+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

De quand date l’Eglise catholique ?

Toute la démonstration de la doctrine catholique sur la papauté : ici.

Une théorie anticatholique courante affirme que l’Eglise Catholique Romaine aurait été fondée en 325, au concile de Nicée par l’empereur romain Constantin.

Cette affirmation est fausse: s’il est exact que Constantin a mit à disposition de l’Eglise la propriété impériale de Nicée pour tenir le concile, et qu’il fit financer sur les deniers impériaux, le déplacement, l’entretien et la sécurité des Pères conciliaires, il n’a pas influencé le concile et n’a fondée aucune Église à ce moment-là. Pour plus de précisions, nous invions le visiteur à lire dans le livre L’histoire et l’infaillibilité des Papes (1859) de l’abbé Benjamin-Marcellin CONSTANT, le sixième chapitre du tome 1 intitulé Sylvestre : qui a convoqué et présidé le Concile de Nicée ?

Cette théorie anticatholique veut que Constantin ait mélangé à cette occasion les religions chrétienne et païenne, mais cette théorie tombe lorsqu’on se rend compte par la simple observation historique que toutes les prétendues adoptions des pratiques païennes par l’Eglise catholique romaine existaient déjà dans les trois premiers siècles chez les chrétiens. Nous pensons que cette fable est une déformation du mensonge des fondateurs des Témoins de Jéhovah. En effet, ces derniers firent croire que les premiers chrétiens ne croyaient pas en la divinité de Jésus-Christ et que cette croyance aurait été inventée au concile de Nicée. Pour appuyer cette thèse, leurs successeurs (les chefs des Témoins de Jéhovah, pas les simples adeptes) n’ont par exemple pas eu peur de mentir sur des citations de plusieurs Pères de l’Eglise; nous avons réfuté leur brochure à ce sujet dans cet article. Il est vrai que le dogme de la divinité de Jésus-Christ ne fut défini qu’au concile de Nicée pour réfuter les novateurs qui la niaient, Arius et ses comparses, mais il n’inventa rien. Cependant, les fondateurs des Témoins de Jéhovah n’auront eu cure de cette subtilité et affirmeront sans vergogne que la divinité de Jésus-Christ en même temps que l’Eglise catholique romaine fut inventée au concile de Nicée. Il est de notre avis que l’affirmation de beaucoup de protestants fondamentalistes selon laquelle l’Eglise catholique romaine aurait été fondée au concile de Nicée est une reprise et une déformation du mensonge Témoins de Jéhovah, en effet, ce dernier est la seule version de l’histoire qui ait un lien, même distendu et mensonger avec la réalité.

Pour nous convaincre que l’Eglise Catholique Romaine existe depuis le premier siècle, regardons ces témoignages antérieures à cette date (de 325) et qui sont donc des témoignages historiques irréfutables de l’existence de la Papauté :

Saint Clément de Rome:

Né à une date inconnue (bien qu’il soit probable qu’il est été adulte au moment où l’Apôtre Paul, mort en 65 était à Rome) et en un lieu incertain (peut-être en Italie), issu de la communauté juive hellénistique. Il a connu personnellement les saints Apôtres Pierre (de qui il a reçu l’épiscopat) et Paul, selon certains, il aurait même connu l’Apôtre saint Jean;  Saint Irénée que nous reverrons plus bas affirme au sujet de Clément en 185 dans Contre les hérésies: qu’« il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition était encore devant ses yeux ». Selon Origène (mort vers 253) et saint Jérôme de Stridon (mort en 420), il serait le Clément, disciple de saint Paul dont ce dernier fait mention dans son Épître aux Philippiens.  Évêque de Rome de 88 à environ 100 où il mourut martyr (il est donc mort avant l’Apôtre saint Jean) à Rome ou dans le Pont-Euxin suivant les sources. Il est le premier des Pères apostoliques.

Les rapports entre ce dernier et les Églises locales montrent clairement que l’évêque de Rome possédait la primauté déjà à ce moment-là. Sa Lettre aux Corinthiens est le premier document où l’on voit l’Église de Rome intervenir dans une autre Église pour qu’y vive la charité, document inappréciable par la fraîcheur du texte si proche des rédactions des évangélistes. Il écrit cette lettre au sujet de la sédition à l’Eglise de Corinthe au premier siècle (90-100).

