+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Église a-t-elle interdit de lire la Bible ?

Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici. Voir également, la réfutation de toutes erreurs doctrinales des protestants et apparentés: ici

La propagande ennemie de l’Eglise affirme sans vergogne que l’Eglise Catholique Romaine aurait interdit à ses fidèles de lire le Bible en 1229 ; et certains affirment qu’elle ne leur aurait rendu ce droit qu’au concile Vatican II. Nous allons ici démolir ce mensonge.

Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament: saint Pierre dit déjà a son époque « qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre » (II Pierre I, 20) et que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les comprennent mal pour leur propres perditions: « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16). De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il lui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas: « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : « Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte. » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Avance, et tiens-toi près de ce char. » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit : » Comprends-tu bien ce que tu lis ? » Celui-ci répondit : » Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. » (Actes VIII, 26-31). Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise (auquel cas ce n’était plus la Parole de Dieu mais des paroles d’homme) ou si le texte n’était pas annoté. En effet, la Bible est un livre recelant de nombreuses subtilités et il n’est pas toujours facile de la comprendre. Il est remarqué que la Bible livrée « toute crue » entre les mains de n’importe qui sans autres explications causait plus de mal que de bien ; nous le voyons par l’infinie série de dénominations protestantes (voir cet article) ainsi que par les nombreuses catastrophes et dérives (anarchie, révoltes, meurtres, pillages) causées par « la Bible seule » (dont nous verrons quelques exemples). Il est donc arrivé que pour des motifs graves, l’Eglise interdise de lire la Bible de manière extrêmement limitée dans le temps, dans l’espace et pour éviter des maux plus grands. Cependant, nous verrons aussi que cette ‘interdiction’ ne fut jamais absolue ni d’application large et que la doctrine ainsi que la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée.

Faisons une chronologie des actes de l’Eglise catholique vis-à-vis de la Sainte Bible (les réfutations des mensonges anti-catholiques sont en rouge):

– 1229: la première affirmation est qu’en cette année « le concile de Valence a interdit aux laïcs la lecture de la Bible en l’inscrivant à l’Index des Livres Interdits. ». Cela contient déjà une erreur historique gravissime et une erreur géographique plus passable. L’erreur historique est que l’Index des Livres Interdits n’existait pas en 1229 et n’a été édité pour la première fois qu’en 1559, soit 330 ans après!! L’erreur géographique est qu’il ne s’agit pas d’un concile tenu à Valence mais à Toulouse. Mais l’Eglise a-t-elle interdit la lecture de la Bible aux fidèles à cette occasion ? La vérité est la suivante : l’accès à la Bible en langues vernaculaires (c’est-à-dire que ça ne concernait pas les traductions latines, grecques, ou les textes originaux) a été limitée aux laïcs par le Concile de Toulouse en raison de l’hérésie des Albigeois : les Albigeois, qu’on appelle aussi les cathares étaient des hérétiques serviteurs de satan et si les détracteurs de l’Eglise Catholique connaissaient réellement ce que ces derniers croyaient et pratiquaient, ils les accuseraient avec raison d’être des criminels. Pour connaitre ce qu’était le catharisme, cliquer ici. Les cathares tordaient le sens des Ecritures et en faisaient une prédication antichrist ; c’est pourquoi il fut interdit aux laïcs de lire la Bible en langue vernaculaire : c’était pour les protéger de l’horreur cathare. Il faut de plus souligner que cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. Guy LOBRICHIN écrit : « En temps normal, les autorités ecclésiastiques ne songent pas à limiter la diffusion de telles traductions, et les interdisent encore moins. Innocent III, dans une lettre fameuse à l’Église de Metz, ne s’en prend nullement aux traductions de la Bible, mais aux interprétations qui peuvent émaner des conventicules néfastes des hérétiques. Lorsque le Concile de Toulouse (1229) décrète l’interdiction formelle pour les laïcs de posséder des traductions en langues romanes, il émet une ordonnance de police, dans la foulée d’une répression active qui paraît limitée aux domaines du comte de Toulouse » (« Usages de la Bible », La Bible au Moyen Age, Éditions Picard, « Les médiévistes français », 2003, p. 43). Il ajoute : « Léonard E. Boyle a fait justice d’une opinion qui court encore les manuels d’histoire » (« Innocent III and Vernacular Versions of Scripture », dans The Bible in the Medieval World. Essays in Memory of B. Smalley, Oxford, Blackwell, 1995, p. 97-107).

– à partir de 1376: c’est l’«affaire Wycliff»: ce dernier enseigna des erreurs telles que le Salut sans les œuvres, la connaissance de la vérité par la «Bible seule» ou encore la négation de la Transsubstantiation. Il fit une traduction de la Bible en langue vernaculaire qui fut condamnée par l’Église et que cette dernière fit brûler; c’est donc un argument des anticatholiques pour dire que l’Église aurait interdit la lecture de la Bible. Elle fit cela car cette traduction était infidèle au vrai sens des Écritures Saintes et que ce dernier s’en servait pour répandre son poison. Voici une réfutation de ses trois erreurs mentionnées plus haut:

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/02/la-necessite-des-oeuvres/

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/07/preuve-de-la-presence-reelle/

– 1455: Guttenbeg, catholique, inventeur de l’imprimerie déclara avec le soutient de l’Eglise: « Dieu souffre parce qu’une grande multitude ne peut être atteinte par la parole sacrée. La vérité est captive dans un petit nombre de manuscrits qui renferment des trésors. Brisons le sceau qui les lie, donnons des ailes à la vérité, qu’elle ne soit plus manuscrite à grands frais par des mains qui se fatiguent, mais qu’ils volent multipliés par une machine infatigable et qu’ils atteignent tous les hommes ». Et c’est ainsi que le premier livre imprimé de toute l’Histoire fut la Sainte Bible sous les applaudissements de l’Église!

– fin du XVème siècle: avec l’approbation ecclésiastique, paraît une Bible, la Bible de Cologne, avec dans sa préface, d’écrite la chose suivante : « Tout chrétien doit lire la Bible avec respect et dévotion. Les gens instruits doivent se servir de la traduction latine de saint-Jérôme, mais les personnes illettrées, les hommes simples (ecclésiastiques ou laïques) et particulièrement les moines et les religieux doivent se servir de la présente Bible en traduction allemande, pour se préserver des flèches de l’ennemi infernal » (Préface de l’édition de la Bible de Cologne, 1470-1480, in Histoire partiale, Histoire vraie, Jean Guiraud, professeur d’histoire à l’université de Besançon, Tome II, p.315).

– 1513: cette année-là (soit quatre ans avant le début de la révolte de Luther), paraît livre allemand de piété intitulé La Porte du Ciel, il enseigne qu’« on doit s’exciter à lire avec humilité et dévotion les Saintes Écritures, les Bibles qui sont maintenant traduites et imprimées en langue allemande et partout répandues en grand nombre […] qu’on peut acheter pour peu d’argent. »

– 1522 et 1534: ce sont les dates où paraissent respectivement l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, traduits par Luther en langue allemande. Mais il serait malhonnête de dire qu’il aurait aurait été le premier à traduire la Bible du latin en langue vernaculaire, brisant ainsi un interdit, comme on le prétend souvent.

« Luther ne fut certainement pas le premier à traduire la Bible. Sa traduction du Nouveau Testament parut en 1522 et celle de l’Ancien Testament en 1534. Or de 1466 à 1522 les catholiques avaient déjà publié quatorze traductions de toute la Bible dans la Haute-Allemagne, à Augsbourg, Bâle, Strasbourg, Nuremberg et cinq dans la Basse-Allemagne, à Cologne, Delft, Halberstadt et Lübeck. Pendant cette même période de temps, ils avaient publié cent cinquante-six éditions latines et six éditions hébraïques de la Bible, sans compter les traductions complètes: onze en italien, dix en français, deux en bohémien, une en flamand et une en russe [alors même qu’il y avait très peu de catholiques en Russie à cause du schisme de 1054, ce qui prouve le souci de l’Église déjà à l’époque de donner a lire à ses enfants la Paroles de Dieu dans leur langue].

Les catholiques ont fait une forte opposition à la traduction de Luther, parce que, comme le dit Emser, il avait changé et tronqué sciemment le texte antique et vénérable reçu par toute l’Eglise chrétienne; de plus il l’avait accompagné de gloses et de préfaces remplies de propositions hérétiques; presque partout il avait interprété l’Ecriture dans le sens de sa doctrine de la foi sans les œuvres, là même où il n’est question ni de la foi ni des œuvres. Emser compta plus de quatorze cents passages qui avaient besoin de correction; un savant protestant Bunser en mentionne trois mille. Luther se moqua de l’Ecclésiaste, rejeta l’épître aux Hébreux et l’Apocalypse, omit les deux livres des Macchabées qui recommandent de prier pour les morts, appela l’épître de saint Jacques une épître de paille parce qu’elle contredit clairement la doctrine de la foi sans les œuvres, pervertir délibérément les épîtres de saint Paul. Dans l’épître aux Romaines, 3, 28 le texte porte: « Nous devons reconnaître que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. » Luther traduit: « Nous devons reconnaître que l’homme est justifié sans les œuvres de la loi, et seulement par la foi. » À ceux qui lui reprochaient une telle licence, il répondit: « Si votre papiste veut continuer son vain tapage à propos du mot seulement, je me contenterai de lui répondre: Le docteur Martin Luther veut qu’il en soit ainsi; il dit: papiste ou âne, c’est la même chose; je l’ai voulu ainsi, je le décide ainsi, ma volonté suffit, et fait loi, »

Nous comprenons facilement pourquoi la traduction de Luther fut condamnée dans le duché de Saxe, d’Autriche, dans la marche de Brandebourg, pourquoi aussi les savants catholiques lui opposèrent des traductions orthodoxes. » (Père Adrien MALO, OFM, La boîte aux Questions, Librairie de l’Action catholique, Québec, 1938, Réponse à la question: Luther ne fut-il par le premier à traduire la Bible en langue vulgaire? Pourquoi les catholiques d’alors ont-ils fait une opposition si forte à sa traduction? pages 79-80)

« Il [Luther] traduit la Bible. Non que ce travail n’ait jamais été fait avant lui. Uniquement pour les pays germaniques, on compte avant Luther, quatorze traductions en haut allemand et cinq en bas allemand et plus encore des Évangiles et des Psaumes . Tout le monde pouvait donc lire la Bible et cette lecture était même recommandée. (Comment aurait-il pu en être autrement puisque les livres de messe donnent presque tous les Évangiles et presque toutes les Épîtres, de nombreux Psaumes, et un grand nombre d’autres versets bibliques qui ont servi à la composition des offices.) »  (Marie CARRÉ, J’ai choisi l’unité, 5ème édition, chapitre II, pages 87-88, éditions du Chiré).

