint Jérôme ajoute par contre, en parlant des Livres canoniques : « Personne n’a le droit de mettre en doute la réalité de ce qui est écrit. » (Ep. 78, 1, 1 ; cf. In Marc. 1,13-31). Ici encore, il était de nouveau d’accord avec saint Augustin, qui disait excellemment en parlant des Evangiles : « Ces choses vraies ont été écrites en toute fidélité et véracité à son sujet, afin que quiconque croit à son Evangile se nourrisse de vérité au lieu d’être le jouet de mensonges. » (S. Aug., C. Faustum, 26, 8.) » (Encyclique Spiritus paraclitus, 15 septembre 1920)

Le Pape Pie XII

Le 30 septembre 1943, Le Pape Pie XII promulgue l’Encyclique Divino Afflante Spiritu sur les études bibliques où il rappelle les actions de ses prédécesseurs (saint Pie X et Benoît XV) pour recommander la lecture de la Bible  :

« 13. Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le soin avec lequel Nos Prédécesseurs, quand l’occasion s’en présentait, ont recommandé l’étude ou la prédication des Saintes Ecritures, comme aussi leur pieuse lecture et leur méditation. Pie X, en effet, approuva chaleureusement la Société de Saint-Jérôme, qui s’applique à recommander aux fidèles la si louable coutume de lire et de méditer les saints Evangiles et à rendre, par tous les moyens, cette pratique plus facile. Il l’exhorta à persévérer avec ardeur dans cette entreprise en déclarant que « c’était là chose utile entre toutes, qui répondait très bien aux besoins du temps », puisque cela ne contribue pas peu à « dissiper ce préjugé selon lequel l’Eglise voit de mauvais œil et entrave la lecture de l’Ecriture Sainte en langue vulgaire » (Lettre à l’Eme card. Casseta, Qui piam, 21 janv. 1907 ; PII X Acta, IV, p. 23-25).

14. A l’occasion du XVe centenaire de la mort de saint Jérôme, le plus grand des Docteurs dans l’interprétation des Saintes Lettres, Benoît XV, après avoir très religieusement rappelé les instructions et les exemples du saint Docteur, ainsi que les principes et les règles donnés par Léon XIII et par lui-même, et après d’autres recommandations des plus opportunes dans cette matière, qui ne doivent jamais être oubliées, exhorta « tous les enfants de l’Eglise, et principalement les clercs, au respect en même temps qu’à la lecture pieuse et à la méditation assidue de la Sainte Ecriture » ; il les engagea à « chercher dans ces pages la nourriture qui alimente la vie spirituelle et la fait avancer dans la voie de la perfection », rappelant que « l’Ecriture sert principalement à sanctifier et féconder le ministère de la parole divine ». Enfin, Benoît XV loua de nouveau l’œuvre de la Société établie sous le nom de Saint-Jérôme, par le soin de laquelle les Evangiles et les Actes des Apôtres sont répandus aussi largement que possible, « de manière que ces livres aient désormais leur place dans chaque famille chrétienne et que chacun prenne l’habitude de les lire et méditer chaque jour » (Encyclique Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920 ; Acta Ap. Sedis, XII [1920], p. 385-422 ; Ench. Bibl. n. 457-508 ; v. n. 457, 495, 497, 491). »

Reste alors la question de la traduction dans laquelle il convenait de lire la Bible. Ce point a en effet toujours fait l’objet d’une grande attention de l’Église. On entend parfois dire à ce propos que le Concile de Trente aurait interdit toute autre version que la Vulgate. Rien n’est plus faux. Pie XII s’en explique clairement dans cette même encyclique :

« 23. Aujourd’hui donc que cet art a été si parfaitement discipliné, c’est pour ceux qui étudient les questions bibliques, une tâche honorable, sinon toujours facile, de s’employer à ce que paraissent le plus tôt possible, suivant les opportunités, des éditions soit des Livres Saints eux-mêmes, soit de leurs anciennes versions, préparées par des catholiques selon cette règle qu’au respect le plus absolu pour le texte sacré se joigne l’application de toutes les lois de la critique. Que tous le comprennent bien : ce travail de longue durée n’est pas seulement nécessaire pour comprendre, comme il faut, le texte écrit sous l’inspiration divine ; il est encore vivement, requis par cette piété qui doit nous porter à être infiniment reconnaissants envers la Providence divine de ce qu’elle nous a destiné ces livres comme des lettres paternelles envoyées du siège de sa majesté à ses enfants.

24. Et que personne ne voie dans ce recours aux textes originaux, conformément à la méthode critique, une dérogation aux prescriptions si sagement formulées par le Concile de Trente au sujet de la Vulgate. (Decr. de editione et usu Sacrorum Librorum ; Conc. Trid. éd. Soc. GOERRES, t. V, p. 91 sq.) Car c’est un fait appuyé sur des documents certains que le saint Concile chargea ses présidents de prier le Souverain Pontife en son nom – et ils le firent – de faire corriger d’abord le texte latin, ensuite, autant que possible, les textes grec et hébreu (Ib., t. X, p. 471 ; cf. t. V, p. 29, 59, 65 ; t. X, p. 446 sq.), afin de les publier plus tard pour l’utilité de la sainte Eglise de Dieu. S’il ne fut pas possible de répondre alors pleinement à ce désir, à cause des difficultés du temps et d’autres obstacles, Nous avons la confiance que, maintenant, il pourra y être donné plus parfaitement et plus entièrement satisfaction grâce à la collaboration entre savants catholiques.

25. Si le Concile de Trente a voulu que la Vulgate fût la version latine « que tous doivent employer comme authentique », cela, chacun le sait, ne concerne que l’Eglise latine et son usage public de l’Ecriture, mais ne diminue en aucune façon – il n’y a pas le moindre doute à ce sujet – ni l’autorité ni la valeur des textes originaux. Au surplus, il ne s’agissait pas alors des textes originaux, mais des versions latines qui circulaient à cette époque ; versions entre lesquelles le Concile, à juste titre, déclara préférable celle qui, « par un long usage de tant de siècles, était approuvée dans l’Eglise ».

26. Cette autorité éminente de la Vulgate ou, comme l’on dit, son authenticité, n’a donc pas été décrétée par le Concile surtout pour des raisons critiques, mais bien plutôt à cause de son usage légitime dans les Eglises prolongé au cours de tant de siècles. Cet usage, en vérité, démontre que, telle qu’elle a été et est encore comprise par l’Eglise, elle est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi et les mœurs ; si bien que la même Eglise l’attestant et le confirmant, on peut la produire en toute sûreté et sans péril d’erreur dans les discussions, dans l’enseignement et dans la prédication. D’où une authenticité de ce genre ne doit pas être qualifiée en premier lieu de critique, mais bien plutôt de juridique. C’est pourquoi l’autorité de la Vulgate en matière de doctrine n’empêche donc nullement – aujourd’hui elle le demanderait plutôt – que cette doctrine soit encore justifiée et confirmée par les textes originaux eux-mêmes et que ces textes soient appelés couramment à l’aide pour mieux expliquer et manifester le sens exact des Saintes Lettres. Le décret du Concile de Trente n’empêche même pas que, pour l’usage et le bien des fidèles, en vue de leur faciliter l’intelligence de la parole divine, des versions en langue vulgaire soient composées précisément d’après les textes originaux, comme Nous savons que cela a déjà été fait d’une manière louable en plusieurs régions avec l’approbation ecclésiastique.

