+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Le baptême des nouveaux-nés, un mensonge ?

Voir aussi, la défense de la doctrine catholique sur le baptême: ici. Ainsi que la réfutation de toutes les erreurs doctrinales des protestants et apparentés: ici

L’un des arguments « béton » des anticatholiques est de dire que le baptême des nouveaux-nés est infondé et que l’adhésion explicite à la foi doit précéder le baptême.

Pour réfuter cette affirmation, je donne ici une analyse biblique de la question ainsi que des preuves historiques que les nouveaux-nés étaient baptisés dès les trois premiers siècles, ce qui prouve que (selon les théories anticatholiques) l’Eglise catholique qui aurait été créée en 325 (j’ai déjà réfuté ce mensonge dans cet article: cliquer ici) n’a rien inventé, donc si le baptême des nouveaux-nés existait avant 325, c’est que ce n’est pas un mensonge catholique (selon leur logique), c’est la serpent qui se mord la queue… Je conseille aussi la lecture de ce livre: Infant Baptism in the First Four Centuries, en français: Le baptême des enfants dans les quatre premiers siècles. Mais voici un développement en deux temps pour prouver la thèse catholique : par l’Ecriture Sainte et par le témoignage de l’Eglise primitive.

Preuves tirées de l’Ecriture Sainte :

 Pour les adultes, la foi est une action, pour les enfants, c’est une puissance !

« Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle tu t’es fondé une force pour confondre tes ennemis, pour imposer silence à l’adversaire et au blasphémateur. » (Psaume VIII, 3)

« Comment l’homme serait-il juste devant Dieu ? Comment le fils de la femme serait-il pur ? » (Job XXV, 5)

« Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. » (Matthieu, XIX, 14)

« Tu as tiré des louanges des enfants et de ceux qui sont à la mamelle? » (Matthieu, XXI, 16-17)

Pour consulter une analyse plus poussée que celle qui suit: cliquer ici

La Bible enseigne que des familles entières ont été baptisés:

1 Corinthiens 1:16 – « J’ai [ Paul ] encore baptisé la famille de Stéphanas…. »

Actes 16:15 – « Lorsqu’elle [ Lydie ] eut été baptisée, avec sa famille… »

Actes 16:33 – « Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. »

Des familles entières ont été baptisées. Songez à ces versets. La Bible se réfère à une femme et ‘sa famille’. Elle se réfère à un homme et sa ‘famille’. Pourquoi le passage ne disait-il pas une femme et ‘son mari’ ? Pourquoi ne pas dire un homme et ‘sa femme’ ? Les familles incluent généralement les enfants. L’Ecriture relie les deux :

Genèse 18:19 – « … afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui… »

Genèse 36:6 – « Esaü prit ses femmes, ses fils et ses filles, toutes les personnes de sa maison… »

Puisque les familles incluent généralement des enfants – et la Bible mentionne à répétitions que des familles entières ont été baptisées – ces passages rendent en eux-mêmes le parti anti-baptême-des–petits-enfants extrêmement improbable. En fait, si un protestant qui refuse le baptême des petits enfants croit en l’Écriture seule, il devrait trouver un enseignement explicite dans la Bible que les petits enfants ne devraient pas être baptisés. Mais il n’y a rien de tout ça.

Troisièmement, Jésus a clairement enseigné que chaque homme doit être baptisé pour être sauvé. On l’a vu dans Jean 3 :5. Il ne fait aucune distinction ni exception. C’est très important, parce que dans Jean 6:53 – un passage sur la nécessité de manger la chair de Jésus, utilisant un langage similaire à Jean 3:5 – on voit une distinction. Dans Jean 6:53, Jésus dit:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. »

Mais dans Jean 3:5, il dit: « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

Dans Jean 6:53 ( Jean 6:54 dans les versions catholiques ), Jésus dit si VOUS ne mangez la chair du Fils de l’homme. Mais dans Jean 3:5, la déclaration est universellement applicable: si UN HOMME ne naît d’eau et d’Esprit.

La formulation est légèrement différente, car recevoir l’Eucharistie est nécessaire pour tous ceux qui entendent le commandement et peuvent l’exécuter, comme ceux au-dessus de l’âge de raison. Jésus disait ‘à moins que vous’ pour ceux à qui Il parlait et pour les autres qui écoutent le commandement. Mais la nécessité de recevoir le baptême d’eau est universelle. Ainsi, Jésus dit que si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ‘Tous’ ( ‘un homme’ ) inclut nécessairement les petits enfants. Il découle logiquement de l’enseignement de Jésus dans Jean 3:5 que les petits enfants doivent être baptisés.

La Bible enseigne que le baptême est la Nouvelle Circoncision – Les petits enfants étaient circoncis dans l’Ancien Testament

Passant au point suivant, extrêmement important, on doit considérer la circoncision. La circoncision c’était la contrepartie du baptême dans l’Ancien Testament. La circoncision c’était le chemin par lequel les hommes de l’Ancien Testament entraient dans une relation d’alliance avec Dieu. Si vous n’étiez pas circoncis, vous n’étiez pas dans l’alliance de Dieu. C’était un type de baptême.

Comme d’autres types, tous les aspects de la circoncision ne correspondaient pas à ce que serait le baptême. Par exemple, seuls les hommes pouvaient être circoncis dans l’Ancien Testament, mais les hommes et les femmes sont baptisés dans le Nouveau. Néanmoins, ça ne fait aucun doute que la circoncision était la contrepartie du baptême dans l’Ancien Testament. Colossiens 2 enseigne que le baptême c’est la circoncision du Nouveau Testament.

Colossiens 2:11-12 – « Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi … »

Ce passage identifie le baptême comme la circoncision nouvelle et plus grande. Il dit aussi qu’on s’élève à la nouvelle vie surnaturelle en Christ par le baptême. Les petits enfants étaient circoncis dans l’Ancien Testament. Si le baptême est la circoncision nouvelle, il s’ensuit que les petits enfants doivent être baptisés dans le Nouveau. Sinon, Dieu aurait alors été plus généreux, plus universel, plus inclusif dans l’Ancienne alliance inférieure, qu’Il ne l’est dans le Nouveau. Mais ça n’est pas le cas.

Le salut rendu disponible en Jésus est ouvert à tous les peuples: juifs et gentils. Il est impensable que Jésus n’aurait pas établit un moyen d’intégrer les enfants dans Son Royaume spirituel et de leur donner Ses bénédictions et le salut.

