+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’Eglise catholique n’est pas la prostituée de l’Apocalypse !

Dossier sur erreurs doctrinales des protestants et apparentés : ici

Dossier sur les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici

Des anti-Catholiques prétendent que l’Église Catholique est la Prostituée de Babylone décrite en Apocalypse XVII et XVIII. Nous allons ici successivement présenter et réfuter chacun des arguments qu’ils utilisent.

Voici le plan de notre étude :

I) Babylone la Grande selon Apocalypse XVII

A) Une identification erronée à la ville Rome

1) La ville aux sept collines

2) « Babylone » : que représente ce nom ?

B) Une application infondée à l’Eglise catholique

1) Elle commet la Fornication

2) Vêtue de pourpre et d’écarlate

3) Elle possède de grandes richesses

4) Une coupe d’or

5) La mère des « prostituée » ou « impudiques »

6) Se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus

7) Règne au-dessus des rois de la terre

8) La prostituée est assise sur une foule de nations

9) Le Pape est-il la bête dont le chiffre est 666 ?

10) On se lamentera sur la Grande ville

11) Sortir de Babylone la Grande

II) Le parallèle avec la prophétie de Daniel

A) Les dix cornes et la petite corne

1) Les quatre bêtes représentent quatre empires qui se sont succédé : la dernière symbolise Rome

2) Une petite corne émerge au milieu des dix cornes

3) La petite corne détruit trois des dix cornes

a) Les correspondances peuples anciens => pays modernes

b) Bien plus de dix royaumes naquirent des ruines de l’empire romain

c) Qu’en est-il des trois royaumes détruits ?

B) Le règne de 1260 jours

C) « Il formera le dessein de changer les temps et la loi »

III) Eléments subsidiaires

A) Réfutation des pseudo origines païennes du catholicisme

B) Autres

I) Babylone la Grande selon Apocalypse XVII

A) Une identification à la ville Rome erronée

1) La ville aux sept collines

L’argument vient d’Apocalypse XVII, 9, lequel dit que la femme est assise sur sept montagnes :

« Les sept têtes sont sept collines, sur lesquelles la femme est assise. »

Aussi il très connu que la ville de Rome, siège de l’Eglise catholique est connue sous le nom de « Ville aux Sept Collines ». Ils en déduisent que c’est Rome et par elle l’Eglise catholique qui est accusée par cette prophétie.

Mais il n’en est rien. Le mot grec pour « collines » dans ce passage est « horos ». Sur les 65 occurrences de ce mot dans le Nouveau Testament, seulement trois sont rendues par « collines » dans la version protestante dite King James. Les. restes des 62 occurrences sont traduites par « montagnes » ou encore par « monts ». La plupart des Bibles modernes ont un ratio similaire. Si l’explication de ce passage veut dire que la Prostituée est assise sur « sept montagnes, » cela peut référer à n’importe quoi finalement. Les montagnes sont des symboles bibliques communs, qui symbolisent souvent les royaumes. (voir Psaume 68, 15; Daniel II, 35 ; Amos IV, 1 ; VI, 1 ; Abdias VIII,21). Les montagnes de la Prostituée pourrait être sept royaumes sur lesquels elle règnerait, ou encore sept royaumes avec lesquels elle aurait des correspondances.

Le nombre sept pourrait être symbolique également, pour cela il représente souvent la « plénitude » dans la Bible. Ainsi, les sept montagnes pourraient signifier que la Prostituée règne sur tous les royaumes de la Terre.

Même si nous acceptions que le mot « horos » devrait être traduit littéralement par « collines » dans ce passage, cela ne voudrait toujours pas nécessairement dire qu’il s’agirait de Rome.

Même si nous avions la garantie que ce verset se réfère à Rome, de quelle Rome parle-t-il en fait ? Comme nous pourrons le constater l’ancienne Rome païenne répond aux critères des anti-catholiques et non pas la Rome de l’époque Chrétienne.

Maintenant, abordons la distinction entre Rome et la cité du Vatican. La cité du Vatican, l’endroit où se trouve le siège de l’Église Catholique se trouve être le point où l’argument devient le moins plausible. La cité du Vatican n’est pas construite sur sept collines, mais seulement sur une seule : qui est la colline du Vatican, laquelle n’est pas l’une des sept collines initiales sur lesquelles Rome est érigé. De plus, ces collines sont du coté Est du Tibre alors que la colline du Vatican est sur le coté Ouest.

En définitive, l’argumentation de nos ennemis s’éboule complètement lorsque vous lisez le verset suivant (Apocalypse XVII, 10) : saint Jean nous dit que les sept têtes représentent aussi 7 rois ! Et parmi ces sept rois, cinq sont déjà passés et le sixième existe, et le dernier n’est pas encore venu… Or, si cinq rois sont déjà tombés et que le sixième existe, alors il ne peut s’agir de la Cité du Vatican qui n’existait pas à l’époque, ni de la Rome Catholique qui, selon nos détracteurs, n’existait pas à l’époque apostolique ! Bien entendu ils ont tort sur ce dernier point, mais la réalité se retourne contre eux car le fait est que l’Evêque de Rome était déjà le chef de l’Eglise du temps des apôtres, comme le prouve le cas de la Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens !

D’autres villes sont réputées pour avoir été érigées sur sept collines ! En France nous avons Paris, Nîmes, Besançon, Saint-Étienne e Tulles. Aux Etats-Unis il y a Washington, New York, Cincinnati, Lynchburg et Somerville. Nous pouvons encore citer Lisbonne (Portugal), Bamberg (Allemagne) Bath (Angleterre), Yaoundé (Cameroun) et Pretoria (Afrique du Sud), Alger (Algérie) et Istanbul (Turquie). Mais il reste encore une autre candidate a poste : Jérusalem ! Et comme nous allons le montrer point après point, c’est bel et bien d’elle qu’il s’agit !

En effet, le ministre protestant Ernest L. MARTIN nous apprend que :

« Dans le Pirke du Rabbin Eliezer, narration midrashique du huitième siècle (section 10), l’écrivain mentionne sans commentaire (ce qui démontre que la compréhension était répandue et ne requérait aucune justification), que « Jérusalem est située sur sept montagnes » (enregistré dans Le Livre des Légendes, édité par Bialik et Ravnitzky, p. 371, paragraphe 111)

Nous pouvons d’emblée noter que pour Jérusalem, contrairement aux autres villes, il est bel et bien question de sept « montagnes » et non pas sept « collines ». Et de fait ces « sept montagnes » sont faciles à identifier. Si l’on débute par le Mont des Oliviers, juste à l’est de la Cité principale de Jérusalem (mais encore reconnu comme étant situé dans les environs de Jérusalem), il y a trois sommets à ce Mont des Oliviers. Le sommet (montagne) nord s’appelle Scopus [première montagne], le sommet (montagne) central s’appelle Nob [deuxième montagne] et c’est le point le plus élevé du Mont des Oliviers, et le sommet (montagne) sud s’appelle dans les Saintes Écritures le Mont de la Corruption ou la Montagne de Perdition (2 Rois 23:13) [troisième montagne]. Sur la crête centrale, entre les Vallées de Cédron et de Tyropoeon, il y avait (anciennement) au sud le Mont Sion[quatrième montagne] (le Mont Sion original et non pas la montagne au sud-ouest qui fut plus tard appelée de ce nom), puis le Mont Ophel [cinquième montagne] et ensuite, au nord de celui-ci, le Rocher autour duquel le « Fort Antonia » fut construit [sixième montagne]. Et, finalement, il y avait la montagne du sud-ouest elle-même [septième montagne] qui fut par la suite désignée, au temps de Simon d’Asmodée, comme le nouveau Mont Sion. Cela fait sept montagnes en tout. »

2) « Babylone » : que représente ce nom ?

Ils notent ensuite que la Prostituée est  connue comme « Babylone la Grande » :

« Sur son front était un nom, nom mystérieux : « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.«  » (Apocalypse XVII, 5)

La phrase « Babylone la Grande » (Grec : Babulon a megala) apparaît 5 fois dans l’Apocalypse (XIV, 8 ; XVI, 19, ; XVII, 5 ; XVIII, 2 et XVIII, 21). Cela semblerait désigner Rome selon eux. En effet, dans la conscience juive, depuis l’Exil, Babylone représente l’idolâtrie, la tyrannie, les richesses matérielles et la luxure; autant d’éléments transposables à la Rome païenne du Ier siècle.  C’était la coutume chez les Juifs de donner des noms allégoriques à de semblables villes. Ils donnaient celui de Sodome à une ville infâme par ses débauches; celui d’Egypte à un pays idolâtre; celui de Chanaan à une race maudite de Dieu. Aussi « Babylone » pourrait désigner Rome, d’ailleurs, de fait, dans sa Ière Epître, saint Pierre dit écrire depuis « Babylone » pour désigner Rome.