Luther a en fait traduit lui-même la Bible pour en falsifier le texte comme il sera expliqué plus bas (je vous invite d’ailleurs à ce sujet à lire dans ce même livre de Marie CARRÉ les quelques pages qui suivent celles que je vient d’indiquer).

Nous pouvons d’ailleurs noter que les trois exemples de facilitation de diffusion de la Bible par l’Eglise catholique (la Bible imprimée par Guttenberg avec le commentaire de ce dernier, la Bible de Cologne et le livre La Porte du Ciel) sont tous des « exemples allemands », ce qui discrédite encore un peu plus la théorie selon laquelle le saxon Luther aurait vu une telle interdiction.

– 1546: le Concile de Trente affirmait à nouveau l’importance de la Bible, et sa volonté de la propager ainsi que son désir de la protéger. L’Église s’inquiétait des adeptes d’hérésies nouvelles comme celle de Luther qui falsifiaient la Bible et la tronquaient de certains de ses livres. 

Luther a banni les livres deutérocaniniques de l’Ancien Testament car ces derniers contredisaient certaines de ses doctrines telles que la prière pour les défunts (Tb 12, 12 ; 2 M 12, 39-45 ; cf. 1 Co 15, 29), l’intercession des fidèles défunts (2 M 15, 14, cf. Ap 6, 9-10), l’intercession des anges (Tb 12, 12.15 ; cf. Ap 5, 8 ; 8, 3-4) et l’aumône pour l’expiation des péchés (Tb 12, 9 ; Cf. Pr 16, 6). Contrairement à ce que disent les protestants, les deutérocanoniques ne frent pas introduits par l’Eglise dans la Bible au concile de Trente, mais ils étaient reçus comme inspirés par les premiers chrétiens et ont été canoniquement approuvés en 382 au concile de Rome. Voir à ce sujet :

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/09/les-deuterocanoniques-ne-sont-pas-apocryphes/

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/06/20/canon-catholique-de-la-bible-preuve-et-origine/

http://cathobiblique.wordpress.com/2007/12/23/le-canon-de-la-bible/

http://cathobiblique.wordpress.com/2008/01/15/le-canon-de-la-bible-2eme-partie/

Ce retrait des livres deutérocanoniques est le plus connu et pratiquement le seul connu des changements apportés par Luther au canon biblique. Ce qui est beaucoup moins su, c’est qu’il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il fit encore d’autres coupes dans l’Ancien Testament: il considérait Job et Jonas comme de simples fables, le livre de l’Ecclésiaste comme incohérent et incomplet et il émit le souhait qu’Esther « n’existât point ».

Mais il amputa aussi le Nouveau Testament: il en a exclus l’Épître de Saint Jacques [il dit au sujet de cette Épître: « Je ne le considère pas comme l’écrit d’un Apôtre », car il croyait qu’ « il s’oppose catégoriquement à Saint-Paul et à tout le reste des Écritures, en attribuant la justification aux oeuvres » (Préface de l’épître de Jacques), de la même manière, dans d’autres écrits, il ajoute à ce rejet de Jacques en le traitant « d’épître de paille … car il n’y a rien de la nature des Évangiles en lui ». (Préface du Nouveau Testament)], l’Epître aux Hébreux, l’Epître de Jude, l’Apocalypse de Saint Jean, au sujet de laquelle il affirma : « je ne puis accepter que le Saint Esprit ait inspiré un tel livre » ou encore « Christ n’est ni enseigné ni connu à l’intérieur » et la seconde Epître de Saint Pierre. Luther retira ces livres des nouvelles éditions protestantes de la Bible (et les plaça à la fin de sa traduction, comme des Apocryphes du Nouveau Testament); les luthériens les y ré-insérèrent par la suite.

Luther exprima tout ce qu’il avait sur le cœur quant au canon biblique dans les préfaces des livres (ainsi que dans leur agencement) de sa traduction allemande de la Bible en 1522.

Enfin, il falsifia le verset 28 du IIIème chapitre de l’Epître de saint Paul aux Romains, Luther ajouta le mot « seule » pour faire dire à l’apôtre que nous étions sauvés par la foi « seule » (c’est-à-dire sans les œuvres), ce qui n’est pas écrit dans la version originale du texte. Luther ne se défend même pas de cette falsification, il dira par la suite : « Je sais bien que cette parole, ‘seule’, ne se trouve pas dans le texte de saint Paul ; mais si un papiste vous importune à ce sujet, dites-lui sans hésiter: « Le docteur Martin Luther l’a ainsi voulu, et dit qu’un papiste et un âne sont la même chose. » Je ne suis pas l’écolier des papistes mais leur juge et il me plait de me pavaner devant leurs têtes d’ânes. Je regrette de n’avoir pas traduit : « sans œuvre de la loi«  par ces mots : « sans aucune œuvre de la loi« . » (Tom. III, édition de Jena, page. 141 et 144.), il ajoute ensuite : « Je suis fâché de n’y avoir pas encore ajouté d’autres paroles ; c’est pourquoi la parole ‘seule’ restera dans mon Nouveau-Testament, quand bien tous les papistes en devraient perdre l’esprit de dépit. »

Il a cependant reconnu que c’est de l’autorité catholique que nous tenons le canon de la Bible (sans en tirer les conséquences) :

 « Mais alors, dit Luther, niez aussi la Bible, car c’est du Pape que nous la tenons. Nous sommes bien obligés d’avouer, tout protestants que nous sommes, que dans le papisme il est des vérités de salut, oui, TOUTES les vérités du salut, et que c’est de lui que nous les tenons, car c’est dans le papisme que nous trouvons la vraie Ecriture sainte, le vrai baptême, le vrai Sacrement de l’autel, les vraies clefs qui remettent les péchés, la vraie prédication, le vrai catéchisme, les vrais articles de foi. J’ajoute, en outre, que dans le papisme se trouve le VRAI CHRISTIANISME. » (Martin Luther au Colloque de Marbourg, 1529, cité in Luther, Oeuvres, édition protestante d’Iéna, p. 408-409.)

Face à ces ‘dérapages’, l’Église combattit cette volonté des schismatiques de falsifier l’Écriture, de la tronquer, ou encore d’y ajouter des commentaires qui trompaient les gens sur son interprétation au gré de leurs doctrines nouvelles. Rappelons aussi que la majeure partie des gens ne savaient ni lire ni écrire. Il s’agissait d’un problème majeur dans la distribution de la Bible. Les fondamentalistes imaginent-ils qu’au temps du Christ comme aujourd’hui, les premiers chrétiens possédaient tous et toutes une version de la Bible sous le bras qu’ils s’étaient procurés à la librairie chrétienne du temps ? Il est important de prendre conscience que les copies des Écritures Saintes étaient rares et coûteuses; qu’elles étaient répliquées par des copistes qui mettaient un temps incalculable à le faire. C’est pourquoi, il est aisé de comprendre que, dans cette société pré-industrielle, le lieu depuis toujours où la Bible était lue et transmise principalement en contournant ces barrières, c’était à l’église. Les églises elles-mêmes avec leurs vitraux et leurs représentations était un livre imagé sur la Bible pour le peuple qui ne comprenant pas la lettre, reçoivent une instruction orale et la synthétisait ainsi par l’image. Malgré tous ces désavantages, la Bible circulait et était lue dans les églises. Voici un extrait du décret du 8 avril 1546 du Concile de Trente: « Le même Saint Concile, considérant qu’il ne sera pas d’une petite utilité à l’Église de Dieu, de faire connaître entre toutes les Éditions Latines des saints Livres qui se débitent aujourd’hui, quelle est celle qui doit être tenue pour authentique, déclare et ordonne, que cette même Edition Ancienne et Vulgate, qui a déjà été approuvée dans l’Église par le long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les Disputes, les Prédications, les Explications, et les Leçons publiques, et que personne, sous quelque prétexte que se puisse être, n’ait assez de hardiesse, ou de témérité, pour la rejeter. »

– 1550: en cette année, trois cardinaux auraient écrit au pape Jules III nouvellement élu en lui indiquant de restreindre le plus possible la possibilité de lire la Bible en raison des soi-disant contradictions entre la Bible et la doctrine de Catholique, et comble de la preuve : ce document serait conservé par la Bibliothèque Nationale de France!

Voici un extrait de cette soi-disant lettre : « La lecture de l’Évangile ne doit être permise que le moins possible surtout en langue moderne et dans les pays soumis à votre autorité. Le très peu qui est lu généralement à la messe devrait suffire et il faudrait défendre à quiconque d’en lire plus. Tant que le peuple se contentera de ce peu, vos intérêts prospéreront, mais dès l’instant qu’on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir. Voilà le livre qui, plus qu’aucun autre, provoquera contre nous les rébellions, les tempêtes qui ont risqué de nous perdre. En effet, quiconque examine diligemment l’enseignement de la Bible et le compare à ce qui se passe dans nos Églises trouvera bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s’écartent souvent de celui de la Bible et, plus souvent encore, s’opposent à celle-ci. Si le peuple se rend compte de ceci, il nous provoquera jusqu’à ce que tout soit révélé et alors nous deviendrons l’objet de la dérision et de la haine universelle. Il est donc nécessaire que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple avec zèle, toutefois sans provoquer de tumulte » [Feuille Bibliothèque nationale 1089. Volume II. page 641-650 – références Fond Latin n°12558 – Année 1550]

A la réalité, ce document est une « œuvre » satirique d’un ancien évêque catholique du XVIème siècle passé à la Réforme. Ce document n’a donc pas été écrit par des cardinaux et n’a pas non plus été adressé au pape Jules III : ce document n’a rien d’authentique, et pour s’en persuader, il suffit d’écrire à la Bibliothèque Nationale de France. Henry a écrit deux articles que je vous conseille de lire : cet article et celui-ci.