A l’époque de Saint Clément de Rome, les fidèles de l’Église de Corinthe se révoltèrent et déposèrent leurs évêque et prêtres. « Cette Église en appelle à Rome. Pourquoi Rome ? Pourquoi s’adresser à une Église si lointaine ? Pourquoi ne pas demander conseil et assistance à des chrétiens de même race, à une des communautés si florissantes de Thessalonique, de Philippes ou de Béré ? Ou bien s’ils ne pensaient pas trouver suffisamment d’autorité sur le sol de la Grèce, pourquoi ne pas se tourner vers l’Asie Mineure d’où la foi leur était venue? A ces célèbres Églises de Smyrne ou d’Ephèse ? Pourtant, saint Jean y vivait encore et venait d’écrire son Évangile. Toutes les Églises entouraient de respect ce dernier survivant des Apôtres. Ce n’est ni à saint Jean, l’apôtre préféré du Christ, ni aux Eglises d’Asie Mineure si rapprochées d’eux, ni aux communautés grecques qu’ils feront appel, mais à une Église lointaine… L’Église de Rome. Pourquoi ?… si ce n’est parce que Rome a la primauté sur toutes les autres Églises ? » (Marie CARRÉ, J’ai choisi l’unité, Editions de Chiré, 5ème édition, pages 93-94)

L’Église de Corinthe a consulté Clément, l’évêque de Rome au sujet de conflits graves qui se passaient dans son sein. Elle lui demande d’intercéder, même si l’apôtre Jean était encore vivant et beaucoup plus près d’eux: il était proche d’Éphèse (les corinthiens reconnaissent donc comme supérieur l’autorité de Clément, évêque de Rome, à celle d’un Apôtre ayant connu le Christ qui était en plus deux fois plus proche d’eux)Le fait que l’Église de Corinthe se soit tournée vers Rome, loin, pour son problème interne nous montre que la primauté de l’évêque de Rome était reconnue au premier siècle. En réponse à leur appel, le pape Clément a écrit l’Épître aux CorinthiensRome avait parlé, Corinthe a obéi. Et soixante-dix ans plus tard, on lira encore cette Epître tous les dimanches à la messe dans l’Eglise de Corinthe.

Cette épître est l’un des plus célèbres documents de l’histoire du christianisme. Dans cette épître, datant de 95-96, le pape utilise clairement un langage d’autorité pour commander aux chrétiens de Corinthe d’être soumis à leurs pasteurs locaux:

« En raison, chers frères, des événements catastrophiques soudains et successifs qui nous ont frappé (à savoir les persécutions de l’empereur Domitien), nous estimons que nous avons quelque peu tardé à tourner notre attention sur les points au sujet desquels vous nous avez consulté, et surtout sur cette sédition honteuse et détestable, absolument odieuse à l’élu de Dieu, que quelques-unes des personnes sûres d’elles ont allumé à un tel degré de frénésie, que votre nom vénérable et illustre, digne d’être universellement aimé, a subi des blessures graves ». (Clément, chapitre 1)

« Vous, donc, qui avez jeté les bases de cette sédition, soumettez-vous aux prêtres, et recevez la correction [ndlr: écouter leurs enseignement et confessez-vous à eux] de manière à vous repentir, pliez les genoux de vos cœurs. Apprenez à en faire l’objet, en mettant de côté la confiance en soi, la fierté et arrogance de votre langage ». (Clément, chapitre 57)

« Votre schisme a renversé [la foi] beaucoup, a découragé beaucoup, a donné lieu à des doutes en grand nombre, et a causé un chagrin pour nous tous. Et encore votre sédition  continue. » (Clément, chapitre 46)

Remarquez le langage autoritaire que le pape Clément utilise en réprimandant ceux qui ont causé la rébellion interne dans l’Eglise de Corinthe. Cela nous montre que dans les toutes premières années, au tout premier siècle, l’Église de Rome était reconnue comme l’autorité supérieure. Elle était reconnue de cette façon précisément parce que son évêque était le successeur de saint Pierre.

Il est aussi très intéressant de noter que nul part dans le corps de la lettre saint Clément ne dit de manière explicite « Rome est la tête de l’Eglise » ou encore « c’est moi le chef », mais le simple contexte qui l’entoure fait dire spontanément à des gens qui ne reconnaissent pas la Papauté (‘orthodoxes’, protestants…) que Clément, évêque de Rome, détenait la primauté. C’est entre autre le cas de l’érudit orthodoxe Nicholas AFANASIEF. Il a été professeur d’histoire de l’Église et de droit canonique à l’Institut de théologie orthodoxe à Paris. En tant que théologien orthodoxe, il n’était pas un catholique et n’a pas accepté l’enseignement catholique sur la papauté ou sur l’évêque de Rome. Mais dans un essai intitulé La Primauté de Pierre dans l’Église orthodoxe, édité en 1960 par Jean Meyendorff aux pages 124-126, voici ce que ce savant orthodoxe a admis sur l’épître de Clément aux Corinthiens [traduction approximative à partir du texte russe]: « Comme nous étudions le problème de la primauté en général, et en particulier la primauté de Rome, nous ne devons pas être gouvernés par des motifs polémiques: le problème doit être résolu, à nous-mêmes et à la théologie orthodoxe d’y satisfaire. La solution du problème est urgente, car la théologie orthodoxe n’a pas encore mis en place une doctrine systématique sur le gouvernement de l’Eglise. Et bien que nous ayons une doctrine concernant les Conciles œcuméniques comme des organes de gouvernement dans l’Église, nous verrons bientôt que notre doctrine n’est pas assez pour réfuter la doctrine catholique de la primauté … Tournons-nous vers les faits, nous savons que l’Église de Rome a repris la position d’Eglise lui donnant la priorité à la fin du premier siècle. C’était l’heure à laquelle son étoile montait dans le firmament de l’histoire à sa plus brillante splendeur. Même dès l’épître aux Romains, Rome semble avoir été distinguée entre les Eglises comme très importante. Paul témoigne que la foi des Romains a été proclamée dans le monde entier (Rm 1-8). Nous avons un document qui nous donne notre première preuve fiable que l’Eglise de Rome se trouvait dans une situation exceptionnelle d’autorité dans cette période.  C’est l’épître de Clément de Rome. Nous savons que Clément était chef de l’Église romaine. L’épître est formulée en termes très mesurés, sous la forme d’une exhortation; mais en même temps, il montre clairement que l’Eglise de Rome était au courant de son importance décisive aux yeux de l’Eglise de Corinthe, qui doit joindre à son témoignage sur les événements de Corinthe. Ainsi l’Eglise de Rome, à la fin de la premier siècle, présente un sens marqué de sa propre priorité, au point de témoigner sur les événements dans d’autres églises. Notez également que l’Eglise romaine ne se sentait pas obligé de faire un cas, cependant valoir, pour justifier ses déclarations faisant autorité sur ce que nous devrions maintenant appeler les préoccupations intérieures des autres églises … Apparemment, Rome n’avait aucun doute que sa priorité serait acceptée sans discussion. » (La Primauté de Pierre, chapitre 4)