Mais en l’occurrence il n’en est rien. Un indice est donné pour comprendre cette signification lorsqu’il est expliqué sept fois dans le livre de l’Apocalypse que Babylone se réfère à la « grande cité » (XVI, 19 ; XVII, 18 ; XVIII, 10 ; XVI, 18 ; XIX, 21). Et il n’y a qu’une seule référence à l’identité de la « Grande cité », le voici :

« Et quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera ; et leurs cadavres resteront gisants sur la place de la grande ville, qui est appelée en langage figuré Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été crucifié. » (Apocalypse XI, 7-8)

La « grande cité » est symboliquement nommée Sodome, une référence à Jérusalem, symboliquement appelée « Sodome » dans l’ancien testament (voir : Isaïe I, 10 ; Ézéchiel XVI, 1–3 et 46–56). Nous savons aussi que Jérusalem est la « grande cité » d’Apocalypse XI, 8 parce que ce verset dit que « c’est là que le Christ fut crucifié. »

L’Apocalypse parle constamment comme s’il n’y avait qu’une « grande cité », suggérant que la grande cité de XI, 8 est la même que la grande cité mentionnée dans les sept autres textes, Babylone. Une évidence additionnelle pour apprendre l’identité est le fait que symboliquement toutes les deux sont nommées dans l’ancien testament comme les ennemies de la Foi : Sodome, Égypte et Babylone. Nous retrouvons le langage figuratif juif qui accuse Jérusalem?

Ceci suggère que Babylone la grande pourrait être Jérusalem, et non pas Rome. Plusieurs commentateurs protestants et catholiques ont adopté cette interprétation. D’un autre coté, les premiers Pères de l’Église se réfèrent souvent à Rome comme à « Babylone », cependant chacune de ces références est adressée à la Rome païenne, qui martyrisait les chrétiens.

B) Une fausse application infondée à l’Eglise catholique

1) Elle commet la Fornication

Ils nous disent que, « La femme es appelée la « Prostituée » » :

« Puis l’un des sept anges qui portaient les sept coupes vint me parler en ces termes : « Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux, avec laquelle les rois de la terre se sont souillés, et qui a enivré les habitants de la terre du vin de son impudicité. » » (Apocalypse XVII, 1-2)

Il n’y a que deux cités contre lesquelles une telle charge peut-être faite : Jérusalem et Rome !

Dans la Bible, la prostitution a bien sur deux sens : un sens littéral et un sens spirituel. Dans ce cas il désigne l’infidélité envers Dieu. C’est bien sur ce deuxième qui nous intéresse. Deux choses sont intéressantes à relever :

  • le deuxième sens est plus courant que le premier.
  • Il concerne toujours Israël et Juda.

Nous pouvons noter ces exemples :

« Comment est-elle devenue une prostituée, la cité fidèle, elle, pleine d’équité, dans laquelle la justice habitait, et maintenant… des meurtriers ! » (Isaïe I, 21)

« Yahweh me dit aux jours du roi Josias : As-tu vu ce qu’à fait Israël l’infidèle? Elle est allée sur toute montagne élevée et sous tout arbre vert, et s’y est prostituée. Et j’ai dit : Après avoir fait toutes ces choses, elle reviendra à moi! Mais elle n’est pas revenue. Et sa sœur, Juda la perfide, a vu cela ; Et j’ai vu qu’à cause de tous ses adultères, j’ai répudié Israël l’infidèle, et que je lui ai donné sa lettre de divorce, et sa sœur, Juda la perfide, n’a pas été effrayée, et elle est allée se prostituer, elle aussi. Par sa bruyante impudicité, elle a profané le pays, et elle a commis l’adultère avec le bois et la pierre. Et avec tout cela sa sœur, Juda la perfide, n’est pas revenue à moi de tout son cœur, mais avec mensonge, – oracle de Yahweh. Et Yahweh me dit: Israël l’infidèle s’est montrée juste, en comparaison de Juda la perfide. » (Jérémie III, 6-11)

« Mais tu mis ta confiance en ta beauté, et tu te prostituas à la faveur de ton nom ; tu prodiguas tes amours à tout passant, te livrant à lui. Et tu as pris de tes vêtements, et tu t’en es fait des hauts lieux aux couleurs variées, et tu t’es prostituée dessus : ce qui ne s’était jamais fait et ne se fera jamais. Tu as pris tes bijoux, faits de mon or et de mon argent que je t’avais donnés, et tu t’en es fait des images d’hommes, auxquelles tu t’es prostituée. Tu as pris tes vêtements brodés et tu les en as couvertes, et tu as mis devant elles mon huile et mon encens. Mon pain que je t’avais donné, la fleur de froment, l’huile et le miel dont je te nourrissais, tu les as mis devant elles en offrande d’agréable odeur. Voilà ce qui s’est fait, –oracle du Seigneur Yahweh. Tu as pris tes fils et tes filles que tu m’avais enfantés ; tu les leur as offerts en sacrifice pour qu’ils les dévorassent. Etait-ce trop peu de tes prostitutions, que tu aies égorgé mes fils, et que tu les leur aies livrés, en les faisant passer par le feu en leur honneur ? Et au milieu de toutes tes abominations et de tes prostitutions, tu ne t’es pas souvenue des jours de ta jeunesse, quand tu étais nue, complètement nue, te débattant dans ton sang. Après toutes tes méchantes actions, – malheur, malheur à toi ! oracle du Seigneur Yahweh– » (Ezéchiel XVI, 15-23)

« Mon peuple consulte son bois, et son bâton lui apprend l’avenir; car un esprit de prostitution les a égarés, et ils se sont prostitués loin de leur Dieu. Ils offrent des sacrifices sur les sommets des montagnes, et ils brûlent de l’encens sur les collines, sous le chêne, le peuplier, le térébinthe, parce que l’ombrage en est bon. C’est pourquoi, si vos filles se prostituent, et si vos jeunes femmes sont adultères, je ne punirai pas vos filles parce qu’elles se sont prostituées, ni vos jeunes brus pour leurs adultères; car eux-mêmes vont à l’écart avec les prostituées, et sacrifient avec les courtisanes. Et le peuple sans intelligence court à sa perte. Si tu te prostitues, O Israël, que Juda ne se rende point coupable ! Ne venez pas à Galgala, et ne montez pas à Bethaven, et ne jurez pas en disant : « Yahweh est vivant ! » Parce que pareil à une génisse rétive, Israël a été rétif, maintenant Yahweh les fera paître, comme des agneaux, dans une plaine ouverte. Ephraïm est attaché aux idoles; laisse-le ! Dès qu’ils ont fini de boire, ils se livrent à la prostitution ; leurs chefs n’aspirent qu’à l’ignominie. » (Osée IV, 12-18)

Ils admettent que les prophètes se sont souvent référés à Jérusalem en tant que prostituée spirituelle, proposant ainsi que la Prostituée pourrait être l’apostate Jérusalem. La Rome antique et païenne s’adaptent également très bien à cette description, puisque à travers le culte de l’empereur, elle a également commis la fornication spirituelle avec « les rois de la terre » (ces nations qu’elle a conquises).

Pour identifier la Prostituée comme étant la cité du Vatican, ils interprètent la fornication en tant qu’« alliances impures » alléguées et forgées entre la cité du Vatican et d’autres nations. Mais ils ne citent aucune raison pour expliquer en quoi les relations diplomatiques du Vatican avec d’autres nations sont « impures ».

Ils négligent le fait que la « Rome païenne » a eu quant à elle historiquement « des alliances impures » avec les royaumes qu’elle a régis (impures parce qu’elles ont été établies sur le culte du paganisme et de l’empereur).

2) Vêtue de pourpre et d’écarlate

L’argument suivant se fonde sur ces versets :

« Et il [l’ange]me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate ; et richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe d’or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution. » (Apocalypse XVII, 3-4)

Or, la couleur de l’habit des cardinaux est l’écarlate et celle des Evêques, la pourpre. Selon cela accuse les hauts hiérarques de l’Eglise catholique, et à travers eux l’Eglise catholique elle-même.

Mais ils ignorent à l’évidence d’une part la signification symbolique de ces couleurs pour l’Église, et la signification symbolique que l’Ecriture Sainte elle-même donne à ces couleurs.

Pour l’Eglise la pourpre pour la royauté du Christ et l’écarlate pour le sang des martyrs Chrétiens. On notera de plus que la couleur dominante dans le culte catholique est le blanc, symbolisant la pureté : c’est la couleur du sommet du culte catholique qu’est la messe, ainsi que la couleur ordinaire… du Pape ! Ainsi, si Dieu avait voulu désigner l’Eglise catholique par des couleurs, Il aurait à l’évidence montré à saint Jean la couleur blanche !