En fait, remarquez ce que dit Pierre dans son fameux sermon sur la Pentecôte, dans Actes 2 :

Actes 2:38-39 – « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants… »

Ce passage parle du baptême, et les bénédictions et pardons donnés à travers lui. Il dit que la promesse est aussi pour les enfants. Ils reçoivent le pardon par le baptême d’eau.

Matthieu 19:13-15 – « Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Il leur imposa les mains, et il partit de là. »

Preuves tirées du témoignage de l’Eglise primitive :

Saint Aristide d’Athènes  (mort en 134)

« Et quand un enfant de l’un d’eux est né, ils rendent grâce à Dieu [baptême] ; et si d’ailleurs il lui arrive à mourir dans l’enfance, ils rendent grâce à Dieu de plus belle, quant à celui [l’enfant] qui a traversé le monde sans péchés. » (Apologie, XV). Si ces enfants « traversé le monde sans péchés », cela signifie qu’ils ont été baptisés dès la naissance car nous naissons tous avec le péché d’Adam (Romains V, 12). Cela prouve de plus qu’il croyait en la régénération baptismale.

Saint Polycarpe de Smyrne (vers 69-155), disciple de l’apôtre Saint Jean

« Polycarpe répondit : « Il y a quatre-vingt six ans que je le sers [le Christ], et il ne m’a fait aucun mal ; comment pourrais-je blasphémer mon roi qui m’a sauvé ? » » (Martyre de Polycarpe, XIX, 3). S’il est serviteur du Christ depuis 86 ans, c’est qu’il a vraisemblablement reçu le baptême dans sa petite enfance.

On peut dire la même chose de Polycrate d’Ephèse (IIè siècle) qui affirmait : « Pour moi donc, mes frères, j’ai vécu soixante-cinq ans dans le Seigneur » (Lettre au pape Victor, in Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 7). Son témoignage est précieux car il affirmé tenir la Tradition de saint Jean, saint Philippe et ses filles, saint Polycarpe, saint Méliton de Sardes et des sept membres de sa familles évêques avant lui (Histoire ecclésiastique, XXIV, 2-6)

Saint Justin Martyr (vers 100-165)

« Beaucoup d’hommes et de femmes, âgés de soixante ou soixante-dix ans, qui sont depuis leur enfance disciples du Christ. » (Première apologie, XV, 6)

Saint Irénée de Lyon (vers 125-vers 202), disciple de saint Polycarpe

« Jésus est venu en effet sauver par lui-même tous les hommes: tous ceux, dis-je, qui par lui sont renés en Dieu, nourrissons, tout-petits, enfants, , les jeunes hommes et les vieillards. » (Contre les hérésies, II, 22, 4)

Saint Hippolyte de Rome (vers 160-235)

« On baptisera en premier lieu les enfants ; tous ceux qui peuvent parler pour eux-mêmes parleront ; quant à ceux qui ne le peuvent pas, leurs parents parleront pour eux ou quelqu’un de leur famille. Et ensuite, ils devront baptiser les hommes adultes, et enfin les femmes. » (Tradition apostolique, XXI, 3-5).

Origène, (vers 185-vers 254)

« [Après avoir cité le Psaume 51, 5 et Job XIV, 4] « Ces versets peuvent être invoqués quand on se demande pourquoi le baptême de l’Église qui est donné pour la rémission des péchés, est aussi, suivant la coutume de l’Église, administré aux petits enfants ; or, s’il n’y avait rien en eux qui réclamât rémission et pardon, la grâce baptismale apparaîtrait superflue. » (Homélies sur le Lévitique, VIII, 3)

« A ce propos je veux encore dire un mot sur une question fréquemment soulevée parmi les frères. Les paidia (mot grec qui signifie « les enfants ») sont baptisés pour le pardon des péchés. Desquels ? Quand ont-ils donc péché ? En fait, jamais. Et pourtant, « personne n’est pur de souillure » (même s’il n’a qu’un jour, Job 14 : 4s). C’est cette souillure qu’on enlève par le mystère du baptême. Voilà la raison pour laquelle on baptise aussi les paidia. » (Homélies sur Luc, XIV, 5)

« C’est pour cela que l’Église a reçu des apôtres la tradition d’administrer le baptême même aux parvuli (N.B. mot latin qui désigne les petits enfants). Car les hommes à qui fut transmis le secret des mystères divins savaient qu’il y avait en tous de véritables souillures dues au péché, qui devaient être effacées par l’eau et par l’Esprit. » (Commentaire de l’épître aux Romains, V, 9)

L’introduction d’une nouveauté errronée

C’est sous l’influence d’une mauvaise théologie aux IIIème et IVème siècles que l’âge du baptême des enfants de croyants a commencé à être retardé : Tertullien fut l’un des seuls auteurs ecclésiastiques à préconiser dans son Traité du baptême (fin du IIe siècle, début du IIIe) de différer l’âge du baptême, mais ce faisant, il révèle justement que de son temps, c’était chose courante d’administrer le baptême aux nourrissons. C’était à cause d’une compréhension erronée de l’efficacité de ce sacrement. Le baptême était perçu comme un moyen efficace de purification des péchés passés, mais pas des péchés futurs, et donc on s’appliquait à attendre le plus tard possible pour l’administrer aux croyants. Le témoignage de saint Augustin dans Les Confessions (fin du IVè siècle) à cet égard est éloquent. À l’époque des pères de l’Église, la nouveauté c’est donc le téléobaptisme et non le pédobaptisme.

Lire aussi : http://www.biblicalcatholic.com/apologetics/a110.htm

Saint Cyprien de Carthage (vers 200-258)

« En ce qui concerne le cas des nourrissons, qui, vous dites, ne devrait pas être baptisés le deuxième ou troisième jour après la naissance, et que la loi de la circoncision ancienne doit être considérée, de sorte que vous pensez que celui qui vient de naître ne devrait pas être baptisé et sanctifié le huitième jour, nous avons tous pensé très différemment dans notre conseil. […] mais nous avons tous jugé plutôt que la miséricorde et la grâce de Dieu ne doivent pas être refusées à celui qui est né de l’homme… La circoncision spirituelle ne doit pas être entravé par la circoncision charnelle… nous devons réduire les entraves d’un enfant, qui, étant né dernièrement, n’a pas péché, sauf que, étant né selon la chair selon Adam, il a contracté la contagion de la mort antique à sa première naissance, qui se rapproche de la plus facilement […] à la réception de la rémission des péchés – qui lui sont remis, et non pas ses propres péchés, mais les péchés d’un autre. » (Lettre 58 à Fidus). Il parle du jour où les enfants doivent être baptisés : lui dit, dès leur deuxième ou troisième jour, alors que d’autres soutiennent que ce devrait être le huitième (comme pour la circoncision), ce qui prouve que le baptême était déjà donné au nouveaux-nés.

