+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

‘Da Vinci Code’: du mensonge à l’état pur!

 

Promu en son temps au Festival de Cannes sous forme de film , l’oeuvre aux mille mensonges devient un business auquel même la SNCF a apporté du crédit. Jusqu’où irons-nous ? Mais déjà la critique ricane en coulisse. Et il y a de quoi ! Faux mystères, faux secrets, fausses sources, scénario délirant, etc…

Tout le monde n’est pas capable de lire le ‘Da Vinci code’

da vinci codeCe livre vise un public large, mais bien particulier. Il s’adresse à ceux qui doutent – et parfois veulent douter – de l’Eglise Catholique, et qui cherchent avec une curiosité mal placée les moyens de s’enfoncer un peu plus dans leurs certitudes.

Or, la recherche de ce qui est mauvais est, chez beaucoup de gens, une passion plus grande que la recherche de ce qui est bon. Exemples typiques : le contenu des journaux télévisés, où encore des revues telles que « Voici » et ses scandales, qui répondent à un besoin malsain et très répandu.

Pourquoi ce mécanisme de la pensée ? Pourquoi un grand nombre de personnent tombent-elles si facilement dans ce piège ? Pourquoi les médias se délectent-ils de cette situation ? Toujours pour la même raison : le plaisir qu’une part importante du public éprouve devant tout ce qui peut ressembler à des révélations scandaleuses.

Ainsi pense le lecteur crédule : le Da Vinci Code promeut le scoop, le scandale, l’occulte ? Alors forcément, c’est un livre passionnant. Mieux encore : s’il dit des choses que l’Eglise n’a jamais dites, alors c’est forcément l’auteur qui dit la vérité, et il est certain que c’est l’Eglise Catholique qui ment.

Lorsque le lecteur crédule achète le livre, la mécanique prévue par l’auteur – et c’est bien la seule chose intelligente que recèle le livre ! – se met inplacablement en route : les scandales, soigneusement enchaînés les uns aux autres montent l’intrigue. Le lecteur crédule est obligé de mordre à l’ameçon, à moins d’être, lui, un véritable enquêteur doté de moyens financiers (les voyages, ça coûte cher). Ne pouvant rien vérifier, le lecteur se fie aux preuves apportées par l’auteur. Ou plutôt : à ce que l’auteur présente comme preuves. Ce qui n’est pas pareil.

Le lecteur n’a pas la possibilité de vérifier facilement et par lui-même l’authenticité des affirmations de l’auteur. Disons le mot : il « gobe », parce qu’il n’a pas le choix.

Le piège

Pris par le récit, le lecteur ne vérifie donc rien. Et même pire : le récit le passionne tant qu’il serait catastrophique pour lui que le roman puisse s’avérer faux. Tout s’écroulerait.

Ajoutons à cela le réflexe typique du consommateur : il a payé le livre, il FAUT qu’il soit vrai. Il ne peut pas accepter facilement de s’être fait rouler. Donc, inconsciemment, il se protègera de toute information allant en ce sens, et préferera n’entendre que ce qui le conforte dans son illusion.

La seule stratégie possible consiste donc à cultiver la théorie du complot : tout ce qui est contre le Da Vinci Code est forcément un élément de complot monté de toutes pièces par l’Eglise Catholique ! Enfermement intellectuel… voir plus loin.

Une intox qui se démonte en une minute

– Dan Brown affirme : « Alors que les personnages et leurs actes sont clairement de la fiction, l’art, l’architecture, les documents et les rituels secrets décrits dans le roman existent vraiment ».

DAN BROWN MENT ! LA PREUVE : les éléments qu’il donne sur les lieux, les architectures et les oeuvres d’art sont souvent imaginaires. Cela est démontré dans ce qui suit. Quant aux personnages, il est absolument faux qu’ils soient tous inventés. Dan Brown parle d’un personnage nommé « Pierre Plantard ». Or ce n’est pas une fiction ! Ce français est mort en 2002 ! Alors pourquoi l’auteur dit-il que les personnages sont des fictions ?

