+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La vérité sur le Suaire de Turin

 

LE PASSE DU SUAIRE

Pour mieux parler du Suaire de Turin, il était nécessaire d’élucider, autant que possible, son passé. L’on connaissait l’existence d’un linge comparable au suaire de Turin, appelé « Mandylion d’Edesse » (mandylion = « plié quatre fois »), trouvé en 525 dans une cachette. Déjà à cette époque on l’appela « image non faite de mains d’homme ». On le présentait replié, le visage seul apparent, car les premiers siècles chrétiens n’étaient pas propices à une représentation de la mort par la croix (car la crucifixion était la punition des criminels). Or le suaire de Turin montre que le visage est plus pâle que le reste, la cause étant sans conteste possible une plus fréquente exposition à la lumière. Pour d’autres raisons encore, on est quasiment certain que le Mandylion d’Edesse et le Suaire de Turin ne font qu’un.

Le suaire fut transporté en 1204 par Othon de la Roche dans le duché d’Athènes. Un an plus tard le neuveu de l’empereur de Constantinople, Théodore Ange, demandait son retour au pape Innocent III. Ces faits ont été précisés par Monsieur Raffard de Brienne, président du CIELT.

Au milieu du XIIe siècle le linceul entra en possession de Geoffroy de Charny, compagnon d’armes du dernier duc d’Athènes, lequel n’avait pas d’héritier mâle. Mais les circonstances sont encore mal connues.

LE TEST AU CARBONE 14 DE 1988 : DES ERREURS GROSSIERES !

Le résultats du test au carbone 14 réalisé en 1988, qui donnaient au linceul une origine médiévale, et que la presse s’était empressée de publier, se sont révélés erronés. Et il est assez extraordinaire de constater que ces erreurs sont dues a une évidente volonté de fausser les analyses. La liste accable les responsables :

Coordinateur évincé
Monsieur Gonella, nommé par le cardinal Ballestrero, archevêque de Turin, comme coordinateur des analyses, a été évincé par Monsieur Tite, du British Museum, qui s’est imposé de lui-même.

Protocole bâclé
Le protocole technique, mis au point par Monsieur Gonella n’a jamais été appliqué. Entre autre, le principe de l’attribution des échantillons aux laboratoires « en aveugle » : il a été si bien appliqué qu’on ne sait plus, pour chaque laboratoire, ce qui a été exactement analysé !

Refus d’appliquer des test croisés
Monsieur Tite, toujours lui, a refusé que soient pratiqués d’autres tests que le carbone 14, tests qui, de plus, n’auraient pas déterioré les échantillons.

Accès aux travaux et aux analyses interdits à tout observateur
Monsieur Tite, encore et toujours, a interdit l’approche des travaux à tout témoin et à tout observateur scientifique travaillant sur d’autres techniques de recherche. De même, les conclusions produites par chaque laboratoire ont été interdites d’accès aux spécialistes. Seule la synthèse des résultats, réalisée sous la direction de Monsieur Tite, a été publiée.

Disparité des résultats et attitude anti-scientifique des rapporteurs
Les trois laboratoires ayant procédé aux analyses ont chacun rendu des conclusions différentes. De plus, au lieu de faire état de ces différences, les rapporteurs ont établi une « moyenne des résultats », ce qui porte gravement préjudice à la vérité scientifique.

Préséance non respectée dans la communication, et filtrage des résultats
La conclusion selon laquelle le linceul aurait été fabriqué entre 1260 et 1390 a été communiquée à la presse, alors qu’aucune information n’avait été envoyée préalablement ni au monde scientifique ni au cardinal gardien du Linceul.
La communauté scientifique a été informée en tout et pour tout par un article dans le magazine Nature, qui a soigneusement caché les resultats les plus « sensibles ».

Notons au passage que le Laboratoire de recherche des Musées de France a refusé de travailler sur le linceul…

REPONSES AU TEST AU CARBONE 14 DE 1988

Le premier congrès du CIELT (Centre International d’Etudes sur le Linceul de Turin), en 1989, a pu infirmer les soi-disant révélations du test de 1988. Le deuxième congrès, en 1993, a permi d’entendre les confirmations de scientifiques non catholiques : celui du professeur Kouznetsov, Prix Lénine, du laboratoire de Moscou, et du professeur Aaron Upinsky, agnostique.

CAUSES DE LA DATATION RECENTE, SELON LES ANALYSES DE 1988
Le seul fait scientifiquement exact que l’on puisse retenir du test au carbone 14 de 1988 est que chaque laboratoire aura conclu à une datation récente. Objectivement, on doit admettre que cette datation repose sur des causes indubitables.

Cependant, le test au carbone 14 peut être faussé. Notamment par une exposition à la chaleur qui renforce la charge en carbone 14, laquelle témoigne de la jeunesse de l’objet analysé. Or, le Linceul fut exposé en 1530 à un incendie. Cette théorie fut exposée par le professeur Kouznetsov, Prix Lénine, du Laboratoire Nucléaire de Moscou. Le seul obstacle est que le processus ne se réalise correctement qu’en présence d’eau.