« Si la rémission des péchés est accordée même aux pires offenseurs, et à ceux qui ont auparavant commis plusieurs péchés contre Dieu après leur conversion, et si personne n’est exclu du baptême et de la grâce ; combien moins les bébés devraient en être exclus ? Ces nouveaux-nés qui n’ont commis aucun péché, à part d’avoir contracté l’ancienne mort parce qu’ils sont nés dans la lignée d’Adam selon la chair ? En effet, l’approche du nouveau-né à la réception de la rémission des péchés est la plus facile puisque les péchés remis ne sont pas les siens, mais ceux de quelqu’un d’autre. » (Lettre 62, 8)

« Pour ce qui regarde les enfants, vous disiez qu’on ne devait pas les baptiser le deuxième ou le troisième jour, mais qu’il fallait prendre modèle sur la loi antique de la circoncision, par conséquent ne pas baptiser et sanctifier le nouveau-né avant le huitième jour. Notre assemblée en a pensé tout autrement. La façon d’agir que vous préconisiez n’a rallié aucun suffrage, et nous avons tous été d’avis qu’il ne fallait refuser à aucun homme arrivant à l’existence la Miséricorde et la Grâce de Dieu. Le Seigneur dit dans l’évangile : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver ». (Luc IX, 56). Autant donc qu’il est en nous, nous ne devons, si c’est possible, perdre aucune âme. Que manque-t-il, en effet, à celui que les Mains de Dieu ont formé dès le sein de sa mère ? A nos yeux, il semble que ceux qui arrivent à l’existence croissent avec les jours d’ici-bas. En réalité, ce qui est fait par Dieu est parfait, en raison de la majesté et de l’opération divine de l’auteur. Bref, que tous, tout petits enfants ou personnes plus âgées, reçoivent également le don divin, c’est ce que la divine Écriture nous montre, quand elle nous représente Élisée s’étendant, en priant Dieu, sur l’enfant de la veuve qui était mort, tête contre tête, face contre face, en sorte que les membres du prophète allongé sur l’enfant correspondaient exactement à ses membres et les pieds de l’un aux pieds de l’autre. Si on examine la chose d’après la nature et le corps humain, un enfant ne peut avoir les mêmes dimensions qu’un adulte ; de petits membres ne peuvent s’adapter exactement à de plus grands. Mais ce qui est exprimé la, c’est l’Égalité divine et spirituelle, suivant laquelle tous les hommes sont de même taille et de même âge ; et il n’est possible d’établir des différences d’âge et de développement corporel qu’au regard de l’homme et non de Dieu : à moins qu’il ne faille dire que la grâce même, qui est accordée aux baptisés, est moindre ou plus grande suivant l’âge de ceux qui la reçoivent. Mais non. L’Esprit saint est donné également à tous, non d’après une mesure proportionnelle, mais d’après une bonté et une bienveillance paternelle. Car Dieu ne fait pas plus acception d’âge que de personne, mais il est pour tous, dans la distribution de la grâce céleste, un Père qui partage également. Mais vous ajoutez que le pied d’un enfant aux premiers jours après sa naissance n’est point pur, et que chacun redoute de le baiser : cela non plus ne doit point être un obstacle à ce qu’on lui confère la grâce divine. Il est écrit en effet : « Tout est pur à qui est pur ». (Tite I, 15). Et personne ne doit avoir horreur de ce que Dieu a daigné faire. L’enfant sans doute est de naissance récente ; il n’est point tel cependant que l’on doive, quand on lui donne la grâce et la paix, avoir horreur de le baiser, puisque chacun de nous, en baisant cet enfant, doit penser, conformément à nos croyances, aux Mains de Dieu dont il vient de sortir, et que nous baisons en quelque manière en cet être humain récemment formé et venu à la lumière, puisque nous embrassons l’oeuvre de Dieu. Quant à ce fait que la circoncision juive se faisait le huitième jour, c’était là un symbole et comme une esquisse, une figure, qui devait être accomplie à la Venue du Christ. Car, comme le huitième jour, c’est-à-dire le premier après le jour du sabbat, devait être celui où le Seigneur ressuscitait, nous rendrait la vie, et nous donnerait la circoncision spirituelle, ce huitième jour, c’est à-dire le premier après celui du sabbat, le jour du Seigneur, a précédé comme une image préfigurant l’avenir. Cette figure a cessé quand la vérité est venue, et nous a été donnée avec la circoncision spirituelle. C’est pourquoi, nous ne croyons pas qu’il faille empêcher personne de recevoir la grâce d’après la loi qui a été établie ; nous pensons que la circoncision spirituelle ne doit pas être empêchée par la circoncision charnelle, mais qu’il faut admettre tout homme à la grâce du Christ, puisque aussi bien Pierre dit dans les Actes des Apôtres : « Le Seigneur m’a dit qu’aucun homme ne devait être appelé souillé et impur ». (Actes X, 28). Au surplus, si l’homme, quand il s’agit d’obtenir la grâce, pouvait en être empêché par quelque chose, ce seraient surtout les adultes et les personnes âgées qui pourraient en être empêchés par des fautes graves. Eh bien, les plus grands coupables, après avoir péché gravement contre Dieu, lorsqu’ils arrivent à la foi, obtiennent la rémission de leurs fautes : personne n’est privé du baptême et de la grâce. A combien plus forte raison un enfant n’en doit-il pas être privé, qui, étant né depuis peu de temps, n’a commis aucune faute ; il a contracté seulement à sa première naissance, comme descendant d’Adam, le virus mortel de l’antique contagion ; il arrive d’autant plus facilement à obtenir la rémission des péchés, que les péchés qu’on lui remet ne sont pas les siens, mais ceux d’autrui. » (Lettre 64)

