+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Réfutation en règle des Témoins de Jéhovah 2/3

UNE SOI-DISANT CONNAISSANCE DE LA BIBLE

Le cas « Jehovah »
Commençons par le plus édifiant : le mot même de « Jehovah ». D’où vient-il ? De la Bible ? Certes, non, il n’y figure nulle part. Il n’existe pas non plus dans la langue juive ! Les T.J. ne sont pas les seuls à l’avoir utilisé : il a en fait été inventé de toute pièce à partir du tétragramme hébreu YHVH (Exode 3,14-15) que les juifs et les chrétiens transforment, pour le prononcer, en « Yaveh ». Mais aux quatre consonnes originelles les juifs utilisèrent, à la fin de l’Antiquité, les voyelles du mot « Adonaï » (Seigneur) pour tenter de dire « Seigneur » et « YHVH » en un seul vocable. L’on se trouva donc avec J(a)H(o)V(a)H (le « i » final n’étant pas utilisé).

Mais il faut le dire, le terme de « Jehovah » est donc totalement artificiel ! Alors on peut s’étonner de le voir apparaître dans le Nouveau Testament imprimé par les T.J., alors que les textes originaux juifs et grecs l’ignorent parfaitement. Voilà la connaissance qu’ont les T.J. de la Bible !

Les T.J. répondent facilement, leur Bible à l’appui, que ceux qui refusent de dire le nom de Dieu, soit « Jehovah », ne peuvent se dire chrétiens. Or, pourtant, ni les apôtres ni saint Paul ne parlent de Dieu le père en utilisant le vocable de Jehovah ou même Javeh (« j » se prononçant normalement « i » dans les deux cas). Bien mieux, le Christ Lui-même n’y a jamais recours ! Comme référence… difficile de trouver mieux !

LA BIBLE DES TEMOINS DE JEHOVAH : TRADUCTION TRUQUÉE ET MANIPULATION MENTALE

Fausser la traduction pour nier la Divinité du Christ. Mode d’emploi :

Les T.J. affirment que le Christ est inférieur à Dieu, et qu’il n’est qu’une simple créature. Pour eux, l’affirmation du Credo « Il est Dieu né de Dieu, Lumière né de la Lumière, Vrai Dieu né du Vrai Dieu » est fausse. Evidemment, devant le catholique réticent face à cette théorie, ils utilisent l’artillerie lourde, c’est-à-dire des citations des Evangiles :
1 – « Le Père est plus grand que moi  » (Jean 14,28)
2 – [le Christ est ] « le commencement de la création de Dieu » (Apocalypse 3,14)
3 – il est « le premier né de toute création » (Colossiens 1,15)
4 – il a dit « En vérité je vous le dis : avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais »
5 – « Le chef du Christ, c’est Dieu » (1ère lettre aux Corinthiens 11,3)
6 – « Le Fils sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses » (1ère lettre aux Corinthiens 15,28)

Voici pour les principaux arguments.

Avouons qu’il y a de quoi être troublé par autant de « preuves », que le chrétien normal ne pourra contrecarrer, faute d’une formation aussi solide que celle des T.J. . La science de ces derniers impressionne, force le respect. On ne peut que douter de sa propre interprétation, de ce que dit le curé de la paroisse, du Catéchisme de l’Eglise Catholique, du Pape… on ne peut que douter de l’Eglise… Et si c’était vrai… si l’Eglise mentait ?

Oui, il faut être vraiment bon en Ecriture Sainte pour pouvoir contrer les T.J. Mais leurs affirmations reposent sur une base bien triste : le MENSONGE, par la modification du texte et par élimination du contexte des citations. Voyons ce qu’il en est :

1 – « Le Père est plus grand que moi  » (Jean 14,28) : les T.J. oublient intentionnellement que le Christ parle en tant qu’envoyé qui retourne vers Celui qui l’a envoyé, et que « un envoyé n’est pas plus grand que celui qui l’envoie » (un peu avant, en Jean 13,16). Il ne s’agit donc pas d’une infériorité de nature, mais une infériorité de par la mission donnée. D’ailleurs, le Christ n’a-t-il pas dit « moi et le Père nous sommes un » ? (Jean 10,30). Les T.J. veulent que cette phrase signifient l’idée de l’union de pensée. Mais alors pourquoi les juifs, à cause de cette affirmation, voulurent-ils le lapider ? La raison était simple, et ils le lui dirent « Parce que toi, bien que tu sois homme tu te fais Dieu » (Jean 10,33). Les juifs voyaient donc dans l’affirmation « nous somme un » une union non pas de pensée mais de nature (« de même nature que le Père », cf. Credo). Mais les T.J. ont pris leurs précaution dans leur traduction : ils ont écrit « tu te fais dieu ». Notez le « d » minuscule, afin de dire que Jésus n’avait voulu se hausser qu’à la hauteur des dieux païens.