27. Bien fourni de la connaissance des langues anciennes et des ressources de la critique, l’exégète catholique peut aborder la tâche – la plus importante de toutes celles qui lui incombent – de découvrir et d’exposer le véritable sens des Livres Saints. Que les exégètes, dans l’accomplissement de ce travail, aient toujours devant les yeux qu’il leur faut avant tout s’appliquer à discerner et à déterminer ce sens des mots bibliques qu’on appelle le sens littéral. Ils doivent mettre le plus grand soin à découvrir ce sens littéral des mots au moyen de la connaissance des langues, en s’aidant du contexte et de la comparaison avec les passages analogues ; toutes opérations qu’on a coutume de faire aussi dans l’interprétation des livres profanes, pour faire ressortir plus clairement la pensée de l’auteur. »

Enchiridion Indulgentiarum (1951)

L’Eglise catholique octroi des Indulgences pour la lecture de la Bible ! Pour savoir ce qu’est vraiment une Indulgence, nous invitions le lecteur à consulter notre article La vente des Indulgences était-elle un scandale ? Nous avons l’exemple d’un Enchiridion (mot issu du grec qui désigne un traité ou un manuel) officiel de l’Eglise datant de 1951 qui dispose :

« 1. Aux fidèles qui liront les livres de la sainte Écriture pour au moins un quart d’heure ; avec le grand respect dû à la parole divine et par manière de lecture spirituelle, on accorde : Une indulgence de trois ans.

2. Aux fidèles qui liront pieusement au moins quelques versets des Évangiles, et qui de plus, baisant le Saint Livre, réciteront une des invocations suivantes : « Que par la puissance des paroles de l’Évangile nos fautes soient effacées », « Que la lecture de l’Évangile soit notre salut et notre protection », « Que le Christ nous enseigne les paroles du Saint Évangile », on accorde : Une indulgence de 500 jours.

Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, est accordée à ceux qui pour un mois agissent de la façon décrite plus haut.

Une indulgence plénière à l’heure de la mort est accordée à ceux qui souvent durant leur vie auront accompli ce saint exercice, pourvu que, s’étant confessés et ayant communié, ou du moins regrettant leurs péchés, ils invoquent le très saint nom de Jésus de bouche, si possible, ou au moins de cœur, et qu’ils acceptent la mort de la main de Dieu, comme salaire du péché. » (Enchiridion Indulgentiarum, 694, p. XI. The Holy Bible. The Catholic Press, Inc. Chicago, Illinois. Copyright 1951)

Le concile Vatican II n’eut aucune influence

Vatican II n’a rien autorisé du tout puisque, de fait, il ne pouvait pas lever une interdiction qui n’existait pas. Je mets d’ailleurs quiconque au défi de trouver dans les textes de Vatican II le passage qui affirmerait une telle chose (l’autorisation d’une lecture précédemment interdite) et de m’expliquer comment il peut se faire que dans les milieux sédévacantistes qui ne reconnaissent pas Vatican II, les fidèles lisent librement la Bible sans réprimande de la part de leur clergé.

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76 commentaires sur “L’Église a-t-elle interdit de lire la Bible ?

  1. Daniel PIGNARD
    28 juin 2014

    De nombreux évêques ont fait brûler des Bibles pour les soustraire aux hommes. Il est mentionné que les Bibles de Tyndale furent brûlées et que lui-même a été brûlé en 1536. Je vous pose la question : Peut-on encore prétendre à l’honneur devant Dieu, quand on a tenté d’éliminer sa parole ? Certes Paul a agi ainsi avant l’épisode de Damas, mais combien a-t-il agi après, pour que cette parole se répande, et que beaucoup d’hommes soient régénérés par elle. Olivétan sera lui aussi arrêté par l’inquisition. Quel mal avait-il fait ? il avait traduit la Bible en Français ( page 81). Pourquoi Grégoire XI a-t-il excommunié Wycliffe en 1382 ? Pour avoir traduit la Bible en anglais. L’honneur de l’église catholique est donc tombé très bas.

    • L'Apôtre des protestants
      7 juillet 2014

      Daniel, vous avez à la fois raison et tort. Il est vrai que l’Église a interdit certaines traductions de la Bible en langues vernaculaires; mais ce n’était pas en soi parce qu’elles étaient en vernaculaire: c’était parce qu’elle étaient mauvaises (mal traduites) et colportaient ainsi des erreurs. De ce fait, ce n’était plus la parole de Dieu, mais des paroles d’homme: ces « bibles » faisaient plus de mal que de bien (étant donné que la traduction était mauvaise), et il était donc bon (pour la sauvegarde de la foi des fidèles) qu’elles soient éliminées.

      De plus, vous voyez bien dans notre article que l’Église catholique n’a jamais condamnée une Bi le au seul motif qu’elle était en vernaculaire, elle a au contraire toujours encouragées ces traductions (pourvues qu’elles soient exactes) et a aussi toujours favorisée la lecture et la diffusion des Saintes Écritures…

      • Daniel PIGNARD
        10 juillet 2014

        Les bibles de Tyndale brûlées par l’évêque de Londres devant la population convoquée est à l’origine à 80 à 90 % de la bible Version autorisée du roi Jacques best seller pendant 350 ans en Angleterre et encore lue dans les foyers anglais et pouvant être lue à ce lien :
        https://www.biblegateway.com/passage/?search=Esaie+51&version=AKJV
        La bible de Wycliffe :
        https://www.biblegateway.com/passage/?search=Esaie+51&version=WYC

        Si elle avait été si mauvaise, croyez-vous que le roi Jacques l’aurait acceptée.
        Vos décrets que ces bibles sont mauvaises sans en citer les défauts démontrent que l’église catholique ne se repend pas de ces infamies faites à la parole de Dieu.

      • L'Apôtre des protestants
        12 juillet 2014

        Daniel, Wycliffe était un protestant et le roi Jacques aussi. Donc ça ne posait pas de problème au roi Jacques de laisser courir une mauvaise Bible, au contraire. C’est aussi simple que ça. Si l’Angleterre avait eu un souverain catholique, elle aurait été interdite tout de suite.

        De plus, lisez l’article et vous verrez que l’Église catholique n’a jamais rien commis contre la Parole de Dieu, bien au contraire! Elle a toujours tout fait pour la propager.

        Et vous semblez commettre une erreur fondamentale: vous pensez que la canon biblique existe indépendamment de l’Église, ce qui est une erreur. En effet, si vous prenez la bible que vous avez chez vous et que vous consultez le sommaire où il y a la liste de tous les livres présents, et bien sachez que cette liste de livre (qu’on appelle le canon) n’est pas apparu tout seul et n’a pas été institué par les Apôtres: c’est l’Église catholique qui l’a fixé par son autorité, et c’est pour cela qu’il est fou et ridicule d’objecter quoi que ce soit contre l’Église catholique en se basant sur la Bible puisque c’est l’Église catholique qui nous a donnée la Bi le telle que nous la connaissons aujourd’hui. Toutes les preuves sont là: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

        Et l’Église n’a jamais commit aucune « infamie » ni aucun péché envers qui que ce soit. D’abord elle n’en a jamais commit contre la Bible, il vous suffit de lire l’article pour vous en rendre compte. Et concernant l’Inquisition est autres, lisez ces deux articles:

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/la-verite-sur-linquisition-les-cathares-giordano-bruno-laffaire-galilee-et-la-saint-barthelemy/

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/09/la-verite-sur-les-croisades/

      • Jesse
        17 octobre 2016

        Les Papes et ceux qui tentent de justifier tous les massacres qu’ils ont commis auront leur fin dans l’étang de feu, ceux qui « aiment et pratiquent le mensonge »
        Qui des saints et des vrais disciples de Jésus l’église Catholique n’a pas fait assassiner ?

      • Ressources Catholiques
        18 octobre 2016

        Qui des saints et des vrais disciples de Jésus l’église Catholique n’a pas fait assassiner ?

