+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Si ta main t’entraine au péché, coupe la !

Par l’abbé Guy Pagès.

Sixième dimanche du Temps Ordinaire (A) 

(Si 15.15-20 ; Ps 118 ; 1 Co 2.6-10 ; Mt 5.17-37)

« Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’. Tout ce qui vient en plus vient du Mauvais. » Si nous vivons en communion avec Jésus, comment mentir ? Disciples de la Vérité (Jn 14.6), les chrétiens ne devraient jamais mentir. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille nécessairement tout dire. Mais celui qui se croit parfois obligé de mentir a le signe que quelque chose ne va pas dans sa vie, et qu’il est donc appelé à une conversion. Celui qui fait la Volonté de Dieu n’a honte de rien, et n’a donc aucune raison de mentir. Jésus nous demande de vivre de telle sorte que nous n’ayons pas besoin de cacher nos péchés à l’instar de ceux qui jurent pour mieux mentir encore ! « Le premier don de l’amour (…), celui qui s’impose le plus évidemmentc’est celui qui consiste à servir la vérité, toute la vérité, à dévoiler et à réfuter l’erreur, sous quelque forme, sous quelque masque ou déguisement qu’elle se présente. » enseigne Pie XII[1]. C’est ainsi que vivre en vérité et dire la vérité est un acte révolutionnaire[2] « dans ce monde actuel et mauvais » (Ga 1.4). Pour lutter contre le communisme et le socialisme, déjà condamnés par Léon XIII[3], Soljenitsyne ne préconisait rien d’autre que de ne plus mentir : « Lorsqu’un homme, disait-il, décide d’être honnête, digne d’être respecté, et par ses enfants et par ses contemporains, il se doit, notamment, de ne plus rien écrire, ni signer, ni publier constituant, selon lui, une déformation de la vérité »[4] Appeler les choses par leur nom, c’est détruire le pouvoir du Démon, qui est le « père du mensonge et du crime » (Jn 8.44), car « Ce qui n’est pas nommé, n’existe pas. »[5]… Ne parlons donc plus d’IVG, parce qu’un avortement n’est pas une « Interruption Volontaire de Grossesse » ! Personne ne redémarre une grossesse interrompue ! Ce n’est pas vrai ! Qui ose encore dire que l’homosexualité est une perversion, la masturbation, la contraception ou le manquement à la Messe dominicale, des péchés graves, la théorie du « gender » une abomination, l’avortement un crime monstrueux ? « Je ne suis né et Je ne suis venu dans le monde que pour ceci, disait Notre Seigneur à Pilate : rendre témoignage à la Vérité. » (Jn 18.37). De qui sommes-nous les disciples : de Jésus, ou de Pilate qui se lave les mains ?

L’enseignement de Jésus est exigeant, parce que, comme le dit ce joli petit poème : « Ton amour sans exigence m’humilie. Ton exigence sans amour m’anéantit. Mais ton amour exigeant me grandit ». Les exigences de Jésus ne se comprennent que parce qu’Il est Dieu, et qu’Il peut donc nous demander, en toute justice, de L’aimer en retour d’un amour qui soit digne de Lui, c’est-à-dire : parfait, saint, absolu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. » : tel était déjà l’objet du premier des commandements qu’Il nous donna par Moïse. Si nous comprenions de quel amour nous sommes aimés, et en conséquence la monstruosité du péché, et de l’Enfer qui en est la conséquence ultime, nous ne trouverions pas exorbitantes les exigences de Jésus… Si nous aimions vraiment Jésus, nous préférerions nous mutiler plutôt qu’ajouter, par nos péchés, aux souffrances de Sa Passion… Mais voilà, peu nombreux sont ceux qui, échappant « à la sagesse de ce monde », parviennent à « une foi adulte » (1 Co 2.6) et accueillent ainsi l’amour que Dieu nous donne en Jésus, Lui, « l’espérance de la Gloire » (Col 1.27 ; 1 Co 3.11), Lui, qui vient maintenant S’unir à nous par la communion, afin que « par Lui, avec Lui et en Lui » nous aimions comme Lui…