2 – [le Christ est ] « le commencement de la création de Dieu » (Apocalypse 3,14) : « commencement » ne veut pas dire « début de ce qui est créé », mais « ce qui fait commencer ce qui est créé ». Voilà l’erreur. Le Christ est ici non pas un simple début, un point de repère, un « premier » ; il est bien plus : la source, celui qui fait exister, il est l’auteur du commencement, il est « principe » autant que Dieu le Père. D’ailleurs le texte grec le dit bien par le mot « archè » (prononcer « arké ») qui désigne l’origine. Mais les TJ ne se réfèrent jamais au grec, trop dangereux pour leurs théories fumeuses.

– Le Christ est « le premier né de toute création » (Colossiens 1,15) : nous sommes dans le même cas de figure. Le texte grec dit « prôtotokos », ce qui ne veut pas dire « premier né » mais « né en premier » ! « En premier » par rapport à quoi ? Par rapport à la création toute entière. Cela change vraiment tout ! « Premier né » signigie bibliquement « fils aîné », et permettrait de dire que Jésus est un enfant conçu comme les autres. Tandis que « prôtotokos » – « né en premier » (par rapport à toute la création) dit exactement ce que nous disons dans le Credo : « né de Dieu avant tous les siècles », c’est-à-dire : né avant la Création. Mais ici, le sens de « né » nous échappe, car le Christ est né de Dieu en-dehors du temps, de l’espace et de la matière. Les mots humains disent ce qu’ils peuvent, la réalité divine nous échappe…

Il faut aussi pointer du doigt l’attitude suspecte des T.J. qui citent donc Colossiens 1,15, mais évitent soigneusement de citer les deux versets suivants. Et pour cause : on lit « parce que par son entremise toutes les choses ont été créées » ! Voilà donc que les versets 16 et 17 présentent le Fils de Dieu comme créateur de l’Univers avec le Père (et le Saint-Esprit). Le grec dit « ta panta », soit « toutes les choses ». Les T.J. essaient de contourner l’obstacle en traduisant « toutes les (autres) choses ». Comme « ta panta » ne contient pas la notion de « autre » mais seulement la notion de « tout », les traducteurs (toujours anonymes, c’est un signe !) n’ont pas trouvé d’autres solution que d’insérer « autres » avec des parenthèses, ce qui est tout de même un aveu de tricherie.

Donc, « premier né » dans Colossiens 1,15 se rapporte bien au Christ né premier avant la création de l’univers. « Né », et non pas « créé » ; le sens est donc « issu » du père (cf. Credo « Engendré, non pas créé »). Et ainsi, le Fils de Dieu existant avant la Création de l’univers a assisté à cette dernière. Le fait que plus tard il ait « pris chair de la Vierge Marie », se donnant ainsi un corps humain et un âme humaine en plus de sa nature, ne peut occulter sa pré-existence à la création de la matière et du temps.

– le Christ a dit « En vérité je vous le dis : avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais » : nous voici cette fois devant une déformation volontaire du texte, c’est-à-dire que les T.J. on « truqué » l’Evangile pour parvenir à leurs fins. Car le texte est cette fois franchement « bricolé » : le Christ n’a pas dit « j’étais », mais « je suis ». La phrase, en français courant, ne veut rien dire. Mais en hébreu, elle prend tous son sens, qui n’avait d’ailleurs pas échappé aux juifs de l’époque : là encore, ils voulurent lapider le Christ pour avoir osé s’appliquer à Lui-même le Saint Nom que Dieu s’était donné en se révélant à Abraham : « Je suis celui qui suis », phrase qui affirme l’éternité et l’intemporalité de Dieu.