Autre hypothèse : la couleur du linceul est dûe à une oxydation de la cellulose des fibres de tissus, laquelle s’obtient facilement par une émission de neutrons. Ceci peut s’obtenir par désintégration des noyaux d’hydrogène lourd contenus dans la peau et les cheveux. Or, ce processus émet des protons en quantité suffisante pour fausser la datation au carbone 14. Cette conclusion, du Père Rinaudo, a été étayée par plusieurs tests.
On ne peut soulever d’objection face à cette hypothèse, mais seulement une difficulté de compréhension : la désintégration des noyaux d’hydrogène lourd contenus dans la peau et les cheveux ne peut être due qu’à un processus hors normes. Dire qu’il s’agit de la Résurrection elle-même ne nous apporte pas de réponses sur la cause première…

POLLEN CONTRE CARBONE 14
Le 2 août 1999, lors d’un congrès de botanique aux Etats-Unis, le professeur Avinoam Danin, de l’Université Hebraïque de Jérusalem, ayant analysé les traces de pollen du Linceul de Turin, a déclaré que celui-ci « serait antérieur au VIIIe siècle et proviendrait de la région de Jérusalem ». Un examen concernant le tissage avait autorisé des conclusions identiques. Comment un pièce tissée au XIIIe siècle en Europe (conclusion du test de 1988) pourrait-elle porter des traces de pollen de Jérusalem antérieur au VIIIe siècle ? Voilà une question qui, à elle seule, réduit à néant l’affirmation de Monsieur Tite.

AUTRES ELEMENTS REMARQUABLES

LES INSCRIPTIONS
Les inscriptions visibles sur le linceul ont été examinées par André Marion et Anne-Laure Courage, de l’Institut d’Optique théorique et comparée. Il est désormais certain que ces inscriptions sont : « In necem » (A mort), « Nazarenus » (de Nazareth) et « IC » (initiales grecques pour « Iesous Christos »). Seule la datation reste à faire.

LES EMPREINTES DE MONNAIE
On pense avoir vu des empreintes de monnaies de pilates à la place des deux yeux. Cependant les photographies réalisées n’offrent pas actuellement la possibilité de s’en assurer, en partie parce que les caractères portés par les pièces sont de la même taille que les chevrons du tissu, ce qui introduit des confusions de tracés.

LE CLOUAGE ET LES TRACES DE SANG
Déjà le docteur Barbet avait reconstitué le trajet des clous des mains, passant entre les os du poignet, et sectionnant le nerf médian. Mais c’est le docteur Pierre Mérat qui a identifié le trajet du clou unique perçant les deux pieds sans grand effort, technique dans laquelle les romains étaient passés maîtres.
Les traces de sang révèlent l’emplacement des trous dans les mains et dans les pieds ainsi que celui du percement de l’abdomen. Mais elle montrent aussi un saignement au front, qui est tout à fait étranger au supplice de la croix, et qui concorde pleinement avec les récits concernant la couronne d’épine.
Enfin on vénère à Argenteuil la « Sainte Tunique » du Christ, donnée par Charlemagne à sa fille, qui était alors abbesse du monastère de l’endroit. Il s’agit, selon la tradition, de la tunique que portait le Christ sur le chemin de croix, la fameuse « tunique sans couture ». Celle-ci portait des traces de sang. Le groupe a pu être identifié : il s’agit du groupe AB, très peu courant. Or, c’est le même que celui qui a été identifié sur le Linceul.

CONCLUSION

« L’identification du Linceul avec Jésus Christ, flagellé, couronné d’épines, chargé de sa croix, cloué, transpercé, brièvement enseveli, atteint une certitude supérieure à celle d’un criminel par ses empreintes digitales », nous dit l’Abbé Laurentin. En effet, trop d’éléments décrits par les évangélistes se trouvent illustrés par le Linceul. Désormais il est plus facile de présenter le linceul de Turin comme celui du Christ que d’affirmer le contraire.
Malgré cela, la presse qui avait cru faire un « scoop » en publiant les faux résultats de 1988 s’est bien gardée, par la suite, de faire état des contre-expertises.

Ainsi voit-on de quoi est faite la déontologie journalistique d’aujourd’hui.

Source: de Ecclesia (de l’Eglise)

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Un commentaire sur “La vérité sur le Suaire de Turin

  1. Bousquet de Rouvex
    26 mai 2014

    Quelques approximations brutales dans cet article ! Par exemple Aaron Upinsky y est décrit comme agnostique, alors qu’il est un catholique fervent et tonitruant (cf les évènements de Versailles l’an dernier). Il faudrait que vous nuanciez vos affirmations en lisant par exemple le très bon compte-rendu des recherches publié par Brice Perrier chez Florent Massot en 2011 « Qui a peur du Saint Suaire ? » Le sujet mérite mieux que ce panégyrique à l’emporte-pièce.

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Cette entrée a été publiée le 26 mai 2014 par dans Etudes bibliques, Foi Catholique, Mensonges historiques, et est taguée , .
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