+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

« La Passion du Christ » de Mel Gibson: un film antisémite?

Rappel: Par définition, un catholique n’est pas antisémite

Un certain cercle d’intellectuels juifs, américains et européens, a trouvé l’occasion de traiter – pêle-mêle – l’Eglise, les Evangiles, et les Catholiques en général, d’antisémites. Tout est bon, quand on est ancré dans l’habitude de la macération biliaire, pour se parer du vêtement de la victime permanente, histoire de se médiatiser encore une fois…

Déjà ce même lobby (parce que là, il y en a un) avait accusé l’Evangile d’être antisémite. Est-il d’ailleurs possible « d’accuser » un texte dont les auteurs sont morts il y a 20 siècles ???… Comme on peut le voir sur ce site, l’accusation ne tient pas debout une minute !

En France, le lobby fonctionne si bien que le film ne peut trouver de distributeur, alors que le reste du monde – rien que ça – bénéficient de la liberté de le voir. Soit dit en passant : les « libres penseurs » qui dénoncent encore aujourd’hui l’ancien « index » de l’Eglise, qui déconseillait ainsi certains livres, feraient bien de balayer devant leur porte : car voilà maintenant l’index laïc, qui est bien plus autoritaire, bien plus influent, et bien plus menaçant que ne l’a jamais été celui de l’Eglise.

Restons cartésiens, et considérons la question de manière logique :

1 – Le film serait antisémite. Le problème pour les polémiqueurs c’est que trois personnages non négligeables dans le monde du cinéma contredisent formellement cette accusation :
– Maia Morgestern, l’actrice qui joue le rôle de la Vierge Marie est non seulement juive, mais juive pratiquante. Or elle contredit formellement l’accusation. Celle-ci ne tient donc que si l’une des trois affirmations suivante est vraie : a) Maia Morgenstern est folle, b) elle est « juive antisémite », c) elle trahit son peuple. Comme ces trois propositions sont impossibles, l’accusation ne tient pas.
– Abel Jaffry, acteur français qui joue le rôle du gardien du Temple, de confession musulmane, affirme que le film n’a aucune tendance au racisme, et que s’il avait trouvé trace d’antisémitisme, il aurait quitté l’équipe. (27/2/2004, « Merci pour l’info » – Canal Plus).
– Tarak Ben Amar, distributeur français du film, affirme que le film n’est pas antisémite. « C’est un film d’amour » a-t-il répondu à Patrick Poivre-d’Arvor. Quand ce dernier lui demande d’où viennent les attaques contre le film, Tarak Ben Amar désigne ouvertement un lobby juif américain (Journal télévisé de 20h00, 1er mars 2004, TF1).

2 – Mel Gibson serait antisémite : cela fait 18 ans que Mel Gibson travaille au sein d’Hollywood, où l’on trouve comme ailleurs des artistes juifs. L’un des dirigeants d’Hollywood est juif. Et en 18 ans il n’y a jamais eu le moindre problème entre ces juifs et Mel Gibson. Tout à coup, il faudrait que ce dernier soit du jours au lendemain antisémite ? C’est plus que douteux !…

3 – Le Vatican soutiendrait un film antisémite. Le Pape, et différents hauts personnages du Vatican, ont vu le film, et l’on trouvé excellent. Jean-Paul II a déclaré « C’était comme c’était ! ». Le Cardinal Castrion-Hoyos a déclaré « J’espère que tous les chrétiens du monde verront ce film ». Oui, le Vatican soutient le film. Mais il ne peut pas soutenir un film antisémite. Pour la raison bien simple que les relations entre le Vatican et l’Etat d’Israël ainsi que les religieux juifs sont au beau fixe. Lors de son voyage en Israël, Jean-Paul II, en parlant des juifs, des musulmans et des chrétiens avait déclaré « Nous somme tous des sémites ! ». A elle seule, cette forte affirmation suffit à ridiculiser l’hypothèse selon laquelle Jean-Paul II aurait approuvé un film antisémite.

4 – Les Evangiles seraient antisémites. Cette affirmation est stupide pour une raison simple : les Evangiles ont été écrites par des juifs pour raconter la vie d’un juif. Comment pourrait-il être antisémite ?!?

5 – Les Evangiles et l’Eglise feraient porter la responsabilité de la crucifixion de Jésus aux juifs.

PREMIEREMENT : LE PROPOS EXACT ET OFFICIEL DE L’EGLISE

La déclaration du Concile Vatican II « Nostra Aetate », affirme depuis 1965 : « Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps ».