C’est ainsi que l’Apocalypse elle-même fait la différence entre la Prostituée et l’Eglise catholique ! En effet la pourpre et l’écarlate de la Prostituée contrastent avec le blanc de la Nouvelle Jérusalem, la jeune mariée du Christ (Apocalypse XIX, 7-8) qui est l’Église :

« « Réjouissons-nous, tressaillons d’allégresse et rendons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur. » — Ce fin lin, ce sont les vertus des saints. »

Ceci est un problème pour la théorie des anticatholiques, et ce pour trois raisons particulièrement :

  1. Nous avons déjà noté que la couleur dominante des vêtements de cérémonies Catholiques est le blanc, qui les identifieraient avec la nouvelle Jérusalem (l’Église) si la couleur devait être prise littéralement comme Hunt le désire
  2. À l’habillement de la jeune mariée est donnée une interprétation symbolique (« Les actes des Saints » : Apocalypse XIX, 8); impliquant que l’habillement de la prostituée devrait également être pris d’une manière symbolique
  3. Et l’identification de la jeune mariée en tant que nouvelle Jérusalem (Apocalypse III, 12,  XXI, 2,10) par plusieurs versets comme : « car le Sinaï est en Arabie et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui de fait est esclave avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et elle est notre mère » (Galates IV, 25-26) démontrant que la prostituée puisse être la vieille (apostate) Jérusalem. Ceci infirme leur théorie.

En plus d’ignorer la signification liturgique de la pourpre et du rouge dans le symbolisme Catholique, ils ignorent aussi l’origine biblique de ces couleurs liturgiques de la vraie religion et cela depuis l’Israël antique ! En effet, il faut se rappeler que Dieu a commandé l’usage des couleurs pourpre, rouge cochenille qui est de l’écarlate, de la laine cramoisie, couleur très proche due l’écarlate dans les cérémonies liturgiques :

« Voici les vêtements qu’ils feront: un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare et une ceinture. Tels sont les vêtements sacrés qu’ils feront à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu’ils soient prêtres à mon service. Ils emploieront de l’or, de la pourpre violette, de la pourpre écarlate, du cramoisi et du fin lin. Ils feront l’éphod d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors, mêlés dans un habile tissu. Il aura deux épaulettes qui réuniront ses deux extrémités, et ainsi il sera joint. La ceinture pour l’attacher en passant dessus sera du même travail et fera corps avec lui : elle sera d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors. […] Tu feras un pectoral du jugement, artistement travaillé; tu le feras du même travail que l’éphod ; tu le feras d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors. […] Tu mettras au bord inférieur des grenades de pourpre violette, de pourpre écarlate et de cramoisi, sur le bord inférieur tout autour […] Tu l’attacheras avec un ruban de pourpre violette pour qu’elle soit sur la tiare; elle sera sur le devant de la tiare. […] » (voir Exode XXVIII, 4-8, 15, 37)

« Avec la pourpre violette, la pourpre écarlate et le cramoisi, on fit les vêtements de cérémonie peur le service dans le sanctuaire, et on fit les vêtements sacrés pour Aaron, comme Yahweh l’avait ordonné à Moïse. On fit l’éphod d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors. On étendit l’or en lames et on les coupa en fils, que l’on entrelaça dans la pourpre violette, la pourpre écarlate, le cramoisi et le fin lin ; ouvrage de dessin varié. On fit des épaulettes pour le joindre, et ainsi il était joint à ses deux extrémités. La ceinture pour attacher l’éphod en passant dessus faisait corps avec lui et était du même travail; elle était d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors, comme Yahweh l’avait ordonné à Moïse. On fit les pierres d’onyx enchâssées dans des chatons d’or, sur lesquelles on grava les noms des fils d’Israël, comme on grave les cachets. On les plaça sur les épaulettes de l’éphod comme pierres de souvenir pour les enfants d’Israël, comme Yahweh l’avait ordonné à Moïse. On fit le pectoral, artistement travaillé, du même travail que l’éphod, d’or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi et de lin retors. […] On mit au bord inférieur de la robe des grenades de pourpre violette, de pourpre écarlate, de cramoisi, de lin retors […] On fit les tuniques de lin, oeuvre du tisseur, pour Aaron et pour ses fils ; la tiare de lin, et les mitres de lin servant de parure ; les caleçons blancs de lin retors; la ceinture de lin retors, en pourpre violette, en pourpre écarlate et en cramoisi, damassée, comme Yahweh l’avait ordonné à Moïse. » (Exode XXXIX, 1-8, 24, 27-29)

« le prêtre ordonnera que l’on prenne pour celui qui doit être purifié deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope. […] Puis, ayant pris l’oiseau vivant, le bois de cèdre, le cramoisi et l’hysope, il les trempera, ainsi que l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé sur l’eau vive. […] Il prendra, pour purifier la maison, deux oiseaux, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope ; puis il immolera l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau vive. Et ayant pris le bois de cèdre, l’hysope, le cramoisi et l’oiseau vivant, il les trempera dans le sang de l’oiseau immolé et dans l’eau vive, et il en aspergera sept fois la maison. Il purifiera la maison avec le sang de l’oiseau, avec l’eau vive, avec l’oiseau vivant, avec le bois de cèdre, l’hysope et le cramoisi. » (Lévitique XIV, 4, 6, 49-52)

« Le prêtre prendra du bois de cèdre, de l’hysope et du cramoisi, et il les jettera au milieu du feu qui consume la vache. » (Nombre XIX, 6)

Nous venons de le voir : l’usage de la pourpre et de l’écarlate est voulu par Dieu depuis l’Ancienne Alliance. Mais alors pourquoi ces couleurs sont-elles décrites comme les couleurs du mauvais dans l’Apocalypse ? Encore une fois il faut y voir Jérusalem !

Comme nous l’avons vu plus haut, « Babylone la Grande » est la cité où « où leur Seigneur a été crucifié. » (Apocalypse XI, 7-8), c’est-à-dire Jérusalem. Aussi il est écrit de Jérusalem :

« Et toi, dévastée, que feras-tu? Quand tu te revêtirais de pourpre, que tu te parerais d’ornements d’or, que tu borderais tes yeux de fard, c’est en vain que tu te ferais belle; tes amants te dédaignent; c’est à ta vie qu’ils en veulent. » (Jérémie IV, 30)

Un autre passage de l’Apocalypse parle de la pourpre et de l’écarlate en y ajoutant des précisions :

« Malheur ! Malheur ! O grande ville, qui était vêtue de fin lin, de pourpre et d’écarlate, et qui était richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles, en une heure ont été dévastées tant de richesses ! » (Apocalypse XVIII, 16)

Nous y apprenons qu’avec la pourpre et l’écarlate il y  avait du fin lin et qu’elle était richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Aussi l’Ancien Testament accuse une nouvelle fois Jérusalem lorsqu’il en parle comme vêtue de pourpre ainsi que de lin et de richesses :

« Je te vêtis de broderie, et je te chaussai de peau de veau marin ; je ceignis ta tête d’un voile de lin, et je te couvris de soie. Je t’ornai d’une parure : je mis des bracelets à tes mains, et un collier à ton cou ; je mis à ton nez un anneau, des boucles à tes oreilles, et sur ta tête un magnifique diadème. Tu t’ornas d’or et d’argent, et tu fus vêtue de lin, de soie et de broderie ; la fleur de froment, le miel et l’huile étaient ta nourriture ; tu devins extraordinairement belle, et tu arrivas à la dignité royale. » (Ezéchiel XVI, 10-13)

3) Elle possède de grandes richesses

Les anti-catholiques allèguent ce verset :

« Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate ; et richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe d’or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution. » (Apocalypse XVII, 4)

Le problème est que, indépendamment du passé, il est faux de dire que le Vatican moderne est « fantastiquement riche ». En fait, il a encouru un déficit budgétaire pour la plupart des années récentes et il a un budget annuel qui est à peu équivalent à celui d’un Diocèses comme celui de Chicago…

On lira à ce sujet notre article : L’Eglise posséderait un patrimoine immobilier énorme. Aisni que cette vidéo :

En outre, la richesse était beaucoup plus une caractéristique de la Rome païenne ou de l’apostate Jérusalem, qui toutes deux étaient des centres économiques et de commerces importants, ce qui n’est pas le cas de l’Église. Et toute proportion gardée comme nous l’avons lu précédemment et à la demande de Dieu lui-même, c’étaient les prêtres Lévites du Temple qui utilisaient : « Ils prendront l’or, la pourpre violette et écarlate, le cramoisi et le fin lin. », comme nous l’avons montré plus haut !