Voici la réponse apportée par la Bibliothèque nationale de France à un courrier au sujet de cette lettre :

« Le texte que vous cherchez est une critique à caractère satirique de la papauté publiée en 1553 sous le titre de Consilium quorundam episcoporum Bononiae congregatorum quod de ratione stabilendae Romane ecclesiae Julio III P.M. datum est. Son auteur, Paolo Pietro Vergerio (1498-1565) évêque de Modrusch, puis de Capo d’Istria, qui passa ensuite à la Réforme vers 1549, y met en scène trois évêques conseillant le pape Jules III sur la manière de rétablir l’autorité pontificale. Parmi ces conseils, figurent l’introduction de nouvelles cérémonies fastueuses minutieusement décrites ainsi que de la destruction des Bibles traduites en langue vivante. Ce texte fait partie des nombreux opuscules publiés par Vergerio lors de la violente polémique qui l’opposa à la papauté après sa rupture avec l’Église catholique (voir l’étude de Friedrich Hubert(…) 1893). Il a ensuite été utilisé dans les nombreux débats opposant catholiques et protestants. C’est ainsi que des extraits plus ou moins altérés de la traduction française connus sous le titre de Lettre des trois évêques, ont été publiées » [BESSON Paul, in Consultation de trois évêques sur les moyens de soutenir l’Église romaine présentée au pape Jules III en 1553, Rouillac, 1884 (extrait du Témoin de la Vérité)]

Nous pourrions de plus noter qu’une telle consigne de la part de cardinaux serait absurde seulement quatre ans après la décision du concile de Trente que nous avons précédemment citée.

– 1582 :  publication du Nouveau Testament catholique dit de « Rheims-Douai » (du nom des deux villes dans les séminaires desquelles elle fut écrite) en langue anglaise ; annoté pour prémunir les lecteurs anglophones contre la déviation du sens de la Bible par leurs contradicteurs protestants. Traduit sur la Vulgate, mais avec une connaissance des textes originaux, accompagné de notes qui défendent la doctrine catholique, cette version est un texte de combat aussi bien que d’édification.

– 1609 : publication de l’Ancien Testament de cette même traduction.

– 1685: révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV: des milliers de Nouveaux Testaments et de Psautiers du même genre sont distribués à ceux qui abjurent le protestantisme à ce moment là.

– 1757: le Pape Benoît XIV donne la permission générale de lire la Bible en langue vulgaire, pourvu qu’elle soit assortie de notes orientant l’interprétation vers la Tradition catholique.

– XIXème siècle: les anti-Catholiques, soulignent le fait que les papes de ce siècle, en particulier Léon XII et Grégoire XVI ont condamnées les sociétés bibliques qui avaient pour but de répandre le plus possible la Bible dans la population.

C’est vrai, mais cette décision des papes fut salutaire et  Mgr de Ségur retranscrit dans son ouvrage intitulé Causeries sur le Protestantisme d’aujourd’hui (pour lire le livre : cliquer ici, pour l’acheter : cliquer ici) les propos du docteur Léo, protestant allemand que voici: « Le Pape a appelé les Sociétés Bibliques ‘des pestes’, et, pour ma part, si j’étais Pape et italien, j’en ferais bien autant. Ayons donc la bonne foi d’examiner un peu ce que les émissaires des Sociétés protestantes anglaises font dans les pays catholiques avec un manque d’égards et de pudeur qui ne connaît pas de bornes ; comment tous les moyens leur sont bons pour répandre la Bible ; comment ils la répandent sans le moindre jugement entre les mains des hommes les moins aptes à comprendre ; comment ils sèment des doctrines qui font entrer la confusion dans les esprits, qui blessent  la moralité, ébranlent l’autorité sociale et l’ordre ecclésiastique, et qui n’ont en résumé qu’une action révolutionnaire. Les Sociétés Bibliques, dans ces derniers temps, ont servis d’instrument aux auteurs des machinations exécrables qui ont bouleversés l’Italie. Le zèle protestant de l’Angleterre fraie en outre un chemin à la politique et au commerce anglais qui s’introduisent en Italie, la Bible à la main. La Bible est la peau de brebis sous laquelle se cache le loup. » Et Mgr de Ségur de conclure: «Voilà la question jugée par un docteur protestant : la Bible protestante n’est qu’une peau hypocrite dont s’affublent à la fois l’incrédulité et la révolution

Nous en revenons à ce que nous disions avec les cathares. Luther disait lui-même au sujet de la Bible: « Les efforts des docteurs de l’Eglise pour en pénétrer le sens, efforts souvent déçus, montrent assez combien les saintes Ecritures sont difficiles à comprendre. » ou encore « Approfondir le sens des Ecritures, dit Luther lui-même, est chose impossible; nous ne pouvons qu’en effleurer la superficie; en comprendre le sens serait merveille. Que les théologiens disent et fassent tout ce qu’ils voudront, pénétrer le mystère de la Parole divine sera toujours une entreprise au-dessus de notre intelligence. Ses sentences sont le souffle de l’Esprit de DIEU: donc elles défient l’intelligence de l’homme » (Voir Audin, Vie de Luther, t. II, p. 339.). Il en découlent la nécessité pour comprendre la Bible de l’autorité de l’Eglise et de la Tradition, comme nous le disions dans cet article. Nous écrivions d’ailleurs récemment (dans cet article) que toutes les catastrophes ayant existées dans le Christianisme sont nées d’interprétations fausses de la Bible.

– 1859: un prêtre, l’abbé Benjamin-Marcelin CONSTANT écrit un livre en 2 tomes intitulé L’histoire et l’infaillibilité des Papes. Il consacre le dernier chapitre du tome 2 à reprendre et à réfuter chacune des accusations d’avoir interdit de traduire la Bible en langue vernaculaire et/ou d’en avoir interdit la lecture aux fidèles portées contre chacun des papes suivants : Jean XXIII, Clément IX, Clément XI, Benoît XIV, Pie VII et Grégoire XVI. Il s’agit du deuxième livre proposé dans ce lien.

– 1873: un autre prêtre (et futur cardinal), l’abbé Louis-Nazaire BEGIN publie un livre intitulé Primauté et Infaillibilité des Souverains Pontifes où il démontre de même que les Papes n’ont jamais interdit de lire la Bible et que l’encadrement de ladite lecture était plus que justifiée. Vous trouverez son livre en PDF ainsi que son sommaire (ainsi que le sommaire du livre l’abbé CONSTANT) en cliquant ici (il traite de cette question entre autres choses au chapitre 10).

– 1906: paraît cette année là le Catéchisme de la doctrine Chrétienne, plus connu sous le titre de Catéchisme de saint Pie X (consultable en cliquant ici ou ici) qui dit en sa question n°883:

883. La lecture de la Bible est-elle nécessaire à tous les chrétiens? La lecture de la Bible n’est pas nécessaire à tous les chrétiens, puisqu’ils sont instruits par l’Église; cependant elle est très utile et recommandée à tous.

– 1907: le Pape saint Pie X évoque dans une lettre « ce préjugé selon lequel l’Église voit de mauvais œil et entrave la lecture de l’Ecriture Sainte en langue vernaculaire »: preuve que ce n’est pas le cas, sinon il ne le déplorerait pas dans une lettre… Ce même pape saint Pie X, approuva la Société de Saint-Jérôme « qui s’applique à recommander aux fidèles la si louable coutume de lire et de méditer les saints Evangiles et à rendre, par tous les moyens, cette pratique plus facile. »

– le 15 septembre 1920: le pape Benoît XV promulgue l’Encyclique Spiritus Paraclitus dans laquelle il encourage  « tous les enfants de l’Église, et principalement les clercs, au respect en même temps qu’à la lecture pieuse et à la méditation assidue de la Sainte Ecriture »; il y soutient en outre « l’immunité parfaite des Écritures à l’égard de toute erreur .»

– le 30 septembre 1943: le pape Pie XII promulgue l’Encyclique Divino Afflante Spiritu sur les études bibliques où il rappelle les actions de ses prédécesseurs (saint Pie X et Benoît XV) pour recommander « l’étude ou la prédication des Saintes Ecritures, comme aussi leur pieuse lecture et leur méditation » (que nous venons de voir). Reste alors la question de la traduction dans laquelle il convenait de lire la Bible. Ce point a en effet toujours fait l’objet d’une grande attention de l’Église. On entend parfois dire à ce propos que le Concile de Trente aurait interdit toute autre version que la Vulgate. Rien n’est plus faux. Pie XII s’en explique clairement dans cette même encyclique : « Si le Concile de Trente a voulu que la Vulgate fût la version latine « que tous doivent employer comme authentique », cela, chacun le sait, ne concerne que l’Église latine et son usage public de l’Écriture, mais ne diminue en aucune façon – il n’y a pas le moindre doute à ce sujet – ni l’autorité ni la valeur des textes originaux. […] L’autorité de la Vulgate en matière de doctrine n’empêche donc nullement – aujourd’hui elle le demanderait plutôt – que cette doctrine soit encore justifiée et confirmée par les textes originaux eux-mêmes et que ces textes soient appelés couramment à l’aide pour mieux expliquer et manifester le sens exact des Saintes Lettres. Le décret du Concile de Trente n’empêche même pas que, pour l’usage et le bien des fidèles, en vue de leur faciliter l’intelligence de la parole divine, des versions en langue vulgaire soient composées précisément d’après les textes originaux, comme Nous savons que cela a déjà été fait d’une manière louable en plusieurs régions avec l’approbation ecclésiastique. »

– de 1962 à 1965: se tient le second concile du Vatican (Vatican II) qui n’a rien autorisé du tout puisque, de fait, il ne pouvait pas lever une interdiction qui n’existait pas. Je mets d’ailleurs quiconque au défi de trouver dans les textes de Vatican II le passage qui affirmerait une telle chose (l’autorisation d’une lecture précédemment interdite) et de m’expliquer comment il peut se faire que dans les milieux sédévacantistes qui ne reconnaissent pas Vatican II, les fidèles lisent librement la Bible sans réprimande de la part de leur clergé.

