+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

L’immaculée conception, une invention ? 2/2

 

Suite à la première partie de cet exposé sur l’Immaculée Conception (cliquer ici et voir à la section ‘Son Immaculée Conception‘), voici la preuve que cette dernière n’est pas une invention de 1854 comme le prétendent malhonnêtement les anticatholiques:

Avertissement: il a existé jusqu’au XVIème siècle deux théories concernant Marie et le péché: la première (celle qu’on appellera plus tard l’Immaculée Conception) affirme que Marie n’a jamais contracté le péché originel et l’autre qui affirmait que Marie avait le péché originel mais aucun péché personnel. A partir du XVIème siècle la seconde théorie a disparue dans la théologie catholique. Nous faisons ici uniquement état des tenants de la première théorie. Le but de cet article n’est pas de faire croire que l’Immaculée Conception a toujours été enseignée par tout le monde mais simplement que cette croyance à toujours existé (en parallèle avec d’autres) et qu’elle n’est pas une invention du XIème siècle comme on l’entend souvent dire. Si on résume: l’Immaculée Conception est bibliquement fondée, elle a toujours existé dans la théologie et enfin, l’infaillible sentence romaine a été rendue !

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Saint Justin de Naplouse (vers 100-165), dit saint Justin Martyr, Père de l’Eglise et plus grand des apologistes du IIème siècle, émet la proposition théologique suivante: « Marie est la Nouvelle Eve »: « Nous savons qu’Il procédait du Père, avant toute créature, par sa force et sa volonté,… et par le moyen de la Vierge Il devint homme, de sorte que de la voie par laquelle la désobéissance venant du serpent avait son commencement, de cette même voie est venu sa fin. Car Ève, étant une vierge et sans tâche, et concevant la parole qui venait du serpent, apporta la désobéissance et la mort ; mais la Vierge Marie, remplie de foi et de joie, lorsque l’Ange lui porta la bonne nouvelle que l’Esprit du Seigneur viendrait sur elle et que la puissance du Très-Haut la couvrirait de son ombre, et que par conséquent l’être saint qui naîtrait d’elle serait appelé Fils de Dieu, répondit : “ Qu’il me soit fait selon votre Parole ” »  (Dialogue avec Tryphon 100) Même dans l’Eglise primitive, ces similitudes bibliques étaient reconnues comme étant des identités de Marie : la Nouvelle Eve; tout comme le Christ est le Nouvel Adam.

Il est dans la théologie catholique un moyen de prouver que Marie était Immaculée Conception, qu’Elle soit la Nouvelle Eve qui fut créée sans le péché originel (voir: ici) qui renverse la désobéissance de la première. Lorsqu’elle désobéit, Eve était libre de tout péché et de toute concupiscence (inclination au péché). Ainsi, son « non » à Dieu était un choix libre et conscient de sa volonté. Pour que l’obéissance de Marie puisse défaire la désobéissance d’Eve, le « oui » de Marie devait être aussi parfait que le « non » d’Eve. Cela n’a été possible que parce que Marie était libre de tout péché et de toute inclination au péché, tout comme Eve.

Très vite après saint Justin, d’autres lui ont emboité le pas dans cette affirmation tels saint Irénée de Lyon et Tertullien. On dit souvent que ces deux personnages ont nié que Marie soit sans péché; cette affirmation est réfutée dans cet article qui expose la théorie de « Marie Nouvelle Eve » chez les premiers Pères.
Les Actes du Martyre de saint André (IIIème siècle): « Le premier homme a amené la mort par le bois de la prévarication ; il fallait que, par le bois de la Passion, la mort fût expulsée du séjour qu’elle avait usurpé. Le premier homme ayant donc été créé et formé de la terre encore immaculée, il fallait que d’une Vierge Immaculée naquît l’homme parfait par lequel le Fils de Dieu, qui d’abord avait créé l’homme, réparerait la vie éternelle que les hommes avaient perdue par Adam. » (Lettre au proconsul Egée retrouvée dans les actes du martyre de St André. (Voir le Calendrier de l’Eglise de Constantinople de Morcelli, au 30 novembre. Sunios, ad diem 30 nov.; Kalendarum Ecclesiae C P., tom. I, pag. 249.).