4) Une coupe d’or

Ils invoque ensuite ce passage :

« [la prostituée] tenait à la main une coupe d’or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution. » (Apocalypse XVII, 4)

Or, l’Eglise n’utilise-t-elle pas des milliers de calices en or pour célébrer la messe ? Pour rendre la coupe d’or de la prostituée suggestive du calice Eucharistique, ils associent le mot « calice » au mot  » coupe ». La différence peut paraître inexistante dans la plupart des langues modernes. Mais il en va différemment dans le grec original. Ici le texte grec n’utilise  que le mot ordinaire pour une coupe (poterion), lequel apparaît trente-trois fois dans le Nouveau Testament et est toujours traduit par « coupe » et non pas par Calice.

Ils ignorent le fait que le calice Catholique est employé dans la célébration du souper du Seigneur — un rituel instauré par le Christ lui-même qui en employait donc un (Luc XXII, 19-20; I Corinthiens XI, 24-25); ils ignorent également le fait que la majorité des calices Catholiques utilisés lors de l’Eucharistie ne sont pas faits en or, mais en d’autres matériaux, tels que le laiton, l’argent, le verre, et la poterie également ; ils ignorent toujours le fait que les récipients et les ustensiles liturgiques d’or ont fait partie de la véritable religion depuis l’Israël antique – et cela toujours à la demande de Dieu lui-même (Exode XXV, 38-40 ; XXXVII, 23-24; Nombre XXXI, 50-51 ; II Chroniques XXIV, 14) ; et encore une ilsutilisent une interprétation littérale, selon laquelle la coupe de la prostituée n’est plus un simple symbole s’appliquant à la ville de Rome, mais pour eux, elle devient une collection de coupes (calices) littéraux qui seraient utilisées par des chrétiens accomplissant un rite institué par le Seigneur lui-même et cela dans les villes du monde entier ! Cependant l’Apocalypse nous indique que c’est de la coupe de la colère de Dieu dont il s’agit et qui est donnée à la prostituée (Apocalypse XIV, 10 ; XVIII, 6).

Encore une fois, au sens littéral la chose décrite par l’Apocalypse ne vise pas l’Eglise catholique, mais en plus la réalité catholique à laquelle elle pourrait se rapporter est sainte. Mais encore Jérusalem se trouve une nouvelle fois visée/

En effet, il est dit tout au long des chapitres XVII et XVIII de l’Apocalypse, il est dit que la prostituée est liée aux rois ainsi qu’aux nations de la terre et les domine. Aussi cela désigne une nouvelle fois Jérusalem car l’Ancien Testament prophétise que Jérusalem sera une coupe qui étourdira les peuples d’alentour :

« Voici que moi, je ferai de Jérusalem un seuil d’ébranlement, pour tous les peuples d’alentour; et cela sera aussi pour Juda, quand on assiégera Jérusalem. Et il arrivera en ce jour-là : je ferai de Jérusalem une pierre à soulever, pour tous les peuples ; quiconque la soulèvera sera tout meurtri, et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. » (Zacharie XII, 2-3)

Nous remarquerons qu’il n’est pas question de « coupe ». Mais ailleurs dans l’Ancien Testament, il y a un passage très similaire où est question de Babel (ou de Babylone en fonction des traductions) qui répand son vin (ou encore une fois, selon les traductions, son vin) sur les nations :

« Babel était une coupe d’or dans la main de Yahweh elle enivrait toute la terre ; les nations ont bu de son vin, c’est pourquoi les nations sont en délire. » (Jérémie 51, 7)

Le rapprochement entre les deux doit être fait, et ainsi l’identification par l’Ancien Testament lui-même de Jérusalem avec Babylone doit être considéré comme établi.

5) La mère des « prostituée » ou « impudiques »

Les anticatholiques citent ensuite ce verset :

« Sur son front était un nom, nom mystérieux : « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.«  » (Apocalypse XVII, 5)

Selon eux, cela accuserait le clergé catholique qui serait composé d’impudiques en raison du célibat des prêtres.

Cela est ridicule ! Nous vous laissons constater par vous-même les fondements bibliques du célibat des prêtres, ainsi que la pratique de ce célibat dès les temps les plus anciens de l’Eglise, dans notre article : Le célibat des prêtres vient des apôtres !

Et comme précédemment, ils vacillent dans une interprétation absurdement littérale. Ils devraient ainsi interpréter l’impudicité des filles de la prostituée de la même manière que leur mère : ce pourquoi elle est nommée comme leur mère en premier lieu. Ceci ferait donc de la fornication quelque chose de spirituelle ou politique de la même manière que pour la persécution des martyrs chrétiens (cf. XVII, 2, 6 ; XVIII, 6). Au lieu de cela, ils donnent comme interprétation des filles de la prostituée comme étant des impudiques littérales et terrestres commettant une fornication littérale et terrestre.

Si ils n’avaient pas une fixation sur la traduction biblique dite de la King James, ne noteraient-ils pas un autre point qui identifie les filles impudiques avec leur mère : le même mot grec (porne) est employé pour la mère comme pour les filles. La version King James traduit ce mot par « prostituée » toutes les fois qu’il se rapporte à la mère, mais en tant que « impudiques » quand il se rapporte aux filles. Les traductions modernes le rendent uniformément. Jean voit la grande prostituée (XVII, 1, 15 et 16 ; XIX, 2) qui est « la mère des prostituées » : « Sur son front, un nom était inscrit – un mystère ! – « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. » » (XVII, 5). Les impudicités des filles doivent donc être identiques à celles de leur mère, ce qu’ils considèrent comme le sexe littéral !

6) Se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus

Leur argument vient du verset suivant :

« Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus ; et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. » (Apocalypse XVII, 6)

Cela désignerait tous les « crimes » de l’Eglise catholique qui en réalité n’existe que dans les mensonges des protestants, fancs-maçons, anticléricaux, républicains, libres-penseurs et autres du XIXè siècle, ainsi que tous leurs successeurs, plus ou moins menteurs et plus ou moins délirants ou fantasques au sujet des Croisades, de l’Inquisition, des cathares etc.

A cela nous répondons de consulter notre dossier qui détruit méthodiquement toutes et chacune de ces affirmations : Démolition des mensonges historiques sur le Catholicisme.

Toutefois, nous précisons immédiatement que nous n’accusons pas tous ceux qui croient en ces fables d’être des menteurs, des délirants etc. En effet, beaucoup de gens croient aujourd’hui honnêtement à ces mensonges, y compris des catholiques ! A eux il faut appliquer cette sentence miséricordieuse de Joseph de MAISTRE :

« Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d’abord par de grands coupables, et dépensée ensuite par d’honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu’ils font ». (Les soirées de Saint-Pétersbourg, 1821)

Nous noterons au passage que les différents protestants et apparentés qui usent de cet argument tombent dans la rhétorique erronée de dire que tous les non-catholiques étaient automatiquement des « saints », y compris les cathares qui étaient des gnostiques duothéistes promoteurs du suicide et de l’avortement, ou encore les hussites qui ont mit l’actuelle république tchèque à feu et à sang !

A l’inverse, la Rome païenne y correspond très bien de par les trois premiers siècles de persécutions, puis par l’ultime persécution de Julien l’Apostat au IVè siècle.

Mais bien plus, la Bible désigne Jérusalem : c’est elle qui tue les saints et les prophètes !

Avant de passer à la démonstration que c’est encore Jérusalem qui est accusé, nous tenons à produire un autre témoignage de l’Apocalypse qui nous renseigne sur cette Babylone meurtrière :

« Réjouis-toi sur elle, ô ciel, et vous aussi, les saints, les apôtres et les prophètes ; car, en la jugeant, Dieu vous a fait justice. Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et la lança dans la mer, en disant : « Ainsi sera soudain précipitée Babylone, la grande ville, et on ne la retrouvera plus. En toi on n’entendra plus les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et de trompette ; en toi on ne trouvera plus d’artisan d’aucun métier, et le bruit de la meule ne s’y fera plus entendre ; on n’y verra plus briller la lumière de la lampe ; on n’y entendra plus la voix de l’époux et de l’épouse : parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont été égarées par tes enchantements. Et c’est dans cette ville qu’on a trouvé le sang des prophètes et des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre.«  » (Apocalypse XVIII, 20-24)

Nous y apprenons que cette Babylone tue « les apôtres et les prophètes ». Aussi cela ne peut pas être le cas de l’Eglise catholique, mais ne peut désigner que Jérusalem ! Pourquoi cela ? Et bien laissons dire l’Ecriture ! Pour être un apôtre, il faut avoir vu le Christ :

« Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon ouvrage dans le Seigneur ? » (I Corinthiens IX, 1)

Aussi tous les apôtres sont morts au premier siècle ! Or, l’Eglise catholique existait-elle au premier siècle ? Et bien en vérité oui, mais selon nos détracteurs non, c’est donc une grave erreur d’interprétation et une grave contradiction pour eux !