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74 commentaires sur “L’Église a-t-elle interdit de lire la Bible ?

  1. Daniel PIGNARD
    28 juin 2014

    De nombreux évêques ont fait brûler des Bibles pour les soustraire aux hommes. Il est mentionné que les Bibles de Tyndale furent brûlées et que lui-même a été brûlé en 1536. Je vous pose la question : Peut-on encore prétendre à l’honneur devant Dieu, quand on a tenté d’éliminer sa parole ? Certes Paul a agi ainsi avant l’épisode de Damas, mais combien a-t-il agi après, pour que cette parole se répande, et que beaucoup d’hommes soient régénérés par elle. Olivétan sera lui aussi arrêté par l’inquisition. Quel mal avait-il fait ? il avait traduit la Bible en Français ( page 81). Pourquoi Grégoire XI a-t-il excommunié Wycliffe en 1382 ? Pour avoir traduit la Bible en anglais. L’honneur de l’église catholique est donc tombé très bas.

    • L'Apôtre des protestants
      7 juillet 2014

      Daniel, vous avez à la fois raison et tort. Il est vrai que l’Église a interdit certaines traductions de la Bible en langues vernaculaires; mais ce n’était pas en soi parce qu’elles étaient en vernaculaire: c’était parce qu’elle étaient mauvaises (mal traduites) et colportaient ainsi des erreurs. De ce fait, ce n’était plus la parole de Dieu, mais des paroles d’homme: ces « bibles » faisaient plus de mal que de bien (étant donné que la traduction était mauvaise), et il était donc bon (pour la sauvegarde de la foi des fidèles) qu’elles soient éliminées.

      De plus, vous voyez bien dans notre article que l’Église catholique n’a jamais condamnée une Bi le au seul motif qu’elle était en vernaculaire, elle a au contraire toujours encouragées ces traductions (pourvues qu’elles soient exactes) et a aussi toujours favorisée la lecture et la diffusion des Saintes Écritures…

      • Daniel PIGNARD
        10 juillet 2014

        Les bibles de Tyndale brûlées par l’évêque de Londres devant la population convoquée est à l’origine à 80 à 90 % de la bible Version autorisée du roi Jacques best seller pendant 350 ans en Angleterre et encore lue dans les foyers anglais et pouvant être lue à ce lien :
        https://www.biblegateway.com/passage/?search=Esaie+51&version=AKJV
        La bible de Wycliffe :
        https://www.biblegateway.com/passage/?search=Esaie+51&version=WYC

        Si elle avait été si mauvaise, croyez-vous que le roi Jacques l’aurait acceptée.
        Vos décrets que ces bibles sont mauvaises sans en citer les défauts démontrent que l’église catholique ne se repend pas de ces infamies faites à la parole de Dieu.

      • L'Apôtre des protestants
        12 juillet 2014

        Daniel, Wycliffe était un protestant et le roi Jacques aussi. Donc ça ne posait pas de problème au roi Jacques de laisser courir une mauvaise Bible, au contraire. C’est aussi simple que ça. Si l’Angleterre avait eu un souverain catholique, elle aurait été interdite tout de suite.

        De plus, lisez l’article et vous verrez que l’Église catholique n’a jamais rien commis contre la Parole de Dieu, bien au contraire! Elle a toujours tout fait pour la propager.

        Et vous semblez commettre une erreur fondamentale: vous pensez que la canon biblique existe indépendamment de l’Église, ce qui est une erreur. En effet, si vous prenez la bible que vous avez chez vous et que vous consultez le sommaire où il y a la liste de tous les livres présents, et bien sachez que cette liste de livre (qu’on appelle le canon) n’est pas apparu tout seul et n’a pas été institué par les Apôtres: c’est l’Église catholique qui l’a fixé par son autorité, et c’est pour cela qu’il est fou et ridicule d’objecter quoi que ce soit contre l’Église catholique en se basant sur la Bible puisque c’est l’Église catholique qui nous a donnée la Bi le telle que nous la connaissons aujourd’hui. Toutes les preuves sont là: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

        Et l’Église n’a jamais commit aucune « infamie » ni aucun péché envers qui que ce soit. D’abord elle n’en a jamais commit contre la Bible, il vous suffit de lire l’article pour vous en rendre compte. Et concernant l’Inquisition est autres, lisez ces deux articles:

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/la-verite-sur-linquisition-les-cathares-giordano-bruno-laffaire-galilee-et-la-saint-barthelemy/

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/09/la-verite-sur-les-croisades/

      • Jesse
        17 octobre 2016

        Les Papes et ceux qui tentent de justifier tous les massacres qu’ils ont commis auront leur fin dans l’étang de feu, ceux qui « aiment et pratiquent le mensonge »
        Qui des saints et des vrais disciples de Jésus l’église Catholique n’a pas fait assassiner ?

      • Ressources Catholiques
        18 octobre 2016

        Qui des saints et des vrais disciples de Jésus l’église Catholique n’a pas fait assassiner ?

        Réponse: personne ! Il s’agit là de mensonges inventés de toutes pièces zux XVIIIème et XIXème siècles par les satanistes. Mais il est normal que vous y croyez vu le bourrage de crâne auquel vous avez eu droit comme tout le monde. Voici un dossier qui remet les pendules à l’heure: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/demolition-de-tous-les-mensonges-historiques-sur-le-catholicisme/

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  5. Théodore
    31 juillet 2014

    Concernant les Bibles allemandes et l’intention de Luther (bien sûr, Luther était un suppôt de Satan qui voulait falsifier la Bible… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !), voici ce que dit Wikipédia, citant Pierre Deshusses et son Anthologie de littérature allemande :

    « Il existait avant la Bible de Luther quatorze traductions en haut-allemand et trois en bas-allemand, pour la plupart partielles. La première traduction complète date de 1466. Toutefois ces traductions étaient basées sur la Vulgate, version autorisée par l’Église catholique ; elles restaient difficilement compréhensibles car elles comportaient encore de nombreux mots latins faute d’équivalent allemand connu des traducteurs. Luther et ses amis, principalement Philipp Melanchton, rompront avec ces traductions précédentes en partant de textes originaux hébreu et grec, et en recherchant une meilleure qualité de traduction, qui soit accessible au plus grand nombre, tant en Allemagne du sud qu’en Allemagne du nord, quitte à faire de longues recherches pour trouver une traduction à chaque mot. »

    Enfin bref, encore un article « historique » orienté, oubliant une partie des faits. Tout, sauf un travail d’historien.

    • +++Yesus Kristus azu+++
      31 juillet 2014

      Bonsoir Théodore,

      Vous avez un certain sens de l’humour : je l’apprécie vraiment… parce que c’était de l’humour n’est-ce pas? Par exemple lorsque vous écrivez :

      *Enfin bref, encore un article « historique » orienté, oubliant une partie des faits. Tout, sauf un travail d’historien.*

      L’article est « orienté » (eh bien ! soit…). Comique tout de même car vous citez WIKIPEDIA : c’est une bonne chose. Puisque, plus bas, on y lit également :

      ‘Le Réformateur a lui-même décrit ses principes de traduction dans sa lettre sur la traduction (1530) et ses résumés sur les Psaumes et les origines de la traduction (1533): il voulait allier d’une part une texte fluide et facile à lire pour un lecteur de son temps et, d’autre part, une traduction aussi littérale que possible partout où la formulation biblique paraissait offrir un sens plus profond. Néanmoins, Luther décida parfois d’adaptations un peu osées. Par exemple, il dut se justifier dès 1530 d’avoir ajouter le mot « seul » au verset de l’épître aux Romains (Chp. 3, verset 28) : « Car nous pensons que l’Homme est justifié par la foi seule, sans les œuvres de la loi » alors que le mot n’apparaît pas dans l’original grec. Luther défendit sa traduction en affirmant que ce mot était nécessaire en allemand et correspondait au sens voulu par l’apôtre Paul.’ (Wikipedia)

      Ah… dans le même sens que vous, n’aurait-il pas été nécessaire de citer cette partie de Wikipedia également? Afin, évidemment, que votre commentaire n’ait pas l’air d’être « orienté », sans faire fi du fait que, avec humour vous écrivez : « bien sûr, Luther était un suppôt de Satan qui voulait falsifier la Bible… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! » ==> Sauf si, bien sûr, vous acceptez l’explication de Luther sur la falsification de Romains 3, 28, selon laquelle c’est le sens que voulait s. Paul… cette explication de Luther, je suis tenté de dire : qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

      Par ailleurs, il aurait également été assez objectif ce que dit WIKIPEDIA sur Luther et l’épître de Saint Jacques, vous ne trouvez pas? Ou encore sur l’Apocalypse de s. Jean? Ces remarques de WIKIPEDIA, les aurez-vous oubliées?

    • L'Apôtre des protestants
      31 juillet 2014

      La manière dont la Bible fut traduite ne permettra jamais de contourner l’absurdité de désolidariser l’autorité de la Bible de celle de l’Eglise: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

      Quant à Luther qui ne serait pas selon vous un suppôt de satan, c’est à vous de voir:

      http://christ-roi.net/index.php/Luther

      http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/10/03/luther-ridiculise-par-lui-meme-et-par-ses-proches/

      Pour ce qui est des canons contre la possession de la Bible, j’aimerais avoir le texte exact et connaître le contexte: en effet il est possible que la circulation en u lieu et en un temps de mauvaises traductions ait fait plus de mal que de bien. Il est en tout cas indéniable que le non-accès au plus grand nombre à la Bible est contraire à la doctrine et à la pratique constante de l’Eglise.

