+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La Bible :Une collection d’écrits que l’Église de Dieu a solennellement reconnue comme inspirés

Pour plus d’information sur le canon de la Bible: cliquer ici

FRANCIS E. GIGOT
   Transcribed by Ernie Stefanik
       Traduction Libre par Christian C

Origine du Nom 

rouleau bibleLe nom dérive de l’expression grecque, biblia, (les livres) qui ont été utilisés dans les premiers siècles du Christianisme pour désigner le volume qui les contenait. Dans le latin du Moyen Age , le neutre pluriel de Biblia (gen Bibliorum) est passé graduellement au féminin singulier (biblia, gen : bibliae) et c’est en cette forme que le mot s’est transmis dans les langues du monde occidental. Cela signifie « Le Livre », par excellence et donc affirme bien le caractère sacré de notre littérature inspirée.

On l’a aussi appelée « La Divine Bibliothèque » (Biblioteca Divina), terme qui a été employé par Saint Jérôme dès le 4ème siècle, « Les Écritures », « Les Saintes Écritures » — termes qui sont dérivés d’expressions trouvées dans la Bible elle-même ; et « l’Ancien et le Nouveau Testament », dans ce titre « L’Ancien Testament désigne » les livres sacrés écrits avant le venue de Notre Seigneur et le Nouveau Testament désigne les écrits inspirés composés depuis la venue du Christ.

Origine des livres

C’est un fait historique qu’au temps du Christ, les Juifs étaient en possession de livres sacrés, qui étaient très différents les uns des autres, dans leur sujet, le style, l’origine et leur portée et c’est aussi un fait qu’ils regardaient de tels écrits comme investis d’un caractère qui les distinguait des autres livres. C’était l’autorité Divine de chacun de ses livres et de chaque part de ses livres. Cette croyance des Juifs a été confirmée par Notre Seigneur et Ses Apôtres ; car ils supposaient que la vérité était dans leur enseignement, ils l’ont utilisée dans la fondation de leur doctrine et ont intimement connecté au système religieux dont ils étaient les fondateurs.

L’approbation des livres

Les livres ainsi approuvés furent donnés à l’Église Chrétienne comme les enregistrements de la révélation Divine avant la venue du Christ. Les vérités de la révélation chrétienne ont été connues des Apôtres par l’enseignement de Jésus Christ lui-même ou l’enseignement du Saint-Esprit. Ils constituent ce que l’on appelle le Dépôt de la Foi à laquelle rien n’a été ajouté depuis l’Âge Apostolique.

1 Timothée 6, 20: O Timothée, garde le dépôt. Évite les discours creux et impies, les objections d’une pseudo-science.

2 Timothée 1 12: C’est à cause de cela que je connais cette nouvelle épreuve, mais je n’en rougis pas, car je sais en qui j’ai mis ma foi et j’ai la conviction qu’il est capable de garder mon dépôt jusqu’à ce Jour-là… 14. Garde le bon dépôt avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

Quelques-unes de ces vérités ont été consignées par écrit, et nous sont parvenues dans les livres du Nouveau Testament. Originellement écrits à des communautés spécifiques ou à des personnes, pour résoudre des problèmes spécifiques, et s’accommodant à des circonstances spécifiques et existantes, ces livres furent reçus graduellement par l’Église universelle comme inspirés et avec les livres sacrés de Juifs, constituent la Bible.

Une œuvre littéraire en deux parties

Donc on peut dire que la Bible est une œuvre littéraire en deux parties, composées de deux collections distinctes qui correspondent à deux périodes successives et inégales de l’histoire de l’homme. La plus ancienne de ses collections, principalement écrite en Hébreu avec des parties en Araméen, correspond aux nombreux siècles pendant lesquels le peuple Juif a profité d’une existence nationale et forme la littérature Hébraïque, ou Ancien Testament. La collection la plus récente, qui a commencé peu après la Pentecôte à partir d’écrits grecs, est la littérature grecque (ou Nouveau Testament). Et pourtant sur son aspect le plus profond et le plus prééminent la Bible est une.

Ces deux ensembles d’Écrits sont très étroitement connectés en ce qui concerne les doctrines révélées, les faits enregistrés, les coutumes décrites et même les expressions utilisées.

Un seul et même caractère inspiré

Au-dessus de tout, les deux collections ont un seul et même but religieux, un seul et même caractère inspiré. Ils forment les deux parties d’un grand ensemble organique dont le centre est la personne et la mission du Christ. Le même Esprit a assuré une influence cachée et mystérieuse sur les écrits du Nouveau Testament, et a fait des œuvres de ceux qui vivaient avant Notre Seigneur, une préparation active à la dispensation du Nouveau Testament qu’il devait introduire dans le monde, ainsi que des œuvres de ceux qui devaient écrire après une véritable continuation et une réalisation étonnante de l’ancienne Alliance.

La Bible, comme enregistrement inspiré de la révélation contient la parole de Dieu ; ce qui signifie qu’elle contient les vérités révélées dans lesquelles les projets du Saint-Esprit sont transmis par écrit. Néanmoins, les vérités révélées ne sont pas toutes contenues dans la Bible  (cf. la tradition), et la Bible ne révèle pas tout ce qu’elle raconte, si par révélation nous signifions la manifestation de vérités cachées qui ne pourraient être connues autrement.

2 Thessaloniciens 3, 6: Or nous vous prescrivons, frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, de vous tenir à distance de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne se conforme pas à la tradition que vous avez reçue de nous.

La plupart du contenu de l’Écriture est venu à ses auteurs au travers de canaux de la connaissance ordinaire, mais son caractère sacré et son autorité Divine ne sont pas limités à ses parties qui disent explicitement contenir des révélations.