Commentaire de cette citation : La terre immaculée, dont le premier homme a été formé, était une terre vierge, pure, intègre, qui n’avait point été souillée par le péché. Or, d’après saint André, il en est de même de la Vierge Immaculée, de laquelle est né le Sauveur du monde- Cet Apôtre croyait donc que la Vierge Marie a été pure et sans tache dans sa Conception.

Remarque importante sur l’authenticité de cette citation : les protestants rejettent l’authenticité des Actes du martyre de Saint André ; un site contradicteur a d’ailleurs écrit un article en réponse au nôtre (que vous êtes actuellement en train de lire) en disant que les « Actes » au nom de l’apôtre André n’ont pas été écrits au Ier siècle par l’Apôtre mais sont un apocryphe du IIIème siècle, il cite même une condamnation perpétuelle du dit texte par le pape saint Gélase. A la suite de mes recherches, j’ai dû conclure qu’ils avaient raison. Cependant, cette citation n’est pas dénuée d’intérêt, comme vous pouvez le lire dans cet article.

Saint Hippolyte, évêque de Porto (mort en 225): « L’Arche d’Alliance formée de bois inaccessible à la corruption, était le Sauveur. Elle signifiait son tabernacle exempt de pourriture et de corruption, qui n’a été engendré aucune souillure. Or le Seigneur était exempt du péché, étant formé de bois non sujet à la corruption humaine, savoir de la Vierge et de l’Esprit-Saint. » (Bibl. Patrum Gallandi, tom. II, pag. 496). Lire plus sur le fait que Marie soi l’Arche de la Nouvelle Alliance: ici.

Origène (vers 185-vers 254) surnomme la Sainte Vierge « formée dans la grâce, pleine de grâce et n’ayant pas été atteinte du souffle pestilentiel de Satan ». (Homilia IV, in Lucam). Ailleurs, il écrit que la Vierge Marie est la « Mère digne de Dieu, Mère Immaculée d’un Fils saint et Immaculé, l’unique Mère Immaculée; c’est un trésor du Ciel, contenant les richesses de la Divinité, la sainteté la plus parfaite et la plus complète. Elle n’a point été trompée par les insinuations perfides du serpent infernal, ni infectée de son souffle venimeux ». (Homil. I ex decem Homil. in diversa loca Nov. Test. In cap. I Matth.)

Commentaire: il paraît clair qu’Origène croit que Marie a été conçue sans le péché originel, surtout lorsqu’il l’appelle « formée dans le grâce ». Le site contradicteur que je citais plus haut donne une citation de l’Homélie XVII d’Origène où il affirme que Marie a forcément du être « scandalisée par le crucifixion ». Ceci s’explique théologiquement par le fait que la grâce de l’Immaculée conception n’a pas pu être méritée par Très Sainte Vierge elle même mais bien par la Passion du Christ. Autrement dit et pour reprendre les termes d’Origène, Jésus est mort pour le péché originel qu’elle aurait dû avoir comme tout descendant d’Adam. Elle en fut préservée par un privilège unique, mérité aussi par son Fils lui même immaculé (mais pas descendant d’Adam car conçu du St Esprit: c’est l’acte humain et normal de génération qui transmet le péché originel) auquel convenait d’avoir une mère aussi immaculée. En revanche le Christ n’est pas mort ou n’a pas mérité le pardon d’autres péchés de Très Sainte Vierge (personnels ou postérieurs au péché originel chez les autres hommes) car elle n’en eut aucun.

A ce moment, le cœur de Marie ne fut pas transpercé par le doute comme le disent certains en se fondant sur Origène, mais par celui de la douleur et de l’anxiété…

Saint Méthode (mort en 312), évêque de Patare s’adressa à Marie en ces termes: « Quand vous êtes apparue en ce monde, comme un jour resplendissant, la puissance du tyran infernal a été dissipée, la mort détruite et l’enfer vaincu. » (Sermo de Simeone et Anna II 5)