DEUXIEMEMENT : LE PROPOS EXACT DES EVANGILES

Voyons tout d’abord ce que disent les évangélistes (juifs, ne l’oublions pas !) avec Matthieu dont le récit est à la fois détaillé et facile d’accès (traduction Osty) :
– – – Trahison de Judas – – –
Matthieu 26,14-15 : « Alors un des Douze, appelé Judas Iscariote, étant allé trouver les grands prêtres, dit : Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ? Ils lui comptèrent trente pièce d’argent, et dès lors, il cherchait une occasion opportune pour le livrer. ». 26,47-49 « Et tandis qu’il [Jésus] parlait encore, voici que vint Judas, un des Douze (…) Celui qui le livrait leur avait donné un signe, en disant, « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est Jésus, arrêtez-le ». Et aussitôt s’étant avancé vers Jésus, il dit « Salut Rabbi ! », et lui donna un long baiser. »
– – – Volonté des habitants de Jérusalem – – –
27,15-26 : A chaque fête, le gouverneur [romain] avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait. On avait alors un prisonnier fameux appelé Barabbas. Tandis qu’ils se trouvaient rassemblés, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, celui qui est appelé Christ ? » (…) Mais les grands prêtres et les anciens persuadèrent les foules de réclamer Barabbas et de faire périr Jésus. Prenant la parole, le gouverneur dit « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? ». Ils dirent « Barabbas ». Pilate leur dit « Que ferai-je donc de Jésus, celui qui est appelé Christ ? ». Ils dirent tous : « Qu’il soit crucifié ! ». Celui-ci déclara « Quel mal a-t-il donc fait ? ». Et eux criaient plus fort : « Qu’il soit crucifié ! ».
– – – Les habitants de Jérusalem s’attribuent EUX-MEMES la responsabilité de la mort de Jésus – – –
27,24-26 : Pilate, voyant que cela ne servait à rien, mais qu’il en résultait plutôt du tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis quitte de ce sang. A vous de voir ». Et, répondant, tout le peuple dit : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ».
De tout celà il ressort que ceux qui sont responsables de la mort de Jésus sont une partie de la population juive de Jérusalem d’il y a 2000 ans, manipulée par le Sanhédrin (les Conseil des prêtres du Temple). A contrario :
1- les juifs qui n’étaient pas à Jérusalem ce jour-là ne sont pas concernés ;
2- ceux qui ont dit que les générations suivantes étaient accusées ne sont pas les chrétiens, mais les juifs qui ont répondu à Pilate, et ils parlaient de LEUR descendance et non de celle des absents ; ET SURTOUT : leur propos n’engagent qu’eux-mêmes !
3- les juifs vivant aujourd’hui ne sont accusés par personne : ni par les Evangélistes, ni par les Chrétiens.

TROISIEMEMENT : ANALYSE DU PREDICATEUR DE LA MAISON PONTIFICALE

Voyons maintenant ce que dit le Père Raniero Cantalamessa, en date du 12 mars 2004 :

– « Aucune formule de foi du Nouveau Testament et de l’Eglise ne dit que Jésus est mort « à cause des péchés des juifs« ; elles disent toutes qu’il « est mort à cause de nos péchés », c’est-à-dire des péchés de tous », insiste-t-il.
– « La doctrine de l’Eglise connaît un seul péché qui se transmet de façon héréditaire de père en fils: le péché originel », ajoutant qu’il n’est pas possible d’accuser le peuple juif dans son ensemble, de la mort de Jésus.
– « Si l’on considère les juifs des générations futures responsables de la mort du Christ, on devrait aussi pour la même raison considérer les romains des générations futures, y compris les papes de familles romaines, responsables, et les accuser de déicide, dans la mesure où il est certain que, du point de vue juridique, la condamnation du Christ et son exécution (la forme de l’exécution par crucifixion le confirme) sont à imputer, en dernière analyse, aux autorités romaines »
– « Il y a là une certaine convergence avec la tradition juive du passé. Si l’on se base sur les informations sur la mort de Jésus présentes dans le Talmud et dans d’autres sources juives (même si elles sont tardives et contradictoires), on constate que la tradition juive n’a jamais nié une participation des autorités de l’époque à la condamnation du Christ. Elle n’a pas basé sa propre défense sur la négation de ce fait mais plutôt en niant que le fait, du point de vue des juifs, constitue un crime et que la condamnation du Christ ait été une condamnation injuste ».

6 – Le film a été tourné par Mel Gibson pour faire plaisir à son père qui est antisémite, donc le film est antisémite.
Trois choses sont dites ici : a) – Mel Gibson a fait ce film pour faire plaisir à son père : à vrai dire personne ne peut l’affirmer, car personne ne peut rien vérifier de cette rumeur. b) – le père de Mel Gibson est antisémite : il est évident qu’il nie par exemple l’existence des fours crématoires dans les camps nazis, et qu’effectivement son propos à l’égard des juifs est faux et scandaleux. c) – donc le film est accordé aux idées du père de Mel Gibson : voilà qui est manifestement faux, car Mel Gibson dit lui-même que condamner les juifs et être antisémite est une position qui va contre sa propre foi.