Ainsi, nous entendons dans cette citation, même les orthodoxes admettre que l’Epître de Clément aux Corinthiens montre clairement que Rome a tenu la place de priorité au premier siècle. Et cette priorité incontestable de l’Eglise de Rome n’est rien d’autre que la primauté qui lui revient en raison de son évêque qui est le successeur de saint Pierre.

En parlant de l’Epître de Clément, le milieu universitaire non-catholique du XXe siècle le travail de TG JALLAND, L’Église et la papauté mentionne: « Il ne serait pas déraisonnable de déduire [d’un passage dans une Clement 63] que l’église romaine était déjà consciente d’un certain degré de responsabilité externe, tel ne semble pas avoir été réalisé par les églises géographiquement voisines de Thessalonique ou Philippes… S’il est vrai de dire de l’intervention romaine que «l’autorité est implicite, étant laissé aux générations suivantes de rendre explicite les raisons qui ont conduit une action instinctive» (Lowell Clark, Première épître de Clément p. 20), il nous reste encore avec la question de la source à partir de laquelle l’instinct lui-même a été dérivé les instincts sont généralement traçables aux habitudes des générations passées. dans ce cas, la source était-elle seulement l’accoutumance du peuple romain au gouvernement des autres: ou était-ce pas plutôt, que le ton de l’épître suggérerait, une coutume qui pourrait réclamer une sanction apostolique ou même divine dans son origine ? » (The Church and the Papacy (1944) cited in The Church and Infallibility by B.C. BUTLER p. 129-130 (1954)). Les premiers dossiers que nous venons d’évoquer sur l’Église romaine (par opposition à l’évêque romain personnellement) exerçant une fonction ou d’une autorité unique. Certains ont prétendu que la raison en était parce qu’il n’y avait « pas d’épiscopat monarchique » à Rome jusqu’au milieu ou à fin du deuxième siècle. Comme les documents de la période la plus antique du christianisme sont rares, il ne devrait pas nous surprendre que les preuves de l’intervention romaine dans les autres église dans la première période ne sont pas abondantes, car cela ne veut rien dire contre la primauté de l’évêque romain. Alors que les congrégations dans diverses parties du monde étaient pauvres, dispersées, et persécutées, il ne devrait pas nous surprendre que l’Église, ou plutôt que de l’évêque, serait l’objet d’allusions respectueuses. Dans les premières temps du christianisme, l’église locale était une unité distincte. Et peut-être le plus important, dans la première période de l’ « évêque lui-même avait plus de chances de vivre dans des quelque obscurité en raison de sa position exposée en temps de persécution. » (Ronald KNOX, Essentials fo Spiritual Unity, 1918)

L´Église romaine exerçait explicitement son autorité avec une fréquence de plus en plus grande longtemps avant que le canon des Écritures a été réglé et bien avant il y eut des conciles œcuméniques. Si le premier siècle de l’histoire de l’Église ne va en aucune façon contre la papauté, que les quatre premiers siècles aillent contre le canon des Écritures, puisque la question était encore contesté dans certaines régions jusqu’à ce qu’au début du cinquième siècle avec le concile de Carthage en 418. L’historien Sir Nicholas Cheetham (orthodoxe) avait ceci à dire au sujet de l’épître de Clément (à partir de son étude Histoire des papes ): « Clément affirme la primauté de l’Église romaine en aucun tonalités incertaines quand il a réprimande les chrétiens de Corinthe pour être tomber dans la dissidence et le schisme. L’épître qui les réprimande pour leurs querelles et généralement attribué à lui a l’anneau papal authentique, à la fois autoritaire et paternelle. » (Une Histoire des papes, Chapitre 1)

