+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le protestantisme à l’épreuve de l’histoire

Texte de frère Peter, USA.

Martin Luther initiateur du « christianisme » protestant
Avant-Propos : Toutes les citations bibliques de ce chapitre, sauf mention du contraire, proviennent de la célèbre bible protestante Louis Segond de 1910 (révision de la version 1888).

                  

lutherLe protestantisme a pour origine Martin Luther (1483-1546), ex-catholique. Même si les protestants prétendent suivre un ‘vrai christianisme biblique’ et non un homme, ils sont toutefois enclins à défendre Martin Luther. C’est parce que celui-ci fut le premier porte-parole identifiable de leur version du ‘christianisme’. Avant sa séparation de l’Eglise catholique en 1520, il n’y avait aucun défenseur public de ce que nous savons maintenant être le protestantisme ; ses doctrines fondamentales étant la justification par la foi seule et l’Écriture seule (Sola Scriptura).

Même si Luther est le personnage central de l’histoire du protestantisme, peu de protestants le connaissent et peu savent comment lui sont parvenues ses croyances. J’invite le lecteur à considérer les faits suivants….

 

 

Le Périple du protestantisme conçu selon Martin Luther

 

Martin Luther est né en 1483 et fut baptisé dans la religion catholique le jour suivant. Entré dans une confrérie catholique des Augustins en 1505, il y fut ordonné prêtre catholique en 1507. Par conséquent, en tant que jeune prêtre catholique professant, le protestantisme lui était inconnu ainsi qu’ au reste du monde chrétien.

 

Le 31 octobre 1517, Martin Luther cloua ses célèbres 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg, en Allemagne. La plupart des protestants d’aujourd’hui citent cette date comme le début de la ‘Réforme’ protestante. Ils pensent que ça représente publiquement les prises de positions de Luther pour la foi protestante , « le vrai christianisme et la bible. » Ce qu’ils ne savent pas, c‟est que les célèbres 95 thèses de Martin Luther reconnaissaient la fonction du pape plus de 20 fois…. Quand il afficha ses thèses – et même avant, Luther prétendait être prêtre catholique et moine. Dans ses 95 thèses, Luther reconnaissait clairement la fonction du pape comme ayant été instituée par le Christ, bien qu’il s’écarte de sa dignité et de sa puissance en ce qui concerne les indulgences’.

 

Le titre officiel de ses 95 thèses est ‘La Dispute du docteur Martin Luther sur la puissance et l’efficacité des indulgences – 31 octobre 1517’. En plus de reconnaître le pape, les articles 25-29 des Thèses, reconnaissent le Purgatoire. Luther reconnaît l’existence du purgatoire, mais s’écarte de l’enseignement catholique dans ce qu’elle dit à ce sujet. Luther déclare aussi croire aux indulgences, mais y contredit la doctrine catholique traditionnelle. Ce qui suit est typique des contradictions exposées par Luther.

 

# 71 des 95 thèses de Martin Luther, 31 octobre 1517: «Maudit soit celui qui parle contre la vérité des indulgences apostoliques. »

 

Le fait c’ est que même le 31 octobre 1517, la « foi » protestante était encore inconnue de Martin Luther et même du reste du monde chrétien. Il n’y avait aucune déclaration sur la justification par la foi seule ou l’Écriture seule, aucune répudiation de la fonction papale ou d’autres dogmes catholiques que les protestants d’aujourd’hui rejettent. Ce que vous avez à ce moment là, c‟est un prêtre confus et alambiqué qui, tout en prétendant être catholique, apostasiait complètement la foi catholique traditionnelle dans sa propre version sauvage de tout ça. (surtout sur les Indulgences). Il n’était pas protestant. Durant ce point crucial, la soi-disant « foi » biblique était inconnue de son fondateur.

 

En 1518, Luther publia le ‘Sermon sur les indulgences et la Grâce’, où il attaquait la manière traditionnelle de diviser la Pénitence dans la contrition, la confession et la satisfaction (Dr Ludwig Pastor, History of the Popes, vol. 7, p. 355-356). Luther prétendait que ça ne se trouvait pas dans les Saintes Écriture. Ceci, en plus de la contradiction de Luther sur l’enseignement catholique traditionnelle des indulgences, poussa l’Eglise à le convoquer à Rome pour enquête (Il faut cependant noter qu’il y avait effectivement des abus d’indulgences chez certains hommes d’Église. De tels abus représentaient une déviation de l’enseignement catholique. Les Indulgences ne peuvent pas être achetées, et bien qu’il y ait pu avoir à l’occasion des abus – commis par quelques hommes d’une Eglise mondiale – il n’y avait aucune justification pour répudier l’enseignement traditionnel. Cette doctrine sur les indulgences est enracinée dans le Trésor des mérites de Jésus-Christ et des saints, et le pouvoir des clefs donnés à Saint-Pierre. Selon l’enseignement catholique, les indulgences sont accordées pour certaines bonnes oeuvres précises ou actions pieuses (comme les prières, etc.) Ils ne suppriment que la peine temporelle de péchés déjà pardonnés, et ne sont pas, comme les protestants le suggèrent, un moyen d’acheter son Salut.