Voyons maintenant en quoi la Bible elle-même dit a plusieurs endroit que c’est Jérusalem qui tue les saint, les apôtres et les prophètes :

« Ainsi vous, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais au dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les monuments des justes, et qui dites : Si nous avions vécu aux jours de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi vous rendez contre vous-mêmes ce témoignage, que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. Comblez donc la mesure de vos pères ! Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous d’être condamnés à la géhenne ? C’est pourquoi voici que je vous envoie des prophètes, des sages et des docteurs. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les poursuivrez de ville en ville : afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang du juste Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. En vérité, je vous le dis, tout cela viendra sur cette génération : « Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et lapides ceux qui lui sont envoyés ! Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !«  » » (Matthieu XXIII, 28-37)

« C’est pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils tueront plusieurs d’entre eux et en persécuteront d’autres : afin qu’il soit redemandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, tué entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le dis, il en sera redemandé compte à cette génération. » (Luc XI, 49-51)

« Le même jour, quelques Pharisiens vinrent lui dire : « Retirez-vous et partez d’ici ; car Hérode veut vous faire mourir. » Il leur répondit : « Allez et dites à ce renard : Je chasse les démons et guéris les malades aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’aurai fini. Seulement il faut que je poursuive ma route aujourd’hui, et demain, et le jour suivant ; car il ne convient pas qu’un prophète meure hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et lapide ceux qui sont envoyés vers elle ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !«  » (Luc XIII, 31-34)

7) Règne au-dessus des rois de la terre

Il est écrit :

« Et la femme que tu as vue, c’est la grande cité qui a la royauté sur les rois de la terre. » (Apocalypse XVII, 18)

Y a-t-il une telle ville ? Selon eux oui, et seulement une : la ville du Vatican.

Cette déclaration est une ineptie ! La cité du Vatican n’a aucun pouvoir sur les autres nations; elle ne règne certainement pas sur elle. En fait, l’existence même du Vatican a été fortement menacée pendant les deux derniers siècles et particulièrement par les révolutionnaires Italiens. Et même avant cela l’histoire n’est qu’une série de conflit entre l’Eglise et les Etat, qui tournèrent le plus souvent au désavantage de l’Eglise ! Cette thèse ferait mourir de rire n’importe quel historien ! Nous pourrions disserter à l’infini sur cette question, mais un article tel que celui-ci n’en est pas le lieu. Nous nous limiterons à dire d’une part que si le règne est littéral et politique, alors c’est de la Rome païenne dont il est question, et que si il s’agit d’un règne symbolique, alors à nouveau l’Ecriture Sainte désigne Jérusalem :

« Vous tous, peuples, battez des mains, célébrez Dieu par des cris d’allégresse ! Car Yahweh est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre. » (Psaume 46/47, 2-3)

« Yahweh est grand, il est l’objet de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Elle s’élève gracieuse, joie de toute la terre, la montagne de Sion, aux extrémités du septentrion, la cité du grand Roi. » (Psaume 47/48-2-3)

« Et moi, je vous dis de ne faire aucune sorte de serments : ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu ; ni par la terre, parce que c’est l’escabeau de ses pieds ; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand Roi. » (Matthieu V, 34-35)

8) La prostituée assise sur une foule de nations

Il est écrit :

« Et il me dit : « Les eaux que tu as vues, au lieu où la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues.«  » (Apocalypse XVII, 15)

Nos adversaires disent qu’il s’agit des nations catholiques présentes sur tous les continents. Contrairement à tout ce qui a précédé, ce critère pourrait effectivement correspondre à l’Eglise catholique. Seulement l’Ecriture Sainte nous apprend aussi que c’est Jérusalem qui réunissait toutes les nations :

« Et tous furent remplis d’Esprit-Saint, et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait de proférer. Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs, hommes pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel. Ce bruit s’étant produit, la foule s’assembla et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler en sa propre langue. Ils étaient stupéfaits et s’étonnaient, disant : « Tous ces gens qui parlent, ne sont-ils pas des Galiléens ? Comment donc les entendons-nous chacun dans notre propre langue maternelle ? Partes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Egypte et des contrées de la Lybie Cyrénaïque, Romains résidant (ici), tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons dire dans nos langues les merveilles de Dieu. » Ils étaient tous stupéfaits et ne savaient que penser, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela peut bien être ? » Mais d’autres disaient en se moquant : « Ils sont pleins de vin doux. » » (Actes II,  4-13)

9) Le Pape est-il la bête dont le chiffre est 666 ?

C’est là une accusation que nous exposons et réfutons dans notre article : Le Pape est-il la bête dont parle l’Apocalypse ?

10) On se lamentera sur la Grande ville

Les passants se lamenteront sur la Grande cité, se moqueront d’elle !

« Les rois de la terre qui se sont livrés avec elle à l’impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront sur son sort, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant à distance, par crainte de ses tourments, ils diront : « Malheur ! Malheur ! O grande ville, Babylone, ô puissante cité, en une heure est venu ton jugement ! » Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à son sujet, parce que personne n’achète plus leur cargaison : cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de lin fin, de pourpre, de soie et d’écarlate, et le bois de senteur de toute espèce, et toute sorte d’objets d’ivoire, et toute sorte d’objets de bois très précieux, d’airain, de fer et de marbre, et la cannelle, les parfums, la myrrhe, l’encens, le vin, l’huile, la fleur de farine, le blé, les bestiaux, les brebis, et des chevaux, et des chars, et des corps et des âmes d’hommes — Les fruits dont tu faisais tes délices s’en sont allés loin de toi ; toutes les choses délicates et magnifiques sont perdues pour toi, et tu ne les retrouveras plus. — Les marchands de ces produits, qui se sont enrichis avec elle, se tiendront à distance par crainte de ses tourments ; ils pleureront et se désoleront, disant : « Malheur ! Malheur ! O grande ville, qui était vêtue de fin lin, de pourpre et d’écarlate, et qui était richement parée d’or, de pierres précieuses et de perles, en une heure ont été dévastées tant de richesses ! » Et tous les pilotes, et tous ceux qui naviguent vers la ville, les matelots et tous ceux qui exploitent la mer, se tenaient à distance, et ils s’écriaient en voyant la fumée de son embrasement : « Que pouvait-on comparer à cette grande ville ? » Et ils jetaient de la poussière sur leur tête, et ils criaient en pleurant et en se désolant : « Malheur ! Malheur ! La grande ville dont l’opulence a enrichi tous ceux qui avaient des vaisseaux sur la mer, en une heure elle a été réduite en désert !«  » (Apocalypse XVIII, 9-19)

Il est dit par ailleurs que la Grande ville « étonne » saint Jean :

« Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus ; et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement. Et l’ange me dit : « Pourquoi t’étonner ? Moi je vais te dire le mystère de la femme et de la bête qui la porte, et qui a les sept têtes et les dix cornes. La bête que tu as vue était et n’est plus ; elle doit remonter de l’abîme, puis s’en aller à la perdition. Et les habitants de la terre, dont le nom n’est pas écrit dès la fondation du monde dans le livre de la vie, seront étonnés en voyant la bête, parce qu’elle était, qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra.«  » (Apocalypse XVII, 6-8)

Il s’agit de Jérusalem qui, selon l’Ancien Testament causera la stupeur et la stupéfaction  :

« Et je ferai de cette ville un objet de stupeur et de risée;  quiconque passera près d’elle sera stupéfait et rira de toutes ses meurtrissures. Je leur ferai manger la chair de leurs fils et la chair de leurs filles ; ils mangeront la chair les uns des autres, dans l’angoisse et la détresse où les réduiront leurs ennemis, et ceux qui en veulent à leur vie. » (Jérémie XIX, 8-9)

« Ils battent des mains à ton sujet, tous ceux qui passent sur le chemin; ils sifflent, ils branlent la tête sur la fille de Jérusalem; « Est-ce là cette ville qu’on appelait la parfaite en beauté la joie de toute la terre ?«  » (Lamentations de Jérémie II, 15)

11) Sortir de Babylone la Grande

Ici encore, l’Apocalypse nous dit :

« Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : « Sortez du milieu d’elle, ô mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés, et de n’avoir point part à ses calamités » » (Apocalypse XVIII, 4)

Et c’est bien normal ! Comment donc rester soumis à une telle immondice ? Seulement voilà, ici encore c’est de Jérusalem !

« Mais lorsque vous verrez des armées investir Jérusalem, sachez alors que sa désolation est proche. Alors que ceux qui seront dans la Judée s’enfuient dans les montagnes, que ceux qui seront dans la ville en sortent, et que ceux qui seront dans les campagnes n’entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de châtiment, pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit. Malheur aux femmes qui seront enceintes ou qui allaiteront en ces jours-là, car la détresse sera grande sur la terre, grande la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant du glaive ; ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, jusqu’à ce que les temps des Gentils soient accomplis. » (Luc XXI, 20-24)

II) Le parallèle avec la prophétie de Daniel

La prophétie de l’Apocalypse dans ce passage est connectée à la prophétie de la petite corne de Daniel. Aussi les anticatholiques usent de ce parallèle pour trouver de nouvelles correspondances entre cette prophétie et l’Eglise, dans le but de crédibiliser son identification à la prostituée de l’Apocalypse.