Saint Ephrem de Nisibe (vers 306-373), dit saint Ephrem le Syrien, surnommé le Diacre d’Édesse, la Harpe de l’Esprit, Soleil des syriens, ou encore, Colonne de l’Eglise: « Pleine de grâce,… toute pure, toute immaculée, toute sans faute, toute sans souillure, toute sans reproche, toute digne de louange, toute intègre, toute bienheureuse, … vierge d’âme, de corps et d’esprit,… arche sainte… belle par nature, tabernacle sacré que le Verbe… a travaillé de ses mains divines, … complètement étrangère à la toute souillure et à toute tache du péché. », ailleurs le docteur, écrit : « Toi [Christ] seul et ta Mère sont plus beaux que tous les autres, car il n’y a pas de défaut en toi ni de tâches sur ta Mère » (Hymne 27, 8). Ailleurs, il appelle la ‘Vierge Marie Immaculée, très-Immaculée, nouveau don de Dieu, divin trône de Dieu, Reine toujours bénie, prix de la rançon d’Eve, source de grâce et d’immortalité, fontaine scellée de l’Esprit-Saint, très-divin Temple, siège de pureté pour la Majesté divine. Elle a, dit-il, écrasé la tête du perfide dragon; toujours elle a été intègre et Immaculée, tant du corps que de l’âme. Cette Vierge Mère de Dieu est intacte, entièrement pure, chaste, plus sainte que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que tous les autres Esprits célestes (Orat. ad S. Dei Matrem. — Oratio exomologetica: Opera S. Ephrem Syri, edit. Romae, tom. III, pag. 545, 517, 548, 549.).

Saint Epiphane, Archevêque de Salamine, écrit en 370: « Dieu seul excepté, la brebis immaculée, la Mère de l’Agneau sans tache était plus belle en sa nature que les Chérubins, les Séraphins et toute l’armée des Anges. » (In ultimo sermone de Nativitate Domini).

Saint Ambroise de Milan (340-397) : «  Marie est sans défaillance, immaculée. » (Lettre à Sirice 42, 2) ou encore « Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché. » (Commentaire du ps 118, 22, 30)

Saint Jérôme de Stridon (340-420) dans sa traduction de la Bible, la Vulgate, emploie l’expression inmaculata (Ct 5, 2 ; cf. 4, 7) et attribue à Marie le rôle d’écraser le serpent (Gn 3,15).

Saint Augustin dit en 415 : « De la sainte Vierge Marie, pour l’honneur du Christ, je ne veux pas qu’il soit question lorsqu’il s’agit de péchés. Nous savons en effet qu’une grâce plus grande lui a été accordée pour vaincre de toutes parts le péché par cela même qu’elle a mérité de concevoir et d’enfanter celui dont il est certain qu’il n’eut aucun péché. » ou encore « Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût? » (De la Nature et de la grâce, 42).

Note importante sur cette citation : notre fameux site contradicteur ainsi que beaucoup de catholiques croient que saint Augustin affirmait que Marie était exempte de tout péché personnel mais marquée par le péché originel, nous ne partageons pas cet avis. En effet, cette citation pourrait laisser penser à cela, mais vous trouverez dans ce lien la preuve qua saint Augustin croyait bel et bien en l’Immaculée Conception.

Amphiloque, évêque de Syde en 430 : « Celui qui a créé la première vierge (Eve) dans l’état d’innocence, a créé lui-même la seconde (Marie) exempte d’opprobre et de tout péché. » (Orat. IV. In Sanctam Deiparam et Simeontm. —Voyez Opéra S. Amphilochii Iconiensis Episcopi, pag. 42.)

Théodote, évêque d’Ancyre s’exprimait ainsi, dans le Sermon qu’il a prononcé le jour de Noël, en présence des Pères du Concile d’Éphèse : « O Vierge, qui surpassez en gloire le jardin même des délices! Ce Paradis produisit de sa terre vierge les arbres et les plantes; mais la Vierge est encore au-dessus de cette terre. Elle n’a pas produit des arbres chargés de fruits, mais elle a donné la branche de Jessé qui apporte aux hommes le fruit du salut. » (LABBE . Concil.,- ton. III , col. 999.).  Ailleurs, le même Évêque salue Marie comme la vierge pleine d’innocence, sans tache, franche de tout péché, lis entre les épines, n’ayant point connu les malheurs provenus d’Eve, digne du Créateur qui nous Ta donnée dans sa divine prévoyance. (Orat. in Sanctam Dei Genitricem.— Voyez GALLANDI, Bibliotheca Patrum, tom. I X , pag. 475.)