A l’opposé de la sagesse humaine s’appuyant sur ses vertus, mérites ou bonnes œuvres pour atteindre au bonheur que nul ne peut pas ne pas désirer, la sagesse chrétienne part de ce bonheur déjà donné en Jésus et reçu par les sacrements. C’est ce don, au-delà de tout don : Dieu même ! qui suscite en nous une reconnaissance, une joie et un amour épris d’exigence et de perfection divines… ne pouvant donc se satisfaire de « la justice des scribes et des pharisiens » (Mt 5.20), celle que donne l’accomplissement de préceptes humains ! La critique du judaïsme ou de l’islam à l’égard du christianisme au motif que celui-ci mépriserait la Loi est sans objet, puisqu’au contraire le christianisme magnifie la raison même d’être de la Loi qui est le Christ (Rm 10.4 ; 3.31) ! Nous, chrétiens, « morts avec le Christ dans les eaux du baptême, nous sommes morts au péché et nous vivons désormais pour Dieu dans le Christ Jésus » (Rm 6.8-11), en sorte que désormais celui qui croit en Lui fait les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes que Lui (Jn 14.12)… Mais qui croit encore en Lui ? « Ce serait une très grave erreurdisait Jean-Paul II, de penser que la règle enseignée par l’Église est en elle même seulement un « idéal » qui doit ensuite être adapté, proportionné, gradué, en fonction, dit-on, des possibilités concrètes de l’homme, selon un « équilibrage des divers biens en question ». Mais quelles sont les « possibilités concrètes de l’homme » ? Et de quel homme parle-t-on ? De l’homme dominépar la concupiscence ou bien de l’homme racheté par le Christ ? Car c’est de cela dont il s’agit : de la réalité de la Rédemption par le Christ. Le Christ nous a rachetés ! Cela signifie : Il nous a donné la possibilité de réaliser l’entière vérité de notre être ; Il a libéré notre liberté de la domination du péché. Et si l’homme racheté pèche encore, cela est dû non pas à l’imperfection de l’acte rédempteur du Christ, mais à la volonté de l’homme de se soustraire à la grâce qui [lui] vient de cet acte. Le commandement de Dieu est certainement proportionné aux capacités de l’homme, mais aux capacités de l’homme auquel est donné l’Esprit Saint » (Splendor Veritatis, n°103). Jésus nous a avertis : « Celui à qui il a été beaucoup donné, il lui sera aussi beaucoup demandé. » (Lc 12.48)…

Parce que l’Évangile que nous venons d’entendre s’adresse à la liberté de chacun, il ne peut faire l’objet d’un programme politique. Jésus n’est pas venu apporter des solutions politiques à nos problèmes (Jn 6.15), mais nous introduire dans une relation personnelle avec le Père, par le don de Son Esprit (Rm 5.5). En distinguant les domaines temporel et spirituel : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. », Jésus a libéré la liberté, lui ouvrant, entre l’autorité de Dieu et celle de César, un espace où s’exercer. Ainsi s’explique l’avènement, en Occident, de la liberté individuelle et du progrès des sciences, des techniques et des arts. Depuis le Juif Judas Macchabée, en passant par l’islam, Joachim de Flore, les anabaptistes, la Révolution française avec sa Terreur, le national-socialisme avec son règne de mille ans (Ap 20.2-7), le communisme avec sa société sans classe, et jusqu’à la religion républicaine nous libérant de la discrimination, la perversion des millénarismes est de vouloir réaliser le paradis sur terre. Mais imposer la sainteté par décret présidentiel et coercition légale fait régner non pas Dieu, mais le Démon, lui qui depuis l’origine retourne les dons de Dieu contre Dieu, et aujourd’hui utilise la charité chrétienne pour détruire notre société en exigeant qu’elle vive l’amour de l’Autre, de l’étranger, du pervers, de l’ennemi, jusqu’au mépris de soi, jusqu’à la mort de soi. Les « 44 propositions pour lutter contre les discriminations » que vient de pondre le gouvernement, conduisent « Les Français de souche européenne [à être] mis de côté uniquement parce qu’ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique. C’est du racisme anti-Françaisreconnaît Malika Sorel-SutterLe projet est clairement affiché. Il s’agit de rééduquer les Français en leur inculquant ce que la bien-pensance identifie comme la pensée juste. » Mais cette « pensée juste » n’ayant pas d’autorité transcendante, ne peut s’imposer que par le recours à la violence, comme nous le voyons de plus en plus. Si le christianisme est capable de demander des sacrifices, c’est qu’il offre en échange un bonheur éternel, dont la consolation rend toute peine d’ici-bas légère (Rm 8.18), mais les Français maintenant déchristianisés, vont-ils longtemps encore supporter d’être sacrifiés chez eux pour les beaux yeux d’étrangers qui les méprisent ? Que reste-t-il à faire à ceux qui prétendent faire le bonheur des peuples contre leur volonté, pour mettre le comble à leur aveuglement volontaire, sinon à fabriquer un dieu qui assurera de son autorité la leur, et à qui les individus dépossédés d’identité demanderont leur raison d’être ? Prions mes frères pour que soyons les témoins crédibles de « cette Sagesse que Dieu a préparée pour ceux qui L’aiment » (1 Co 2.9), jusqu’à préférer nous couper la main plutôt que servir l’Idole !

Voir en ligne Islam et Vérité

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Cette entrée a été publiée le 16 février 2014 par dans Foi Catholique, Homélies, Réconciliation, et est taguée , , , .
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