– le « Fils de Dieu » a été inventé

Dan Brown affirme que les premiers chrétiens estimaient que Jésus était un simple mortel, et que c’est au Concile de Nicée, en 325, qu’on a enseigné qu’il était Dieu.

Tous les écrits des premiers temps de l’Eglise prouvent le contraire. A commencer par les Evangiles eux-mêmes. L’Evangéliste Jean parle de Jésus en disant « Mon Seigneur et monDIEU« . Quand à Paul il le désigne par « Seigneur DIVIN ».

Donc, Dan Brown ment quand il dit que l’on a inventé la divinité du Christ au IVe siècle ! N’hésitons pas à le dire : les lecteur du Da Vinci Code devraient aussi lire les Evangiles – l’ouvrage n’est pas plus gros – ils seraient fixés tout de suite.

– il y a eu 8 évangiles, et l’Empereur Constantin en a imposé 4.

Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour affirmer cela. Constantin n’est absolument pour rien là-dedans ! D’abord parce que le choix des 4 évangiles était officiellement reconnu par l’Eglise et St-Irénée (évêque de Lyon) 200 ans avant Constantin ! Ensuite parce que sans aucun doute jamais l’autorité de l’Eglise n’aurait permi à quiconque de décider à sa place des textes à choisir comme étant fondateurs de la foi. Ceci ne tient pas debout.

– « L’Eglise a truqué le récit » de l’Evangile

Réponse simple : il existe une excellente version de la Bible et des Evangiles qui a été traduite non pas par un chrétien, mais par un juif (donc indépendant de l’Eglise, semble-t-il !) : André Chouraqui, réputé pour son érudition. Prix du volume : 30 Euros, édité par Desclée de Brouwer, donc à la portée de tout lecteur du Da Vinci Code.

Et que constate-t-on ? Qu’avec des mots différents cet intellectuel juif donne le même récit que celui promu par l’Eglise. Dommage pour la théorie fumeuse de Brown !

– il y a eu des milliers de textes sur l’humanité de Jésus

Disons-le tout net : l’hypothèse de « milliers » de textes est totalement ridicule.

D’abord aucun historien sérieux n’est prêt à accepter l’idée d’une telle profusion de textes. Et à cela deux raisons majeures :

– il est impossible d’estimer la quantité de textes existants à l’époque. Comment le pourrait-on puisque les documents de ce type conservés aujourd’hui sont rarissimes ?
– en se référant au prix du pain à l’époque, des historiens ont pu calculer que l’équivalent (en surface de papier) d’une rame de 500 feuilles A4 coûtait, au premier siècle, l’équivalent de 300 Euros, soit 50 fois plus cher qu’aujourd’hui. On n’imagine pas que des « milliers » de textes aient pu être diffusés dans de telles conditions !

Ajoutons que les évangiles apocryphes – terme qui désigne des récits solitaires – ne sont pas « cachés » par l’Eglise, comme certaines personnes crédule l’admettent. L’Eglise se contente de ne reconnaître comme valable que 4 évangiles parce que celles-ci se recoupent sur les faits principaux, et donc sont fiables. Ceci en vertu de l’adage des historiens : « Testis unus, testis nullus » (un seul témoin est un témoin nul). Si un fait n’est raconté que par un seul texte, l’Eglise estime que le témoignage est trop fragile. Exactement comme dans toute enquête : on ne peut retenir que les témoignages qui se recoupent, afin d’éviter les légendes. Rien à voir, on le voit, avec cette soi-disant volonté de « cacher », qui excite certains esprits.

– l’Opus Dei est une société secrète, ponctionnant l’argent de ses fidèles, et encourageant le châtiment corporel (silice)

On peut bien parler ici de mensonge, affabulation, diffamation et délire paranoïaque.