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  8. Daniel PIGNARD
    3 février 2015

    Rassurez-moi, Dîtes-moi que ce texte n’est pas à la Bibliothèque Nationale de France ou au moins que c’est un faux.
    http://www.alterinfo.net/photo/art/grande/7416622-11426192.jpg?v=1422867199

    • +++Yesus Kristus azu+++
      4 février 2015

      … Pas besoin de vous rassurer. Pour le faire, vous-mêmes, il vous suffit de lire posément l’article de Nicolas, ci-haut, que vous avez commenté : vous aurez ainsi votre réponse…

      • Daniel PIGNARD
        4 février 2015

        En effet, j’ai eu ma réponse. Cependant je lis :
        « Les cathares tordaient le sens des Ecritures et en faisaient une prédication antichrist ; c’est pourquoi il fut interdit aux laïcs de lire la Bible en langue vernaculaire : c’était pour les protéger de l’horreur cathare. Il faut de plus souligner que cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. »
        Donc l’église a bien interdit de lire la bible, au moins à ceux qui la lisaient mal selon elle, comme les cathares par exemple. Comme les évangéliques pensent que les catholiques lisent mal la bible, ont-ils le droit de leur interdire de la lire ? Faut-il brûler ceux qui la lisent mal comme Tyndale par exemple?
        « Il vous excluront des synagogues; Et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi » (Jean 16:2-3)

      • Ressources Catholiques
        4 février 2015

        L’Église n’a pas interdit de lire la Bible en tant que tel: elle a supprimé au fauteurs de damnation de leur instrument et a protéger leurs victimes.

        Que la Bible le doivent se trouver entre toutes les mains, y compris de ceux qui ne sont pas en mesure de la comprendre est une vision très récente des choses. Il faut que tout le monde connaisse le contenu des Écritures et son vrai sens, pas nécessairement l’avoir entre les mains. C’est ce que garantie l’Église.

      • Daniel PIGNARD
        5 février 2015

        Vous avez oublié de répondre à mes questions :
        « Comme les évangéliques pensent que les catholiques lisent mal la bible, ont-ils le droit de leur interdire de la lire ? Faut-il brûler ceux qui la lisent mal comme Tyndale par exemple? »

      • Ressources Catholiques
        5 février 2015

        Ah oui, j’oubliais.

        Les évangéliques ont-ils le droit de faire ça? Si ils avaient la vraie foi, oui, mais comme ils ne l’ont pas non.

        Faut-il brûler ceux qui lisent des mauvaises traduction de la Bible? Non.

      • Daniel PIGNARD
        6 février 2015

        Pensez-vous que dans Apo 3, l’église de Laodicée et l’église de Philadelphie soient la même église catholique ? La première se fait sérieusement taper sur les doigts tandis que la seconde ne reçoit que louanges. Est-ce que l’église de Laodicée a la vraie foi ? Je parle de ceux qui seront vomis de la bouche du Seigneur. Le Seigneur marche au milieu des sept églises et il n’est pas concevable que ce soit la même église dans ces 7 noms. Les évangéliques ont donc aussi leur place dans ce qu’on appelle la chrétienté.

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  11. Robert Martin
    15 octobre 2015

    Demander a qui conte qui aurais 80 ans et plus AJD de vous dire si la lecture de la bible était interdite. Il vous diront cathégoriquement que oui !! L’église interdissait bel et bien la lecture de la bible, et ce jusqu’a récemment !!

    • Ressources Catholiques
      16 octobre 2015

      Il est vrai que la lecture de la Bible était très encadrée et pouvait circonstancielle ment être interdite à la lecture directe des laïcs. Cela n’a rien de choquant: la Bible est un livre d’une invraisemblable profondeur et il est difficile de la comprendre intégralement (il n’y a qu’à voir les idioties que sortent sans arrêt les gens non instruits qui se lancent dans cette aventures). D’ailleurs, la Bible n’a pas été faite pour ça: elle a été écrite pour être connu d’érudits et ensuite enseignée au peuple par eux…

      Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans.

      • Thémistoclès
        20 janvier 2016

        « la Bible … a été écrite pour être connue d’érudits et ensuite enseignée au peuple par eux… »
        Faut-il en conclure que les foules qui suivaient Christ étaient constituées principalement d’érudits ?
        De deux choses l’une : sa parole est destinée à tous, ou bien elle est destinée à des intermédiaires que sans doute « la grâce » rend capable de comprendre et d’expliquer les mystères.

      • Ressources Catholiques
        21 janvier 2016

        La Sainte Écriture doit être connue de tous, mais sa lecture est extrêmement délicate. Il est nécessaire d’avoir des prédicateurs autorisés pour l’appréhender. Comme je le disais au début de cet article, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament: saint Pierre dit déjà a son époque que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions: « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Ecritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16). De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il oui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas: « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit :  » Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte.  » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe :  » Avance, et tiens-toi près de ce char.  » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit :  » Comprends-tu bien ce que tu lis ?  » Celui-ci répondit :  » Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ?  » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. » (Actes VIII, 26-31)

        Quant à la foule qui suivait le Christ, il faut savoir qu’à l’époque, tout le peuple connaissait l’Écriture Sainte (grâce a la prédication des prêtres justement) et donc tout le monde savais ce qu’il y avait à savoir, sans pour auteur avoir eux-même lu la Bible.

  12. Thémistoclès
    11 janvier 2016

    Je souhaiterais connaitre la logique qui conduit à dire qu’un ensemble de personnes est satanique ?
    Citer Satan et en reconnaitre l’existence -comme les Evangiles le font- ne semble pas être Satanique.
    Et surtout : les Satanistes ne sont-ils pas des êtres fortement animés par le sexe au point de pratiquer, la pédophilie, les assassinats sexuels d’enfants ou d’adultes etc. C’est tout le contraire des cathares qui apparemment refusaient la procréation.
    Cela pose question.

    • Ressources Catholiques
      21 janvier 2016

      Bonsoir, il ne fait pas entendre ici « satanique » comme adorateur conscient de satan, mais comme faisaient les œuvres du diable. Nous publierons certainement un article là dessus bientôt. Le respect de la procréation est satanique. Pareil pour le suicide qu’il le semble qu’ils préconisaient. Il étaient de plus les terres prises de leur époque; ainsi que des destructeurs de la société.

      • Azarty
        11 mai 2016

        Bonjour Nicolas,

        Dans les études qui ont été faites de la Bible, y entrevoit-on une distinction entre les âmes non-consciente d’être satanique et celles qui font allégeances à Satan par le biais de l’église Satanique ou d’autres rituels moins officieux mais tout autant explicites?

      • Ressources Catholiques
        11 mai 2016

        Bonsoir Azarty,

        Toute âme qui pèche se met au service au mois momentanée de satan… Après il y a des âmes habituellement consacrées à satan. Par exemple les sorciers animistes, mais ceux là n’en sont pas conscients. En revanche, ceux qui pratiquent les rituelles satanistes le sont. Je ne sais pas si ça répond à votre question ?

        Nicolas.

      • Azarty
        16 mai 2016

        Merci Nicolas, cela y répond.
        Je vous souhaite une bonne Pentecôte.

        Elie

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  14. Azarty
    9 mai 2016

    Peut importe la réécriture que vous faite de votre propre histoire, ma grand-mère n’avait pas accès à la Bible quand elle était jeune. Seul le personnel ecclésiastique avait le droit de lecture sur cet ouvrage sacré, propriété de personne sinon des prophètes.

    • Ressources Catholiques
      10 mai 2016

      Bonjour Azarty,

      Vous avez du mal lire notre article. L’Église n’a jamais interdit par principe de lire la Bible, au contraire. Il a en revanche pu lui arriver très légitimement d’en limiter voir d’en interdire l’accès car la lecture de la Bible en dehors du contrôle de « savants » est extrêmement dangereuse. En effet, la compréhension de la Bible suppose des connaissances en histoire, en géographie, en théologie, souvent en langues anciennes que la plus part des gens n’ont pas. Et il suffit de voir la catastrophe de l’orgueil de la foule de ceux qui aujourd’hui lisent la Bible en croyant tout savoir mais qui commettent erreur sur erreur, voir des contre-vérité.

      Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. Nous avons aussi des exemples dans le Nouveau Testament: saint Pierre dit déjà a son époque que les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions: « Croyez que la longue patience de Notre-Seigneur est pour votre salut, ainsi que Paul, notre bien-aimé frère, vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il aborde ces sujets ; il s’y rencontre des passages difficiles à entendre, et que des personnes ignorantes et mal affermies détournent, comme elles font les autres Écritures, pour leur perdition » (II Pierre III, 15-16). De même, lorsque le diacre Philippe croise l’éthiopien qui lit le prophète Isaïe, lorsque il lui demande s’il comprend ce qui il lit, l’éthiopien lui répond qu’il ne peut le comprendre si on ne lui enseigne pas: « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : « Lève-toi, et va du côté du midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; celle qui est déserte. » Il se leva et partit. Et voici qu’un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Ethiopie, et surintendant de tout ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il s’en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Avance, et tiens-toi près de ce char. » Philippe accourut, et entendant l’Ethiopien lire le prophète Isaïe, il lui dit : » Comprends-tu bien ce que tu lis ? » Celui-ci répondit : » Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? » Et il pria Philippe de monter et de s’asseoir avec lui. » (Actes VIII, 26-31). Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise (auquel cas ce n’était plus la Parole de Dieu mais des paroles d’homme) ou si le texte n’était pas annoté. En effet, la Bible est un livre recelant de nombreuses subtilités et il n’est pas toujours facile de la comprendre. Il est remarqué que la Bible livrée « toute crue » entre les mains de n’importe qui sans autres explications causait plus de mal que de bien ; nous le voyons par l’infinie série de dénominations protestantes ainsi que par les nombreuses catastrophes et dérives (anarchie, révoltes, meurtres, pillages) causées par « la Bible seule ». Il est donc arrivé que pour des motifs graves, l’Eglise interdise de lire la Bible de manière extrêmement limitée dans le temps, dans l’espace et pour éviter des maux plus grands. Cependant, nous verrons aussi que cette ‘interdiction’ ne fut jamais absolue ni d’application large et que la doctrine ainsi que la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée.