Saint Pierre Chrysologue disait en 440 que la Sainte Vierge a été fiancée à Jésus-Christ dès le sein de sa mère, dès l’instant où elle était créée : Christo est in utero pignerata cum furet (Serm. CXL, De Annunt. B. Virginia).

Commentaire : Si Marie a été fiancée à Jésus-Christ dès le premier moment de sa création, cum fieret, elle a donc été conçue sainte, pure et sans tache : elle n’aurait pu être fiancée a Jésus-Christ tandis qu’elle aurait été sous la domination du démon; car quel pacte peut-il y avoir entre le Christ el Reliai, Quae conventio Christi ad Belial?  Il va de soi que ces « fiançailles » sont symboliques pour accomplir l’oeuvre de la  Rédemption…

Sédulius (première moitié du Vème siècle), prêtre irlandais et poète, chantait ainsi le triomphe de Marie sur les périls auxquels a succombé la postérité d’Eve toute entière : « Comme la tendre rose s’élève du sein des épines, n’ayant rien en elle qui puisse blesser, effaçant par sa gloire le tronc qui l’a portée; ainsi l’auguste Marie, issue de la race d’Eve, est cette Vierge nouvelle qui efface le crime de la première. » (Carmen Paschale.)

Saint Cyrille d’Alexandrie (378-444): « Tous les hommes, excepté celui qui est né de la Vierge, excepté cette Vierge sacrée, naissent avec le péché originel ». (In Evang. Juan., 1, VI, cap. 15.Opéra, Basileae, 1566.). Et ailleurs: « Je vous salue, Marie, Mère de Dieu, vous qui avez triomphé du démon : per quam diabolus regicitur. » (Homel. Encom. in Sanctam Marîam Uciparam.)

Avant 446 : saint Proclus, Patriarche de Constantinople, reconnaît que Dieu a créé la Vierge Marie dans un état de pureté qui fui en rapport avec la maternité divine. Voici ce qu’il dit : « Ce n’est pas un déshonneur pour l’architecte d’habiter la maison qu’il a bâtie; l’artiste ne souille pas l’argile qu’il avait d’abord façonnée, lorsqu’il s’en sert pour en former un vase nouveau; de même, le Dieu très-pur n’a éprouvé aucune souillure en passant par le sein de la Vierge. Il l’avait formée, sans en contracter aucune tache, il sort d’elle exempt de toute souillure. » (Oran. in Dei Genitriccm.). Et pour montrer que Marie a été créée dans sa sainteté, ce saint Evêque dit, en parlant de saint Joseph, époux de la Sainte Vierge : « Il avait oublié qu’elle était destinée à devenir le temple de Dieu, celle qui avait été formée d’une terre pure : quae ex mundo erat formata luto. »(Orat. VI).

Vers l’an 450 : saint Maxime, évêque de Turin : « Marie a été pour le Christ une demeure digne de lui, non sous le rapport du corps, mais à  cause de « la Grâce originelle qui était en elle . » (Homilia V ante Natale Domini. —Voyez Opéra S. Maximi, etc., pag. 18 – Romae, 1784)

451le Concile de Chalcédoine enseigne : « Mais nouvelle naissance aussi, parce que la Vierge sans tache, sans connaître d’ailleurs la convoitise, a cependant fourni sa chair au Fils de Dieu. »

Vers l’an 475 : Fauste, Abbé de Lérins, puis évêque de Riez dit que Marie a été sanctifiée dans sa Conception, qu’elle a été conçue exempte de tout péché : Sanctfjicaia est Concepta, ubsque omni peccato concepta est in utero (De Ratione Fidei.—Voyez Vetcrum aliquot Galliae Theologorum Scriptat etc.; Parisiis, 1586.). Il dit bien « dans sa conception » et non « après sa conception » comme le disent certains ennemis de l’Immaculée Conception.

484 : saint Sabas, Abbé, s’adressant à Marie, il lui dit : «La faute de notre premier père s’arrête à votre aspect, il ne lui est pas donné d’avancer jusqu’à vous. » Cette belle pensée se trouve rapportée dans la Liturgie des Grecs, pour la fête de la Conception de la Vierge Marie (Voir : le P . PASSAGMA, De Immaculata Conceptu Deiparae semper virginis, etc. Roma «,1854: le P . Wanguereck, Maiale Graecorum.).