L’Opus Dei est une congrégation qui a été reconnue par le Pape Jean-Paul II, lequel avait fait ses preuves en matière de transparence. On ne voit pas pourquoi Jean-Paul II aurait été un excellent pape, tandis que concernant l’Opus Dei il aurait été un mauvais pape. Soyons sérieux. Si Jean-Paul II a cautionné sans ambiguité l’Opus Dei, c’est que cette congrégation n’est pas ce que les anti-cléricaux primaires prétendent.

L’Opus Dei ne fait que ce que d’autres font déja sans pour autant être critiqués : les membres donnent à l’oeuvre en fonction de leurs moyens et en totale liberté.

Certaines personnes n’ont jamais donnée un centime à l’Opus Dei, maisau contraire, étant dans de sérieuses difficultés, certaines reçoivent de l’aide financière.

Enfin, le silice était, dans les premiers siècles, une chemise très rugueuse, et aujourd’hui son usage est totalement inconnu des catholiques et ne peut donc pas être une caractéristique propre à l’Opus Dei. Toute cette affirmation relève de l’imaginaire le plus total.

– Jésus aurait été marié

Dan Brown raisonne ainsi : parce que les prédicateurs juifs étaient mariés afin d’être crédibles, Jésus l’a donc forcément été.

Comme on le voit, l’argument est vide de toute logique historique, et ne repose que sur des suppositions personnelles !

Ici encore la théorie du complot documentaliste est finement suggérée au lecteur qui va vite se dire : si ce n’est pas dit dans les Evangiles, c’est qu’on a voulu le cacher ! Paranoïa quand tu nous guettes…

Que dit l’Histoire ? C’est que beaucoup de prophètes de l’Ancien Testament était célibataires.

Et que le dernier d’entre eux, cité dans les Evangiles, l’était aussi : il s’agit de Jean le Baptiste. Célibataire… et pourtant prédicateur reconnu et respecté ! Donc erreur grossière de Dan Brown.

Si Jésus avait été marié, comment expliquer que les Evangiles parlent de son baptême et de son enterrment, mais pas de son mariage ? Ah oui, c’est vrai… on l’aurait caché… Mais dans quel but à l’époque ? Il faudrait nous expliquer ça.

Sans doute la « femme de Jésus » se sera marié avec lui dans le secret, et puis sera morte aussi dans le secret. En tout cas avant la mort de Jésus, car comment expliquer son absence lors de la Crucifixion ?

Mais, diront Dan Brown et d’autres, sa femme était Marie-Magdeleine, et elle était devant la croix.

Mais là il y a comme un problème… voyez ce qui suit…

– Jésus et Marie-Magdeleine auraient été mariés

Affirmation stupide. Aucun écrit, même rejetté par l’Eglise, ne mentionne ce fait. Si cela était envisageable, il serait logique que les non-chrétiens en aient déja parlé.

Mais depuis 2000 ans, aucun historien n’a jamais osé se lancer dans une telle contre-vérité. Qu’on y réfléchisse : pour les islamistes intégristes, un tel fait aurait été idéal pour démolir le christianisme. Ils ne se sont jamais servi de cet argument. Pour une raison simple :les musulmans rejettent totalement cette hypothèse car ils la considèrent eux aussi comme totalement invraisemblable !

Quels éléments permettent de démolir cette hypothèse ? C’est très facile :

– Marie-Magdeleine est une prostituée. Voilà déja qui suffit largement à jetter à bas la légende. Marié à une femme qui méritait la peine de mort, Jésus aurait été instantanément décrédibilisé et abandonné de tous. Il n’aurait jamais pu constituer un groupe de plus de 80 personnes autour de lui, ni être pris plus tard comme une menace politique et religieuse par le Sanhédrin, et donc… n’aurait jamais été crucifié ! Il faut réfléchir un peu…

– pourquoi, lorsque Marie-Magdeleine lui parfume les pieds, Jésus ne lui parle-t-il pas comme un mari parle à son épouse ? Il aurait joué la comédie à quelques minutes de sa mort ???

