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« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’anticatholicisme au risque de l’histoire

Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici

Article rédigé en 2005.

Depuis fort longtemps, les ennemis de l’Église répètent inlassablement à son sujet les mêmes médisances. Mais s’agit-il de calomnies?

Cette année a déjà été fertile en événements religieux: l’agonie, le décès et les funérailles de Jean-Paul II, le conclave et l’élection de Benoît XVI, les Journées Mondiales de la Jeunesse. Vous avez sans doute remarqué qu’aussitôt qu’on rapporte une nouvelle de nature religieuse, il se trouve des journalistes et des lecteurs pour agiter les vieilles rengaines anti-cléricales.

On évoque volontiers les croisades, les guerres de religion, l’inquisition, la chasse aux sorcières et que sais-je encore. Et avec une parfaite assurance, comme si on savait vraiment de quoi on parle. Car enfin, ces références pseudo historiques répétées en perroquet ne reposent sur aucune recherche ni réflexion personnelles.

Tout d’abord, n’est-il pas insignifiant et parfaitement injuste de juger les personnes et les événements historiques à la lumière de nos valeurs contemporaines? Comme si notre époque avait des leçons à donner au passé en ce qui a trait à l’intolérance et la barbarie sanguinaire. À ce titre, que dira la postérité de l’indifférence de la plupart d’entre nous envers les démunis, envers le Tiers monde, envers la santé de la planète même?

Et si encore, les accusations anticléricales reposaient sur des faits irréfutables. Mais la plupart du temps, ce que l’on reproche à l’Église a été grossièrement exagéré sinon inventé de toutes pièces. 

1. Une réplique courageuse et convaincante

En 1982, un auteur français, Jean Dumont, a écrit un livre fascinant dans lequel il confronte ces médisances et ces calomnies 
(« L’Église au risque de l’histoire », Criterion, 1982). À partir d’une documentation impressionnante, l’auteur replace les événements dans leur contexte.

Prenons le massacre des protestants à Paris et ailleurs le jour de la Saint-Barthélémy en 1572. Dumont rappelle que six années auparavant, le 30 septembre 1566, les Huguenots avaient fait un massacre semblable des catholiques à Nîmes (p. 244-245).

Une armée de réformés allemands a pillé et détruit les abbayes et les villages de Franche-Compté, en Bourgogne, en Beauce, en Charolais, en Berry, puis la Marche, puis en Limousin, massacrant tous les catholiques sur son passage (p. 240). Les gens de Paris, pensant que les chefs protestants voulaient leur en faire autant ont pris les devants. Cela ne fait honneur à personnes certes, mais aide à mieux comprendre l’événement.

Dumont aide aussi à faire la vérité sur l’inquisition espagnole. Citant l’historien danois Gustav Henningsen, qui a dépouillé 50 000 procédures inquisitoriales, Dumont conclut que l’inquisition espagnole n’a torturé que 2% des accusés (p. 379).

Cela se compare bien favorablement à ce qui se passe actuellement dans les cachots américains à Guantanamo et Abu Ghreib et dans les prisons de bien des pays. L’Inquisition espagnole n’a exécuté qu’un pour cent (p. 364-365) des accusés. Cela discrédite les chiffres avancés par des historiens fanatiques. En Espagne, on a exécuté ni écrivain, ni humaniste, ni scientifique (p. 399). On a brûlé des sorcières en France, en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, mais pas une seule en Espagne (p. 404-405), aussi étonnant que cela puisse nous sembler.

Pour ce qui est des CROISADES, Dumont rappelle que leur but était parfaitement légitime: récupérer la terre chrétienne que les musulmans avaient envahie et profanée.

« On se demande: serait-il scandaleux que les musulmans veuillent récupérer La Mesque, si les chrétiens prétendaient s’y installer en maître? et que font les Juifs, sinon se réinstaller en Israël ? » (p. 188).

Et de rappeler que la violence ne fut pas d’un seul bord, peut s’en faut.