508: saint Fulgence, évêque de Ruspe: « Quand l’Ange dit à Marie : Je, vous salue, il lui apporte la salulation du Ciel ; quand il lui dit : Vous êtes pleine de grâce, il montre que la première sentence de la colère divine avait été entièrement abolie pour elle par la plénitude de la grâce et de la bénédiction de Dieu. » (Serm. de Laudibus Mariie ex partu Salvatoris.)

Fin du Vème ou début du VIème siècle:  Jacques de Saroug, évêque, surnommé « la flûte du Saint Esprit » (450-521) : « Sa nature originelle était préservée, avec une volonté pour les choses bonnes. » (Sur la Vierge 24)

Les Eglises de langue grecque appellent Marie la Panaghia: Toute sainte.

Début du VIème siècle: Arator, sous-diacre de l’Eglise Romaine chantait le triomphe de la Vierge intacte sur le mal provenant du péché de la première femme : mala criminis Eve fugat (Lib. I Carminum: Bibl. Max. Patrum, tom. X), pag. 126).

VIème siècle: saint Romain le Mélode (493-565): « [Marie a été] le Temple saint dès sa naissance… Anne a enfanté l’Immaculée. » (Analecta Sacra)

Vers l’an 595: Hésychius, prêtre de Jérusalem, écrivait: « Quelle est cette Vierge [dont parle Isaïe, ch. VII, v. 14]? Cette Vierge est la plus excellente des femmes, l’élue entre les Vierges, le plus bel ornement de notre nature, la gloire de notre limon. C’est elle qui a délivré Eve de sa honte et Adam de la malédiction de Dieu ; qui a réprimé l’audace du serpent. La fumée de la concupiscence ne l’a point atteinte, et le ver de la volupté ne l’a point lésée. » (Homélie II. De la Vierge Marie. Biblioth. patrum Graec., tom II, pag. 423) Serait-il vrai que Marie a délivré nos premiers parents de la malédiction, si elle avait été maudite elle-même? Serait-il vrai qu’elle a réprimé l’audace du serpent infernal dont elle a brisé la tête, si elle n’avait été préservée de son venin mortel? Serait-il vrai quelle a été affranchie des atteintes de la concupiscence qui est un effet naturel du péché originel, si elle avait été, comme les autres hommes, souillée du péché d’Adam? D’ailleurs, Hésychius regardait la Vierge Marie comme un temple qui n’a point élé profané, comme un tabernacle exempt de toute souillure : templum inconuptum et tabemaculum ab omni sorde Uberum (ibidem.).

Avant 599Anastase II, patriarche d’Antioche, patriarche d’Antioche dit «  Le Verbe est descendu dans un sein virginal exempt de toute corruption. » (Orat 3). Plus sur Anastase II ici.

Entre après 560 et 638:  Saint Sophrone de Jérusalem (560-638) : « Marie, pure, sainte, sans tache, resplendissante, aux sentiments divins, sanctifiée, libre de toute souillure du corps, de la pensée, de l’âme. » (PG 87,3 3160.) En lire plus sur saint Sophrone et Marie ici.

Par la suiteles Pères grecs rivalisent d’éloges dans l’affirmation en Marie de l’absence de tout péché.

VIIIème siècle:  premières traces attestées de la fête de l’Immaculée Conception.

Xème siècle: cette fête est déjà connue et commentée par les bénédictins anglais.

XIème siècle: cette fête est célébrée en Normandie; déjà à cette époque elle est connue en Irlande. Les grands Ordres religieux – bénédictins, franciscains – en étendent la dévotion.

XIème ou au début du XIIème siècle:  Saint Anselme de CantorbéryDocteur de l’Église (1033-1109) dit: « Il convenait que la conception de l’Homme-Dieu eût lieu dans le sein de Marie très-pure, et d’une pureté telle qu’après Dieu on ne pût en concevoir une plus grande. »