        Réponse: personne ! Il s’agit là de mensonges inventés de toutes pièces zux XVIIIème et XIXème siècles par les satanistes. Mais il est normal que vous y croyez vu le bourrage de crâne auquel vous avez eu droit comme tout le monde. Voici un dossier qui remet les pendules à l’heure: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/demolition-de-tous-les-mensonges-historiques-sur-le-catholicisme/

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  5. Théodore
    31 juillet 2014

    Concernant les Bibles allemandes et l’intention de Luther (bien sûr, Luther était un suppôt de Satan qui voulait falsifier la Bible… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !), voici ce que dit Wikipédia, citant Pierre Deshusses et son Anthologie de littérature allemande :

    « Il existait avant la Bible de Luther quatorze traductions en haut-allemand et trois en bas-allemand, pour la plupart partielles. La première traduction complète date de 1466. Toutefois ces traductions étaient basées sur la Vulgate, version autorisée par l’Église catholique ; elles restaient difficilement compréhensibles car elles comportaient encore de nombreux mots latins faute d’équivalent allemand connu des traducteurs. Luther et ses amis, principalement Philipp Melanchton, rompront avec ces traductions précédentes en partant de textes originaux hébreu et grec, et en recherchant une meilleure qualité de traduction, qui soit accessible au plus grand nombre, tant en Allemagne du sud qu’en Allemagne du nord, quitte à faire de longues recherches pour trouver une traduction à chaque mot. »

    Enfin bref, encore un article « historique » orienté, oubliant une partie des faits. Tout, sauf un travail d’historien.

    • +++Yesus Kristus azu+++
      31 juillet 2014

      Bonsoir Théodore,

      Vous avez un certain sens de l’humour : je l’apprécie vraiment… parce que c’était de l’humour n’est-ce pas? Par exemple lorsque vous écrivez :

      *Enfin bref, encore un article « historique » orienté, oubliant une partie des faits. Tout, sauf un travail d’historien.*

      L’article est « orienté » (eh bien ! soit…). Comique tout de même car vous citez WIKIPEDIA : c’est une bonne chose. Puisque, plus bas, on y lit également :

      ‘Le Réformateur a lui-même décrit ses principes de traduction dans sa lettre sur la traduction (1530) et ses résumés sur les Psaumes et les origines de la traduction (1533): il voulait allier d’une part une texte fluide et facile à lire pour un lecteur de son temps et, d’autre part, une traduction aussi littérale que possible partout où la formulation biblique paraissait offrir un sens plus profond. Néanmoins, Luther décida parfois d’adaptations un peu osées. Par exemple, il dut se justifier dès 1530 d’avoir ajouter le mot « seul » au verset de l’épître aux Romains (Chp. 3, verset 28) : « Car nous pensons que l’Homme est justifié par la foi seule, sans les œuvres de la loi » alors que le mot n’apparaît pas dans l’original grec. Luther défendit sa traduction en affirmant que ce mot était nécessaire en allemand et correspondait au sens voulu par l’apôtre Paul.’ (Wikipedia)

      Ah… dans le même sens que vous, n’aurait-il pas été nécessaire de citer cette partie de Wikipedia également? Afin, évidemment, que votre commentaire n’ait pas l’air d’être « orienté », sans faire fi du fait que, avec humour vous écrivez : « bien sûr, Luther était un suppôt de Satan qui voulait falsifier la Bible… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! » ==> Sauf si, bien sûr, vous acceptez l’explication de Luther sur la falsification de Romains 3, 28, selon laquelle c’est le sens que voulait s. Paul… cette explication de Luther, je suis tenté de dire : qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

      Par ailleurs, il aurait également été assez objectif ce que dit WIKIPEDIA sur Luther et l’épître de Saint Jacques, vous ne trouvez pas? Ou encore sur l’Apocalypse de s. Jean? Ces remarques de WIKIPEDIA, les aurez-vous oubliées?

    • L'Apôtre des protestants
      31 juillet 2014

      La manière dont la Bible fut traduite ne permettra jamais de contourner l’absurdité de désolidariser l’autorité de la Bible de celle de l’Eglise: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

      Quant à Luther qui ne serait pas selon vous un suppôt de satan, c’est à vous de voir:

      http://christ-roi.net/index.php/Luther

      http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/10/03/luther-ridiculise-par-lui-meme-et-par-ses-proches/

      Pour ce qui est des canons contre la possession de la Bible, j’aimerais avoir le texte exact et connaître le contexte: en effet il est possible que la circulation en u lieu et en un temps de mauvaises traductions ait fait plus de mal que de bien. Il est en tout cas indéniable que le non-accès au plus grand nombre à la Bible est contraire à la doctrine et à la pratique constante de l’Eglise.

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  8. Daniel PIGNARD
    3 février 2015

    Rassurez-moi, Dîtes-moi que ce texte n’est pas à la Bibliothèque Nationale de France ou au moins que c’est un faux.
    http://www.alterinfo.net/photo/art/grande/7416622-11426192.jpg?v=1422867199

    • +++Yesus Kristus azu+++
      4 février 2015

      … Pas besoin de vous rassurer. Pour le faire, vous-mêmes, il vous suffit de lire posément l’article de Nicolas, ci-haut, que vous avez commenté : vous aurez ainsi votre réponse…

      • Daniel PIGNARD
        4 février 2015

        En effet, j’ai eu ma réponse. Cependant je lis :
        « Les cathares tordaient le sens des Ecritures et en faisaient une prédication antichrist ; c’est pourquoi il fut interdit aux laïcs de lire la Bible en langue vernaculaire : c’était pour les protéger de l’horreur cathare. Il faut de plus souligner que cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. »
        Donc l’église a bien interdit de lire la bible, au moins à ceux qui la lisaient mal selon elle, comme les cathares par exemple. Comme les évangéliques pensent que les catholiques lisent mal la bible, ont-ils le droit de leur interdire de la lire ? Faut-il brûler ceux qui la lisent mal comme Tyndale par exemple?
        « Il vous excluront des synagogues; Et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi » (Jean 16:2-3)

      • Ressources Catholiques
        4 février 2015

        L’Église n’a pas interdit de lire la Bible en tant que tel: elle a supprimé au fauteurs de damnation de leur instrument et a protéger leurs victimes.

        Que la Bible le doivent se trouver entre toutes les mains, y compris de ceux qui ne sont pas en mesure de la comprendre est une vision très récente des choses. Il faut que tout le monde connaisse le contenu des Écritures et son vrai sens, pas nécessairement l’avoir entre les mains. C’est ce que garantie l’Église.

      • Daniel PIGNARD
        5 février 2015

        Vous avez oublié de répondre à mes questions :
        « Comme les évangéliques pensent que les catholiques lisent mal la bible, ont-ils le droit de leur interdire de la lire ? Faut-il brûler ceux qui la lisent mal comme Tyndale par exemple? »

      • Ressources Catholiques
        5 février 2015

        Ah oui, j’oubliais.

        Les évangéliques ont-ils le droit de faire ça? Si ils avaient la vraie foi, oui, mais comme ils ne l’ont pas non.

        Faut-il brûler ceux qui lisent des mauvaises traduction de la Bible? Non.

      • Daniel PIGNARD
        6 février 2015

        Pensez-vous que dans Apo 3, l’église de Laodicée et l’église de Philadelphie soient la même église catholique ? La première se fait sérieusement taper sur les doigts tandis que la seconde ne reçoit que louanges. Est-ce que l’église de Laodicée a la vraie foi ? Je parle de ceux qui seront vomis de la bouche du Seigneur. Le Seigneur marche au milieu des sept églises et il n’est pas concevable que ce soit la même église dans ces 7 noms. Les évangéliques ont donc aussi leur place dans ce qu’on appelle la chrétienté.