2. Une autre précieuse ressource

Dernièrement, un autre auteur a décidé de donner la réplique aux menteurs anti-catholiques. Et ce n’est pas n’importe qui. Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint à Paris au Figaro Magazine. Son merveilleux livre (Historiquement correct, Paris, Perrin, 2003), reprend plusieurs des thèmes que Jean Dumont avait courageusement abordés en les rajeunissant des conclusions les plus récentes des chercheurs.

Tour à tour, il étudie 18 points chauds de l’histoire française et européenne, allant de la féodalité et des croisades, par exemple, jusqu’à la guerre d’Algérie et la décolonisation. J’ai beaucoup aimé comment il fait ressortir le rôle incomparable qu’a joué l’Église de tout temps en faveur des pauvres.

Pendant l’ancien régime en France, « outre sa mission religieuse, l’Église assume une charge sociale qui, de nos jours, couvre les domaines de plusieurs ministères: Santé, Affaires sociales, Éducation, Enseignement supérieur, Culture » (p. 141). « L’histoire doit en prendre acte; au service des défavorisés, les catholiques ont souvent été des pionniers » (p. 229). Cela vaut pour le Canada et partout dans le monde. Jean Sévillia consacre un chapitre à l’abolition de l’esclavage et fait ressortir les efforts de divers papes du XVe au XVIIIe siècles (Pie II, Pie V, Urbain VIII, Benoît XIV) en ce sens.

Il n’hésite pas à signaler que « c’est au VIIe siècle de notre ère, avec la conquête arabe, que la traite des Noirs a véritablement été inventée… On comptera en permanence de 25000 à 30000 prisonniers chrétiens au sud de la Méditerranée… En Arabie saoudite, l’esclavage n’a été officiellement aboli qu’en 1960 » (p. 259-261).

Son chapitre magnifique sur Pie XII et les Juifs fait ressortir l’énormité de la calomnie qui, encore aujourd’hui, malgré les témoignages juifs et les preuves irréfutables, continuent d’affliger non seulement le Pasteur angélique mais l’Église entière.

Pourtant, « ce sont les régions catholiques (en Allemagne) qui opposent la résistance la plus nette aux nationaux-socialistes. En Rhénanie ou en Bavière, là où les catholiques sont majoritaires, le score nazi est inférieur à 30% des voix » (p. 373).

L’auteur rappelle que pendant la guerre, ni Roosevelt, ni Churchill, ni le général de Gaulle n’ont publiquement accusé l’Allemagne nazie d’exterminer les Juifs. « Dans la mesure de ce qu’il savait, Pie XII a parlé » (p. 392). Et pas seulement lui. « Plus de la moitié des évêques français (49 sur 85) ont exprimé une protestation officielle contre les persécutions dont les Juifs étaient les victimes » (p,. 349).

3. Aimer l’Église, c’est se renseigner

Il arrive souvent, dans nos rencontres, que quelqu’un nous lance à la face une médisance ou une calomnie par rapport à l’Église. On voudrait donc, à ce moment-là avoir quelque chose à répliquer. Les deux livres recensés fournissent des munitions puissantes et efficaces pour clouer le bec aux anti-catholiques prétentieux et non documentés.

Car « jugeant le passé au nom du présent, l’historiquement correct… ce n’est pas le monde de la science mais de la conscience; ce n’est pas le règne de la rigueur, mais de la clameur; ce n’est pas la victoire de la critique mais de la dialectique» a écrit Jean Sévilla (p. 12).

Notre société ne sera jamais délivrée du « politiquement correct » si on ne la libère pas d’abord de « l’historiquement correct ». Rappelons-nous que c’est la vérité, non pas le préjugé, qui rend libre. 

Avec l’aimable permission de Jean-Robert Gauthier,

Source : NIC N° 17, 30 septembre 2005, p. 11-13.

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3 commentaires sur “L’anticatholicisme au risque de l’histoire

  1. scaletrans
    15 mai 2014

    Juste une petite rectification: la conquête arabe a commencé au VII° siècle, pas au IV° 🙂

    • L'Apôtre des protestants
      15 mai 2014

      Ah oui, en effet 😉

  2. Pingback: Pour en finir avec les mensonges sur l’Eglise et le nazisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

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