XIIIème siècle: saint Thomas d’Aquin, le plus grands des docteurs de l’Eglise, enseigne beaucoup sur Marie : « Tous les enfants d’Adam sont conçus en péché,  excepté la très pure et très digne Vierge Marie,  qui a été entièrement préservée de tout péché originel et véniel […] Entre toutes les femmes je n’en ai point trouvé qui fût tout à fait exempte, au moins du péché d’origine, ou du péché́ véniel ; j’en excepte toutefois la très pure Vierge Marie, digne de toute louange, qui a été entièrement préservée de l’un et de l’autre ». (Anciennes éditions du commentaire du chapitre III° de l’Epitre de St Paul aux Galates, cité notamment par Saint Jean Eudes dans L’Enfance Admirable de la bienheureuse Vierge, 1676, t. 5) ou encore « On peut trouver quelque créature si pure, qu’il ne puisse rien être de plus pur parmi les choses créées. Telle a été la pureté de la bienheureuse Vierge, qui a été exempté de tout péché originel et actuel. » (I Sent., dist. 44, quaest 1, art 3.). Les ennemis de l’Immaculée Conception affirment que souvent que saint Thomas (le plus grand des docteurs de l’Eglise) aurait nié l’Immaculée Conception, voici une réfutation: cliquer ici.

XIVème siècle: selon Jean Duns Scot, théologien écossais, en tant que Mère de Dieu, Marie ne peut être entachée comme les autres par le péché originel.

1387: un théologien aragonais Johannes Montesono, ou Jean de Montson en français, était condamné, car il enseignait que la Vierge Marie était née avec le péché originel.

1388après avoir établi théologiquement l’Immaculée Conception en 1388, Pierre d’Ailly, cardinal et aumônier du roi Charles VI, lui conseilla la célébration de la fête. En conséquence, la Chapelle royale commença cette célébration en décembre sous le règne de ce souverain, vraisemblablement en 1389.

1477: le pape Sixte IV institue définitivement la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre et fit édifier la chapelle Sixtine en son honneur.

1483: le pape Sixte IV par la Constitution Grave Nimis, il interdit, sous peine d’excommunication, de taxer de faute grave contre la foi la croyance en l’Immaculée Conception ou la célébration solennelle de l’office de la Conception de Marie.

Entre 1545 et 1563: le Concile de Trente confirme la croyance en l’Immaculée Conception.

1708: le pape Clément XI confirme cette fête.

XVIIIème siècle: saint Alphonse-Marie de Liguori, évêque et Docteur de l’Eglise: « Il convenait que Dieu la préservât de la faute originelle, puisqu’il la destinait à briser la tête du serpent infernal qui, en séduisant nos premiers parents, procura la mort à tous les hommes. Or, si Marie devait être la femme forte placée dans le monde pour vaincre Lucifer, il ne convenait pas assurément qu’elle fût d’abord vaincue par Lucifer et devînt son esclave : il est beaucoup plus conforme à la raison qu’elle fut exempte de toute tache et de tout assujettissement au démon. » (Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Eglise cité in Oeuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori in Les Gloires de Marie, Premier discours).

Statue de l'Immaculée Conception en Slovaquie, érigée au XVIIIème siècle

Statue de l’Immaculée Conception en Slovaquie, érigée au XVIIIème siècle

En ce même siècle: est érigée en Slovaquie, une statue de l’Immaculée Conception.

1830: la sainte Vierge apparait à sainte Catherine Labouré et lui demande de faire frapper une médaille (la Médaille Miraculeuse) où il sera inscrit « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». A la suite de cette apparition et la diffusion de cette médaille, de nombreuses conversions et guérisons miraculeuses se produisent. Pour plus d’éléments sur cette apparition: cliquer ici.

Depuis 1852: spécialement marqué dans le diocèse de Lyon et renommée de manière profane Fête des lumières est célébrée, c’est une fête populaire (n’ayant plus rien de religieuse) ayant pour origine la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre…

Le 8 décembre 1854 : le pape bienheureux Pie IX par la constitution apostolique Ineffabilis Deus, ne fait que consacrer dogmatiquement ce qui fut cru par l’Eglise depuis le Ier siècle. Voici un extrait de cette constitution:  « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles ».

Nous vous conseillons vivement de réciter les litanies de l’Immaculée Conception (cliquer ici).

Partie précédente théologique

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17 commentaires sur “L’immaculée conception, une invention ? 2/2

  1. Pingback: L’importante dévotion des trois Ave | +++Yesus Kristus azu+++

  2. David Vincent
    23 février 2014

    J’ai été un peu pris ces derniers temps, je reviens donc seulement maintenant.