 

Début Juillet 1518, Luther reçut une convocation officielle pour comparaître à Rome et faire le compte rendu de ses doctrines. Tout en gardant ses positions nouvelles (et hérétiques) sur les indulgences et la Pénitence, Luther affirma ‘que l’Église romaine a toujours maintenu la vraie foi, et qu’il est nécessaire pour tous les chrétiens d’être dans l’unité de la foi avec elle. » (Dr. Ludwig Pastor, History of the Popes, vol. 7, p. 366.) Ça signifie que, même après avoir été convoqué à Rome pour répondre de ses nouvelles idées, Luther professait que l’Église romaine (l’Église catholique romaine) a la vraie foi.

 

A ce stade, Luther dérive sans doute dans sa propre vue personnalisée du ‘christianisme’, mais les protestants n’existent toujours pas ; comme le prouve sa déclaration sur l’Église romaine. La soi-disant « foi biblique » pure et simple était encore inconnue de son fondateur en ce Juillet 1518.

 

Comme l’influence de Luther grandissait, et que son engagement aux nouvelles idées se durcissaient, les actions contre lui augmentèrent. Le pape Léon 10 dépêcha le cardinal Cajetan pour qu’il gère l’affaire en examinant bien la situation et si possible écraser Luther. Ce fut le cas à l’automne de 1518, mais Luther resta obstiné et déclara ce qui suit dans l’un de ces entretiens:

 

«Le notaire lut une déclaration au nom de Luther, que dans la mesure où il pouvait se souvenir, il [Luther] n’avait jamais enseigné quoi que ce soit de contraire aux Sainte Écritures, aux doctrines de l’Église, aux décrétales du pape [décrets des papes] ou contre ce qui semblait raisonable. Et comme c’ était un homme sujet à l’erreur, il se soumit aux décisions de la Sainte Eglise et à tous ceux qui connaissaient davantage que lui. » (Dr. Ludwig Pastor, Histoire des papes, vol. 7, p. 373. )

 

Une fois de plus, nous voyons que Luther prétend fidélité à l’enseignement pontifical et à toute la doctrine catholique. Il lance également un appel spécifique au pape, et exprime sa volonté de se rétracter si le pape se prononcait contre lui (ibid., p. 375, 377). La soi-disant « foi biblique» (le protestantisme) était encore inconnue de son fondateur…

 

Peu de temps après ses rencontres avec Cajetan en Novembre 1518, les positions de Luther subirent un autre développement significatif. Il parvint à la conclusion que le pape – auxquelles décrets il venait seulement de se soummettre – était en fait l’antéchrist.

 

Il écrivit: «Je vous envoie mon travail insignifiant pour que vous puissiez voir si je ne suis pas en droit de supposer que, selon Paul, l’Antéchrist surplombe la cour romaine.» (De Wette, I., 192; Enders I. , 317;Weimar ; 317 ; Pastor, Vol 7, p. 378-379) De nombreux énoncés de cette époque montrent que Luther avait ‘pleinement formulé sa proposition que le pape était bien l’Antéchrist. »

 

Pourtant, au même moment où il appelait le pape ‘l’Antéchrist’, Luther fit appel à un concile général du pape (oeuvres de Luther, Weimar éd., II., 36 seq). En d’autres termes, Luther considérait les décisions des conciles généraux comme définitives et faisant autorité. Bien sûr, cela contredit l’un des piliers du protestantisme: l’Ecriture seule.

 

Par conséquent, même au point où Luther se retourna fermement contre la papauté – l’appelant « l’Antéchrist », il n’avait toujours pas découvert le Protestantisme. La soi-disant « foi biblique » était encore inconnue de son fondateur. On doit profondément considérer ce fait car il démontre que chaque fois que Luther parvenait au protestantisme, ce n’était rien de plus qu’une création sortant d’un esprit tourmenté.

 

 

Ces faits démontrent que tous les protestants ont embrassé une religion purement créé par l’homme ; que Luther inventait et réinventait au jour le jour.

 

La vraie foi de Jésus-Christ est un dépôt. Elle n’est pas tombé du ciel pour un homme ayant vécu 15 siècles après le Christ. Elle fut révélée par Jésus-Christ à ses apôtres il y a 2000 ans ; transmise à l’Eglise par les Apôtres.

 

Jude 1:3 – « … je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes

 

La vraie foi a donc un lien historique avec l’Eglise apostolique, et il peut être démontré qu‟elle fut crue par les anciens dans l’Eglise Primitive ; transmise de génération en génération. Martin Luther avait grandi avec la foi catholique, le protestantisme lui était inconnu quand il était enfant ; il lui était inconnu quand il était prêtre , quand il avait affiché ses 95 thèses, et même quand il avait traité d’ ‘antéchrist’ le pape et fait appel à un concile général. C’est vrai qu’ à un moment donné, Martin Luther parvint jusqu’ au protestantisme, mais ses conclusions n’ont aucun lien avec ses prédécesseurs ou même avec ce qu’il avait dit ou croyait auparavant. Elles ne furent que les inventions et les ‘découvertes’ d’un homme : Martin Luther.