Saint Sirice (vers 320-399)

« Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s’attache à Pâques, Nous prescrivons d’administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir le saint baptême, de peur qu’il ne s’ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants venaient à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d’un naufrage, d’une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, qu’il soit admis, aussitôt qu’il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L’erreur jusqu’ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s’en tiennent à la règle susdite, s’ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l’Église. » (Lettre Directa ad decessorem, 10 février 385, à l’évêque Himère de Tarragone, Dz 184)

Saint Jean Chrysostome (vers 344-407)

« Dieu soit béni, répétons-le, lui seul qui fait des merveilles, lui qui fait toutes choses et les renouvelle. Ceux qui hier étaient captifs, sont aujourd’hui des hommes libres et citoyens de l’Église. Ceux qui naguère étaient dans la honte du péché, sont maintenant dans l’assurance et la justice. Ils sont non seulement libres, mais saints ; non seulement saints, mais justes non seulement justes, mais fils ; non seulement fils, mais héritiers ; non seulement héritiers, mais frères du Christ ; non seulement frères du Christ, mais ses cohéritiers ; non seulement ses cohéritiers, mais ses membres ; non seulement ses membres, mais des temples ; non seulement des temples, mais des instruments de l’Esprit. Dieu soit béni ! Lui qui seul fait des merveilles ! « Tu as vu en quel nombre sont les bienfaits du baptême ? Alors que beaucoup croient qu’il a pour unique bienfait la rémission des péchés, nous avons compté jusqu’à dix honneurs conférés par lui. C’est pour cette raison que nous baptisons même les petits enfants, bien qu’ils n’aient pas de péchés, pour que leur soit ajouté la justice, la filiation, l’héritage, la grâce d’être frères et membres du Christ, et de devenir la demeure du Saint-Esprit. » (Catechesis III, 5-6).

Saint Augustin (354-430)

« Depuis l’enfant nouveau-né jusqu’à l’homme cassé de vieillesse, tous doivent être admis au baptême, parce que tous y meurent au péché; l’enfant meurt au péché originel, et les personnes plus âgées meurent de plus à tous les péchés qu’elles ont ajoutés à celui de leur naissance par les fautes de leur vie. » (Traité de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, 43)

« Après cette discussion, telle que nous l’ont permise et le temps et nos forces, je conclurais que les raisonnements et les témoignages de l’Écriture ont une valeur égale ou presque égale dans les deux hypothèses, si la coutume où est l’Église de baptiser les petits enfants, ne me faisait pencher en faveur de l’opinion selon laquelle les âmes émanent de celles des parents; je ne vois aucune réponse à faire à cette opinion sur ce point; si Dieu m’envoie ensuite quelque lumière, s’il accorde même la grâce d’écrire aux docteurs qui se préoccupent- de ces questions, je le verrai avec plaisir. Aujourd’hui toutefois je déclare que l’argument tiré du baptême des petits enfants est très sérieux, afin qu’on s’occupe de le réfuter, s’il est faux. Car, ou nous devons abandonner cette question et croire qu’il suffit pour la foi de savoir le but où nous conduira une vie pieuse, sans connaître notre origine ; ou l’âme intelligente est portée avec ardeur à sonder un problème qui la touche : alors, mettons de côté toute obstination dans le débat ; faisons nos recherches avec conscience, demandons avec humilité, frappons avec persévérance. Si cette connaissance nous est utile, Celui qui sait mieux que nous ce qu’il nous faut nous l’accordera, lui qui donne ce qui leur est bon à ses enfants (I Jean III, 6). Toutefois l’usage où l’Église, notre mère, est de baptiser les enfants, doit être pris en sérieuse considération : il ne faut ni le regarder comme inutile, ni croire qu’il n’est pas une tradition des Apôtres. Cet âge tendre offre un argument d’autant plus sérieux, que le premier il a eu le bonheur de verser son sang pour le Christ. » (Commentaire sur la Genèse eu sens littéral, X, 23)

« Ceux mêmes qui n’ont aucun péché personnel à raison de leur âge, ont contracté déjà ce péché originel, ils sont ainsi par nature enfants de colère ; et de cette colère, de cette maladie, de ce péché, nul n’est affranchi que par l’Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde (Jean I, 29) ; que par le médecin qui n’est pas venu pour les hommes bien portants, mais pour les malades, que par le Sauveur dont la venue a été annoncée au genre humain en ces termes : « Il vous est né aujourd’hui un Sauveur (Luc II, 11) » ; que par le Rédempteur dont tout le sang efface notre dette. Car, qui oserait dire que Jésus-Christ ne soit pas le Sauveur et le Rédempteur des enfants ? Et de quoi les sauve-t-il, s’il ne trouve en eux aucune maladie de péché originel ? Comment les rachète-t-il, s’ils n’ont pas été vendus au péché, rien que par leur naissance du premier homme ? N’allons donc pas, à notre fantaisie, promettre aux enfants aucune sorte de salut éternel en dehors du baptême de Jésus-Christ ; la divine Écriture, qui ne fait point semblable promesse, doit être préférée à tout esprit humain. » (Du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants, I, 23)

« Si tu adores le Dieu des patriarches, pourquoi ne crois-tu pas que la circoncision faite le huitième jour, et dont le précepte fut donné à Abraham, figurait d’avance la régénération qui se fait en Jésus-Christ ? Si tu croyais cette vérité, tu comprendrais que l’âme d’un enfant, à moins qu’elle ne fût souillée de quelque péché, ne pouvait être avec justice bannie du milieu de son peuple, quand cet enfant n’avait pas été circoncis le huitième jour [Genèse XVII, 12-14 ; Jérémie XXXII, 18]. Si tu adores le Dieu des patriarches, pourquoi ne crois-tu pas ce que ce Dieu a dit si souvent par leur bouche : « Je vengerai sur les enfants les péchés de leurs pères [Exode XXXIV, 7] ? » Si tu adores le Dieu des Apôtres, pourquoi ne crois-tu pas que le corps est mort à cause du péché [Romains VIII, 10] ? Si tu adores le Dieu en qui a espéré et en qui espère l’Église des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux, pourquoi ne crois-tu pas que les enfants, sur le point d’être baptisés, sont arrachés à la puissance des ténèbres [Colossiens I, 13], puisque l’Église fait sur eux des insufflations et des exorcismes, afin précisément d’expulser de leurs âmes la puissance des ténèbres ? » (Contre la deuxième réponse de Julien, pélagien, I, 50)