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  11. Robert Martin
    15 octobre 2015

    Demander a qui conte qui aurais 80 ans et plus AJD de vous dire si la lecture de la bible était interdite. Il vous diront cathégoriquement que oui !! L’église interdissait bel et bien la lecture de la bible, et ce jusqu’a récemment !!

    • Ressources Catholiques
      16 octobre 2015

      Il est vrai que la lecture de la Bible était très encadrée et pouvait circonstancielle ment être interdite à la lecture directe des laïcs. Cela n’a rien de choquant: la Bible est un livre d’une invraisemblable profondeur et il est difficile de la comprendre intégralement (il n’y a qu’à voir les idioties que sortent sans arrêt les gens non instruits qui se lancent dans cette aventures). D’ailleurs, la Bible n’a pas été faite pour ça: elle a été écrite pour être connu d’érudits et ensuite enseignée au peuple par eux…

      Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans.

      • Thémistoclès
        20 janvier 2016

        « la Bible … a été écrite pour être connue d’érudits et ensuite enseignée au peuple par eux… »
        Faut-il en conclure que les foules qui suivaient Christ étaient constituées principalement d’érudits ?
        De deux choses l’une : sa parole est destinée à tous, ou bien elle est destinée à des intermédiaires que sans doute « la grâce » rend capable de comprendre et d’expliquer les mystères.

      • Ressources Catholiques
        21 janvier 2016

        La Sainte Écriture doit être connue de tous, mais sa lecture est extrêmement délicate. Il est nécessaire d’avoir des prédicateurs autorisés pour l’appréhender. Comme je le disais au début de cet article, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament: saint Pierre dit déjà a son époque que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions: « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Ecritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16). De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il oui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas: « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit :  » Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte.  » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe :  » Avance, et tiens-toi près de ce char.  » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit :  » Comprends-tu bien ce que tu lis ?  » Celui-ci répondit :  » Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ?  » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. » (Actes VIII, 26-31)

        Quant à la foule qui suivait le Christ, il faut savoir qu’à l’époque, tout le peuple connaissait l’Écriture Sainte (grâce a la prédication des prêtres justement) et donc tout le monde savais ce qu’il y avait à savoir, sans pour auteur avoir eux-même lu la Bible.

  12. Thémistoclès
    11 janvier 2016

    Je souhaiterais connaitre la logique qui conduit à dire qu’un ensemble de personnes est satanique ?
    Citer Satan et en reconnaitre l’existence -comme les Evangiles le font- ne semble pas être Satanique.
    Et surtout : les Satanistes ne sont-ils pas des êtres fortement animés par le sexe au point de pratiquer, la pédophilie, les assassinats sexuels d’enfants ou d’adultes etc. C’est tout le contraire des cathares qui apparemment refusaient la procréation.
    Cela pose question.

    • Ressources Catholiques
      21 janvier 2016

      Bonsoir, il ne fait pas entendre ici « satanique » comme adorateur conscient de satan, mais comme faisaient les œuvres du diable. Nous publierons certainement un article là dessus bientôt. Le respect de la procréation est satanique. Pareil pour le suicide qu’il le semble qu’ils préconisaient. Il étaient de plus les terres prises de leur époque; ainsi que des destructeurs de la société.

      • Azarty
        11 mai 2016

        Bonjour Nicolas,

        Dans les études qui ont été faites de la Bible, y entrevoit-on une distinction entre les âmes non-consciente d’être satanique et celles qui font allégeances à Satan par le biais de l’église Satanique ou d’autres rituels moins officieux mais tout autant explicites?

      • Ressources Catholiques
        11 mai 2016

        Bonsoir Azarty,

        Toute âme qui pèche se met au service au mois momentanée de satan… Après il y a des âmes habituellement consacrées à satan. Par exemple les sorciers animistes, mais ceux là n’en sont pas conscients. En revanche, ceux qui pratiquent les rituelles satanistes le sont. Je ne sais pas si ça répond à votre question ?

        Nicolas.

      • Azarty
        16 mai 2016

        Merci Nicolas, cela y répond.
        Je vous souhaite une bonne Pentecôte.

        Elie

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  14. Azarty
    9 mai 2016

    Peut importe la réécriture que vous faite de votre propre histoire, ma grand-mère n’avait pas accès à la Bible quand elle était jeune. Seul le personnel ecclésiastique avait le droit de lecture sur cet ouvrage sacré, propriété de personne sinon des prophètes.

    • Ressources Catholiques
      10 mai 2016

      Bonjour Azarty,

      Vous avez du mal lire notre article. L’Église n’a jamais interdit par principe de lire la Bible, au contraire. Il a en revanche pu lui arriver très légitimement d’en limiter voir d’en interdire l’accès car la lecture de la Bible en dehors du contrôle de « savants » est extrêmement dangereuse. En effet, la compréhension de la Bible suppose des connaissances en histoire, en géographie, en théologie, souvent en langues anciennes que la plus part des gens n’ont pas. Et il suffit de voir la catastrophe de l’orgueil de la foule de ceux qui aujourd’hui lisent la Bible en croyant tout savoir mais qui commettent erreur sur erreur, voir des contre-vérité.

      Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament: saint Pierre dit déjà a son époque que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions: « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16). De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il lui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas: « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : « Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte. » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Avance, et tiens-toi près de ce char. » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit : » Comprends-tu bien ce que tu lis ? » Celui-ci répondit : » Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. » (Actes VIII, 26-31). Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise (auquel cas ce n’était plus la Parole de Dieu mais des paroles d’homme) ou si le texte n’était pas annoté. En effet, la Bible est un livre recelant de nombreuses subtilités et il n’est pas toujours facile de la comprendre. Il est remarqué que la Bible livrée « toute crue » entre les mains de n’importe qui sans autres explications causait plus de mal que de bien ; nous le voyons par l’infinie série de dénominations protestantes ainsi que par les nombreuses catastrophes et dérives (anarchie, révoltes, meurtres, pillages) causées par « la Bible seule ». Il est donc arrivé que pour des motifs graves, l’Eglise interdise de lire la Bible de manière extrêmement limitée dans le temps, dans l’espace et pour éviter des maux plus grands. Cependant, nous verrons aussi que cette ‘interdiction’ ne fut jamais absolue ni d’application large et que la doctrine ainsi que la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée.

      Nicolas.

      • Azarty
        10 mai 2016

        Bonjour Nicolas,

        Merci pour cette réponse très fournie en information. Je ressens d’autant plus un parallèle avec l’actualité quand on voit les maux que la lecture de textes sacrés par de sombres personnes engendre. Je vous l’accorde, j’ai jugé l’interdiction de lecture de la Bible de ma grand-mère paroissienne avec un œil récent, affectif et surtout très loin de l’expertise théologique et historique de votre réponse. Merci pour vos efforts de vérité historique sur le Christianisme.

        Elie

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  16. Jesse
    17 octobre 2016

    Concile de Toulouse :
    « Nous interdisons que les laïcs soient autorisés à avoir les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament; à moins que quelqu’un avec motifs de dévotion veuille avoir le Psautier ou le Bréviaire ou les heures de la Vierge; mais nous interdisons plus strictement la possession de toute traduction de ces livres. »
    (Edward Peters. Heresy and Authority in Medieval Europe, Council of Toulouse, 1229, Canon 14, p 195.)