Notons aussi que Saint Clément exige des insurgés de Corinthe d’être soumis à leurs presbytres, c’est à dire à leur prêtres, ce qui signifie que l’organisation et la hiérarchie catholique d’aujourd’hui existait déjà à l’époque… Clément reproche aux Corinthiens d’avoir destitués des prêtres « institués par les Apôtres » ou « par leurs successeurs ». Les Corinthiens obéirent et rétablirent les prêtres injustement dépossédés. cela prouve que la succession apostolique était déjà crue par les chrétiens du Ier siècle ayant pour certains connus les Apôtres, des érudits protestants le reconnaissent eux-mêmes: cliquer ici.

Nous pouvons subsidiairement noter que cette lettre de Saint Clément fut copiée dans sa forme en 110 par Saint Polycarpe, ce qui laisse penser qu’elle avait du succès et faisait autorité, alors qu’il était évêque de Smyrne (même région qu’Ephèse).

Saint Ignace d’Antioche:

Père apostolique (disciple des saints Apôtres Pierre et Jean) et troisième évêque d’Antioche. Né vers 35 en Syrie, mort en martyr à Rome sous Trajan entre 112 et 117. Il est également appelé « saint Ignace le Théophore », Théophore signifiant « porteur de Dieu », on le surnommait déjà « Ignace le Théophore » de son vivant… Il est aussi l’un des Pères apostoliques généralement reconnus par les protestants.

Saint Ignace est donc un homme du Ier siècle qui fut enseigné par au moins deux des Apôtres, et il désigne l’Eglise de Rome comme celle qui est choisie entre toutes par Dieu et qui préside à son alliance. Il dit dans sa Lettre aux Romains : « Ignace, dit aussi Théophore, à l’Eglise [ l’Eglise de Rome] qui a reçu miséricorde par la magnificence du Père très haut et de Jésus Christ son Fils unique, l’Eglise bien-aimée et illuminée par la volonté de celui qui a voulu tout ce qui existe, selon la foi et l’amour pour Jésus Christ notre Dieu ; l’Eglise qui préside dans la région des Romains, digne de Dieu, digne d’honneur, digne d’être appelée bienheureuse, digne de louange, digne de succès, digne de pureté, qui préside à l’universelle assemblée de la charité, qui porte la loi du Christ, qui est ornée du nom du Père ; je la salue au nom de Jésus Christ, le Fils du Père; aux frères qui, de chair et d’esprit, sont unis à tous ses commandements, remplis inébranlablement de la grâce de Dieu, purifiés de toute coloration étrangère, je leur souhaite en Jésus Christ notre Dieu toute joie irréprochable. »

Saint Irénée de Lyon:

Né vers 120 ou 130 à Smyrne en Asie mineure, mort entre 202 et 208 à Lyon dont il fut le deuxième évêque. Père de l’Église et martyr; il entendit la prédication de Saint Polycarpe de Smyrne (vers 69 – 155; Père apostolique, premier évêque de Smyrne, patriarche d’Asie, et martyr; qui eut pour maître, plusieurs des Apôtres, eux-mêmes ayant vu Notre Seigneur).

Il est l’auteur de ce célèbre passage prouvant la primauté romaine a son époque: « Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d’énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l’une d’entre elles, l’Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu’elle tient des apôtres et la foi qu’elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu’à nous par des successions d’évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes : car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, — elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres. » (Contre les heresies, III, 3, 2)

La Cardinal Louis BILLOT dans son Traité de l’Église (tome 2, n° 879, éditions du Courrier de Rome, page 414), fait le commentaire suivant en synthétisant la pensée de Dom René MASSUET, O.S.B. (1666-1716) dans sa IIIème dissertation sur la doctrine de saint Irénée, n° 31 (PG, 7 (1)/278-279.): « On remarquera ici quel est le sens de ce passage. Le texte ne veut pas dire que les fidèles éloignés du siège de Rome par la distance locale doivent s’y rendre, car cette idée serait absurde. Le texte veut dire qu’il est nécessaire de s’unir et de s’accorder avec Rome en matière de foi et de religion. Et saint Irénée en indique la raison : même si les autres églises jouissent de l’autorité sur leurs propres sujets, à l’intérieur de leurs propres limites, l’autorité dont jouit l’église de Rome est bien plus grande, car elle s’impose à tous en raison de son autorité suprême et de son primat, elle est à la tête de tous les fidèles et tous lui sont soumis. »

L’abbé Charles-Émile FREPPEL, futur évêque d’Angers, donna une conférence a la Sorbonne en 1960 pour commenter ce fameux passage et réfuter les objections de ceux qui tentent de démontrer qu’il ne prouve pas la primauté romain. Les actes de cette conférence intitulée Saint Irénée et la primauté du Pape sont consultables en cliquant ici.