« Je demande donc où l’âme contracte le péché par suite duquel elle tombe dans la damnation à laquelle n’échappe pas l’enfant lui-même qui meurt sans que la grâce du Christ lui vienne en aide par le baptême. Car vous n’êtes pas de ceux qui, débitant des nouveautés, s’en vont disant qu’il n’y a pas de péché originel dont l’enfant soit délivré par le baptême. […] Quiconque dirait que même les petits enfants qui quittent cette vie sans participation dans le Sacrement [du baptême] seront rendus vivants en Christ, va réellement à l’encontre de la prédication de l’Apôtre, et condamne toute l’Église, où il y a grande hâte à baptiser les petits enfants car on croit sans doute qu’il n’y a aucune autre manière sans laquelle ils peuvent être rendus vivants en Christ. » (Lettre CLXVI à S. Jérôme, 6)

« Les petits enfants sont présentés pour recevoir la grâce spirituelle, non pas tellement par ceux qui les portent dans leurs bras (quoique ce soit aussi le cas s’ils sont de bons fidèles) que par la société universelle des saints et des fidèles […] C’est la Mère Église tout entière, celle qui est dans ses saints, qui agit, car c’est elle qui tout entière les enfante, tous et chacun. » (Lettre 98, 5)

Saint Augustin ira même jusqu’à dire que les enfants morts en dessous de l’âge de raison sans baptême allaient dans les flammes de l’enfer (preuve que la conviction du baptême des nouveaux-nés fut toujours très grande), mais cette thèse fut plus tard condamnée par l’Eglise: le pape Pie VI enseigna que les enfants morts sans baptême vont bien en enfer mais dans un endroit où les flammes ne sont pas présentes et où ne souffrent pas: endroit nommé les limbes où les âmes de ceux qui n’ont jamais eu l’usage de la raison et morts sans baptême, bénéficient éternellement d’un bonheur naturel (et non surnaturel comme celui du Ciel).

Saint Innocent Ier (mort en 417)

« Mais en cela que Votre Fraternité revendique la prêche des Pélagiens [ndlr : qui niaient le péché originel] que les petits enfants peuvent, même sans la grâce du baptême, jouir des récompenses de la vie éternelle, cela est stupide au plus haut point. Si, en effet, ils ne mangent pas la chair du Fils de l’homme et ne boivent pas son sang, ils n’auront pas la vie en eux (voir Jean VI, 53). Ceux qui soutiennent que ces enfants l’auront sans être renés, me paraissent vouloir rendre vain le baptême lui-même, en prêchant qu’ils ont ce que la foi professe ne pouvoir leur être conféré que par le baptême. Si donc, comme ils le veulent, il n’y a aucune fâcheuse conséquence à ne pas renaître, il leur faut aussi professer que les saintes eaux de la nouvelle naissance ne servent à rien. Mais, la vérité peut avoir rapidement raison de la doctrine erronée de ces hommes vains avec les paroles que le Seigneur dit dans l’Évangile : Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des cieux. (voir Mt XIX, 14 ; Mc X, 14 ; Lc XVIII, 16). » (Lettre Inter ceteras Ecclesiae Romana à Silvanus et aux autres pères du concile de Milève, 27 janvier 417 – Dz 219)

XVIème concile de Carthage (418)

« Il a été décidé de même : Quiconque nie que les tout-petits doivent être baptisés, ou dit que c’est pour la rémission des péchés qu’on les baptise, mais qu’ils n’ont rien, eux, du péché originel d’Adam que le bain de la régénération aurait à expier, ce qui a pour conséquence que pour eux la formule du baptême « en rémission des péchés » , n’a pas un sens vrai mais faux, qu’il soit anathème. Car on ne peut pas comprendre autrement ce que dit l’Apôtre : Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui (Rom. V, 12) sinon de la manière dont l’Église catholique répandue par toute la terre l’a toujours compris. C’est en effet à cause de cette règle de foi que même les tout-petits, qui n’ont pas pu commettre encore par eux-mêmes quelque péché, sont cependant vraiment baptisés en rémission des péchés pour que la régénération purifie en eux ce que la génération leur a apporté. » (2è canon, Dz 223)

Saint Léon le Grand (vers 395-461)

« Par l’information donnée par certains frères nous avons appris que certains captifs revenant libres à leurs domiciles ─ et qui étaient tombés en captivité à un âge où ils ne pouvaient avoir une connaissance sûre de rien ─ demandent le remède du baptême, mais ne peuvent pas se souvenir, du fait de l’ignorance due au bas âge, s’ils ont reçu le mystère de ce baptême et les sacrements, et que pour cette raison, du fait de ce souvenir occulté, leurs âmes sont mises en danger parce que, sous couvert de précaution, la grâce leur est refusée ─ celle-ci ne leur étant pas accordée parce qu’on pense qu’elle a déjà été accordée. » (Lettre Frequenter quidem, 24 octobre 458, n° 1)

http://www.scripturecatholic.com/sacrament-of-baptism/#II_Infant_Baptism

Annexes :

J’ajouterai quelques mots de Luther, en effet, la plupart des opposants au baptême des nouveaux-nés se revendiquent plus ou moins de lui :

Luther, dans son Sermon pour le Dimanche de la Trinité , écrit à propos de Jean III, 3-5 : « Prenons à coeur ce passage, en particulier contre les aveugles que sont les Anabaptistes, qui considèrent le baptême des enfants comme inefficace et stérile. Comment pourrait-il l’être, si le Christ nous dit que son eau est là pour régénérer par l’activité du Saint-Esprit ? S’il faut que les enfants soient régénérés, qu’autrement ils ne peuvent voir le royaume des cieux, pourquoi ne devrions-nous pas les baptiser? Qu’est-ce qui nous autorise à affirmer que l’eau administrée par suite d’un commandement de Dieu et unie à sa Parole, ne sert pas à la régénération des enfants ? N’est-il pas vrai que selon les paroles du Christ, quiconque veut être régénéré doit l’être par l’eau ? » (W2 XIII a, 687)