En effet dans Apocalypse, il est question de deux choses qui se retrouvent en Daniel : la persécution des saints, comme nous l’avons vu, les dix cornes et la petite corne. Cela nous renvoie à Daniel VII. Nous avons déjà dit ce qu’il en était de la persécution des saints. Voici pour les dix cornes et la petite corne :

« Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. […] Et l’ange me dit : « Pourquoi t’étonner ? Moi je vais te dire le mystère de la femme et de la bête qui la porte, et qui a les sept têtes et les dix cornes. […] — C’est ici qu’il faut un esprit doué de sagesse. — Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. […] Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu la royauté, mais qui recevront un pouvoir de roi pour une heure avec la bête. […] Et les dix cornes que tu as vues sur la bête haïront elles mêmes la prostituée ; elles la rendront désolée et nue ; elles mangeront ses chairs et la consumeront par le feu.«  » (Apocalypse XVII, 3, 7, 9, 12, 16)

Cela renvoie au chapitre VII de Daniel :

« 1 La première année du règne de Baltasar, roi de Babylone, Daniel, étant sur sa couche, vit un songe et des visions en son esprit. Il écrivit ensuite le songe et raconta la substance des faits.
2 Daniel prit la parole et dit : « je voyais dans ma vision pendant la nuit, et voici que les quatre vents du ciel fondaient sur la grande mer,
3 Et quatre grandes bêtes montèrent de la mer, différentes l’une de l’autre.
4 La première était semblable à un lion et avait des ailes d’aigle. je contemplais, jusqu’au moment où ses ailes furent arrachées, et où elle fut enlevée de terre, et dressée sur ses pieds, comme un homme, et où un coeur d’homme lui fut donné.
5 Et voici une autre bête, une deuxième, ressemblant à un ours ; elle dressait l’un de ses côtés, et trois côtes étaient dans sa gueule entre ses dents, et on lui disait : « Lève-toi, mange beaucoup de chair ! »
6 Après cela, je regardais, et voici une autre bête semblable a un léopard ; elle avait sur son dos quatre ailes d’oiseau, et la bête avait quatre têtes ; et la domination lui fut donnée.
7 Après cela je regardais dans les visions de la nuit, et voici une quatrième bête, terrible, effrayante et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle dévorait et brisait, et le reste elle le foulait aux pieds ; elle était différente de toutes les bêtes qui l’avaient précédée, et elle avait dix cornes.
8 Je considérais les cornes, et voici qu’une autre corne, petite, s’éleva au milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées par elle ; et voici que cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui disait de grandes choses.
9 Je regardais, jusqu’au moment où des trônes furent placés, et où un vieillard s’assit. Son vêtement était blanc comme de la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure. Son trône était des flammes de feu ; les roues, un feu ardent.
10 Un fleuve de feu coulait, sortant de devant lui ; mille milliers le servaient, et une myriade de myriades se tenaient debout devant lui. Le Juge s’assit, et des livres furent ouverts.
11 Je regardais alors, à cause du bruit des grandes paroles que la corne proférait ; je regardais, jusqu’au moment où la bête fut tuée, et son corps détruit et livré à la flamme de feu.
12 Au reste des bêtes aussi, on avait ôté leur domination, et la durée de leur vie avait été fixée jusqu’à un temps et un moment.
13 Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées vint comme un Fils d’homme ; il s’avança jusqu’au vieillard, et on le fit approcher devant lui.
14 Et il lui fut donné domination, gloire et règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.
15 Pour moi, Daniel, mon esprit fut troublé au dedans de moi, et les visions de ma tête m’effrayèrent.
16 Je m’approchai vers l’un de ceux qui se tenaient là, et je lui demandai quelque chose de certain sur tout cela, et il me parla pour m’en donner l’explication.
17 Ces grandes bêtes, qui sont quatre, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ;
18 mais les Saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume pour l’éternité, pour une éternité d’éternités.
19 Alors je voulus avoir une certitude sur la quatrième bête qui était différente de toutes les autres, extrêmement terrible, dont les dents étaient de fer et les griffes d’airain, qui mangeait, brisait et foulait aux pieds ce qui restait ;
20 et sur les dix cornes qui étaient sur sa tête, et sur l’autre corne qui s’était élevée et devant laquelle trois étaient tombées, cette corne qui avait des yeux et une bouche proférant de grandes choses, et qui paraissait plus grande que ses compagnes.
21 Je regardai, et cette corne faisait la guerre aux Saints et l’emportait sur eux,
22 jusqu’à ce que le vieillard vint, que le jugement fut donné aux Saints du Très Haut, et que le temps arriva où les Saints possédèrent le royaume.
23 Il me parla ainsi : « La quatrième bête, c’est un quatrième royaume qui sera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la réduira en poudre.
24 Les dix cornes signifient que de ce royaume se lèveront dix rois ; un autre se lèvera après eux, qui différera des précédents, et il abattra trois rois.
25 Il proférera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les Saints du Très-Haut, et formera le dessein de changer les temps et la loi, et les Saints seront livrés en sa main jusqu’à un temps, des temps et une moitié de temps.
26 Et le jugement se tiendra, et on lui ôtera sa domination pour le détruire et l’anéantir pour toujours.
27 Et le règne, la domination et la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux seront donnés au peuple des Saints du Très-Haut ; son règne est un règne éternel, et toutes les puissances le serviront et lui obéiront. »
28 Voilà la fin du discours. Moi, Daniel, mes pensées m’effrayèrent beaucoup, je changeai de couleur ; mais je conservai la chose dans mon coeur. »

Aussi la persécution des saints « jusqu’à un temps, des temps et une moitié de temps » (Daniel VII, 25) renvoie à un règne de 1260 jours, comme nous l’expliquerons plus bas. Aussi cela renvoie à d’autres passages de l’Apocalypse :

« Puis on me donna un roseau semblable à un bâton, en disant : « Lève-toi et mesure le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adorent.  Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors et ne le mesure pas, car il a été abandonné aux Nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante deux mois. Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.«  » (Apocalypse XI, 1-3)

« Et il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et blasphématoires, et il lui fût donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. » (Apocalypse XIII, 5)

Nos adversaires veulent en tirer de nombreuses conclusions anticatholiques. Nous allons à nouveau les exposer et les réfuter.

A) Les dix cornes et la petite corne

1) Les quatre bêtes représentent quatre empires qui se sont succédé : la dernière symbolise Rome

Il est vrai qu’en faisant l’analogie avec le rêve de Nabuchodonosor, il est aisé d’identifier Rome (Daniel II), mais il s’agit de l’empire romain. Voyons la suite…

2) Une petite corne émerge au milieu des dix cornes

Il s’agit des dix nations d’Europe qui succèdent à l’Empire Romain. La petite corne doit émerger du milieu des dix puissances d’Europe (les dix cornes). Le système de la Papauté ayant, selon les anticatholiques, pris naissance à Rome après la chute de l’empire romain, serait la seule puissance ayant émergé des dix nations d’Europe, peu après la chute de l’empire Romain en 476.

C’est complétement faux ! La Papauté existe depuis le début de l’Eglise comme nous le prouvons dans notre article La Papauté depuis les apôtres.

3) La petite corne détruit trois des dix cornes

D’après nos adversaires, dix royaumes furent fondés sur les cendres de l’empire romain, et l’Eglise catholique en aurait détruit trois. Voici ce qui selon eux seraient les différents peuples germaniques ayant donné lieu aux pays européens, et ceux ayant été détruits :

1) Les Alamans = Allemands
2) Les Burgondes = Suisses
3) Les Francs = Français
4) Les Lombards = Italiens
5) Les Saxons = Anglais
6) Les Suèves = Portugais
7) Les Visigoths = Espagnols
8) Les Hérules = Disparu
9) Les Vandales = Disparu
10) Les Ostrogoths = Disparu

C’est une erreur grossière pour trois raisons ! Premièrement ces correspondances peuples anciens => pays modernes sont fausses. Deuxièmement bien plus de dix royaumes sont nés sur les cendres de l’empire romain. Troisièmement l’Eglise catholique n’a détruit aucun des trois royaumes allégués. Voyons cela.

a) Les correspondances peuples anciens => pays modernes

Reprenons ces peuples un par un :

1) Les Alamans n’ont pas donné l’Allemagne : l’Allemagne est le pays actuel qui correspond à une grande partie des peuples germaniques ayant fusionné en un seul pays. En français et dans quelques autres langues ils sont appelés « allemands » en raison du souvenir de la bataille de Tolbiac en 496 de Clovis contre les Allamans. Mais dans la plupart des langues les mots pour désigner l’Allemagne et les allemands évoquent la Germanie et les peuples germaniques. On notera par ailleurs que si les allamans se sont établis dans l’empire romain, ce n’est pas le cas de l’Allemagne actuelle qui n’a qu’une petite partie de son territoire sur l’ancien territoire de l’empire et qui n’a aucun lien juridique ou historique avec un quelconque royaume ayant été fondé sur les ruines de l’empire romain.