    Councile de Tarragona 1234: “Nul ne peut posséder les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament dans la langue romane, et si quelqu’un les possède, il doit les remettre à l’évêque local dans les huit jours après la promulgation de ce décret, de sorte qu’ils peuvent être brûlés …”

    Councile de Constance 1415 C.E.: Par le décret du Conseil, les os de Wycliffe ont été exhumés et brûlés publiquement et les cendres ont été jetées dans la rivière Swift.

    Et enfin l’exécution de William Tyndale en 1536 C.E pour avoir traduit la bible.
    « on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. »

    Conclusion : vous êtes un menteur.

    « Dehors […] quiconque aime et pratique le mensonge! » – Apocalypse 22.15

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      La seule conclusion à tirer est que vous n’avez pas lu ce que j’ai écris !

      En effet, j’ai dis qu’il était arriver à l’Église d’interdire la possession de la Bible dans des circonstances de temps et de lieu. Et ce pour des motifs légitimes: éviter que le « lecteur de base » qui n’a pas les connaissances pour la comprendre réellement n’en torde pas le sens pour sa perdition (cf. II Pierre III, 15, 16)

      Mais pour comprendre cela, il faut sortit de la vision totalement erronée se la Bible que beaucoup se gens ont aujourd’hui. C’est que j’expliquerai dans ma réponse à votre commentaire suivant plus tard dans la journée.

  17. Jesse
    18 octobre 2016

    Première partie :

    « Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de

    l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint

    l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites.  »

    Comparaison ridicule et trompeuse.
    La Torah était lue publiquement chaque Sabat, et l’entière Torah sur l’espace d’un à trois ans –

    http://www.jewishencyclopedia.com/articles/14508-triennial-cycle

    En comparaison avec la lecture de quelques versets choisis en latin, question de faire sûr de dissimuler la plus grande partie des

    écritures aux fidèles pour les garder bien ignorant et dociles.

    « les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions »
    Il ne faudrait surtout pas que les gens puissent lire toutes les écritures condamnant les pratiques de l’église catholique, dont une

    petite partie a été mise au jour entre autres par Luther.

    Et étant les principaux tordeurs de sens de l’écriture, ils ont entraînés des millions de gens à adorer des idoles, à adorer Marie, à prier les « saints » à enseigner que Jésus n’est pas l’unique chemin vers Dieu, etc.

    Par ailleurs l’argumentaire est invalide puisqu’il fait ici référence à des versets de la bible, qui n’auraient pas été accessibles

    à l’époque.

    « Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise »

    Incapable de citer un seul exemple, étant donné que c’est un mensonge, et les auteurs de traductions légitimes ont été assassinés par l’église catholique.

    « la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée. »

    Le ridicule ne tue pas…. Il suffit de reculer de 100 ans et on voit déjà ce mensonge tomber à l’eau. L’église catholique a t’elle déjà distribué des bibles ? Peut être en Latin, pour éviter qu’on puisse les lire.

    « les Albigeois, qu’on appelle aussi les cathares étaient des hérétiques serviteurs de satan […] cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. »

    Quel sorte de faux « chrétien » méprisable pourrait supporter un tel génocide ? L’auteur de ce blog apparement.
    L’église catholique sous le Pape Innocent III a assassiné et brûlé vif des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants, pour la principale raison qu’ils voulaient lire la bible et refusaient l’autorité du Pape.

    De quelle autorité un chrétien suivant les enseignements de Jésus peut-il tuer une personne, peu importe ses « crimes » ?

    « ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne » – Hébreux 11:37

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Reprenons point par point:

      1) la comparaison avec l’Ancienne Alliance: ce que vous dites sur la lecture de la Torah est entièrement vrai. Mais je ne vois pas en quoi ça remet en cause ce que j’ai dis, à savoir que « chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ézéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. »

      Tout au long du Moyen-Âge, la l’heure de la Bible aux fidèles était évidemment faite en latin ET en langues vernaculaire. Preuve en est qu’au temps de Luther il existait les catholiques avaient déjà publié quatorze traductions de toute la Bible dans la Haute-Allemagne, à Augsbourg, Bâle, Strasbourg, Nuremberg et cinq dans la Basse-Allemagne, à Cologne, Delft, Halberstadt et Lübeck. Pendant cette même période de temps, ils avaient publié cent cinquante-six éditions latines et six éditions hébraïques de la Bible, sans compter les traductions complètes: onze en italien, dix en français, deux en bohémien, une en flamand et une en russe (alors même qu’il y avait très peu de catholiques en Russie à cause du schisme de 1054, ce qui prouve le souci de l’Église déjà à l’époque de donner a lire à ses enfants la Paroles de Dieu dans leur langue). En ce qui concerne la Bible de Cologne, la préface conta eut le passage suivant: « Tout chrétien doit lire la Bible avec respect et dévotion. Les gens instruits doivent se servir de la traduction latine de saint-Jérôme, mais les personnes illettrées, les hommes simples (ecclésiastiques ou laïques) et particulièrement les moines et les religieux doivent se servir de la présente Bible en traduction allemande, pour se préserver des flèches de l’ennemi infernal » (Préface de l’édition de la Bible de Cologne, 1470-1480, inHistoire partiale, Histoire vraie, Jean Guiraud, professeur d’histoire à l’université de Besançon, Tome II, p.315). Et la première Bible imprimée, celle de Guttenberg contenait: « Dieu souffre parce qu’une grande multitude ne peut être atteinte par la parole sacrée. La vérité est captive dans un petit nombre de manuscrits qui renferment des trésors. Brisons le sceau qui les lie, donnons des ailes à la vérité, qu’elle ne soit plus manuscrite à grands frais par des mains qui se fatiguent, mais qu’ils volent multipliés par une machine infatigable et qu’ils atteignent tous les hommes ». Et c’est ainsi que le premier livre imprimé de toute l’Histoire fut la Sainte Bible sous les applaudissements de l’Église! En 1513 (soit quatre ans avant le début de la révolte de Luther), paraît livre allemand de piété intitulé La Porte du Ciel, il enseigne qu’« on doit s’exciter à lire avec humilité et dévotion les Saintes Écritures, les Bibles qui sont maintenant traduites et imprimées en langue allemande et partout répandues en grand nombre[…] qu’on peut acheter pour peu d’argent. »

      La Bible ne peut être lu comme un roman ou comme un magazine. C’est une libre de une extrême profondeur, d’une extrême complexité et d’une extrême technicité ! Pour la comprendre réellement, il faut avoir de très fortes connaissances en histoire, en langues anciennes, en mentalités juive et grecque, en philosophie, il faut savoir mettre en connexion des versets qui sont parfois a des centaines de pages les uns des autres, connaître le sens allégorique de un grand nombre de choses etc. Un « lecteur de base » même contemporain et instruit en est incapable, c’est pourquoi il est indispensable que la Bible soit enseignée par une classe de lévites dont c’est la spécialité. Votre proposition de « distribuer des Bibles » n’a aucun sens pour les raisons que je viens de donner et c’est la raison pour laquelle le clergé de l’Ancienne Alliance ne laissait pas le peuple lire et interpréter la Bible comme il l’entendait. Et nous en avons une preuve aujourd’hui: il y a des millions de chrétiens qui lisent la Bible tout seuls, et on se retrouve avec des millions de religions différentes, ça prouve que ce n’est pas la vérité, sinon il diraient tous la même chose… Et ça va très loin depuis les Témoins de Jéhovah qui nient la divinité de Jésus-Christ et la Trinité, jusqu’à Luther qui croyait toujours en la Présence Réelle. Allons, ce n’est pas sérieux… Et puis il y a des protestants qui sont revenus à l’Église catholique par la seule lecture de la Bible (lisez « Rome sweet Home » de Scott et Kimberly HAHN). L’idée de “ distribuer des Bibles comme des petits pains » est née au XIXème siècle avec les sociétés biblique anglo-saxonnes, même Luther n’a jamais voulu faire ça…