Luther, Sermon pour le troisième Dimanche après l’Épiphanie : « Dis-moi, est-ce parler chrétiennement que de juger des oeuvres de Dieu selon notre guise, en disant : les enfants n’ont pas encore atteint l’âge de raison; c’est pourquoi ils ne peuvent pas croire ? Et si, au lieu de faire comme toi, de parvenir à la foi par la raison, les enfants y parvenaient par leur déraison ? Qu’est-ce que la raison peut apporter de bon à la foi et à la Parole de Dieu ? N’est-elle pas celle qui s’y oppose le plus ? Ne faut-il pas, pour parvenir à la foi et aimer la Parole de Dieu, aveugler la raison et la bafouer, mourir à elle et devenir comme un insensé, déraisonnable et inintelligent comme un petit enfant ?… Combien de fois le Christ ne dit-il pas que nous devons devenir des enfants et des insensés, et ne condamne-t-il pas la raison ? Où en était la raison des enfants que Jésus serra dans ses bras, qu’il bénit et à qui il offrit le royaume des cieux ? N’étaient-ils pas sans raison ? Pourquoi demande-t-il qu’on les lui amène et les bénit-il ? D’où ont-ils la foi qui fait d’eux des enfants du royaume des cieux ? Justement, parce qu’ils sont sans raison et sans intelligence, ils sont plus propres à la foi que les adultes dont la raison s’insurge souvent et ne veut pas passer sa grosse tête par la petite porte. Quand il est question de la foi et des oeuvres de Dieu, il ne faut pas regarder à la raison et à ses oeuvres. Là, c’est Dieu qui agit, et la raison est morte, aveugle » (W2 XI, 493 s.).

Je laisserai le mot de la fin à Mgr Lefèbvre: « Hier, monsieur l’abbé Lovet a donné un baptême à un petit-neveu et moi-même, j’ai baptisé aussi un petit enfant, un petit garçon qui avait quelques jours. Ces enfants ont été baptisés, mais vous savez bien si vous avez assisté déjà à un baptême, l’enfant ne se rend pas compte, il est tout petit, c’est un bébé, il a deux, trois jours, il ne peut pas se rendre compte de la cérémonie qui est faite, et se sont les parrains et marraines qui s’engagent pour lui quand le prêtre interroge l’enfant et il lui dit par exemple: « Jean […], veux-tu être baptisé ? » et ceux sont les parrains et marraines qui répondent « Oui, je veux être baptisé. », ce n’est pas le petit, il ne peut pas répondre, il ne sais pas , il ne comprend pas, il ne sais pas ce qu’on lui dit, il est inconscient. Mais cet enfant va grandir, nous avons tous été comme ça, baptisés enfants, nous avons grandit, et alors nous devons prendre conscience que nous avons été baptisés, oui, nous avons été baptisés, vous avez été baptisés, vous avez été baptisés, j’ai été baptisés, vos parents ont été baptisés ; alors quand on grandit, on prend conscience : « Mais c’est moi qui ai répondu au prêtre, je veux être baptisé, bien sûr ceux sont mes parents [qui ont répondu pour moi] mais maintenant je comprends que c’est moi, et quand le prêtre a dit: « Renoncez-vous à satan ? » les parrains et marraines ont dit « Oui, je renonce », mais c’est moi qui ai dis ça, c’est mes parrains et marraines bien sûr puisque je ne pouvais pas le dire, mais maintenant je comprends, c’est moi qui ai dis « Je renonce à satan », « Est-ce que vous croyez en Jésus-Christ ? », « Oui, je cois en Jésus-Christ », c’est moi qui ai dis « Je cois en Jésus-Christ ». Alors, à mesure que nous grandissons, nous devons prendre conscience et nous dire: « Mais je me suis attaché à Jésus-Christ lorsque j’étais enfant, maintenant il faut que je réalise, c’est pas seulement des paroles, il faut le mettre en pratique » et ce n’est pas si facile que ça, ce n’est pas si facile de s’attacher à Notre Seigneur Jésus-Christ, de le suivre, de suivre son exemple, de pratiquer ses conseils, de mettre en pratique l’exemple qu’il nous a donné, de porter [sa croix] comme il l’a dit: « Vous porterez votre croix après Moi, celui qui est Mon disciple doit porter sa croix après moi », qu’est-ce que ça veut dire porter sa croix ? Ca veut dire, tous les jours, faire la volonté du bon Dieu. » (Mgr Lefèbvre dans un sermon pour la Croisade Eucharistique).

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28 commentaires sur “Le baptême des nouveaux-nés, un mensonge ?

  1. jean
    18 février 2014

    magnifique article

  2. L'Apôtre des protestants
    21 février 2014

    Merci 😉

    • jean
      22 février 2014

      si vous me donnez la permission, je voudrais le publier sur mon blog Skyrock comme je l’ai déjà avec fait avec certains excellents articles de Henry

      • L'Apôtre des protestants
        22 février 2014

        Bien sur que je vous y autorise, surtout n’hésitez pas! Mes articles sont faits pour être copiés, plagiés, exploités et surexploités! Aussi vous pouvez publier sur votre blog cet article ainsi que tous ceux que j’ai déjà écris dans les passé e tous ceux que j’écrirai dans le futur!

        Dites moi aussi s’il vous plait quel est le nom de votre site.

  3. L'Apôtre des protestants
    22 février 2014
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  7. georges
    13 février 2015

    Bonjour,En lisant presque chaque jour ce blog,j’ai la nette l’impression que les gens quittent l’Eglise Catholique a cause d’une certaine superficialité en matière des connaissances Bibliques justifiant leur foi et de l’ignorance de l’histoire de l’Eglise.Je suis Africain,et je souhaite que votre approche soit generalisee. Merci.Merci,vos articles nous rendent imbattables.

    • Ressources Catholiques
      13 février 2015

      Cher Georges, nous vous remercions de tout coeur pour votre message. Sachez que vous pouvez nous aider de deux manières: d’abord prier pour nous et ensuite faire connaître notre site, y comprit aux catholiques pour qu’ils se fortifient dans leur Foi!

  8. georges
    14 février 2015

    bonjour,
    j’ai bien lu votre pertinente réponse.Je vous informe aussi que j’étais un ancien petit et grand séminariste.Vos exposés sont un plus indiscutable.Je crois de plus en plus que les critiques contre les cathos sont plus les fruits de la mauvaise foi.Bon,on ne jette que des pierres sur un manguier mur,c’est la vie.Je ne peux vous dire que DUC IN ALTUM(LITTÉRALEMENT ALLEZ TOUJOURS VERS LES HAUTEURS)

  9. georges
    14 février 2015

    je pense que pour mieux faire connaitre le site,il serait aussi intéressant d’être sur facebook.