      Nicolas.

      • Azarty
        10 mai 2016

        Bonjour Nicolas,

        Merci pour cette réponse très fournie en information. Je ressens d’autant plus un parallèle avec l’actualité quand on voit les maux que la lecture de textes sacrés par de sombres personnes engendre. Je vous l’accorde, j’ai jugé l’interdiction de lecture de la Bible de ma grand-mère paroissienne avec un œil récent, affectif et surtout très loin de l’expertise théologique et historique de votre réponse. Merci pour vos efforts de vérité historique sur le Christianisme.

        Elie

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  16. Jesse
    17 octobre 2016

    Concile de Toulouse :
    « Nous interdisons que les laïcs soient autorisés à avoir les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament; à moins que quelqu’un avec motifs de dévotion veuille avoir le Psautier ou le Bréviaire ou les heures de la Vierge; mais nous interdisons plus strictement la possession de toute traduction de ces livres. »
    (Edward Peters. Heresy and Authority in Medieval Europe, Council of Toulouse, 1229, Canon 14, p 195.)

    Councile de Tarragona 1234: “Nul ne peut posséder les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament dans la langue romane, et si quelqu’un les possède, il doit les remettre à l’évêque local dans les huit jours après la promulgation de ce décret, de sorte qu’ils peuvent être brûlés …”

    Councile de Constance 1415 C.E.: Par le décret du Conseil, les os de Wycliffe ont été exhumés et brûlés publiquement et les cendres ont été jetées dans la rivière Swift.

    Et enfin l’exécution de William Tyndale en 1536 C.E pour avoir traduit la bible.
    « on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. »

    Conclusion : vous êtes un menteur.

    « Dehors […] quiconque aime et pratique le mensonge! » – Apocalypse 22.15

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      La seule conclusion à tirer est que vous n’avez pas lu ce que j’ai écris !

      En effet, j’ai dis qu’il était arriver à l’Église d’interdire la possession de la Bible dans des circonstances de temps et de lieu. Et ce pour des motifs légitimes: éviter que le « lecteur de base » qui n’a pas les connaissances pour la comprendre réellement n’en torde pas le sens pour sa perdition (cf. II Pierre III, 15, 16)

      Mais pour comprendre cela, il faut sortit de la vision totalement erronée se la Bible que beaucoup se gens ont aujourd’hui. C’est que j’expliquerai dans ma réponse à votre commentaire suivant plus tard dans la journée.

  17. Jesse
    18 octobre 2016

    Première partie :

    « Il est important de noter qu’il n’est pas choquant en soi de restreindre l’accès aux textes sacrés. En effet, chez les Hébreux de

    l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ezéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint

    l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites.  »

    Comparaison ridicule et trompeuse.
    La Torah était lue publiquement chaque Sabat, et l’entière Torah sur l’espace d’un à trois ans –

    http://www.jewishencyclopedia.com/articles/14508-triennial-cycle

    En comparaison avec la lecture de quelques versets choisis en latin, question de faire sûr de dissimuler la plus grande partie des

    écritures aux fidèles pour les garder bien ignorant et dociles.

    « les Épîtres de saint Paul recèlent des difficultés et que beaucoup les tordent pour leur propres perditions »
    Il ne faudrait surtout pas que les gens puissent lire toutes les écritures condamnant les pratiques de l’église catholique, dont une

    petite partie a été mise au jour entre autres par Luther.

    Et étant les principaux tordeurs de sens de l’écriture, ils ont entraînés des millions de gens à adorer des idoles, à adorer Marie, à prier les « saints » à enseigner que Jésus n’est pas l’unique chemin vers Dieu, etc.

    Par ailleurs l’argumentaire est invalide puisqu’il fait ici référence à des versets de la bible, qui n’auraient pas été accessibles

    à l’époque.

    « Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise »

    Incapable de citer un seul exemple, étant donné que c’est un mensonge, et les auteurs de traductions légitimes ont été assassinés par l’église catholique.

    « la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée. »

    Le ridicule ne tue pas…. Il suffit de reculer de 100 ans et on voit déjà ce mensonge tomber à l’eau. L’église catholique a t’elle déjà distribué des bibles ? Peut être en Latin, pour éviter qu’on puisse les lire.

    « les Albigeois, qu’on appelle aussi les cathares étaient des hérétiques serviteurs de satan […] cette interdiction ne valait que pour une certaine partie de Sud de la France, et fut levée dès que la menace cathare fut balayée. »

    Quel sorte de faux « chrétien » méprisable pourrait supporter un tel génocide ? L’auteur de ce blog apparement.
    L’église catholique sous le Pape Innocent III a assassiné et brûlé vif des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants, pour la principale raison qu’ils voulaient lire la bible et refusaient l’autorité du Pape.

    De quelle autorité un chrétien suivant les enseignements de Jésus peut-il tuer une personne, peu importe ses « crimes » ?

    « ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne » – Hébreux 11:37

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Reprenons point par point:

      1) la comparaison avec l’Ancienne Alliance: ce que vous dites sur la lecture de la Torah est entièrement vrai. Mais je ne vois pas en quoi ça remet en cause ce que j’ai dis, à savoir que « chez les Hébreux de l’Ancienne Alliance, il était interdit de lire du prophète Ézéchiel ainsi que le début du livre de la Genèse avant d’avoir atteint l’âge de trente ans. La lecture des livres saints étaient aussi sous le contrôle étroit des lévites. »

      Tout au long du Moyen-Âge, la l’heure de la Bible aux fidèles était évidemment faite en latin ET en langues vernaculaire. Preuve en est qu’au temps de Luther il existait les catholiques avaient déjà publié quatorze traductions de toute la Bible dans la Haute-Allemagne, à Augsbourg, Bâle, Strasbourg, Nuremberg et cinq dans la Basse-Allemagne, à Cologne, Delft, Halberstadt et Lübeck. Pendant cette même période de temps, ils avaient publié cent cinquante-six éditions latines et six éditions hébraïques de la Bible, sans compter les traductions complètes: onze en italien, dix en français, deux en bohémien, une en flamand et une en russe (alors même qu’il y avait très peu de catholiques en Russie à cause du schisme de 1054, ce qui prouve le souci de l’Église déjà à l’époque de donner a lire à ses enfants la Paroles de Dieu dans leur langue). En ce qui concerne la Bible de Cologne, la préface conta eut le passage suivant: « Tout chrétien doit lire la Bible avec respect et dévotion. Les gens instruits doivent se servir de la traduction latine de saint-Jérôme, mais les personnes illettrées, les hommes simples (ecclésiastiques ou laïques) et particulièrement les moines et les religieux doivent se servir de la présente Bible en traduction allemande, pour se préserver des flèches de l’ennemi infernal » (Préface de l’édition de la Bible de Cologne, 1470-1480, inHistoire partiale, Histoire vraie, Jean Guiraud, professeur d’histoire à l’université de Besançon, Tome II, p.315). Et la première Bible imprimée, celle de Guttenberg contenait: « Dieu souffre parce qu’une grande multitude ne peut être atteinte par la parole sacrée. La vérité est captive dans un petit nombre de manuscrits qui renferment des trésors. Brisons le sceau qui les lie, donnons des ailes à la vérité, qu’elle ne soit plus manuscrite à grands frais par des mains qui se fatiguent, mais qu’ils volent multipliés par une machine infatigable et qu’ils atteignent tous les hommes ». Et c’est ainsi que le premier livre imprimé de toute l’Histoire fut la Sainte Bible sous les applaudissements de l’Église! En 1513 (soit quatre ans avant le début de la révolte de Luther), paraît livre allemand de piété intitulé La Porte du Ciel, il enseigne qu’« on doit s’exciter à lire avec humilité et dévotion les Saintes Écritures, les Bibles qui sont maintenant traduites et imprimées en langue allemande et partout répandues en grand nombre[…] qu’on peut acheter pour peu d’argent. »

      La Bible ne peut être lu comme un roman ou comme un magazine. C’est une libre de une extrême profondeur, d’une extrême complexité et d’une extrême technicité ! Pour la comprendre réellement, il faut avoir de très fortes connaissances en histoire, en langues anciennes, en mentalités juive et grecque, en philosophie, il faut savoir mettre en connexion des versets qui sont parfois a des centaines de pages les uns des autres, connaître le sens allégorique de un grand nombre de choses etc. Un « lecteur de base » même contemporain et instruit en est incapable, c’est pourquoi il est indispensable que la Bible soit enseignée par une classe de lévites dont c’est la spécialité. Votre proposition de « distribuer des Bibles » n’a aucun sens pour les raisons que je viens de donner et c’est la raison pour laquelle le clergé de l’Ancienne Alliance ne laissait pas le peuple lire et interpréter la Bible comme il l’entendait. Et nous en avons une preuve aujourd’hui: il y a des millions de chrétiens qui lisent la Bible tout seuls, et on se retrouve avec des millions de religions différentes, ça prouve que ce n’est pas la vérité, sinon il diraient tous la même chose… Et ça va très loin depuis les Témoins de Jéhovah qui nient la divinité de Jésus-Christ et la Trinité, jusqu’à Luther qui croyait toujours en la Présence Réelle. Allons, ce n’est pas sérieux… Et puis il y a des protestants qui sont revenus à l’Église catholique par la seule lecture de la Bible (lisez « Rome sweet Home » de Scott et Kimberly HAHN). L’idée de “ distribuer des Bibles comme des petits pains » est née au XIXème siècle avec les sociétés biblique anglo-saxonnes, même Luther n’a jamais voulu faire ça…