    Commencer son article avec une citation apocryphe ne fait pas très sérieux.
    Tous les propos authentiques des apôtres sont conservés dans les évangiles canoniques, or cette phrase n’y est manifestement pas.

    Deuxième citation, j’apprends qu’Origène a vécu au début du IIe siècle et qu’il été promu « Père de l’Eglise ».

    Sacré changement, de mon côté j’avais toujours appris qu’il avait vécu au début du IIIe siècle (180-250 env.) et qu’il avait été condamné pour hérésie au Ve concile (Constantinople II, 553).

    Enfin, la manière dont sont données les références indiquent que celles-ci proviennent plutôt du XIXe siècle.

    Tout cela m’amène donc à penser que l’auteur de l’article cite des textes qu’il n’a jamais lu et que cette collection de citations a du être prise déjà toute faite dans un livre. Je me trompe ?

    • L'Apôtre des protestants
      25 février 2014

      David,

      Pour le premier point, il est vrai que cette citation est apocryphe mais cela ne fait rien puisque je ne l’est pas indiquée en tant qu’élément doctrinal, mais en tant qu’élément historique: la croyance en l’Immaculée Conception existait dès le Ier siècle, c’est tout ce que j’ai voulu dire par là.

      Concernant les dates d’Origène, j’ai effet commis une faute de frappe, je te remercie de me l’avoir signalée, ce qui m’a permis de la corriger.

      Ensuite, Origène est bel et bien Père de l’Eglise, c’est en tout cas ce que dit sa fiche sur Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Origène), il faut cependant noté qu’il n’a à ce point de vue pas fait le consensus ecclésiastique. Encore une fois, la citation d’Origene se veut plus historique que doctrinale.

      Il est vrai qu’il fut condamné comme hérétique (à cause entre autre de sa doctrine hétérodoxe sur l’enfer) mais il fait autorité car beaucoup de la théologie actuelle n’existerait pas sans lui (entre entre l’exégèse biblique). D’où son titre de Père.

      Il est vrai qu’une partie de ce que je viens d’écrire est issu d’ouvrages du XIXème siècle, et alors?

      Donc pour répondre à ta dernière phrase: oui, tu te trompe.

      Nicolas

      • David Vincent
        25 février 2014

        Bonjour Nicolas,

        1) Si la citation est apocryphe, elle ne date probablement pas du Ier siècle et n’a jamais été prononcée par l’apôtre;

        La seule chose qu’elle prouve c’est que certains chrétiens ont falsifié les paroles des apôtres pour justifier de nouvelles doctrines. Rien de bien glorieux donc.

        Ce qui serait intéressant donc, c’est de savoir d’où elle provient. Est-elle tirée des Actes d’André ? ou d’un autre livre ?

        2) Effectivement, à l’époque contemporaine le titre de « Père de l’Eglise » est attribué à a peu près tous les chrétiens antiques … mais ce changement est du aux historiens protestants ! D’un point de vue catholique, une personne condamnée nominativement par l’Eglise, ne peut pas être en même temps un Père de l’Eglise (ce qui est quand même logique)

        D’autres Pères de l’Eglise ont professé les mêmes opinions qu’Origène sur l’enfer, comme Grégoire de Nysse par exemple, mais ils n’ont jamais été condamnés pour cela.

        Bien évidemment pour un protestant, ces condamnations par l’Eglise n’ont aucune valeur, d’où l’élargissement du titre de « Père de l’Eglise ».

        Quant au fait que je me trompe, visiblement pas totalement puisque j’ai bien reconnu les ouvrages du XIXe siècle.

        Tu demandes : « et alors? »

        Et alors, ce n’est pas tout à fait anodin. Car ces ouvrages écrits dans un contexte polémique n’ont pas toujours des citations très exactes.

        Je ne dis pas qu’elles sont forcément fausses, mais qu’il faudrait vérifier leur contexte et leur traduction. Actuellement, je n’ai pas le temps, mais à l’occasion je le ferai.

        On en rediscutera à ce moment, si tu le veux bien.