L’EMISSION « MERCI POUR L’INFO » du Vendredi 27/02/2004 sur CANAL +

Remarquons la présence sur le plateau du Père de la Morandais (revêtant un violet épiscopalien le plus pur), et d’Abel Jafry. Quand aux autres personnages qui s’expriment, ils ne font que donner des sentiments personnels, et manifestement n’ont jamais ouvert une Bible de leur vie…

Qui est le Père de la Morandais ? C’est un cas intéressant : il a été Aumônier de l’Assemblée Nationale (c’est un poste officiel). La fréquentation des sphères du pouvoir lui a donné un certain goût pour les caméras, le lobying, et une certaine autonomie par rapport au fonctionnement normal de l’Eglise. Le Père de la Morandais ne représente que lui, il n’est pas le porte parole d’un évéché (et certainement pas celui de Paris), il n’a aucune fonction qui attribue à ses propos une valeur officielle quelconque.

Abel Jafry est musulman, il a joué le rôle d’un gardien du Temple de Jérusalem, il est le seul français a avoir interprété un rôle dans le film.

Ce qui est extraordinaire, c’est que c’est le prêtre catholique qui attaque le film, et l’acteur musulman qui le défend !!!

Que dit le Père de la Morandais :
1 – le film est trop violent.
2 – le christianisme, c’est la résurrection, pas la souffrance.
3 – le pape n’a pas donné aucun soutien officiel au film

Pour le point 1 : revenons aux Evangiles, et lisons encore Matthieu : en 26,67 nous lisons que Jésus se fait cracher au visage et gifler par les prêtres juifs ; en 27,26 il est flagellé sur ordre de Pilate ; en 27,29 on lui met sur la tête une couronne faite d’un buisson épineux, sur laquelle on frappait pour mieux enfoncer les épines ; en 27,32 Jésus porte une croix (en fait un billot de bois) et est cloué sur la croix ; avec Marc 15,29 on obtient le détail sur les insultes qu’il a subi, alors qu’il agonisait suspendu à la croix.
A remarquer, aussi extraordinaire ce que cela puisse paraître, la réponse donnée par Abel Jafry, qui a argumenté en toute logique sur le fait que le film traitant de la Passion, il aurait été difficile de parler d’autre chose. Il fallait que ce soit le musulman qui le dise au prêtre catholique !!! Mais naturellement, l’abbé de la Morandais a contourné cette observation !…

Pour le point 2 : sans le supplice du Christ, pas de résurrection, pas de messe car pas d’eucharistie, pas d’Eglise, bref… pas de christianisme. Et enfin : pas de prêtre. Et l’Abbé de la Morandais devrait ne pas oublier que s’il est prêtre, c’est parce que le Christ est passé par la Croix. Et il aurait donc fort mauvaise grâce à l’oublier, et à minorer le rôle de la Passion dans la genèse de sa propre religion !

Pour le point 3 : l’abbé de la Morandais à volontairement déformé ce qui est dit sur le commentaire du Pape : en effet Jean-Paul II n’a donné qu’un avis personnel. Qui donc aurait prétendu qu’il ait donné un avis officiel, ou « béni le film » pour citer la grossière exagération de l’abbé ? Personne, contrairement à ce qu’il a voulu faire croire. Mais en déformant ce qui est rapporté pour apporter une dénégation aussi appuyée qu’inutile, l’abbé a ainsi trouvé le moyen d’occulter l’approbation de Jean-Paul II, qui a bel et bien apprécié le film, comme l’a d’ailleurs fait l’ensemble des prélats ayant vu le film.

Source: de Ecclesia (de l’Eglise)

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Un commentaire sur “« La Passion du Christ » de Mel Gibson: un film antisémite?

  1. Zulu
    19 janvier 2017

    <>
    Le père de Mel ne dit certainement pas cela ni aucun révisionniste. Votre méconnaissance de ce sujet vous fait confondre « fours crématoires » et « chambres à gaz homicides » qui, elles, sont bien contestées par les révisionnistes. Les fours crématoires équipaient tous les grands camps de concentration et de travail nazis. Ils servaient en effet à incinérer tous les cadavres des morts depuis 1942 après les terribles épidémies de typhus qui ont ravagé les camps. De plus, les révisionnistes ne sont pas « forcément » antisémites puisque certains d’entr’eux sont juifs. Ce sont simplement des amoureux de la vérité historique.

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