– pourquoi, sur la Croix, Jésus dit à Marie à propos de Jean « Femme voici ton fils » ? On connaît le but de cette phrase : Marie est désormais seule, sans ressources, et Jean est encore très jeune. Ensemble, ils se conforteront, et Jean apprendra encore beaucoup de choses sur Jésus par les récits de Marie. Mais alors… pourquoi Jésus ne fait-il pas une propostion comparable à celle qui serait sa femme ? Pourquoi est-elle tenue à l’écart de ce rapprochement si l’un et l’autre éprouvent un sentiment amoureux mutuel ?

L’hypothèse d’un mariage entre Jésus et Marie-Magdeleine est simplement illogique et irréfléchie.

– dans l’évangile apocryphe de Philippe, il est dit que Jésus embrasse Marie-Magdeleine sur la bouche.

Exact, c’est écrit. Mais ce que l’on sait quand on a un peu d’instruction exégétique, c’est que ce texte utilise la personne de Marie-Magdeleine pour représenter l’humanité (à travers sa faiblesse), et retranscrit sous l’aspect d’un comportement humain l’amour de Jésus pour l’humanité. Pour pouvoir comprendre cette manière de dire les choses, il faut d’abord être familiarisé avec les symbolismes littéraires de l’antiquité, ainsi que les usages de l’époque (les sénateurs romains, par exemple, s’embrassaient sur la bouche). Ce qui n’est à la portée que d’une très petite minorité de lecteurs (et Dan Brown le sait !!). Quand aux autres évangélistes, même apocryphes, aucun ne relatent ce fait. Il n’a dont, en tant que texte isolé d’un évangile apocryphe, aucune valeur de témoignage historique.

Démonstration probante du symbolisme du comportement amoureux : le Cantique des Cantiques. Ceux qui ont une Bible peuvent ainsi vérifier que ce style est une banalité, et n’a valeur que de symbole.

– Marie-Magdeleine était la vraie fondatrice de l’Eglise, qui aurait dû être dirigée par une « papesse » et non pas un « pape » (Pierre).

Evidemment, c’est logique si Marie-Magdeleine était la femme de Jésus !!! Dan Brown est cohérent avec lui-même. Mais… tant pis pour lui.

Car il nous affirme que Pierre a pris le pouvoir de force, et que son « mouvement » (L’Eglise) persécute les descendants de Jésus et Marie-Magdeleine, qui ne sont autres que les Mérovingiens.

Nous atteignons ici le summum du délire. Celui-là même qui a porté à ébullition la cervelle de Pierre Plantard…

Et maintenant un peu de logique :

– nous savons qu’aux tout premiers jours de la période apostolique Pierre et Paul se sont chamaillés pour savoir lequel des deux avait la primauté dans l’Eglise. Et curieusement ni l’un ni l’autre ne fait allusion à un troisième concurrent, qui devrait être Marie-Magdeleine. Paul, pourtant, aurait pu s’en servir (argument ou alliance momentanée) pour affaiblir Pierre. Mais non, rien de cela !

– nous savons que tous les apôtres de Jésus on été persécutés. Il n’est question nulle part de la persécution de Marie-Magdeleine. Ce qui veut dire qu’elle n’a jamais cherché à figurer au premier plan, sinon elle aurait été reperée par le pouvoir politique et arrêtée.

– Dan Brown s’appuie sur la légende ancienne qui voit Marie-Magdeleine arriver en France. Mais cette arrivée est d’une grande discrétion. Ce secret, jamais levé, est un peu curieux pour une personne qui veut lutter pour prendre publiquement la tête de l’Eglise !