 

Les protestants se sont ainsi soumis à un système que Martin Luther put trouver parmi le reste de ses points de vues contradictoires et en constante évolution. Ces ‘découvertes’ incluent l’idée que l’homme est justifié par la foi seule – ce qui contredit mot pour mot l’enseignement de la Bible (Jacques 2:24). Cette contradiction si flagrante poussa Luther à critiquer le livre de Jacques. En fait, Luther voulait retirer Jacques de la Bible en le jetant dans le poêle (à savoir, le feu), au point que ses amis le persuadèrent du contraire ; qu’une telle mesure serait trop radicale.

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2 commentaires sur “Le protestantisme à l’épreuve de l’histoire

  1. francois
    3 novembre 2016

    Bonjour, votre article est un tissus d’approximations et de bêtises
    Je vous cite:
    « le 31 octobre 1517, la « foi » protestante était encore inconnue de Martin Luther et même du reste du monde chrétien »

    Sachez que l’essentiel de la croyance protestante était déja professée avant Luther. Elle fut découverte et re-découverte plusieurs fois au cours des siècles par tout ceux qui avaient eu le souci de se baser sur la bible pour examiner l’enseignement de l’eglise romaine.

    Pierre Valdo 1140 ou Jean Huss en 1367 pour ne citer que les plus connus

    Le tournant et l’essor de la réforme se fit pour plusieurs raisons:
    1- L’accès aux textes originaux en grec et en hébreux (et non via la vulgate latine), Texte compilés par Erasme peu avant cette époque
    2- L’invention de l’imprimerie, rendant possible la consultation de ces textes et leur propagation à toute personne instruite autre que les clercs de l’église romaine

    Bref, la fin de la prérogative vaticane sur les textes bibliques.

    Il y a de nombreux autres points à reprendre mais le temps me manque….
    Je vous ferai juste remarquer qu’on ne peut défendre la vérité de l’évangile en prenant des raccourcis avec la vérité. J’espère que ce n’est pas volontaire de votre part car la fin (même si vous partez du principe que l’église romaine est la seule catholique) ne justifie pas les moyens.

    • Ressources Catholiques
      3 novembre 2016

      Question de point de vue: au cours de l’histoire, les mêmes fausses exégèses ont mené plusieurs fois aux mêmes hérésies. Il est vrai que certains groupements au cours de l’Histoire ont professé des hérésies que les protestants reprendraient par le suite, mais cela ne prouve rien. Ce que notre article veut dire c’est que le protestantisme n’est qu’une branche d’un arbre qui tire toute sa sève du catholicisme: soit en en reprenant les dogmes et définition de manière totalement schizophrène d’ailleurs (comme par exemple la Sainte Trinité, le canon biblique, le Symbole de Nicée-Constantinople etc), soit en s’éloignant du catholicisme mais sans etre capable de faire autre chose que de bâtir une croyance différente en opposition au catholicisme, plutôt que de bâtir vetticalementnce qu’ils pensent etre la vérité…

      D’ailleurs les fois protestantes posent deux problèmes historiques: un en amont, l’autre en aval. En amont, c’est que cette foi n’a aucune existence continue depuis les apôtres. Je l’ai dis: il est vrai qu’on retrouve ici et là des « bribes de protestantisme » au cours des siècles précédents, mais d’une part elles ne se retrouvent pas en continu depuis les apôtres et d’autr part, elles sont mêlées à d’autres doctrines que les protestants eux-mêmes considèrent comme erronées. En aval, et c’est pour ça que deS foiS protestanteS (au pluriel), c’est que le protestantisme connait un éclatement infini:’les réformateurs n’étaient déjà pas d’accord entre eux et se détestaient cordialement. Par la suite, chaque protestant est devenu le mettre de sa propre religion. Comment alors savoir qui est dans le vrai !?

      C’est ainsi que le protestantisme s’accommode fort mal avec la promesse que le Christ fut à Son Église que les portes de l’enfer ne prévaudraient pas contre elle (Matthieu XVI, 18), et qu’il serait avec Ses Apôtres (c’est-à-dire avec l’Église) TOUS LES JOURS jusqu’à la fin du monde (Matthieu XXVIII, 20)…

      Un exemple tout bête: en Allemagne protestante paru un livre écrit par et pour des protestants intitulé « Deux-cents interprétations de ‘Ceci est mon Corps’ ». Et ce en 1578, soit 60 ans après le début de la réforme et à une époque où encore peu de gens savaient lire et avaient les capacité théologiques pour se faire un avis… C’est très grave quand on sait que le Christ dit que l’Eucharistie est une condition du Salut, donc il faut etre au clair sur la question: Jean VI:

      51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde.  »
      52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant :  » Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ?  »
      53 Jésus leur dit :  » En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.
      54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
      55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.
      56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.
      57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.
      58 C’est là le pain qui est descendu du ciel : il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et sont morts ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement. « 

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