  10. georges
    14 février 2015

    malheureusement je suis en rdcongo.Apres de  »troubles » du 19 et 20 janvier ,on a rétabli les services internet sauf les réseaux sociaux.Donc,nous souffrons de ne pas entrer en contact avec les amis sur facebook .Esperons que d’ici la nous serons rétablis dans nos droits les plus elementaires.Mes amitiés.

  11. Maxime Georgel
    21 novembre 2015
  12. Pingback: ‘Yesus Kristus azu’ n’est plus catholique ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  13. Pingback: Sale Eglise Catholique ! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  14. Pingback: Ils ignorent le Catholicisme | +†+Yesus Kristus azu+†+

  15. Pingback: Le baptême des enfants, fondements scripturaires | +†+Yesus Kristus azu+†+

  16. Lebailly Louis
    23 mars 2016

    Bonjour,
    (Oui c’est encore moi ^^), j’ai lu dans cet article certains points avec lesquels il me semble que la compréhension de la Parole que vous avez est erronée (Ne froissez pas à partir de cette phrase votre égo en voulant réfuter tout ce qui va suivre, s’il vous plaît, par soucis d’honnêteté intellectuelle)

    Tout d’abord vous dites que c’est parce qu’une famille est baptisée que l’on peut affirmer que des enfants ont été baptisés… Cela reste à mon sens une supposition, nous ne savons l’âge d’aucuns d’entre eux, peut-être les enfants avaient-ils déjà au moins 12 ans par exemple et étaient en âge de comprendre ce qu’ils faisaient… Peut-être aussi étaient-ils plus jeunes, en tout cas ce ne sont que suppositions et ce n’est certainement pas ce point là qui permet de trancher sur la question.
    Cette remarque me paraissait importante mais pas autant que ce qui suit concernant le baptême et le salut.

    Vous écrivez : « Mais dans Jean 3:5, il dit: « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » »

    C’est là que j’aimerai apporter un gros grain de sel. En effet, je pense que ce verset est mal compris, littéralement on peut penser au baptême avec l’expression « naître d’eau » mais c’est loin d’être le cas. Lorsque l’on se fait baptiser dans l’eau on « renaît » et c’est un pas que nous faisons vers Dieu. Ce qui est stipulé dans ce verset, c’est que la naissance d’eau fait référence au fait de naître au sens propre du terme, la naissance charnelle. En effet, à la suite du passage on a au verset 6 :
    « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » Or, le baptême soyons bien clair n’est clairement pas une naissance de la chair. On comprends très bien le rapport charnel de l’expression « ne naît d’eau » qui renvoie à la naissance de l’être humain et non à son baptême. De plus, l’opposition entre la chair et l’Esprit est marquée, pourtant le baptême d’eau est motivé par l’Esprit.
    Il faut donc comprendre ce verset de la manière suivante, quiconque n’accède au Royaume Eternel que ceux qui sont nés charnellement et qui ont ensuite reçu l’Esprit Saint.
    Pour appui, Romains chapitre 9 : 9-13 :
    « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture: Quiconque croit en lui ne sera point confus. Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »

    C’est bien la foi qui sauve et il n’est nul mention d’un quelconque baptême pour parvenir au salut.
    Et le baptême d’eau n’est pas la nouvelle circoncision, mais c’est jésus-Christ qui par l’Esprit nous circoncit de coeur selon :
    Philippiens 3:3 : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. »
    Romains 2:28-29 : « Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du coeur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. »

    Donc en résumé, le baptême d’eau n’est pas salutaire bien que très important et la nouvelle circoncision est bien celle du coeur, et elle s’effectue lors du baptême de Saint Esprit (moment de repentance et de conversion).

    Pour revenir sur le grec « baptizo », effectivement il ne signifie pas exclusivement immersion mais le baptême d’eau est précisé comme entier par :
    Matthieu 3:16 : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. »
    Il sortit de l’eau c’est bien qu’il était dedans, et Jésus est bien l’exemple parfais n’est-ce pas, en matière de chemin de vie ?
    Alors oui effectivement s’il n’y a pas d’eau en masse à un endroit, on peut penser que l’ablution soit un bon choix, mais je pense qu’il est préférable d’attendre, vu que non salutaire, à un vrai baptême par immersion.
    Enfin, si le baptême était salutaire qu’en serait-il du bon larron sauvé sans être baptisé et de tous les chrétiens non baptisés qui vivent sincèrement leur foi en se sanctifiant en Jésus-Christ par l’Esprit, seront-ils jetés dans la géhenne car non baptisés ? Ce n’est pas ce que nous indique la Parole.

    Bien à vous,
    Louis,

    Soyez bénis.

    • Ressources Catholiques
      24 mars 2016

      Bonjour,

      La famille est certainement à entendre en un sens assez large. La présence d’enfants en bas âges est donc pratiquement inévitable.

      Vous dites que « naître d’eau » en Jean III, 5 est la naissance charnelle. C’est pour le moins original ! C’est certainement une exégèse qui n’a jamais existé avant vous 😉 . Qu’il faille être né charnellement pour pouvoir être sauvé, monsieur de Lapalisse n’aurait pas dit autre chose… Et de toute façon, même si on admettait cette exégèse pour ce verset, un autre est cependant non-équivoque, Marc XVI, 15-16 qui dit: « Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. »

      Pour le caractère salutaire du baptême: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/04/21/la-regeneration-baptismale-est-biblique/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/05/les-catholiques-sont-ils-nes-de-nouveau/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/28/naitre-de-nouveau-par-le-bapteme/

      Selon la doctrine catholique, un enfant mort sans baptême ne peut entrer au Royaume des Cieux, cependant, il ne va pas pour autant souffrir en enfer: il va aux limbes où il ne souffre pas et où il bénéficie éternellement d’un bonheur naturel et non pas surnaturel comme celui du Ciel. Les adultes quant à eux peuvent être sauvés sans bâpteme d’eau mais pas à n’importe qu’elles conditions. Il y a d’abord ceux qui se préparent au baptême et qui ont la repentance de leurs péchés et qui sans faute de leur part, n’ont pas pu être baptisés avant de mourir: ceux-là sont sauvés par le « baptême de désir ». Ensuite, ceux qui se préparent aux baptême et qui sont tuer en haine de leur foi chrétienne: leur cas est similaire à celui des martyrs: ils sont sauvés par le « baptême de sang ». Enfin, ceux qui sans faute de leur part ne connaissent pas la vérité du Christ; ceux-là peuvent être sauvés si dans la plus parasite bonne fois, ils obéissent à la loi naturelle et croient en tout ce que la nature peut leur révéler de Dieu (Romains I, 19-32).