Très intéressante est également l’utilisation du mot « ego » dans les textes grecs et latin. En effet, le texte latin dit « ego sum » et le texte grec « ego eimi ». Dans les deux cas, le mot « ego » n’est pas nécessaire : comme en italien ou en espagnol, le pronom n’est pas nécessaire pour conjuguer un verbe. Prenons l’exemple de l’espagnol : « je chante » se dit « canto » ; mais si l’on dit « yo canto », cela revient à dire « moi je chante ! ». Il y a insistance sur la personne. Ainsi, lorque le texte latin dit « Ego sum » le Christ dit « Moi, je suis ! ». Même principe pour « Ego eimi ». Les T.J., en traduisant « j’étais », on donc totalement déformé la phrase !
Maintenant creusons le sens de la phrase originale. Dieu n’est pas « celui qui est » ; il est bien plus en étant directement « je suis », c’est-à-dire « Je » et le principe de « être » fondu en un. Dieu est « ce qui fait être », il est « l’action d’être », il « est l’être ».
Certains préfère traduire « Je suis «Je suis» », ce qui est plus proche du sens original. Pour toute la création, le fait d’être réside et s’explique en Dieu. Point. Voilà ce que prétend être Jésus lorsqu’il dit « Avant qu’Abraham soit venu à l’existence, je suis ».
Autrement dit : « Avant qu’Abraham ne survienne dans le cours de l’histoire de la Création, il y a «moi-éternel» ». De quoi rendre furieux les juifs, et contraindre les T.J. à changer le sens de la phrase afin de faire douter les chrétiens.

Pour le reste, vous aurez compris. Les T.J. présentent soit des versets trafiqués, soit des versets isolés pour éviter un contexte gênant. Pour ces raisons, lutter avec les T.J. sur la Bible est un exercice difficile pour beaucoup de catholiques.

Fausser la traduction pour nier la Présence Réelle du Christ dans les hosties consacrées : c’est facile !

Autre exemple de tricherie qui est très révélateur. Les T.J. nient évidemment l’Eucharistie et la Présence Réelle du Christ dans les hosties consacrées. Pour y parvenir, il suffit de remonter à la phrase qui fonde tout, celle du Christ lors de la Cène à propos du pain qu’il romp : « ceci est mon corps ». Les T.J. lisent « ceci représente mon corps ». Donc, le pain que les catholiques et les orthodoxes vénèrent n’est qu’un symbole. Or, le texte grec dit « estin », verbe dans lequel on retrouve l’origine, parallèle avec le latin, du verbe « être » (l’accent circonflexe témoignant toujours, en français, de la disparition d’un « s » après la voyelle accentuée). Il s’agit bien « d’être », et certainement pas de « représenter ». Les Témoins de Jéhovah ont bel et bien truqué le texte.

Fausser la traduction de la Bible pour refuser la transfusion sanguine : mauvaise foi et irresponsabilité.

Les T.J. affirment que la transfusion sanguine est interdite. Voyons ce que nous disent l’Ancien et le Nouveau Testament en ayant recours cette fois à la traduction de la Bible de Jérusalem.

Mais d’où vient donc l’affirmation des T.J. ? On peut se le demander. Cela ne peut être Genèse 1,30 : « A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture la verdure des plantes ». En effet, ce verset se situe au sixième jour de la création, l’homme n’est pas encore créé, et cette prescription de Dieu ne lui est donc pas destinée.

On trouve autre chose dans ce sens en Genèse 3,17-18 : à propos du sol, Dieu dit à Adam « … A force de peine tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie, il produira épines et chardons et tu mangeras l’herbe des champs ». Oui mais…

Lorsque Noé et ses fils descendirent de l’arche, Dieu leur dit « Tout ce qui se meut et possède vie vous servira de nourriture, je vous donne tout cela au même titre que la verdure des plantes » (Genèse 9,3). Et pour cause : après le déluge l’agriculture était réduite à néant.

Voici enfin la clause restrictive où s’enracine le rituel juif de la viande saignée, et la prescription des T.J. : elle se trouve en Genèse 9,4-5 : « Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c’est-à-dire le sang. Mais je demanderai compte du sang de chacun de vous. J’en demanderai compte à tous les animaux et à l’homme, aux hommes entre eux, je demanderai compte de l’âme de l’homme ».