Saint Victor Ier:

Berbère, probablement amazigh, né à une date et en un lieu inconnus, mort en 199. Il fut évêque de Rome de (vers) 189 à 199.   Se posa, lorsqu’il était évêque de Rome, la question de régler définitivement la date de Pâques. À ce moment dans une partie de l’Asie, on célèbre Pâques le 14 Nisan, comme les juifs, ailleurs, Pâques est fêté le dimanche suivant. Vers l’an 190, il ordonna que se tiennent partout des synodes pour mettre un terme à cette divergence (ce qui prouve en soi son autorité universelle). Les synodes parvinrent à s’entendre sur le jour de Pâques qui doit être célébré un dimanche dans les Églises d’occident comme à Rome. Seule la province d’Asie refusa de s’aligner sur la pratique romaine, et Victor lança alors les excommunications sur les évêques concernés (certaines sources disent qu’ils était sur le point de la faire mais qu’il ne le fit finalement pas sur le conseil de saint Irénée): cela prouve que Victor en tant qu’évêque de Rome avait le pouvoir de commander à tout le monde et de condamner tout le monde…   Par ailleurs, sur les principes, Victor se montre souvent intransigeant, en particulier avec ceux qui ne se soumettent pas aux décisions romaines ou se permettent de contester son autorité. Tout cela démontre qu’au IIème siècle, la primauté romaine était incontestée.

Saint Abercius d’Hiérapolis:

Né à une date et en un lieu inconnus, mort en 216, il était grec. Il fut le premier évêque d’Hiérapolis, ville de Phrygie (Asie Mineure). Abercius est un saint populaire dans tout l’Orient. Sur la foi des synaxaires médiévaux, il y est honoré le 22 octobre (et peut-être localement le 22 novembre) comme premier évêque d’Hiérapolis, thaumaturge et surtout grand évangélisateur, ce qui lui vaut le titre traditionnel d’ « Égal aux Apôtres ».

Il est connu pour l’épitaphe qu’il fit graver sur sa tombe avant sa mort. On a plusieurs fois désigné ce texte comme « la reine des inscriptions chrétiennes » tant son importance est évidente pour l’histoire du christianisme primitif. Cette épitaphe nous montre que déjà à l’époque (donc au plus tard en 216), les chrétiens croyaient déjà en de nombreuses doctrines catholiques dont la primauté romaine. Nous la reproduisons ci-dessous: « Citoyen d’une ville distinguée, j’ai fait construire ce [tombeau] de mon vivant afin que mon corps y repose un jour. Mon nom est Abercius. Je suis le disciple d’un saint pasteur qui dirige la troupe de ses agneaux à travers monts et plaines et dont l’œil immense voit toutes choses [ndlr: on peut penser qu’il s’agit là de Dieu], car il m’a appris les lettres dignes de foi. C’est lui [Donc Dieu peut être] qui m’a fait entreprendre le périple de Rome pour en contempler la majesté souveraine et y voir une reine au vêtement et aux sandales d’or; j’y vis aussi un peuple portant un sceau brillant. Et je vis le pays de Syrie et toutes ses villes; je vis Nisibe en allant au-delà de l’Euphrate. Partout j’ai fais la connaissance des frères. J’avais Paul [pour compagnon ?]… La foi me guidait et me procurait en tout lieu pour nourriture un poisson très grand et très pur, recueilli à la source par une Vierge sans tache, et c’est ce qu’elle sert constamment à la table des amis, elle a un vin excellent qu’elle verse [coupé d’eau ?] pour accompagner le pain. Ce sont les paroles véritables que j’ai dites, moi Abercius, afin qu’elles soient mises ici par écrit, alors que je suis dans la soixante-douzième année de mon âge. Que le frère qui entend et comprend ces choses comme moi prie pour Abercius. »

Lorsqu’il parle de la femme au vêtement et aux sandales d’or, il parle l’Église et il dit que la majesté souveraine de l’Église se trouve à Rome… Cette épitaphe exprime par ailleurs d’autres doctrines catholiques:

1° la Présence Réelle dans l’Eucharistie: sous le nom du poisson péché par une Vierge sans tache, il parle clairement du Christ et nous indique ainsi que celle qui nous donne le Christ (la Vierge Marie) était sans péché (c’est l’Immaculée Conception) et que nous mangeons réellement le Corps du Christ et que nous buvons réellement Son Sang en allant communier. Cela confirme aussi la doctrine catholique sur l’Eucharistie selon laquelle cette dernière a une dimension mariale (relative à la Vierge Marie) car c’est par Marie que nous l’avons.

Abercius demande à ce qu’on prie pour lui après sa mort: « c’est le dogme de la communion des saints, et cela suppose la croyance au Purgatoire. Cette stèle funéraire n’est pas unique en son genre. Les catacombes nous en ont gardé un grand nombre et toutes parlent le même langage: les vivants prient pour les morts et les morts pour les vivants. » (Marie CARRÉ, J’ai choisi l’unité).