– si une femme avait pu être choisie pour prendre la tête de l’Eglise – et dire la messe -, ce n’est certainement pas Marie-Magdeleine (ex prostituée) qui aurait pris cette place, mais la Vierge Marie, mère de Jésus et de sang royal (lignée de David) qui en est cent fois plus digne.

– si l’apôtre Pierre avait usurpé sa place, on aurait certainement trouvé des textes en attestant, issus d’une opposition inévitable. Et qu’on ne parle de complot ayant fait disparaître absolument toutes les traces : les historiens savent que c’est impossible, il y a toujours des indices, des récits oraux qui finissent par être mis par écrit tardivement. Et si l’hypothèse était vraie, l’Islam s’en serait servi. Or il ne l’a jamais fait. Qu’on y réfléchisse !

– le Graal serait la personne de Marie-Magdeleine

Dan Brown nous montre ici qu’il est sérieusement inculte.

Il affirme que dans « La Cène » de Léonard de Vinci l’absence de calice indique de c’est parce que le calice – nommé Graal dans des récits médiévaux – est Marie-Magdeleine.

C’est sans doute une des plus énorme stupidité du livre : depuis toujours le Graal ne désigne rien d’autre que LE calice dans lequel le Christ a célébré la Cène, et dans lequel Joseph d’Arimatie aurait recueilli le sang du Christ crucifié. Ce calice aurait ensuite était conservé – ce qui serait logique – et serait devenu le trésor des Templiers (historiquement possible, mais très certainement une légende). Les spirituels voient plutôt le Graal comme un simple symbole mystique : calice du Christ en tant que concept, « détenu » uniquement par ceux qui sont capables d’accéder intellectuellement à ce symbole mystique. Voilà ce qu’est le Graal. Le substituer par une personne humaine, quelle qu’elle soit, dépasse le simple domaine de la bêtise.

Enfin voici le meilleur : Dan Brown, qui ne sait décidément rien, se trompe d’objectif scénographique : le tableau ne parle pas du repas en lui-même, mais de la trahison de Judas, ce qui explique l’absence du calice. (Jean 13 ; 21-25) !

– St-Jean serait une femme

Dan Brown affirme que dans la « Dernière Cène » de Léonard de Vinci, saint Jean est trop féminin pour être un homme.

Premier problème : la féminité est, pour tout les peintres du XVIIe s., le symbole de la beauté physique. Voilà tout ce qu’a voulu exprimer symboliquement Léonard de Vinci à propos de St-Jean.

Deuxième problème : Jésus sur la croix, désignant Jean à Marie, dit « Femme voici ton fils ». Dan Brown n’a même pas lu les Evangiles !!!

– Le « Prieuré de Sion » fait partie du « complot » en « gardant » le secret des « descendants » du Christ, qui seraient les mérovingiens.

Que le Prieuré de Sion se prétende lié aux mérovingiens, voilà qui n’est pas un secret. On le savait bien avant la publication du Da Vinci Code, qui donc ne nous apprend strictement rien de neuf.

Le but de ce « cercle » curieux est donc de « garantir la sécurité et la légitimité des descendants Mérovingiens ». Son nom second est « Chevalerie d’Institution de Règle Catholique et d’Union Indépendante Traditionaliste », soit CIRCUIT (pas très médiéval, comme nom !).

Premier problème posé : il n’y a plus de mérovingiens depuis Dagobert II. Ça commence mal…

Mais peu importe, en vérité, que cette activité paraisse loufoque ou pas : ce qui est clair c’est que les mérovingiens n’ont rien à voir avec Jésus de Nazareth. Pas un historien n’oserait prétendre une telle stupidité.