2) Les Burgondes n’ont pas donné la Suisse : il est vrai que l’actuelle Suisse se trouve sur une partie du territoire de l’ancienne Burgondie, mais il n’y a aucun lien historique ou juridique entre les deux entités. Le peuple ancien de référence des suisses sont les hélvètes , un peuples celtes présent à cet endroit avant la conquête romaine.

3) Les Francs ont effectivement donné les Français, il n’y a rien à dire là-dessus.

4) Les Lombards n’ont pas donné les italiens : les lombards n’ont conquis que le nord de l’Italie. Le peuple italien rassemble bien d’autres régions et anciens royaumes, leur langue, leur culture et leur filiation spirituelle est celle de l’empire romain et nullement celle des lombards. Il n’y a aucun lien historique ou juridique entre l’ancien royaume lombard et l’Italie moderne.

5) Les Saxons ont-ils donné le peuple anglais ? Sans être fausse, cette affirmation mérite d’être nuancée et précisée, nous verrons cela dans la section suivante.

6) Les Suèves n’ont nullement donné naissance aux portugais : il est vrai que le royaume des suèves s’étendait sur une bonne partie du Portugal actuel, mais leur royaume fut détruit par l’invasion arabo-musulmane de la péninsule ibérique, de la reconquête de laquelle naquit entre autre le Portugal. Il n’y a aucun lien historique ou juridique entre les suèves et le Portugal.

7) Les Wisigoths ne sont nullement à l’origine de l’Espagne : il est vrai qu’ils fondèrent un royaume sur l’actuelle territoire de l’Espagne, mais également dans le Sud de l’actuelle France. Ils furent eux aussi détruit par l’invasion arabo-musulmane, de la reconquête de laquelle naquirent le royaume de Castille qui s’empara des autres royaumes de la péninsule à l’exception du Portugal, pour former le royaume d’Espagne. Il n’y aucun lien historique et juridique entre les wisigoths et l’Espagne.

b) Bien plus de dix royaumes naquirent des ruines de l’empire romain

Les vrais royaumes étant né de la chute de l’empire romain sont bien plus nombreux : le royaume ostrogoth, le royaume wisigoth, le royaume suève, le royaume vandale, le royaume franc salien, le royaume des francs ripuaires, le Domaine maures, le royaume burgonde, le Domaine gallo-romain, la Vasconie, l’empire romain d’Orient, ainsi que les sept royaumes anglo-saxons qui recouvraient une grande partie de la Grande-Bretagne : il s’agit donc de 18 royaumes !

Plus que cela  seulement deux pays européens actuels correspondent à ces royaumes ! L’un réellement : la France, l’autre en quelque sorte : l’Angleterre. Pourquoi seulement en quelque sorte ? Parce que les les sept royaumes anglo-saxons ne fusionnèrent que plusieurs siècles plus tard après différentes guerres et manoeuvres politiques. Rien à voir avec un peuple uni dès le début.

c) Qu’en est-il des trois royaumes détruits ?

La petite corne doit abaisser trois nations. Aussi, selon nos détracteurs, afin d’obtenir le pouvoir absolu, l’Église catholique romaine a anéanti, en les traitant d’hérétiques, trois nations d’Europe :

1) En 493 – Les Hérules
2) En 534 – Les Vandales, écrasés en Afrique du Nord à la bataille de Tricamarum.
3) En 538 – Les Ostrogoths, chassés de Rome.

Voyons cela !

Les Hérules ont été décimés non par la Papauté mais par Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths ! Bien plus Théodoric était arien, c’est-à-dire hérétique selon l’Eglise catholique car il croyait que Jésus-Christ n’est pas Dieu ! Aussi, bien qu’il ait mené pendant la plus grande partie de son règne une politique de tolérance à l’égard de l’Eglise catholique, elle était néanmoins assortie d’une stricte séparation des peuples goths ariens et des Italiens (ou Romains) catholiques. Les mariages entre les deux populations sont interdits. Nous ne critiquons cette politique d’évitement des mariages interreligieux, car les mariages interreligieux mettent en grand danger les conjoints catholiques et les enfants de perdre la foi et/ou de tomber dans le relativisme ; mais cela prouve néanmoins que Théodoric n’était pas du tout pro-catholique. Sa politique intérieure navigua entre une bienveillance générale pour le monde romain et une certaine rigueur contre l’opposition orientale derrière le chef du Sénat, le pape saint Symmaque (vers 460-514) et la grand philosophe chrétien Boèce (vers 480-524). Vers 523-525, à la suite d’un schisme avorté entre Rome et l’Église de Constantinople, Boèce et plusieurs sénateurs furent suspectés de communiquer avec l’empereur byzantin Justin Ier, chrétien nicéen, tandis que Théodoric est arien. Boèce défendit ouvertement le sénateur Albinus, accusé d’avoir adressé à l’empereur Justin un écrit dénigrant le règne de Théodoric. Albinus et Boèce furent condamnés et tués. Peu après, Symmaque, beau-père de Boèce, fut conduit à Ravenne et mis à mort. Théodoric envoya contre leur gré le pape saint Jean Ier (vers 470-526) et de nombreux évêques à Constantinople avec pour mission de faire pression sur l’empereur et le forcer à modérer sa politique de répression contre les hérétiques et faire adoucir un édit, contre l’arianisme, de l’empereur Justin Ier :

« Vous irez trouver Justin et obtiendrez de lui de ma part : retrait de son édit, réouverture de toutes les églises ariennes et admission, en leur sein, de tous les apostats du catholicisme. Sinon, craignez de vives représailles anti-catholiques. » (http://missel.free.fr/Sanctoral/05/18.php)

Théodoric menaça ainsi que si Jean devait échouer dans sa mission, il y aurait des représailles contre les catholiques orthodoxes en Occident. Le pape lui répond :

« Me voici devant toi, fais-moi ce que tu voudras ; mais je ne te promets rien au sujet des réconciliés ; leur situation n’est-elle pas dangereuse et irritante ? Comment obtenir que ces instables soient autorisés à faire retour à l’hérésie ? Pourtant, hors cette impossibilité notoire, pour le reste, avec l’aide de Dieu, je pense pouvoir te satisfaire et je ferai tout pour t’être agréable et te rapprocher de Justin. » (http://missel.free.fr/Sanctoral/05/18.php)

L’accueil fut chaleureux, mais l’ambassade pontificale ne fut pas couronnée de succès. L’empereur Justin reçoit Jean Ier avec les honneurs et promet de faire tout ce que l’ambassade lui demande, à l’exception de la restauration des conversions des chrétiens ariens à leur foi d’origine (Anonyme de Valois, 15.91; traduit par J.C. Rolfe, Ammianus Marcellinus (Harvard: Loeb Classical Library, 1972), vol. 3 p. 565). Bien que le pape Jean ait réussi sa mission, quand il retourne à Ravenne, capitale de Théodoric, celui-ci le fait arrêter, le soupçonnant d’avoir conspiré avec l’empereur Justin. Il est emprisonné à Ravenne, où il meurt de négligence et de mauvais traitements : on le laisse mourir de faim (Anonyme de Valois, p. 85-93). Il persécute alors les catholiques. Leur royaume furent donc détruit en 493, leur peuple quant à lui, continua à exister mais il disparu peu à peu. Théodoric n’était donc définitivement pas un ami de l’Eglise catholique !

La date de 534 pour la disparition du royaume vandales est fausse : il s’agit en réalité de 533, date à laquelle il fut détruit après la bataille de Tricaméron, après une intervention de l’armée byzantine conduite par le général Bélisaire : rien à voir avec l’Eglise !

Enfin les Ostrogoths : non seulement 538 n’est pas l’année de leur déclin (qui est en 553, mais nous verrons pourquoi l’argumentaire ment sur la date), mais en plus, toujours rien à voire avec l’Eglise ! C’est une attaque politique qui fut faite à Rome en 538. Une bataille comme une autre qui ne signe la fin d’aucun « royaume » : le général romain Narsès défait Teias, le successeur de Totila comme roi des Ostrogoths, au mont Lactarius (bataille du mont Lactarius ou du Vésuve). C’est la fin du Royaume ostrogoth.

B) Le règne de 1260 jours

Voici la teneur de l’argument adverse : cette puissance doit avoir dominé pendant 1260  années. ([la petite corne] les saints seront livrés entre ses mains pour un temps et des temps et un demi-temps).