 

Origène:

« Origène [vers 185-vers 254] écrit qu’au moment où Zéphyrin gouvernait l’église de Rome, il se rendit dans cette ville, parce qu’il avait l’intention, comme il le dit ailleurs, de voir de près cette église, la plus ancienne de toutes. Après y avoir séjourné un peu de temps, il revint à Alexandrie. » (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, Livre VI, chapitre 14 dans PG, 20/554.)

Dans ce passage, la primauté romaine ne saute pas aux yeux, mais voici le commentaire qu’en fait la Cardinal Louis BILLOT: « Mais que doit-on entendre sous ces épithètes ? Quand on parle de « l’Église la plus importante », on ne pense pas tellement au nombre des fidèles, puisqu’il est hors de doute qu’à cette époque d’autres églises auraient pu revendiquer ce titre à l’égal de Rome ; on pense surtout à l’étendue de l’autorité. En disant que cette église est « connue de tous » [ndlr: ce sont des références à saint Irénée], on veut désigner l’église plus illustre et plus excellente que toutes les autres et que toutes les autres reconnaissaient et vénéraient comme leur tête et comme la première. En disant qu’elle est « la plus ancienne de toutes », on ne se place pas au point de vue chronologique, puisqu’il est avéré que l’église de Jérusalem a été fondée aussitôt après l’Ascension du Seigneur, que celle d’Antioche, où on a pour la première fois désigné du nom de chrétiens les disciples du Christ, a elle aussi précédé celle de Rome dans le temps. Saint Irénée et Origène disent que l’église de Rome est la plus ancienne de toutes en raison de sa dignité et de sa suprématie, exactement de la même manière que dans les Actes des apôtres et dans leurs épîtres on appelle anciens ou vieillards tous ceux qui ont l’autorité dans l’Église. C’est pourquoi, cette expression « la plus ancienne de toutes » équivaut à dire que l’église de Rome était l’église placée à la tête de toutes les autres et la première en dignité. » (Traité de l’Église, tome 2, n° 880, pages 414 et 415)

Saint Cyprien de Carthage:

Évêque, martyr et Père de l’Eglise. Né vers 200 en Afrique du Nord de parents païens très probablement berbères, et mort le 14 septembre 258 lors des persécutions de Valérien. Après saint Augustin, il est l’un des plus grands témoins de la doctrine de l’Église latine des premiers siècles.

Dans ses lettres, sa croyance en la primauté et l’infaillibilité romaines est manifestée à de nombreuses reprises:

« Prenant soin d’exposer les faits à ceux qui passent les mers [c’est-à-dire la Méditerranée, vers Rome], afin de prévenir tout scandale, nous les exhortions à reconnaitre, pour s’y tenir inviolablement attaché, l’Eglise matrice, d’où est sortie, comme de sa racine, l’Eglise catholique. » (Lettre 45 alias 44 à Corneille)

« Nous savons, s’écriaient-il (quelques schismatiques revenus à l’Eglise), que Corneille [évêque de Rome] a été choisi par le Dieu tout-puissant et par Jésus-Christ Notre-Seigneur pour être l’évêque de la très-sainte Eglise catholique… Nous ne l’ignorons pas ; il n’y a qu’un Dieu, qu’un Jésus-Christ Notre-Seigneur, auquel nous avons rendu témoignage, qu’un Esprit-Saint, et conséquemment il ne doit y avoir qu’un évêque. » (Lettre 46 alias 48 à Corneille)

Saint Cyprien témoigne que ses collègues dans l’épiscopat et lui ont envoyé à Rome les deux évêques Caldonius et Fortunat, pour vérifier la légitimité de l’élection du pape Corneille, alors que l’antipape Novatien semait la division dans l’église de Rome : « Nous savons bien que nous les avons engagés à reconnaître la racine et la matrice de l’Église catholique et à y adhérer. » (Lettre 48 [45] au pape saint Corneille, chapitre 3 dans Saint Cyprien, Correspondance (texte établi et traduit par le chanoine Bayard), T. II, coll. des universités de France, Les Belles Lettres, 1961 (2e éd.), p. 118.)

« Le schisme et l’hérésie n’ont pas de source plus commune que le refus d’obéir à l’évêque institué de Dieu, et l’oubli trop fréquent de cette vérité qu’il n’y a dans l’Eglise qu’un pasteur, vicaire de Jésus-Christ, investi temporairement du sacerdoce et de la judicature. Si, docile aux enseignements divins, la grande famille chrétienne lui était soumise, dès lors plus de rébellion contre le collège épiscopal. Une fois que la sentence divine aurait été prononcée, que le peuple aurait donné son suffrage et les autres évêques leur assentiment, on ne verrait pas l’audace se constituer juge non plus seulement de l’évêque, mais de Dieu lui-même, l’unité de l’Eglise mise en lambeaux, et d’orgueilleux sectaires, pleins de complaisance dans leurs pensées, fonder hors de l’enceinte sacrée des hérésies nouvelles… L’ennemi du Christ ne s’acharne obstinément contre le pilote, que pour mieux consommer le naufrage de l’Eglise, quand la main qui dirige ne tiendra plus le gouvernail… L’hérésie consommé, ils lui donnent un prétendu chef ; puis les voilà qui traversent les mers, afin d’aller porter les lettres des schismatiques et des profanes au siège de Pierre, à l’Eglise principale, d’où émane l’unité sacerdotale, sans songer qu’ils s’adressent à ces mêmes Romains à la foi desquels l’apôtre a rendu un glorieux témoignage, et auprès de qui le parjure ne peut avoir d’accès. » (Lettre 55 alias 84 à Corneille, évêque de Rome)