Voici qui demande quelques éclaircissements… Le texte précise bien la chair « avec son âme, c’est-à-dire le sang ». Les mots « âme » et « sang » sont pris ici dans leur sens fondamental, c’est-à-dire « principe de vie ». Si le sang quitte la chair, c’est que la vie la quitte, de même que l’âme. Tout est lié. Le précepte indique que la viande consommée doit être vidée de tout principe de vie. De plus, lorsque Dieu dit qu’il demandera « compte du sang », cela veut dire que le sang ne doit pas être versé pour rien, qu’il ne doit pas y avoir de gaspillage de la vie. Dieu demandera compte du sang aux animaux lesquels d’ailleurs ne tuent que pour se nourrir. Dieu demandera aussi compte du sang aux hommes, lesquels tuent souvent sans qu’il y ait nécessité. Voilà le compte qu’il faudra rendre. Un constat s’impose : une transfusion n’est pas un acte qui tue le donateur, et n’est donc pas concerné par les prescriptions bibliques.

Au point où nous en sommes, on remarque que les juifs ont pris ces versets au sens strict, ce qui est assurément le meilleur moyen d’obéir totalement à la prescription. Les T.J., eux, estiment qu’une inoculation de sang dans les veines revient au même principe que la nutrition normale, puisque dans les deux cas cela consiste à faire entrer du sang étranger dans son propre corps. Pour autant, les juifs n’ont rien contre la transfusion sanguine…

Quel est donc le bon principe pour un chrétien ? C’est pourtant très simple, et l’on ne peut qu’être très étonné de constater que les T.J. ignorent les observations des apôtres eux-mêmes.

Ceux-ci ont très rapidement admis qu’il leur était possible de s’affranchir de l’interdiction de consommer du sang. En effet, en Corinthiens 8,1-4, saint Paul affirme que les viandes prévues pour les idoles, viandes qui ne sont pas vidées de leur sang selon le rituel juif, peuvent être mangées. Ceci est encore dit dans Corinthiens 10,25-26 « Mangez tout ce qui se vend au marché, sans poser de question par motif de conscience… », qui s’achève par une citation du psaume 23 : « …car la terre est au Seigneur et tout ce qu’elle contient ». Le verset suivant reprend : « Si un infidèle vous invite et que vous acceptiez d’y aller, mangez tout ce qu’on vous servira, sans poser de questions ». Est-il possible d’être plus clair ? Les T.J. objecteront que Jésus n’a jamais donné d’indication sur ce point. Oui, mais on peut tout de même supposer que les apôtres ont tous vécu suivant ce que leur avait dit le Christ, et qui n’a pu être raconté complètement, comme le précise saint Jean dans le dernier verset de son évangile. Ajoutons enfin, que Jésus a toujours su s’affranchir de la loi juive quand il le voulait, que ce soit en permettant la guérison des malades le jour du sabbat, en entrant chez la femme adultère, ou mieux encore (et les T.J. ne seront pas d’accord sur ce point) en se faisant blasphémateur lorsqu’il affirmait être le Fils de Dieu. Saint Paul a tout à fait assimilé ce principe de liberté par rapport à la loi juive, que les T.J. ne sont pas tenus d’observer… et surtout pas comme ils le font.

Ainsi donc les apôtres n’avaient rien contre la consommation du sang présent dans la viande. Et si la transfusion sanguine consiste à injecter de la vie dans le corps d’un autre, alors tant mieux, car le Christ Lui-même l’a dit : « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Voilà bien une certitude : ni les propos de Jésus ni ceux des apôtres ne donnent raison aux Témoin de Jéhovah sur la question de la tranfusion sanguine.

Les annonces de la fin du monde : une interprétation fantaisiste de la Bible

Les T.J. tiennent pour certain que le Christ a été intronisé Roi du Ciel en… 1914 ! Comment peut-on en arriver là ? Voici exactement comment les T.J. s’y sont pris.

Tout simplement à partir de visions, interprétées par le prophète Daniel, concernant la chute du dernier roi de Juda, et que les historiens ont daté : il s’agit d’octobre 607 avant Jésus-Christ. Les visions parlaient d’une durée symbolique de « sept temps » avant que le royaume de Juda ne se relève. Mais pour les T.J., le symbole correspond à une durée précise. La signification est trouvée dans Apocalypse 12,6 et 14. On y trouve « la femme s’enfuit au désert … pour qu’on l’y nourrisse pendant 1260 jours » et « elle est nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps ». Pour les T.J., c’est clair : « un temps » + « des temps » + « la moitié des temps » = 1260 jours. Le problème, dans ce qui semble être une équation, c’est qu’il y a un élément flou : « des temps ». Mais les T.J. trouvent la solution en déclarant que cela veut dire « deux temps ». Pour eux l’opération est alors simple : 1260 divisé par 3,5 temps = 360 jours. « Un temps » veut dire « 360 jours ». Donc les fameux « sept temps » dont parle le prophète Daniel valent 2520 jours.