Quelques exemples criants des aspects loufoques du Prieuré de Sion :

– Pierre Plantard (qui est un personnage réel) était le « grand maître » de ce cercle jusqu’à sa mort en 2000, en tant que descendant des mérovingiens (c’est lui qui le dit) et descendant du Christ (c’est Dan Brown qui le dit). Mais au lieu de descendance divine et royale, Plantard est en fait le fils d’un valet de chambre. Et c’est un grand mythomane. Il porte le titre de « Majesté Druidique » et s’attribue le nom de « Pierre de France ». C’est aussi un grand manipuleur. Au point qu’en 1993 le juge Thierry Jean-Pierre perquisitionnera son domicile. Plus tard le juge en rira encore : « Un fou ! ».

– la date de la mort de Pierre Plantard a été truquée : survenue le 3 février 2000, elle a été rendue publique par le Prieuré comme datée du 13 juin 2000. Interviewé en 2003, le secrétaire du mouvement, Gino Sandri, sous-entend plusieurs fois qu’en fait Pierre Plantard n’est pas mort ! Non, il est vivant, mais serait menacé d’assassinat !…

– mort, vivant (ou ressuscuté selon certains !) Pierre Plantard aurait cependant un successeur. Son nom ? Naturellement c’est un secret. Gino Sandri ne peut pas le révéler !

– la fondation en 1099 du Prieuré de Sion est d’abord une farce, basée sur de faux parchemins fabriqués en 1956 par Pierre Plantard,de l’aveu même de son successeur, Gino Sandri.

– l’un des membres, Gérard de Sède, est aussi un remarquable bricoleur. Il a collaboré à un ouvrage qui prétendait montrer en photo le trésor de Rennes-le-Château, réputé introuvable. Problème : il s’agissait du trésor de Pétroassa, exposé publiquement à Paris quelques années plus tôt ! Une tricherie de plus ! L’éditeur prévu a même refusé, à cause de ce trucage, de publier le livre.

– de la bouche également de Gino Sandri on apprend qu’il y aurait plusieurs « Prieuré de Sion » en France, mais que le seul vrai Prieuré est celui de l’interviewé (on s’en serait douté !). Lequel a des liens avec la Franc-Maçonnerie (la belle surprise !).

Bref, amalgamer le Prieuré de Sion et ses délires avec l’Eglise Catholique relève de la pûre confusion mentale.

Voilà le sérieux du Da Vinci Code !!! Et les lecteurs en mal d’énigmes feraient bien mieux de se rabattre sur le Prieuré de Sion : c’est là, et là seulement, qu’il y a de quoi bien s’amuser…

La preuve que le Da Vinci Code est un mensonge ridicule

L’énigme s’appuie sur des éléments architecturaux et ornementaux de monuments parisiens. Or la plupart du temps les descriptions ne correspondent pas, et parfois même les éléments en question sont pûrement imaginaires.

Des organisateurs de voyages ont proposé aux lecteurs américains de venir suivre l’enquête à Paris, en allant visiter les différents lieux décrits par le livre. Les visiteurs ont vite déchanté : les descriptions du Da Vinci Code sont fausses. Ils ont dépensé des centaines de dollars pour rien !

Le curé de l’Eglise St-Sulpice à Paris a placé pendant un temps un affichage pour prévenir les visiteurs qu’ils ne trouveraient rien ici qui corresponde au roman !

Mais il y a plus fort : l’auteur envoie ses héros chercher un expert parisien résidant rue Haxo. Sauf que… les héros en question ne mettent pas les pieds dans le bon arrondissement (le 20ème). Dommage !

Parmi les meilleures bourdes : l’auteur laisse entendre que le train Paris-Lille part de la Gare St-Lazare ! L’erreur est tellement ridicule et grossière que la SNCF, elle aussi, a porté plainte.

Alors qui triche ? Qui ment ? Qui est le faussaire ?