Dans sa lettre à Antonin, saint Cyprien identifie le lien de communion vis-à-vis de l’évêque légitime de Rome et la communion catholique. En effet, Antonin venait de recevoir une lettre de l’antipape Novatien et commençait à pencher pour lui. Saint Cyprien l’encourage à ne pas changer d’avis et à rester dans la communion du pape Corneille. Il s’adresse à lui en ces termes : « J’ai reçu votre première lettre […] dans laquelle vous m’indiquiez que, loin d’avoir embrassé le parti de Novatien, vous suiviez notre conseil en restant uni à Corneille, notre frère dans l’épiscopat. Vous m’avez même demandé par écrit de transmettre à Corneille un exemplaire de votre lettre, afin qu’il fût sans inquiétude et sût que vous étiez en communion avec lui, c’est-à-dire avec l’Église catholique. » (Lettre 55 [52] à Antonianus, chapitre 1 dans Saint Cyprien, Correspondance (texte établi et traduit par le chanoine Bayard), T. II, coll. des universités de France, Les Belles Lettres, 1961 (2e éd.), p. 131-132.)

« Après cela, ayant même obtenu des hérétiques un soi-disant évêque, ils ont l’audace de franchir les mers et de venir auprès de la chaire de saint Pierre, de l’église où réside l’autorité suprême, qui est la source dont procède l’unité du corps sacerdotal […] sans songer qu’ils ont là affaire aux évêques de Rome, sur lesquels les ennemis de la foi ne sauraient avoir aucune prise [cela signifie que pour lui, l’Église romaine est infaillible]. » (Lettre 59 [55] au pape Corneille, chapitre 14 dans Saint Cyprien, Correspondance (texte établi et traduit par le chanoine Bayard), T. II, coll. des universi- tés de France, Les Belles Lettres, 1961 (2e éd.), p. 183.)

C’est là le chef ou la source unique dont saint Cyprien dit si bien : « L’Église du Seigneur est inondée de lumière et elle rayonne dans le monde entier. C’est pourtant toujours la même lumière qui se répand partout, et elle ne se sépare pas de l’unité du corps. Cet arbre dont la fécondité est si grande étend ses branches par toute la terre, cette source répand largement ses flots abondants tout au loin. Et pourtant, tout procède d’un seul chef, d’une seule et même origine, et c’est une même mère qui s’enrichit des fruits de sa fécondité. » (De l’unité de l’Église catholique, n° 5 dans PL, 4/501. )

Les écrits de saint Cyprien témoignent de la primauté de l’évêque de Rome. Cyprien croyait que l’unité de l’épiscopat et de l’Eglise étaient symbolisée en la personne de Pierre, à qui la primauté avait été donnée, et en son siège et que tous les évêques détenaient cette charge en commun (« in solidum » ; De unit. ecc., 4-5).

Il dit dans Catholicae ecclesiae unitate, ch 4 : « Toutefois pour en signaler l’unité il a fondé une chaire unique, et, par sa souveraine autorité, déterminé l’origine de cette même unité en la faisant descendre d’un seul. (…) La Primauté est donnée à Pierre pour faire voir qu’il n’y a qu’une seule Eglise de Jésus-Christ, une seule chaire. Celui qui ne garde pas l’unité de l’Eglise, croit-il qu’il garde la foi? Celui qui s’oppose à l’Eglise, qui abandonne la chaire de Pierre sur laquelle Jésus-Christ a fondée son Eglise, peut-il se flatter d’être encore membre de l’Eglise ». Cyprien parle d’une chaire bénéficiant d’une autorité, c’est donc un humain qui exerce cette autorité, et qui sinon l’évêque de Rome ?

Explication plus détaillée en anglais: http://www.biblicalcatholic.com/apologetics/num44.htm

 

Saint Denys de Rome:

: né à une date inconnue en Grèce, évêque de Rome à partir du 22 juillet 259, mort le 26 décembre 268. Il fut le premier pape non-martyr.

