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La preuve biblique de la Papauté 2/5

 

Notre site comprenant plusieurs articles reprenant les mêmes informations, nous les avons regroupé en une synthèse. Les informations précédemment contenues dans cet article ont été transféré dans celui-ci.

 

Nous n’avons cependant pas transféré les éléments historiques attestant la rédaction initiale de l’Évangile selon saint Matthieu en hébreux. Vous pouvez toujours les consulter ici:

 

Nous savons que Jésus parlait l’araméen, car la Bible nous donne certains de Ses mots araméens

 

Puisque l’araméen est pertinent aux faits mentionnés ci-dessus, montrant que St Pierre est le rocher, considérez la preuve que Jésus parlait bien l’araméen. Nous savons que Jésus parlait en araméen ; tout d’abord parce que l’Evangile rapporte certains des mots araméens qu’Il employait. Considérez Matthieu 27 :46, où Jésus cria depuis la croix ‘Éli, Éli, lamma sabacthani ?’. C’est de l’araméen ; pas du grec. Ça veut dire ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous délaissé ?

 

Un autre exemple, c’est Jean 19 :13-17 – « Pilate… s’assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha.… Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha

 

Les deux mots ‘Gabbatha’ et ‘Golgotha’ sont en araméen ; ce qui donne ainsi plus de preuves au fait que c’était bien la langue qu’utilisait Jésus. Dans la Bible, St Jean dit que c’est de l’hébreu, mais comme l’expliquent les érudits biblistes, ‘hébreu’ , couramment utillisé dans le Nouveau Testament, se réfère à l’araméen.

 

Il y a également des preuves solides que l’évangile de Matthieu ait été écrit en araméen et ensuite traduit en grec.

 

Il existe des preuves solides venant de auteurs des premiers siècles que l’Evangile de St Matthieu fut écrit en araméen, pour ensuite être traduit en grec. Eusèbe de Césarée qui est l’historien de l’Église primitive, le premier à écrire une histoire de l’Eglise, du début jusqu’au IVème siècle, période où il vécut, avait constamment déclaré que Mattheu avait rédigé son Evangile en hébreu, ce qui veut dire, en araméen.

Eusèbe de Césarée (vers 260-340), auteur d’une Histoire ecclésiastique (ci-dessous: HE) mentionné plusieurs reprises des auteurs antérieurs à lui affirmant la rédaction initiale de l’Évangile selon saint Matthieu en hébreux ou en araméen:

Papias, évêque de Hiérapolis en Phrygie (avant 130), disciple de l’Apôtre saint Jean: « Matthieu réunit les sentences [de Jésus] en langue hébraïque et chacun les traduisit comme il put. » (HE, III, 39, 16). Par le « dialecte hébaïque », il veut sûrement dire araméen.

Saint Irénée de Lyon (vers 125-vers 202), disciple de saint Polycarpe de Smyrne (vers 69-155), lui-même disciple de l’Apôtre saint Jean: « Matthieu qui vivait chez les Hébreux publia son Evangile écrit en hébreu, tandis que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l’Eglise ; après leur départ, Marc, le disciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit la prédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l’Évangile prêché par lui. » (Contre les hérésies, livre III; passage également cité dans HE, V, 8)

Commentaire: « Cité par Eusèbe, St Irénée ne dit pas seulement que Matthieu a écrit son évangile en langue hébraïque (araméen), mais aussi que Pierre a fondé l’Église de Rome – ce que rejettent beaucoup de non-catholiques, bien que les preuves historiques que Pierre était à Rome soient irréfutables. « Toutes les anciennes traditions disent le martyr de Pierre à Rome, et pas une seule source le situe en un autre lieu. Rares sont les évènements de l’Eglise Catholiques à être si bien attestés. » (Mike AQUILINA, The Fathers of the Church, Huntington, IN : Our Sunday Visitor Publishing, p.35).

Au sujet de saint Pantène d’Alexandrie (mort vers 216), fondateur de la didascalée d’Alexandrie et maître de Clément d’Alexandrie (vers 150-vers 215): « On dit qu’il alla dans les Indes ; on dit encore qu’il trouva sa venue devancée par l’Évangile de Matthieu, chez certains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là, Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, en caractères hébreux, l’ouvrage de Matthieu, qu’ils avaient conservé jusqu’au temps dont nous parlons. » (HE, V, 10, 3-4)

Origène (vers 185-vers 253): « Comme je l’ai appris dans la tradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dans l’Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d’abord a été écrit celui qui est selon Matthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : il l’a édité pour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second [Évangile] est celui selon Marc, qui l’a fait comme Pierre le lui avait indiqué. » (Commentaire sur Saint Matthieu, écrit vers 245; aussi cité dans HE, VI, 25)

Eusèbe dit « de son propre chef »: « Matthieu prêcha d’abord aux Hébreux. Comme il dut ensuite aller en d’autres pays, il leur donna son évangile dans sa langue maternelle; il suppléait à sa présence, auprès de ceux qu’il quittait, par un écrit. » (HE, III, 24, 6)

Gardez à l’esprit qu’Eusèbe, qui cite Papias, Irénée de Lyon, Pantène d’Alexandrie et Origène, ainsi qu’en s’exprimant lui-même, afin de montrer que Matthieu écrivait en araméen, vécut vers l’an 260 à 340 ; et composa la toute première histoire complète de l’Eglise.

Saint Ephrem (vers 306-373), diacre de l’église de Syrie nous rapporte la croyance de ces contrées: « Matthieu écrivit un évangile en hébreux qui par la suite fut traduit en langue grecque ».

Saint Epiphane de Salamine (315-403) est un témoin de l’église de Palestine : « C’est ainsi que Matthieu écrivit et prêcha un évangile en langue hébraïque. »

Enfin saint Jérôme (347-420) est le témoin de ce que l’on pensait et croyait dans les églises de Palestine et à Rome : « Matthieu, aussi nommé Lévi, était publicain avant de devenir apôtre. Il fut le premier en Judée qui mit par écrit l’Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ, et il rédigea en langue hébraïque à l’usage des juifs convertis. On ne connaît pas au juste celui qui l’a traduit en grec.» (Livre des Hommes Illustres, III). Il semblerait qu’aujourd’hui nous sachions que c’est saint Matthieu lui-même.

Gardez à l’esprit qu’Eusèbe, qui cite Papias, Origène, et Irénée, afin de montrer que Matthieu écrivait en araméen, vécut vers l’an 260 à 340 Ap-JC ; et composa la toute première histoire complète de l’Eglise.

Comme si ça n’était pas suffisant pour faire taire toutes les objections à cet égard, nous avons une preuve interne biblique que ‘Petros’, le nom de Pierre en grec, est équivalent à ‘Petra’, la pierre d’où est bâtie l’Eglise. Cette preuve interne vient de Jean 1 :42.

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3 commentaires sur “La preuve biblique de la Papauté 2/5

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