Malheureusement, cela voudrait dire que le relèvement du royaume de Juda aurait du intervenir 7 ans après la chute, ce qui ne s’est pas produit. Il fallait trouver le moyen de justifier une augmentation de délai…

Question : le mot « jour » est-il symbolique ? En Ezechiel 4,6 et Nombre 14,34 on trouve « un jour pour une année ». Le relèvement du royaume de Juda étant, pour les T.J., une prophétie annonçant le retour du royaume du Christ, ils peuvent donc dire que celui-ci doit se produire 2520 ans après l’an 607 avant Jésus-Christ, soit… 1914. Donc, le Christ a été institué Roi du Ciel en 1914.

A partir de là, les T.J. lisent Matthieu 24,1-36 d’une manière particulière. En témoigne ce passage, issu d’un autre de leur livre de propagande « Comment vivre éternellement », à la page 154 :

« Après avoir attiré l’attention sur les principaux événements qui ont marqué la période commençant en 1914, Jésus dit «Cette génération ne passera pas que toutes choses… n’arrivent » (Mt 24,34). Jésus voulait parler de la génération de ceux qui vivaient en 1914. Les survivants de cette génération sont maintenant très âgés. Néammoins, certains d’entre eux seront témoins de la fin du présent système mauvais ».

La « fin du système mauvais », c’est la fin du monde actuel et le retour au Royaume du Christ. Pour les T.J., peu d’années nous séparent de la fin de ce monde, puisque ceux qui vivaient en 1914 sont très âgés et peu nombreux. Notons que le retour du Christ doit être vu par plusieurs d’entre eux, c’est-à-dire au moins deux. A l’instant même de la mort de l’avant dernier, nous auront la preuve, une fois de plus, que l’interprétation des T.J. était erronnée.

Mais pourquoi les T.J. n’auraient-ils pas raison ? A vrai dire, nul ne peut l’affirmer avant que l’échéance n’advienne. Mais les T.J. avaient déjà annoncé plusieurs fois la fin de ce monde pour 1874, 1914 et 1975. D’ailleurs leur ténacité à vouloir prédire la date de l’Apocalypse semble s’essouffler, les T.J. constatant par eux-mêmes l’accumulation de leurs erreurs.

Quant à la méthode, elle pourrait bien être révisée : en effet, nous pouvons nous appuyer sur les psaumes pour dire avec eux « Pour le Seigneur, un jour est comme mille ». Et pourquoi pas ? La date de la fin de ce monde devient alors l’an 2.519.294. Ce calcul est basé sur la même méthode d’interprétation, et donc vaut bien celui des T.J.

Seuls 144.000 personnes seront sauvées par le Christ : encore et toujours une fausse lecture

Les T.J. trouvent dans Apocalypse 7,4 « Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués : 144.000 marqués de toutes les tribus des fils d’Israël ».

A partir de là tout est clair : il y aura 144.000 élus pour entrer au Royaume de Dieu lors de la fin de ce monde. Les T.J. font de ce verset ce qui s’appelle une lecture « fondamentaliste », c’est-à-dire une lecture au sens strict. Ce qui est pour le moins surprenant ! Car les 144.000 sont composés de 12.000 élus par tribu d’Israël comme le disent les versets suivants.

Or les T.J. affirment que pour être appelé au Royaume de Jésus-Christ il faut passer par eux seuls. D’où la question : comment se fait-il que les 144.000 élus soient exclusivement des fils d’Israël ? Et dès lors comment situer la place des T.J. au Royaume ?

Problème : quand bien même ils bénéficieraient de ces 144.000 places, rien ne seraient arrangé pour autant. En effet, les T.J. sont plus de 4,5 millions dans le monde. Autrement dit, seulement un tiers des T.J. seront élus, les autres seront damnés quels que soient leurs mérites. Oui, il y a des quotas !!! Tandis que pour les confessions réellement chrétienne, l’accès au Paradis est lié à la qualité de conversion de chacun. Reconnaissons que le principe est plus juste !

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