      Une autre preuves: vous parlez de la foi catholique sans rien y connaître. Vous parlez d’ « adorer des idoles, à adorer Marie, à prier les « saints » à enseigner que Jésus n’est pas l’unique chemin vers Dieu, etc. ». L’Église catholique n’a jamais rien dit de ça, je vous invité consulter ces deux dossiers:

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/11/le-culte-des-saints-est-conforme-a-la-bible/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/10/le-culte-de-marie-est-beni-par-dieu/

      Il faut aussi rappeler plusieurs éléments historiques en ce qui concerne la Bible en latin du temps de Luther. En effet, la quasi-totalité de ceux qui à son époque étaient en mesure de lire la Bible correctement parlaient aussi le latin. Rappelons la langue officielle des actes de l’État français était le latin et n’est devenue la français qu’à partir de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Par ailleurs, jusque tard au XIXème siècle, en France, l’épreuve de philosophie du baccalauréat (que très peu de gens passaient) se faisait à l’oral et en latin, et tous les juges et avocats devaient maîtriser la latin et connaître parfaitement toutes les branches du droit romain ancien. Dans la même veine que la Bible: les pères de l’Église, écrits en grec et en latin n’ont été traduits dans les langues vernaculaires qu’à partir du milieu du XIXème siècle et par des catholiques. Les protestants dont beaucoup reconnaissent les Pères de l’Église et qui étaient déjà là depuis 350 ne l’avaient pas fait. Preuve que le lien entre la maîtrise du latin et les connaissances nécessaires pour lire des textes anciens n’est ni arbitraire ni une position strictement catholique…

      Quand je dis: « Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise »
      Vous répondez: « Incapable de citer un seul exemple, étant donné que c’est un mensonge, et les auteurs de traductions légitimes ont été assassinés par l’église catholique. »

      Faux, lisez le dernier chapitre du deuxième tome du deuxième livres disponibles dans ce lien: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2016/06/13/reponses-aux-objections-historiques-contre-la-primaute-et-linfaillibilite-du-pape-1/

      Quand je dis: « la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée. »

      Vous répondez: « Le ridicule ne tue pas…. Il suffit de reculer de 100 ans et on voit déjà ce mensonge tomber à l’eau. »

      C’est vrai: comme je l’ai déjà dis et expliqué: il est souvent arriver que l’Église n’autorise pas le fidèle de base à lire la Bible pour éviter de tomber dans l’anarchie et les erreurs. C’est légitime. Les hébreux de l’Ancienne Alliance le faisait déjà.

      La répression du catharisme ne fut en aucun cas un génocide (déjà parce que les cathares n’étaient pas plus de 10% du Languedoc. Consultez ce dossier: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/24/pour-en-finir-avec-les-cathares/

      Les cathares éteint des assassins, des terroristes et des destructeurs de la société. La pape Innocent III et les ordres religieux firent tous ce qu’ils purent pour convertir ces malheureux, mais devant leur échec et le danger social que représentaient les cathares, il ont du laisser le roi de France abattre sa répression fort légitime. Je précise qu’aucun enfant ne fut jamais brûler.

      La peine de mort est légitime. Rappelez-vous du Christ qui dit: « Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât au cou la meule qu’un âne tourne, et qu’on le précipitât au fond de la mer. » (Matthieu XVIII, 6)

      Rappelez-vous l’Ancien Testament où Dieu ordonne de mettre à mort celui qui ne se plie pas au jugement du grand prêtre: « Adressez-vous aux prêtres de la race de Lévi, et à celui qui [enqualité de grand prêtre] aura été établi en ce temps-là le Juge du peuple. Vous les consulterez, et ils vous découvriront la vérité […] et vous suivrez leur avis, sans vous détourner ni à droite ni à gauche. Mais celui qui, s’enflant d’orgueil, ne voudra point obéir, au commandement du pontife sera puni de mort » (Deutéronome XVII, 12). Le prophète Élie égorgea de ses propres mains les prêtres de Baal (I Rois XVIII, 40). Or Élie est le plus grand des prophètes, puisqu’il fut spécialement honoré par Jésus lors de la Transfiguration. Le successeur d’Élie, Elisée sacra Jéhu. Le roi Jéhu fit massacrer tous les fidèles de Baal, démolit l’autel et « ils démolirent aussi le temple de Baal et en firent un cloaque, ce qu’il est resté jusqu’à maintenant » (II Rois X, 27). Ce cloaque à côté de Jérusalem s’appelle la Géhenne… Rappelez-vous enfin des innombrables fois où Dieu ordonne de faire à la guerre à tel peuple ou de mettre à mort tel individus… Même dans le Nouveau Testament, Dieu tue de menteurs: Actes V, 3-11.

      Enfin, vous parlez sans cesse de la Bible, mais sachez que c’est l’Église catholique qui vous en a donné le canon: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

      • Jesse
        18 octobre 2016

        « Enfin, vous parlez sans cesse de la Bible, mais sachez que c’est l’Église catholique qui vous en a donné le canon »

        Faux, les livres de l’ancien testament étaient déjà compilés dans la Vulgate bien avant l’église catholique, et les livres du nouveau testament étaient tous référencés par Irénée au 2e siècle, bien avant que l’église catholique obtienne le pouvoir politique et soit dirigée par des papes.

        « Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
        et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » – Luc 4.5

        Cette déclaration du diable n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, quand on voit tout le pouvoir terrestre qu’on obtenu les Papes dans l’histoire.

        La peine de mort est appliquée par l’état. Est-ce que Jésus a déjà tué quelqu’un ? Les chrétiens sont supposés être des disciples de Jésus. Aucun de ces Papes ne pourra éviter l’enfer en clamant l’ignorance.

        Par ailleurs, dire qu’aucun enfant n’a été massacré par l’église sous Innocent III c’est prendre les gens pour des imbéciles, leur sang est sur vos mains.

        Les Cathares et les Vaudois agissaient de manière bien plus proche de Jésus qu’aucun membre du clergé catholique. Le diable et ses serviteurs à qui il a donné le pouvoir terrestre, les Papes, ont simplement égorgé des gens dont le monde n’était pas digne.

      • Jesse
        18 octobre 2016

        *la Septante, non pas la Vulgate.

      • Ressources Catholiques
        18 octobre 2016

        Quand je parlais du canon, je ne parlais que du canon du Nouveau Testament, c’est vrai que j’aurais du me préciser. Irénée n’a pas établit de canon au sens propre. Il n’y fait que mentionner des oeuvres. Par ailleurs il y en a qu’il ne mentionne pas (comme Philémon) et d’autres qui ne font pas partie du canton actuel (comme le Pasteur d’Hermas). À l’époque d’Eusèbe de Césarée (vers 265-vers 340): http://didascale.com/eusebe-de-cesaree-canon-nouveau-testament/

        Consultez aussi ce dossier: http://mj-lagrange.org/wp-content/uploads/2016/04/Canon-du-Nouveau-Testament-LA-FORMATION-DU-CANON-DU-NT.pdf

        Et si vous vous appuyez sur Irénée,  alors vous devez être catholique comme lui: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/07/08/la-doctrine-de-saint-irenee-de-lyon/

        Quant à la Vulgate à laquelle vous faites référence, vous devriez savoir qu’elle est la traduction faites par le 100% catholique saint Jérôme à la demande du 100% catholique Pape saint Damase. Cet argument est donc un échec. 