      Nicolas.

  17. Lebailly Louis
    24 mars 2016

    Cette exégèse n’est pas de moi donc oui elle a existé avant moi ^^
    Et cette naissance de la chair, s’entend par le liquide amniotique du ventre de la mère. Interprétez donc-moi le verset 6 de Jean 3 dans ce cas…

    Quand au baptême de désir, et le baptême de sang j’aimerai bien voir où est-ce que l’on peut comprendre ça dans la Parole… Et que penser des versets que j’ai cité en Romains et Philippiens ?

    Soit le baptême sauve, soit il ne sauve pas, il n’y a pas de demi-mesure… Donc le baptême du désir… Si le baptême était salutaire, le baptême de Saint Esprit n’est alors pas suffisant pour nous sauver du péché ?… Voyons…

    Louis.

  18. Ressources Catholiques
    24 mars 2016

    Et d’où sortez-vous cette exégèse pour le moins étrange ?

    Nous pouvons citer ce passage de la Bible pour le salut de certains païens dans certaines conditions: « Quand des païens privés de la Loi accomplissent naturellement les prescriptions de la Loi, ces hommes, sans posséder de Loi, se tiennent à eux-mêmes lieu de Loi ; ils montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, à preuve le témoignage de leur conscience, ainsi que les jugements intérieurs de blâme ou d’éloge qu’ils portent les uns sur les autres… au jour où Dieu jugera les pensées secrètes des hommes, selon mon Évangile, par le Christ Jésus » (Romains II, 14-16)

    Pour ce qui est baptêmes de sang et de désir, la Bible n’indique rien de particulier mais ce n’est la grave car la doctrine de « l’Écriture seule » est une erreur: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/12/sola-scriptura-est-une-imposture-la-tradition-et-lautorite-sont-indispensables/

    La Bible dit clairement que le baptême est salutaire: « Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc XVI, 15-16)

    En lire plus: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/04/21/la-regeneration-baptismale-est-biblique/

    https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/05/les-catholiques-sont-ils-nes-de-nouveau/

    https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/28/naitre-de-nouveau-par-le-bapteme/

  19. Lebailly Louis
    25 mars 2016

    « La Bible dit clairement que le baptême est salutaire: « Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc XVI, 15-16) »

    Je ne lis là-dedans aucun motif qui, montre que le baptême est salutaire :
    « celui qui ne croira, pas sera condamné » pas celui qui ne sera baptisé. Ce qui sauve est la foi. Le baptême est donc une conséquence de la foi, conséquence universelle de la foi. Si on a la foi, on désire se faire baptiser, donc ceux qui se font baptiser, le sont car ils ont la foi, c’est un moyen de voir que la foi est vivante et qu’elle permet donc le salut. Car seule la foi vivante sauve, la foi morte ne sauve pas, donc l’accomplissement du baptême est un signe du fait que la foi est bien vivante, donc la personne est sauvé.
    Si la personne a la foi et ne désire pas le baptême (foi morte), elle n’est pas sauvée, d’où le « et ».
    Jacques 2:14 et 17 :
    _ »Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver?
    _Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. »

    Le verset est bien plus éloquent qu’il n’en à l’air.
    On peut donc conclure en disant que le baptême est salutaire car il est l’expression d’une véritable vie de foi du disciple de Jésus-Christ.

    L’exégèse est d’un personnage soit que vous ne connaissez pas et que vous n’apprécierez d’un premier abord probablement pas, soit de quelqu’n que vous connaissez… Morgan Priest.

    • Ressources Catholiques
      26 mars 2016

      Marc dit qu’il fait avoir la foi ET être baptisé. La foi seule ne suffit pas. Elle doit au moins être accompagné de la volonté du baptême. En effet, le baptême n’est pas qu’un simple acte de foi, il a aussi pour effet de laver des péchés (c’est pour cela qu’on baptisé les enfants. Cela s’appelle l’ai régénération baptismale. Et pour le comprendre je vous supplie encore une fois de lire ces trois articles:

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/04/21/la-regeneration-baptismale-est-biblique/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/05/les-catholiques-sont-ils-nes-de-nouveau/

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/05/28/naitre-de-nouveau-par-le-bapteme/

      La Bible enseigne que la Foi (au sens de la foi formée, celle qui ouvre le Ciel) est reçue par le Baptême

      Dans Galates 3, on voit le lien entre le fait de recevoir la foi et recevoir le baptême. On voit qu’on reçoit d’abord la foi par le baptême.

      Dans Galates 3:23, St Paul dit : « Avant que la foi vînt… »

      Au verset 24, il dit : « afin que nous fussions justifiés par la foi…»

      Au verset 25, il dit : « La foi étant venue… »

      Au verset 26, il dit : « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; »

      St Paul explique exactement ce qu’il entend par ‘la foi en Jésus-Christ’ dans le verset suivant ( verset 27 ).

      Galates 3:27-28 « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »

      Ce chapitre fort intéressant de l’Écriture devrait alerter tout le monde. Il enseigne clairement ce que l’Eglise catholique soutient depuis 2000 ans : que c’est par le moyen du sacrement du Baptême qu’on reçoit la foi. Voilà pourquoi depuis les temps apostoliques, le baptême se faisait appeler ‘le sacrement de la foi’. Sans baptême, on n’a pas la foi et on ne peut pas être sauvé.

      • Lebailly Louis
        26 mars 2016

        Je vais lire,
        Juste j’ai survolé, j’ai l’impression que des fois dans les épîtres vous entendez par baptême de Jésus-Christ, le baptême d’eau, n’est-ce pas plutôt le baptême du Saint-Esprit ? Je vais m’intéresser sérieusement sur la question…

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Cette entrée a été publiée le 16 février 2014 par dans Foi Catholique, La Bible, et est taguée , , , , , .
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