Son règne en tant qu’évêque de Rome est une série d’exemples de ce en quoi l’évêque de Rome était déjà à l’époque l’autorité doctrinale et disciplinaire suprême. Il y a d’abord le cas de Sabellius qui prêchait une fausse doctrine: l’erreur de ce Sabellius fut condamnée par un concile tenu à Rome en 261 sous la présidence de Denys.   Ce dernier envoya une lettre doctrinale à Denys d’Alexandrie (évêque) qu’il soupçonnait d’hérésie sur la Trinité (il semblerait que ce fut en fait faut) et lui demanda de  prouver son orthodoxie (donc à l’évêque de Rome): c’était une obligation qu’il avait de se justifier devant son supérieur (rappelons que Denys d’Alexandrie était non seulement évêque mais encore patriarche…). Saint Denys mettra également un terme, lui, en tant qu’évêque de Rome à une dissension interne à l’Église d’Alexandrie, entre l’évêque Denys et son clergé. Il s’efforça également de réorganiser l’Église, localement très éprouvée, et renforce le rôle des prêtres au détriment de celui des diacres: qu’il ait pu faire tout cela est une preuve de sa juridiction universelle.

L’affaire Paul de Samosate:

 

Cette prééminence des évêques de Rome été remarquée même par les païens. Paul de Samosate, déposé et excommunié, n’en était pas moins retsé à Antioche dont il venait de cesser d’être l’évêque, refusant d’obéir et occupant toujours les bâtiments de l’évêché. Les catholiques eurent recours à la justice impériale et donc à l’empereur Aurélien qui eut à juger l’affaire en 272. Il ordonna de livrer la maison à ceux à qui les évêques d’Italie et de Rome adressaient leurs lettres ; sa sentence manifeste une reconnaissance de l’ordre établit chez les chrétiens: « L’immeuble contesté appartiendra à ceux qui sont en communion avec les évêques d’Italie et l’évêque de Rome. ». « Les païens, ajoute Eusèbe, savent que les vrais chrétiens sont en communion avec l’Eglise romaine. » (Histoire ecclésiastique VII, 30.- Fleury, VIII, 8).

Le concile d’Arles:

Ce concile organisé dans à Arles dans le Sud de la France le 1er août 314, est une preuve que l’évêque de Rome était la tête de l’Église. En effet, les pères du concile, tout en exprimant leur regret de Sylvestre, l’évêque de Rome (qui n’a donc pas prit part au débat), ils estiment devoir lui transmettre les canons du concile pour que ce dernier les approuve…

Saint Athanase d’Alexandrie : Père et docteur de l’Eglise, Patriarche d’Alexandrie. Né entre 295 et 298 à Damanhour près d’Alexandrie, mort le 2 mai 373 à Alexandrie.

Il se servit d’une lettre d’un pape pour lutter contre les hérétiques ariens. Le pape Saint Denys avait écrit, vers l’an 260, une lettre doctrinale à Denis, l’évêque d’Alexandrie (la même lettre dont nous venons de parler: c’est une preuve qu’il croyait en l’infaillibilité de l’évêque de Rome même avant 325), où il condamna l’hérésie des sabelliens, qui devait être reprise plus tard par les ariens. C’est pourquoi Saint Athanase reprocha aux ariens d’avoir déjà été condamnés depuis longtemps par un jugement définitif, ce qui prouve qu’il croyait en l’infaillibilité pontificale (De sententia Dionysii). Dans une lettre à Félix, il écrivit cette phrase mémorable : « l’Église romaine conserve toujours la vraie doctrine sur Dieu. »

Nous pouvons aussi citer Saint Augustin (354 – 430) qui dresse dans Ep. ad Generosus La liste des trente-neuf évêques de Rome depuis saint Pierre jusqu’à celui d’alors, il affirme qu’ils ont toujours eu le primat. Ainsi que Mgr de Ségur (1820 – 1881), dit dans Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui, dit en parlant des catacombes‘Tout homme qui s’occupe sérieusement de l’étude des choses anciennes, des origines du christianisme, des écrits des Pères, est habitué à retrouver dans ces témoins des siècles antiques les preuves répétées de l’unité parfaite de la foi et de la religion chrétienne, depuis les temps apostoliques jusqu’à nos jours. La papauté, la hiérarchie catholique, le sacerdoce, le sacrifice de la messe avec la présence réelle, la confession, le culte de la sainte Vierge, des Saints, des reliques, la prière pour les morts, en un mot tout ce que nous contestent les sectes hérétiques, trouvent dans ces monuments aussi authentiques que vénérables une pleine justification’.

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19 commentaires sur “De quand date l’Eglise catholique ?

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  8. GEOFFROY
    30 mai 2014

    Merci infiniment pour cet article, ça permet d’instruire les Catholiques novices. Continuez ainsi. Que Dieu vous bénisse.

    • L'Apôtre des protestants
      7 juin 2014

      Je vous remercie cher Geoffroy, je suis l’auteur de l’article. Je l’ai encore amélioré entre temps. Pour instruire les catholiques, il y a tout le blog, pas simplement cet article 😉

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Cette entrée a été publiée le 29 janvier 2014 par dans Foi Catholique.
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