      Une autre preuves: vous parlez de la foi catholique sans rien y connaître. Vous parlez d’ « adorer des idoles, à adorer Marie, à prier les « saints » à enseigner que Jésus n’est pas l’unique chemin vers Dieu, etc. ». L’Église catholique n’a jamais rien dit de ça, je vous invité consulter ces deux dossiers:

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/11/le-culte-des-saints-est-conforme-a-la-bible/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/10/le-culte-de-marie-est-beni-par-dieu/

      Il faut aussi rappeler plusieurs éléments historiques en ce qui concerne la Bible en latin du temps de Luther. En effet, la quasi-totalité de ceux qui à son époque étaient en mesure de lire la Bible correctement parlaient aussi le latin. Rappelons la langue officielle des actes de l’État français était le latin et n’est devenue la français qu’à partir de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Par ailleurs, jusque tard au XIXème siècle, en France, l’épreuve de philosophie du baccalauréat (que très peu de gens passaient) se faisait à l’oral et en latin, et tous les juges et avocats devaient maîtriser la latin et connaître parfaitement toutes les branches du droit romain ancien. Dans la même veine que la Bible: les pères de l’Église, écrits en grec et en latin n’ont été traduits dans les langues vernaculaires qu’à partir du milieu du XIXème siècle et par des catholiques. Les protestants dont beaucoup reconnaissent les Pères de l’Église et qui étaient déjà là depuis 350 ne l’avaient pas fait. Preuve que le lien entre la maîtrise du latin et les connaissances nécessaires pour lire des textes anciens n’est ni arbitraire ni une position strictement catholique…

      Quand je dis: « Il est arrivé à l’Eglise d’interdire la publication, la lecture ou la possession de certaines Bibles pour des motifs légitimes ; par exemple, si la traduction était mauvaise »
      Vous répondez: « Incapable de citer un seul exemple, étant donné que c’est un mensonge, et les auteurs de traductions légitimes ont été assassinés par l’église catholique. »

      Faux, lisez le dernier chapitre du deuxième tome du deuxième livres disponibles dans ce lien: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2016/06/13/reponses-aux-objections-historiques-contre-la-primaute-et-linfaillibilite-du-pape-1/

      Quand je dis: « la pratique constante de l’Eglise consiste au contraire à la diffusion massive de la Parole Sacrée. »

      Vous répondez: « Le ridicule ne tue pas…. Il suffit de reculer de 100 ans et on voit déjà ce mensonge tomber à l’eau. »

      C’est vrai: comme je l’ai déjà dis et expliqué: il est souvent arriver que l’Église n’autorise pas le fidèle de base à lire la Bible pour éviter de tomber dans l’anarchie et les erreurs. C’est légitime. Les hébreux de l’Ancienne Alliance le faisait déjà.

      La répression du catharisme ne fut en aucun cas un génocide (déjà parce que les cathares n’étaient pas plus de 10% du Languedoc. Consultez ce dossier: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/24/pour-en-finir-avec-les-cathares/

      Les cathares éteint des assassins, des terroristes et des destructeurs de la société. La pape Innocent III et les ordres religieux firent tous ce qu’ils purent pour convertir ces malheureux, mais devant leur échec et le danger social que représentaient les cathares, il ont du laisser le roi de France abattre sa répression fort légitime. Je précise qu’aucun enfant ne fut jamais brûler.

      La peine de mort est légitime. Rappelez-vous du Christ qui dit: « Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât au cou la meule qu’un âne tourne, et qu’on le précipitât au fond de la mer. » (Matthieu XVIII, 6)

      Rappelez-vous l’Ancien Testament où Dieu ordonne de mettre à mort celui qui ne se plie pas au jugement du grand prêtre: « Adressez-vous aux prêtres de la race de Lévi, et à celui qui [enqualité de grand prêtre] aura été établi en ce temps-là le Juge du peuple. Vous les consulterez, et ils vous découvriront la vérité […] et vous suivrez leur avis, sans vous détourner ni à droite ni à gauche. Mais celui qui, s’enflant d’orgueil, ne voudra point obéir, au commandement du pontife sera puni de mort » (Deutéronome XVII, 12). Le prophète Élie égorgea de ses propres mains les prêtres de Baal (I Rois XVIII, 40). Or Élie est le plus grand des prophètes, puisqu’il fut spécialement honoré par Jésus lors de la Transfiguration. Le successeur d’Élie, Elisée sacra Jéhu. Le roi Jéhu fit massacrer tous les fidèles de Baal, démolit l’autel et « ils démolirent aussi le temple de Baal et en firent un cloaque, ce qu’il est resté jusqu’à maintenant » (II Rois X, 27). Ce cloaque à côté de Jérusalem s’appelle la Géhenne… Rappelez-vous enfin des innombrables fois où Dieu ordonne de faire à la guerre à tel peuple ou de mettre à mort tel individus… Même dans le Nouveau Testament, Dieu tue de menteurs: Actes V, 3-11.

      Enfin, vous parlez sans cesse de la Bible, mais sachez que c’est l’Église catholique qui vous en a donné le canon: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

      • Jesse
        18 octobre 2016

        « Enfin, vous parlez sans cesse de la Bible, mais sachez que c’est l’Église catholique qui vous en a donné le canon »

        Faux, les livres de l’ancien testament étaient déjà compilés dans la Vulgate bien avant l’église catholique, et les livres du nouveau testament étaient tous référencés par Irénée au 2e siècle, bien avant que l’église catholique obtienne le pouvoir politique et soit dirigée par des papes.

        « Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
        et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » – Luc 4.5

        Cette déclaration du diable n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, quand on voit tout le pouvoir terrestre qu’on obtenu les Papes dans l’histoire.

        La peine de mort est appliquée par l’état. Est-ce que Jésus a déjà tué quelqu’un ? Les chrétiens sont supposés être des disciples de Jésus. Aucun de ces Papes ne pourra éviter l’enfer en clamant l’ignorance.

        Par ailleurs, dire qu’aucun enfant n’a été massacré par l’église sous Innocent III c’est prendre les gens pour des imbéciles, leur sang est sur vos mains.

        Les Cathares et les Vaudois agissaient de manière bien plus proche de Jésus qu’aucun membre du clergé catholique. Le diable et ses serviteurs à qui il a donné le pouvoir terrestre, les Papes, ont simplement égorgé des gens dont le monde n’était pas digne.

      • Jesse
        18 octobre 2016

        *la Septante, non pas la Vulgate.

      • Ressources Catholiques
        18 octobre 2016

        Quand je parlais du canon, je ne parlais que du canon du Nouveau Testament, c’est vrai que j’aurais du me préciser. Irénée n’a pas établit de canon au sens propre. Il n’y fait que mentionner des oeuvres. Par ailleurs il y en a qu’il ne mentionne pas (comme Philémon) et d’autres qui ne font pas partie du canton actuel (comme le Pasteur d’Hermas). À l’époque d’Eusèbe de Césarée (vers 265-vers 340): http://didascale.com/eusebe-de-cesaree-canon-nouveau-testament/

        Consultez aussi ce dossier: http://mj-lagrange.org/wp-content/uploads/2016/04/Canon-du-Nouveau-Testament-LA-FORMATION-DU-CANON-DU-NT.pdf

        Et si vous vous appuyez sur Irénée,  alors vous devez être catholique comme lui: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/07/08/la-doctrine-de-saint-irenee-de-lyon/

        Quant à la Vulgate à laquelle vous faites référence, vous devriez savoir qu’elle est la traduction faites par le 100% catholique saint Jérôme à la demande du 100% catholique Pape saint Damase. Cet argument est donc un échec. 

        L’Église catholique a toujours été dirigée par le Pape de Rome contrairement à ce que vous dites: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/01/29/de-quand-date-leglise-catholique/

        L’Église catholique n’a jamais eu le pouvoir politique. Ça lui est arrivé d’oeuvrer avec les États ou les influencer. Mais d’une manière générale, l’Église et les États furent en conflits aux issues défavorables à l’Église. Le premier empereur à avoir été en désaccord avec le Pape est Constantin lui-même qui refusa les conclusions du concile et se fit baptiser arien sur son lit de mort. Ou encore l’empereur Constance II, protecteur des ariens qui, entre autre choses, chassa nombre d’évêques catholiques de leurs sièges pour les remplacer par des hérétique afin de complaire à Eusèbe de Nicomédie et chassa le Pape Libère de Rome pour les mêmes raisons. L’empereur Julien l’Apostat retourna au paganisme et persécuta l’Église. Plus tard, après que l’empire romain d’Occident se soit effondré, l’empire d’Orient entreprit de reconquérir les provinces perdues; elle annexa l’Italie centrale (donc Rome) dans le cadre de l’exarchat de Ravenne (qui allait plus tard devenir les États pontificaux après la conquête de Pépin le Bref). Entre temps, les Papes saint Silvère (mort en 537) et saint Martin Ier (vers 600-655) connurent le martyrs par les empereurs hérétiques (monophysites) de Constantinople. Tout ça pour dire que la soumission des Papes au pouvoir impérial n’est ni plus ni moins qu’une blague. On pourrait encore parler du Pape Pascal II emprisonné par le roi d’Angleterre ou du Pape Boniface VIII qui dut victime d’une tentative d’enlèvement par le roi de France…

        Innocent III n’a fait brûler aucun enfant. C’est un fait. Ceux qui ont inventé cette théorie sont des menteurs. Voyez ces deux documents:

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/23/pour-en-finir-avec-linquisition/

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/24/pour-en-finir-avec-les-cathares/

        Je rappelle que la peine de mort est légitime. Et que les cathares étaient des dégénérés qui pensaient que le monde physique était une création du diable, que le diable était un être égal à Dieu, ils étaient contre le mariage et la procréation etc.