• L’Église catholique romaine a régné de 538 à 1798 soit un total de 1260 années. En 538, l’évêque de Rome devint empereur nommé par l’empereur romain Justinien qui décréta que l’évêque de Rome (le Pape) devenait le souverain de toutes les Églises (notons immédiatement que ce n’est qu’une légende forgée par les anticatholiques, et nous ne manquerons pas de la réfuter plus bas). En 1798, Napoléon envahit Rome et mit fin à la dynastie papale. Le général Berthier de l’armée française pénétra dans Rome et proclama la république, faisant prisonnier le Pape Pie VI
• L’expression hébraïque « temps » (iddam) correspond à une année
• Un Temps = un An ; des Temps = 2 Ans
• Une année biblique = 360 jours
• On compte 360 + 720 + 180 = 1260 jours
• Un jour prophétique symbolise une année humaine

A présent, réfutons ces allégations :

La Papauté n’a nullement été fondée en 538 par Justinien. Elle le fut en 33 par Jésus-Christ. Nous renvoyons à nouveau nos lecteurs à notre article La Papauté depuis les apôtres pour s’en convaincre.

Il s’en suit que l’application du règne des 1260 jours à la Papauté s’effondre. Surtout lorsqu’on sait que la suppression des Etat pontificaux en 1798 ne fut nullement la fin de la Papauté (au dernière nouvelle il y a toujours un Pape !), ni même des Etats pontificaux ! En effet, ces derniers ont juridiquement disparu à cette occasion, mais ce n’était pas la première fois. C’était déjà arrivé en 1434 avec l’établissement de la république communal et l’expulsion du Pape Eugène IV. D’ailleurs Napoléon rétablit l’indépendance des Etats pontificaux dès 1800. Et on ne peut même pas dire que les Etats pontificaux auraient disparu 1260 ans après leur fondation. En effet, 1798 n’est pas 1260 ans après leur fondation. En effet, ils ne furent pas fondés en 538 mais en 752 suite à la donation du roi des Francs Pépin le Bref. Aussi ils ne disparurent définitivement, de fait qu’en 1870 avec l’invasion des troupes italiennes, soir 111_ ans après leur fondation, et de droit qu’en 1929 avec les accords du Latran, officialisant l’existence de l’Etat de la Cité du Vatican, soit 1177 ans après. Aussi le pouvoir temporel des Papes, actuellement matérialisé par l’Etat de la Cité du Vatican a soufflé sa 1260è bougie, et comme chacun peut le constater : la Papauté et l’Etat de la Cité du Vatican sont toujours là ! Affaire suivante !

Mais admettons que ces dates soit les bonnes…Observons un autre chapitre de Daniel :

« Va, Daniel, car les paroles sont serrées et scellées jusqu’au temps de la fin. Il y en aura beaucoup qui seront purifiés, blanchis et éprouvés ; et les méchants feront le mal, et aucun méchant ne comprendra ; mais les intelligents comprendront. Depuis le temps où sera interrompu le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! Toi, va à ta fin et repose-toi ; tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. » (Daniel XII, 10-13)

Il y a plusieurs interprétations à ce passage : soit les 1290 jours incluent les 1260 jours, soit les 1260 jours précèdent les 1290 jours. Il y aurait donc eut, si on suit l’argument évangélique extrémiste, l’abolition du sacrifice perpétuelle soit en 538, soit en 1828 (1798+30). Or, il n’y a eu abolition d’aucun sacrifice perpétuel a l’une de ces deux dates !

Et pour terminer sur les 1260 jours, ce sont biens des jours réels et non des années :

  • Dans apocalypse XIII on parle de « quarante-deux mois », soit 30×42 = 1260 jours
  • Dans Daniel VII : « un temps, des temps et la moitié d’un temps », soit 1+2+0,5 =3,5 ans (12x30x3,5 = 1260)
  • Dans Apocalypse XII : « 1260 jours »

On donne donc de plusieurs façons le chiffre pour être sûre que se sont bien des années. De plus, l’antichrist voulant imité le christ, aura bien une vie publique de 3 ans et demis !

C) « Il formera le dessein de changer les temps et la loi »

Voici l’argument anticatholique : cette puissance doit avoir changé les temps et la loi (la petite corne espère changer le temps et la Loi). L’Église catholique romaine désire changer la loi des dix commandements en éliminant le deuxième et en substituant la journée du dimanche à celle du samedi. Seulement par le fait de changer la Loi de Dieu, la papauté s’est exaltée au-dessus de Dieu.

Nous renvoyons à deux de nos dossiers :

Le culte des saints est conforme à la Bible ! pour répondre à l’accusation d’abolition du Ier Commandement.

Le jour saint, c’est le Dimanche ! pour répondre à l’accusation d’avoir illégitimement changé le jour du repos.

III) Eléments subsidiaires

A) Réfutation des pseudo origines païennes du catholicisme

La Catholicisme est-il païen? (Yesus Kristus azu)

Le culte de Marie, du paganisme? (Yesus Kristus azu)

une série de futurs articles sera consacré à démontrer encore plus que le catholicisme n’est pas païen.

B) Autres

Les bêtises que fait dire l’ignorance du Catholicisme (Yesus Kristus azu)

La signification de l’Obélisque de la place Saint Pierre à Rome (Bibliothèque de combat)

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16 commentaires sur “L’Eglise catholique n’est pas la prostituée de l’Apocalypse !

  1. Pingback: Piqûre de rappel sur Babylone la grande | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. Pingback: Une réponse catholique aux attaques fondamentalistes | +†+Yesus Kristus azu+†+

  3. Pingback: Démolition de tous les mensonges historiques sur le Catholicisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

  4. Pingback: Réfutations des erreurs doctrinales des « chrétiens » anti-catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  5. Dan
    16 septembre 2015

    POUR INFO!!

    C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »

    Le pape « et le chiffre de son nom » = 666
    Ce n’est pas un secret que le pape porte le titre de « Représentant du Fils de Dieu », traduit « VICARIUS FILII DEI » en latin, qui est la langue officielle de l’église catholique romaine. Nous savons aussi que les différentes lettres en latin représentent des nombres. Par exemple, M=1000, D=500, C=100, L=50, V et U=5, I=1. En ne comptant pas les lettres de faible valeur, voici ce que cela donne :

     » Représentant du Fils de Dieu  » VICARIUS FILII DEI
    5+1+100 + 1+5 + 1+50+1+1 + 500+1 = 666

    Un autre titre qui exprime le rang et la dignité du pape est : « LATINUS REX SACERDOS », qui veut dire « Prince-Roi latin ». Cela donne le même résultat :
     » Prince-Roi latin » LATINUS REX SACERDOS
    50 + 1 + 5 + 10 + 100 + 500 = 666 Le Vatican comprend 11 100

    pièces luxueuses, meublées et recouvertes de 85 000 mètres de
    tapis de couleurs ECARLATE ET POURPRE (Cf. Apocalypse 17:3-5).

  6. Dan
    17 septembre 2015

    Que vous fermier les yeux sur mon copier coller montre que ce que vous ne savez pas répondre sans dire « relisez les articles « .
    Qui d’ailleurs sont remplit de copier collé de vos dogmes et pape et tout votre tralala mais pas de la bible.

    Cher amis quand vous aurez compris que le sophisme pour discrediter un commentaire en rapport avec votre article « 666 ll’Apocalypse » n’apporte rien de constructif

    La forme on s’en tape le fond oui !

    • Henry
      17 septembre 2015

      Mort de rire…
      Ce n’est pas du copié/collé, c’est l’enseignement de l’Eglise, seule capable de donner un sens à la Bible ! Pas vos interprétations saugrenues et farfelues !

      Si nous vous renvoyons à des articles, c’est simplement parce que nous avons déjà répondu à cette ineptie du 666 sur le pape ;
      Après libre à vous de lire ou non ; cela montre que vous ne pouvez vous confronter à la contre-argumentation, puisque notre article article sur le 666 est plutôt sur un ton comique ; ça permet de mieux mettre en évidence l’absurdité de la position adverse. Prenez le temps de lire.
      C’est surtout pour nous éviter de redire 10’000 fois la même chose, simplement.

  7. Pingback: Le pape est-il la bête dont parle l’Apocalypse? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  8. Pingback: Sale Eglise Catholique ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  9. Pingback: Le Pape est-il la Bête 666 ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  10. Pingback: Babylone la grande, est-ce l’Eglise Catholique ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  11. Pingback: De quand date la Papauté ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

  12. Pingback: Réfutations des erreurs doctrinales des « chrétiens » anti-catholiques | +†+Yesus Kristus azu+†+

  13. Pingback: Piqûre de rappel sur Babylone la grande | +†+Yesus Kristus azu+†+

  14. Pingback: La prostituée de l’Apocalypse, qui est-ce ? | +†+Yesus Kristus azu+†+

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