La « bonne » recette, les « bons » ingrédients

Michel Quesnel, bibliste et recteur de l’Université catholique de Lyon, explique cela très bien :

« Les Templiers, les cathares, les manuscrits de la mer Morte, les secrets enterrés dans les caves du Vatican… il ne manquait plus que le frère jumeau de Jésus! »

Mais Michel Quesnel aurait pu ajouter un autre élément. Gérard de Sède – l’auteur des faux manuscrits de Rennes-le-Château – l’avait en quelque sorte précédé. En effet, dans « L’Or de Rennes » il écrivit que la dynastie mérovingienne était une race… extraterrestre !!! Merci à Mr de Sède : on savait bien qu’il manquait quelque chose dans ce tas de stupidités ; mais là, on est servi.

Fiable, le Da Vinci Code ? Voilà qui tourne à la clownerie pour enfants !

Conséquence de la lecture du livre : l’enfermement intellectuel

Quel est le but poursuivi par l’auteur ? On peut le décliner comme suit :

1 – se faire beaucoup d’argent sur le dos d’un public prêt à avaler n’importe quoi
2 – semer le doute et la confusion pour apparaître comme étant le détenteur de LA vérité
3 – déclencher un effet « boule de neige » : scandale ->publicité médiatique -> succés commercial -> plus de scandale, etc…
4 – attaquer l’Eglise Catholique pour rallier à lui toutes les personnes qui pensent avoir raison de douter d’elle
5 – créer le syndrome de la « citadelle assiégée », bien connu des psychanalistes : le Da Vinci Code nous a révélé la vérité, mais personne ne veut nous croire, c’est un complot mené par l’Eglise. Cercle vicieux que les concernés ne pourront briser qu’au prix d’une humilité qui n’est plus dans les valeurs courantes : savoir reconnaître, là encore, quand on s’est fait rouler.

A partir du point 5, la dérive est très facile. On peut dire que si l’auteur voulait monter un « cercle d’initiés » anti-catholiques, rien ne lui serait plus facile. Nous sommes ici dans un prémice possible de création de secte : le gourou qui sait tout, les initiés qui apprennent tout du gourou (le-seul-au-monde-à-savoir) et lui donnent en retour tout leur soutien (sous toutes ses formes).

Une secte créée par l’auteur du Da Vinci Code ? Pourquoi pas ! Il vient de faire une publicité gigantesque à ce cercle fumeux qu’est le Prieuré de Sion. Et le secrétaire actuel, Gino Sandri, ne peut pas révéler le nom du grand maître actuel… La place est toute chaude pour Dan Brown, qui n’aurait plus qu’à ouvrir le Prieuré de Sion aux mythomanes pour devenir lui-même LE maître. Allons-y gaiement, au point où on en est !

En tout état de cause, le Da Vinci Code provoquera le départ de l’Eglise d’un certain nombre de catholiques déja peu stabilisés culturellement. L’auteur de l’ouvrage ne POUVAIT PAS IGNORER ce fait. Il l’a donc accepté. Ce faisant, il s’est placé comme assaillant de la communauté catholique, cherchant à diviser pour mieux s’installer dans le monde. La création de la division… voilà qui porte en soi une résonance bien connue des chrétiens… mais qui s’achèvera par une défaite. Car déja un grand nombres de lecteurs se sont repris, et on décidé de trouver où est la vérité. Et ils la trouveront dans le « lieu » où elle réside intacte :

Lux in tenebris lucet, et tenebrae eam non comprehenderunt (Jn 1,15)

Source: de Ecclesia (de l’Eglise)


En savoir plus ?

Soyez objectifs ! Visitez le site de l’Opus Dei, qui appuie son étude du Da Vinci Code notamment à l’aide d’une analyse sans concession du Professeur Aviad Kleinberg (de religion juive, il est bon de le souligner !) de l’Université de Tel-Aviv ; d’une analyse de deux pages publiées par le quotidien Le Monde ; d’une analyse de Peter Millard journaliste du Times, etc.

Suivre des sessions rapides pour vraiment décrypter le Da Vinci Code ? Ça existe ! : visitez les Cours Alpha

Une étude claire et facile à lire :
http://biblio.domuni.org/articleshum/davincicode/

Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas…

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