  18. kong
    18 octobre 2016

    Ils (les cathares)ont donc été massacrés pour leur convictions religieuses!
    Dites moi, connaissez vous cette phrase :
    22 juillet 1209 Massacre de Béziers par la Croisade catholique : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens »

  19. michel
    18 octobre 2016

    copier collé

    L’église Catholique D’Ariège Demande Pardon Pour Montségur | Le …
    france3-regions.blog.francetvinfo.fr/…/leglise-catholique-dariege-demande-pardon-p…
    20 sept. 2016 – L’idée de demander pardon est née à ce moment-là, notamment lors … les 225 cathares ont péri le 16 mars 1244 sur le bûcher de l’Inquisition.

    L’Eglise demande pardon pour les Cathares- Alvinet
    http://www.alvinet.com/similaires/l-39-eglise-demande-pardon-cathares/34776236
    Vidéo : L’Église d’Ariège demande pardon pour le massacre des Cathares … Régions : Languedoc-Roussillon : Lot-et-Garonne … atrocités de l’Inquisition, l’Église d’Ariège a demandé pardon, dimanche, pour le massacre des cathares. … mardi 11 octobre, à l’occasion de la fête de son diocèse, une demande de pardon à…

    si ç n’a pas été vu…parution la semaine dernière 11 10 2016

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Oui je sais ça. Mais c’est ridicule. Ca vient d’un évêque qui n’a rien de catholique, comme beaucoup d’évêques aujourd’hui (c’est une longue histoire). Il fait ça car il ne connaît pas la vérité sur les cathares, voilà tout.

  20. kong
    18 octobre 2016

    Vous êtes donc pour la peine de mort?
    Question: pourquoi le Seigneur Jésus-Christ n’a pas fait mourir l’apôtre Paul?

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Oui, je suis pour la peine de mort. Comme Dieu qui la ordonné à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament et en tuant les époux menteurs Ananias et Saphira: Actes V, 3-11.

      Pourquoi le Christ n’a-t-il pas fait mourir saint Paul ? Parce qu’Il avait de plus grand projets pour lui. Et puis à ce rythma là, je pourrai aussi bien vous demander pourquoi Dieu a fait mourir Ananias et Saphira alors que leur faute était bien moindre que celle de Paul…

  21. kong
    18 octobre 2016

    Mais c’est quand-même dit: l’église catholique demande pardon; même si cela vient d’un évêque.

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      C’est évêque est un hérétique, c’est tout. Ce n’est pas le premier et ce ne sera certainement malheureusement pas le dernier.

  22. kong
    18 octobre 2016

    Alors si cela vient d’un évêque comme vous dites; pourquoi l’église catholique officielle ne s’insurge pas pour dire qu’elle ne reconnait pas ce qu’on lui reproche

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Parce que l’Eglise officielle est rongée par des apostats qui pensent comme lui. Et ceux qui restent fidèles sont complétement muselés. Lisez « L’Eglise occupée » de Jacques PLONCARD d’ASSAC.

  23. kong
    18 octobre 2016

    Pour les cathares, vous êtes entrain de me dire que c’Dieu qui a ordonné leur massacre?

    • Ressources Catholiques
      18 octobre 2016

      Dieu n’a pas ordonné ce massacre. D’ailleurs ce n’est pas approprié de parler de « massacre » surtout en sous-entendant que ça aurait été à sens unique. Ce fut une guerre rangée avec des armées des deux côtés, des morts nombreux des deux côtés et des victimes civiles des deux côtés. Dieu ordonne parfois la guerre et la peine de mort contre ses ennemis, relisez l’Ancien Testament. Ainsi, Dieu a permis cette guerre comme un mal nécessaire pour un plus grand bien. Il ne le voulait pas mais les cathares ont cherché ce qu’il leur est arrivé.

      J’ai supprimé le long commentaire que vous aviez reposté ici. En effet, j’ai le temps de répondre mais seulement pour des petits commentaires…

  24. kong
    18 octobre 2016

    Pour mon commentaire supprimé, vous avez promis de me répondre; n’est-ce pas?

    • Ressources Catholiques
      19 octobre 2016

      Oui.

  25. kong
    18 octobre 2016

    [[Parce que l’Eglise officielle est rongée par des apostats qui pensent comme lui. Et ceux qui restent fidèles sont complétement muselés.]]

    La bible dit qu’un peu de levain fait lever la pâte. Seriez-vous entrain de reconnaître que l’église catholique est apostate? Si les fidèles sont muselés; alors qui dirige l’église catholique aujourd’hui? Au plus haut niveau, c’est le pape; il ne s’est jamais insurgé contre cette reconnaissance et demande de pardon initiées par cet évêque. Je ne l’ai jamais entendu dire: je ne reconnais pas ce qu’on nous reproche. Autrement dit , l’apostasie est au plus haut niveau dans l’église catholique alors?

    • Ressources Catholiques
      19 octobre 2016

      Le Pape doit composer avec un grand nombre d’évêques apostats. Il est obligé de se taire pour limiter la casse interne à l’Église

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      Oui, un peu de levain faut lever la pâte, aussi, nous, le petit nombre de vrais catholiques qui restons, nous reconquérons de nouvelles parcelles de l’Église chaque jour. Ca prendra du temps mais nous arriverons à la victoire.

  26. kong
    19 octobre 2016

    Ce silence sur l’état de l’église catholique dure depuis combien de temps et cela va durer encore combien de temps? S’il se tait où conduit-il l’cette église? S’il se tait en quoi est il pape? Craint-il pour sa vie? Et de quelle casse parlez vous? Ne vaut-il pas mieux arriver au ciel manchot que tout entier en enfer? Qui ne dit mot consent: le pape participe aux péchés de ces évêques alors! Qu’ y a-t-il de si difficile qu’on ne puisse dénoncer? Ah, je vois: il faut laisser croître l’ivraie et le vrai et à la moisson on fera la distinction. C’est ça? Vous vous trompez lourdement car vous dites vous même que l’église est rongée. Un lépreux peut être habillé des vêtements les plus somptueux , ses plaies suinteront et la souillure se verra toujours à l’extérieur. Il faut d’abords soigner la lèpre avant de l’habiller….

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      Combien de temps cela va-t-il durer ? Jusqu’à ce que Dieu siffle la fin de la récréation, et ce jour là les hérétiques auront tres mal…

      Où le Pape conduit-il l’Église ? Vers sa fin même au milieu des tempêtes.

      Craint-il pour sa vie ? Peut être.

      La casse dont je parle ? Que des milliers d’évêques, prêtres et fidèles quittent le navire et que de futurs Papes ne puissent plus les corriger et en faire des instruments du redressement de l’Église.

      Ne vaut-il pas mieux arriver au ciel manchot que tout entier en enfer ? Certes, mais c’est aux apostats qu’il faut dire ça. Selon l’enseignement de l’Église, ses membres renégats (il y en a toujours eut dès le Nouveau Testament) vont en enfer.

    • kong
      20 octobre 2016

      Ce que vous faites, défendre bec et ongle votre communauté , est légitime.
      Mais vous couvrez d’habits somptueux un lépreux.
      Toute l’église catholique est atteinte de « lèpre » (apostasie): les évêques fidèles comme vous dites sont muselés et ce sont les apostats qui parlent et influencent par conséquent les grandes décisions et orientation.
      Le pape qui se fait se rend coupable du péché des autres. Il participe tacitement à leur hérésie. L’abomination de la désolation est dans l’église mais au plus haut niveau c’est moutus cousus. Il(le pape)ira aussi enfer comme tous les renégats, dans ces conditions.
      D’autre part que les évêques quittent le navire ne doit pas être une raison valable pour garder le silence. Jésus-Christ a dit à ceux qui étaient resté avec lui: « et vous, ne partez vous pas? » Alors plusieurs autres venaient de le quitter.

      • Ressources Catholiques
        20 octobre 2016

        Le Pape est infaillible lorsqu’il enseigne ex Cathedra, c’est ainsi que le dogme de l’infaillibilité pontificale fut défini en 1870 lors du concile Vatican I. C’est là la promesse du Christ, avec celle de l’indéfectibilité de l’Église. À certains moment du IVème sielce, 97% des évêques étaient tombés dans l’hérésie arienne et ne croyaient plus en la divinité de Jésus-Christ et ils persécutaient les vrais catholiques; et pourtant l’Égiise s’est complètement relevée. C’est ce qui se passera encore cette fois. Il est possible que le Pape aille en enfer, au Moyen-Âge ont fausaient des fresques du jugement dernier avec à la gauche du Christ, les damnés, parmis lesquels on peut reconnaître à leur tiare des individus comme étant des Papes…

  27. kong
    19 octobre 2016

    Avec des évêques apostats qui ont muselé les évêques fidèles comme vous dites; qu’est-ce que l’église catholique aujourd’hui, si ceux dont les apostats qui parlent et fidèles sont muselés?

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      L’Église est persécutée par des ennemis intérieurs. C’est dramatique. Mais il faut avoir de la bonne volonté et distinguer ce qui est vraie ont catholqueu de ce qui ne L’est pas.

  28. kong
    20 octobre 2016

    [[pourtant l’Égiise s’est complètement relevée.]]
    Comment s’est-elle relevée? En montant au créneau et en dénonçant cette hérésie. Elle ne s’est pas tue.

    • Ressources Catholiques
      21 octobre 2016

      Elle ne s’est pas tué à l’époque, et elle ne se fait pas aujourd’hui en tant que telle. À l’époque, les évêques réellement catholiques étaient chassés de leurs sièges comme ils le sont aujourd’hui et c’est peu à peu que la situation est revenue à la normale.

  29. kong
    20 octobre 2016

    Pour l’infaillibilite du pape ex-cathédrale. Vous avez trouvé un jocker. Mais j’ai bien peur que vous déchantiez au moment venu.

    • Ressources Catholiques
      21 octobre 2016

      Non, l’infaillibilité du Pape est uniquement. Ex cathedra, c’est ainsi que le dogme fut défini, renseignez-vous.

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