        L’Église catholique a toujours été dirigée par le Pape de Rome contrairement à ce que vous dites: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/01/29/de-quand-date-leglise-catholique/

        L’Église catholique n’a jamais eu le pouvoir politique. Ça lui est arrivé d’oeuvrer avec les États ou les influencer. Mais d’une manière générale, l’Église et les États furent en conflits aux issues défavorables à l’Église. Le premier empereur à avoir été en désaccord avec le Pape est Constantin lui-même qui refusa les conclusions du concile et se fit baptiser arien sur son lit de mort. Ou encore l’empereur Constance II, protecteur des ariens qui, entre autre choses, chassa nombre d’évêques catholiques de leurs sièges pour les remplacer par des hérétique afin de complaire à Eusèbe de Nicomédie et chassa le Pape Libère de Rome pour les mêmes raisons. L’empereur Julien l’Apostat retourna au paganisme et persécuta l’Église. Plus tard, après que l’empire romain d’Occident se soit effondré, l’empire d’Orient entreprit de reconquérir les provinces perdues; elle annexa l’Italie centrale (donc Rome) dans le cadre de l’exarchat de Ravenne (qui allait plus tard devenir les États pontificaux après la conquête de Pépin le Bref). Entre temps, les Papes saint Silvère (mort en 537) et saint Martin Ier (vers 600-655) connurent le martyrs par les empereurs hérétiques (monophysites) de Constantinople. Tout ça pour dire que la soumission des Papes au pouvoir impérial n’est ni plus ni moins qu’une blague. On pourrait encore parler du Pape Pascal II emprisonné par le roi d’Angleterre ou du Pape Boniface VIII qui dut victime d’une tentative d’enlèvement par le roi de France…

        Innocent III n’a fait brûler aucun enfant. C’est un fait. Ceux qui ont inventé cette théorie sont des menteurs. Voyez ces deux documents:

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/23/pour-en-finir-avec-linquisition/

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/24/pour-en-finir-avec-les-cathares/

        Je rappelle que la peine de mort est légitime. Et que les cathares étaient des dégénérés qui pensaient que le monde physique était une création du diable, que le diable était un être égal à Dieu, ils étaient contre le mariage et la procréation etc.

  18. kong
    18 octobre 2016

    Ils (les cathares)ont donc été massacrés pour leur convictions religieuses!
    Dites moi, connaissez vous cette phrase :
    22 juillet 1209 Massacre de Béziers par la Croisade catholique : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens »

  19. michel
    18 octobre 2016

    copier collé

    L’église Catholique D’Ariège Demande Pardon Pour Montségur | Le …
    france3-regions.blog.francetvinfo.fr/…/leglise-catholique-dariege-demande-pardon-p…
    20 sept. 2016 – L’idée de demander pardon est née à ce moment-là, notamment lors … les 225 cathares ont péri le 16 mars 1244 sur le bûcher de l’Inquisition.

    L’Eglise demande pardon pour les Cathares- Alvinet
    http://www.alvinet.com/similaires/l-39-eglise-demande-pardon-cathares/34776236
    Vidéo : L’Église d’Ariège demande pardon pour le massacre des Cathares … Régions : Languedoc-Roussillon : Lot-et-Garonne … atrocités de l’Inquisition, l’Église d’Ariège a demandé pardon, dimanche, pour le massacre des cathares. … mardi 11 octobre, à l’occasion de la fête de son diocèse, une demande de pardon à…

    si ç n’a pas été vu…parution la semaine dernière 11 10 2016

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Oui je sais ça. Mais c’est ridicule. Ca vient d’un évêque qui n’a rien de catholique, comme beaucoup d’évêques aujourd’hui (c’est une longue histoire). Il fait ça car il ne connaît pas la vérité sur les cathares, voilà tout.

  20. kong
    18 octobre 2016

    Vous êtes donc pour la peine de mort?
    Question: pourquoi le Seigneur Jésus-Christ n’a pas fait mourir l’apôtre Paul?

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Oui, je suis pour la peine de mort. Comme Dieu qui la ordonné à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament et en tuant les époux menteurs Ananias et Saphira: Actes V, 3-11.

      Pourquoi le Christ n’a-t-il pas fait mourir saint Paul ? Parce qu’Il avait de plus grand projets pour lui. Et puis à ce rythma là, je pourrai aussi bien vous demander pourquoi Dieu a fait mourir Ananias et Saphira alors que leur faute était bien moindre que celle de Paul…

  21. kong
    18 octobre 2016

    Mais c’est quand-même dit: l’église catholique demande pardon; même si cela vient d’un évêque.

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      C’est évêque est un hérétique, c’est tout. Ce n’est pas le premier et ce ne sera certainement malheureusement pas le dernier.

  22. kong
    18 octobre 2016

    Alors si cela vient d’un évêque comme vous dites; pourquoi l’église catholique officielle ne s’insurge pas pour dire qu’elle ne reconnait pas ce qu’on lui reproche

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Parce que l’Eglise officielle est rongée par des apostats qui pensent comme lui. Et ceux qui restent fidèles sont complétement muselés. Lisez « L’Eglise occupée » de Jacques PLONCARD d’ASSAC.

  23. kong
    18 octobre 2016

    Pour les cathares, vous êtes entrain de me dire que c’Dieu qui a ordonné leur massacre?

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Dieu n’a pas ordonné ce massacre. D’ailleurs ce n’est pas approprié de parler de « massacre » surtout en sous-entendant que ça aurait été à sens unique. Ce fut une guerre rangée avec des armées des deux côtés, des morts nombreux des deux côtés et des victimes civiles des deux côtés. Dieu ordonne parfois la guerre et la peine de mort contre ses ennemis, relisez l’Ancien Testament. Ainsi, Dieu a permis cette guerre comme un mal nécessaire pour un plus grand bien. Il ne le voulait pas mais les cathares ont cherché ce qu’il leur est arrivé.

      J’ai supprimé le long commentaire que vous aviez reposté ici. En effet, j’ai le temps de répondre mais seulement pour des petits commentaires…

  24. kong
    18 octobre 2016

    Pour mon commentaire supprimé, vous avez promis de me répondre; n’est-ce pas?

    • Ressources Catholiques
      19 octobre 2016

      Oui.

  25. kong
    18 octobre 2016

    [[Parce que l’Eglise officielle est rongée par des apostats qui pensent comme lui. Et ceux qui restent fidèles sont complétement muselés.]]

    La bible dit qu’un peu de levain fait lever la pâte. Seriez-vous entrain de reconnaître que l’église catholique est apostate? Si les fidèles sont muselés; alors qui dirige l’église catholique aujourd’hui? Au plus haut niveau, c’est le pape; il ne s’est jamais insurgé contre cette reconnaissance et demande de pardon initiées par cet évêque. Je ne l’ai jamais entendu dire: je ne reconnais pas ce qu’on nous reproche. Autrement dit , l’apostasie est au plus haut niveau dans l’église catholique alors?

    • Ressources Catholiques
      19 octobre 2016

      Le Pape doit composer avec un grand nombre d’évêques apostats. Il est obligé de se taire pour limiter la casse interne à l’Église

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      Oui, un peu de levain faut lever la pâte, aussi, nous, le petit nombre de vrais catholiques qui restons, nous reconquérons de nouvelles parcelles de l’Église chaque jour. Ca prendra du temps mais nous arriverons à la victoire.