La Bible ne contient pas seulement la parole de Dieu ; elle est la parole de Dieu. Le premier auteur de la Bible est le Saint-Esprit, ou, comme il est dit si souvent « les auteurs humains ont écrit sous l’influence de l’inspiration divine ».

C’est ce qui a été déclaré par le Concile du Vatican (Sess. III.c.ii) que le caractère sacré et canonique de l’Écriture ne peut être expliqué suffisamment en disant que les livres ont été composés par la diligence humaine et puis approuvés par l’Église, ou qu’ils ne contiennent que des révélations sans erreur.

Ils sont sacrés et canoniques « parce qu’ils ont été écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, qu’ils ont Dieu pour auteur et qu’ils ont été donnés à l’Église ». La fiabilité de la Bible est une conséquence de son auteur Divin. Ou que l’auteur sacré fasse une affirmation de son propre chef, l’affirmation est de Dieu et véritable quelque soit le sujet. (NDT : Y compris quand elle reconnaît les expressions de personnes égarées).

La liste de livres reconnus

Il sera bien vu donc, que quoique l’inspiration des écrivains et le caractère sacré de cette œuvre soient antérieurs à sa reconnaissance par l’Église, nous dépendons de l’Église dans notre connaissance de l’existence de cette inspiration. Elle est le témoin désigné et le gardien de la révélation. Au concile de Trente, elle a énuméré les livres considérés comme canoniques.

Ce sont les 73 livres contenus dans les éditions catholiques, 46 dans l’Ancien Testament, et 27 dans le Nouveau. Les copies protestantes sont dépourvues des 7 livres et parts de livres qui ne sont pas disponibles dans les éditions hébraïques du Nouveau Testament ((Tobit, Judith, Sagesse, Siracide, Baruch,  et  premier et deuxième  Maccabées) et les parts de livres ( Esther 10:4-16:24, et Daniel 3:24-90; 13:1-14:42)

L’interprétation de la Bible 

La Bible est tout simplement une littérature,  une importante collection d’écrits qui n’ont pas tous été composés en une seule fois et d’une seule main, mais qui se sont répandus au cours d’une période de temps considérable et peuvent être rattachés à divers auteurs qui avaient des talents littéraires variables. Comme toute œuvre littéraire, la Bible dépend des notions d’espace et de temps, de méthode de composition, etc… et toutes ces circonstances au cours desquelles ses différentes parties sont venues à l’existence doivent être prises en compte soigneusement, dans l’intérêt d’une interprétation appropriée.

Comme une littérature, nos livres sacrés ont été recopiés par toutes sortes de copistes à la négligence et à l’ignorance desquelles nous pouvons porter de nombreuses erreurs de copie, ce qui toutefois ne remet jamais (ou rarement) en cause la lecture primitive de quelque passage important (dogmatique ou moral) des Saints Écrits.

Dans son contexte antique

Dans son contexte antique, la littérature biblique appartient au même groupe de littérature ancienne que les collections littéraires de la Grèce, Rome, de la Chine, de la Perse et de l’Inde. Sa deuxième partie, le Nouveau Testament, complété aux environs de l’an 100 est beaucoup plus récent que les littératures de ces 4 civilisations et est quelquefois postérieur à l’âge Auguste du Latin, mais est aussi antérieur de dizaines de siècles  à notre littérature moderne. En ce qui concerne l’Ancien Testament, la plupart de ses contenus ont été écrits progressivement au cours des 9 siècles qui ont précédé l’ère chrétienne, aussi sa composition est considérée comme contemporaine des grandes œuvres littéraires de la Grèce, la Chine, la Perse et l’Inde.

La Bible ressemble à ces littératures anciennes en bien des aspects. Comme elles, elle est fragmentée, c’est-à-dire faite des restes d’une littérature plus vaste. De ceci, nous en avons des preuves abondantes concernant les livres de l’Ancien Testament, puisque les écritures hébraïques elles-mêmes se réfèrent à des ouvrages plus anciens qui ont été composés par des annalistes, des prophètes, des sages, des poètes et ainsi de suite (cf. Nombres 21:15; Josué 10:13; 2 Samuel 1:18; 1 Chroniques 29:29; 1 Maccabées 16:24; etc.).

Des affirmations qui tendent à montrer le même caractère fragmenté dans la littérature chrétienne primitive sont moins nombreux et pas tous probants  (cf. Luc 1:1-3; Colossiens  4:16; 1 Corinthiens 5:9).

Mais bien qu’elle soit ancienne et fragmentaire,  nous ne devons supposer que la littérature biblique ne contienne que quelques imparfaites formes littéraires. C’est un fait que le contenu montre presque toutes les formes littéraires que nous rencontrons dans notre littérature occidentale aussi bien que d’autres plus spécifiquement orientales, et que ce n’en est pas la moins belle.

C’est aussi un fait bien connu que la Bible est remplie d’œuvres d’une beauté transcendante et que les plus grands orateurs et écrivains des quatre derniers siècles nous ont montré nos livres sacrés comme éminemment dignes d’admiration, d’étude et d’imitation.

Bien sûr, la plus large et la plus profonde influence qui ait jamais été et sera jamais, tandis que les autres littératures sont des productions humaines, la Bible est vraiment « Inspirée de Dieu », en en tant que telle spécialement « utile pour enseigner, réprouver, corriger, instruire dans la justice » (2 Timothée 3 :16)

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Un commentaire sur “La Bible :Une collection d’écrits que l’Église de Dieu a solennellement reconnue comme inspirés

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