  26. kong
    19 octobre 2016

    Ce silence sur l’état de l’église catholique dure depuis combien de temps et cela va durer encore combien de temps? S’il se tait où conduit-il l’cette église? S’il se tait en quoi est il pape? Craint-il pour sa vie? Et de quelle casse parlez vous? Ne vaut-il pas mieux arriver au ciel manchot que tout entier en enfer? Qui ne dit mot consent: le pape participe aux péchés de ces évêques alors! Qu’ y a-t-il de si difficile qu’on ne puisse dénoncer? Ah, je vois: il faut laisser croître l’ivraie et le vrai et à la moisson on fera la distinction. C’est ça? Vous vous trompez lourdement car vous dites vous même que l’église est rongée. Un lépreux peut être habillé des vêtements les plus somptueux , ses plaies suinteront et la souillure se verra toujours à l’extérieur. Il faut d’abords soigner la lèpre avant de l’habiller….

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      Combien de temps cela va-t-il durer ? Jusqu’à ce que Dieu siffle la fin de la récréation, et ce jour là les hérétiques auront tres mal…

      Où le Pape conduit-il l’Église ? Vers sa fin même au milieu des tempêtes.

      Craint-il pour sa vie ? Peut être.

      La casse dont je parle ? Que des milliers d’évêques, prêtres et fidèles quittent le navire et que de futurs Papes ne puissent plus les corriger et en faire des instruments du redressement de l’Église.

      Ne vaut-il pas mieux arriver au ciel manchot que tout entier en enfer ? Certes, mais c’est aux apostats qu’il faut dire ça. Selon l’enseignement de l’Église, ses membres renégats (il y en a toujours eut dès le Nouveau Testament) vont en enfer.

    • kong
      20 octobre 2016

      Ce que vous faites, défendre bec et ongle votre communauté , est légitime.
      Mais vous couvrez d’habits somptueux un lépreux.
      Toute l’église catholique est atteinte de « lèpre » (apostasie): les évêques fidèles comme vous dites sont muselés et ce sont les apostats qui parlent et influencent par conséquent les grandes décisions et orientation.
      Le pape qui se fait se rend coupable du péché des autres. Il participe tacitement à leur hérésie. L’abomination de la désolation est dans l’église mais au plus haut niveau c’est moutus cousus. Il(le pape)ira aussi enfer comme tous les renégats, dans ces conditions.
      D’autre part que les évêques quittent le navire ne doit pas être une raison valable pour garder le silence. Jésus-Christ a dit à ceux qui étaient resté avec lui: « et vous, ne partez vous pas? » Alors plusieurs autres venaient de le quitter.

      • Ressources Catholiques
        20 octobre 2016

        Le Pape est infaillible lorsqu’il enseigne ex Cathedra, c’est ainsi que le dogme de l’infaillibilité pontificale fut défini en 1870 lors du concile Vatican I. C’est là la promesse du Christ, avec celle de l’indéfectibilité de l’Église. À certains moment du IVème sielce, 97% des évêques étaient tombés dans l’hérésie arienne et ne croyaient plus en la divinité de Jésus-Christ et ils persécutaient les vrais catholiques; et pourtant l’Égiise s’est complètement relevée. C’est ce qui se passera encore cette fois. Il est possible que le Pape aille en enfer, au Moyen-Âge ont fausaient des fresques du jugement dernier avec à la gauche du Christ, les damnés, parmis lesquels on peut reconnaître à leur tiare des individus comme étant des Papes…

  27. kong
    19 octobre 2016

    Avec des évêques apostats qui ont muselé les évêques fidèles comme vous dites; qu’est-ce que l’église catholique aujourd’hui, si ceux dont les apostats qui parlent et fidèles sont muselés?

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      L’Église est persécutée par des ennemis intérieurs. C’est dramatique. Mais il faut avoir de la bonne volonté et distinguer ce qui est vraie ont catholqueu de ce qui ne L’est pas.

  28. kong
    20 octobre 2016

    [[pourtant l’Égiise s’est complètement relevée.]]
    Comment s’est-elle relevée? En montant au créneau et en dénonçant cette hérésie. Elle ne s’est pas tue.

    • Ressources Catholiques
      21 octobre 2016

      Elle ne s’est pas tué à l’époque, et elle ne se fait pas aujourd’hui en tant que telle. À l’époque, les évêques réellement catholiques étaient chassés de leurs sièges comme ils le sont aujourd’hui et c’est peu à peu que la situation est revenue à la normale.

  29. kong
    20 octobre 2016

    Pour l’infaillibilite du pape ex-cathédrale. Vous avez trouvé un jocker. Mais j’ai bien peur que vous déchantiez au moment venu.

    • Ressources Catholiques
      21 octobre 2016

      Non, l’infaillibilité du Pape est uniquement. Ex cathedra, c’est ainsi que le dogme fut défini, renseignez-vous.

  30. Pingback: Un canular sur Jules III | +†+Yesus Kristus azu+†+

  31. Pascal
    8 décembre 2017

    Je viens de commencer à lire cette article et je n’irai pas plus loin : Dès le début, l’auteur dit que l’église Catholique n’a pas interdit de lire la Bible seul dans son coin !!! L’auteur explique que l’église catholique a seulement interdit de lire certaines traductions ou doctrines qui n’étaient pas conformes à la doctrine de l’église catholique !!! Là vous êtes dans le ridicule et vous continuez à prendre certaines personnes pour des imbéciles. Relisez le nouveau testament, la Parole, la vraie Parole et unique Parole, pas celle du concile vatican2 !!! Soyons des Béréens ! Actes 17.10-11 …

    • Ressources Catholiques
      9 décembre 2017

      La Sainte Bible n’est pas faite pour être lue « seul dans son coin » :

      « Ils lisaient distinctement dans le livre, dans la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens, et l’on comprenait ce qui était lu. » (Néhémie VIII, 8) : il faut donc qu’un enseignant nous donne l’interprétation authentique de l’Ecriture Sainte.

      « Or un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, (lui) dit :  » Lève-toi, et va, vers le milieu du jour, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte.  » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, eunuque, ministre de Candace, reine des Ethiopiens, et surintendant de tout son trésor, venu à Jérusalem pour adorer, s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe :  » Avance, et tiens-toi près de ce char.  » Philippe accourut, l’entendit qui lisait le prophète Isaïe, et dit :  » Comprends-tu bien ce que tu lis ?  » L’autre dit :  » Et comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? «  » (Actes VIII, 26-31) : c’est clair ! Et c’est encore plus clair lorsqu’on considère le fait que l’eunuque est  » ministre de Candace, reine des Ethiopiens, et surintendant de tout son trésor », il est donc loin d’être un ignorant ou un idiot !

      « aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre » (II Pierre I, 20)

      « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16)

      « Comment donc invoquera-t-on celui en qui on n’a pas encore cru ? Et comment croira-t-on en celui dont on n’a pas entendu parler ? Et comment en entendra-t-on parler s’il n’y a pas de prédicateur ? Et comment seront-ils prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Romains X, 14-15) : donc la foi ne vient pas de la lecture individuelle de la Bible, mais de la prédication de la vérité de prédicateurs qui ont été envoyés. Aussi il faut qu’il y ait une série ininterrompue de prédicateurs de la vérité depuis les apôtres, et qu’ils aient été soumis à une autorité. La seule Eglise qui y corresponde c’est l’Eglise catholique.

      Pour ce qui est des Béréens d’Actes XVII, 10-11, il faut lire tout le chapitre XVII pour comprendre. Il s’agit des juifs de Bérée à qui saint Paul prêche l’Evangile en leur montrant commet Jésus-Christ a réalisé les prophéties. Aussi ils vont vérifier dans l’Ecriture si les prophéties invoquées par saint Paul sont véridiques. Lisez le paragraphe en entier et vous verrez : c’est clair comme de l’eau de roche.

      De plus, c’est l’Eglise catholique qui a fixé le canon de l’Ecriture, donc si on ne reconnaît pas d’autorité infaillible à l’Eglise, on a pas de raison de croire au canon du Nouveau Testament : https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

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