  3. L'Apôtre des protestants
    25 février 2014

    Bonjour David,

    Si on dit qu’ils faut exclure toutes les citations apocryphes et ne garder que les livres canoniques, alors autant dire qu’il faut exclure tout les auteurs « post-apostoliques » et ne lire que la Bible, donc autant dire ‘sola scriptura’ ce qui est une imposture. J’ai trouvée cette citation sur un site sédévac. Les références sont dans l’article, si tu veux les vérifier…

    J’ai entendu dire qu’Origène était Père de l’Eglise même de la part de traditionalistes catholiques… (FSSPX)

    Origène fut hétérodoxe sur l’enfer, mais sur bien d’autres points aussi, l’enfer n’était qu’un exemple…

    Je n’ai pas tirées ces citations d’un livre mais de différents sites internet.

    Habites-tu Paris?

    Nicolas.

  4. David Vincent
    25 février 2014

    Bonsoir Nicolas,

    Livres apocryphes et livres patristiques sont deux choses TOTALEMENT différentes.

    Je ne suis pas du tout partisan du « sola scriptura » et je lis abondamment les Pères de l’Eglise.

    Pour ce qui est de la dernière question, j’habite en région parisienne (Chatou-Croissy / RER A1), mais je vais régulièrement sur Paris.

    David

  5. L'Apôtre des protestants
    25 février 2014

    Bonsoir David,

    Certes mais il y a la « présomption d’innocence »: tant qu’il n’est pas prouvé que cette citation après y fausse, elle doit être considérée comme vraie.

    De toute façon, même si elle est fausse ça ne change rien: même si on le retire de la liste, il demeure tout le reste de l’article qui prouve que l’immaculée Conception n’est pas une invention tardive, mais se perd dans les premiers siècles…

    Un jour il faudra qu’on se voit.

    Nicolas.

  6. David Vincent
    28 février 2014

    Bonjour Nicolas,

    Concernant les « apocryphes », il n’y a pas de présomption d’innocence. Ces textes doivent être rejetés.

    Sinon je te conseille la lecture de ce livre, il est gratuit et assez court (80 petites pages), tu y trouveras de nombreuses citations de Pères et de papes :

    http://books.google.fr/books?id=bWE_AAAAYAAJ&pg=PA30#v=onepage&q&f=false

    • L'Apôtre des protestants
      1 mars 2014

      Merci pour le livre.

      À vrai dire, je ne connais pas bien le dossier des « apocryphes », je ne sais pas s’il faut tout rejeter fin bloc ou faillite du cas par cas (auquel cas: dans chacun des apocryphes ils faut prendre des pincette car un même apocryphe peut contenir du vrai et faux en même temps).

      Toujours est-il que tant que cette citation n’est pas prouvée fausse, elle doit être présumée vraie, c’est tout ce que j’ai dis.

      As-tu reçu mon courriel?

      • David Vincent
        1 mars 2014

        Bonjour Nicolas. Les citations apostoliques ne sont présumées vraies que si elles sont contenues dans les Évangiles canoniques ou cites par un Pere de l’Eglise des premiers temps.

        Pour le reste, l’Eglise a toujours condamné l’utilisation des apocryphes.

        Et pour le mail, oui je l’ai bien reçu, je te réponds à l’occasion 🙂

        A bientot,

      • L'Apôtre des protestants
        1 mars 2014

        Bonjour David,

        Oui tu as raison, mais si tu reconnais le caractère canonique comme marque indispensable à le recevabilité des livres du nouveau Testament, c’est qu’implicitement tu reconnais l’institution divine de l’Eglise et son pouvoir infaillible…

        A très vite!

      • Denis Coste
        20 septembre 2015

        merci à Mr david et mr nicolas;Les questionnements à 2 ou plusieurs me font toujours bien avancer…..merci !

        Quand à la remarque de nicolas :  » si tu reconnais le caractère canonique comme marque indispensable à le recevabilité des livres du nouveau Testament, c’est qu’implicitement tu reconnais l’institution divine de l’Eglise et son pouvoir infaillible… »………. ;Moi issu de milieu protestant , mais n’adhérant pas à une église (même si j’ai foi en christ),cette remarque et affirmation et assé infaillible,et je la signifiais à des personnes protestante pour leur lancer un défie de pouvoir m’y répondre quand ils devenaient peut être un peu prétentieux à mon goût et/ou par rapport aux cathos(restant chrétien,à leur yeux j’étais et je suis protestant,parce que n’affirmant pas le contraire ,même si je n’ai jamais professé l’être,protestant!)

        J’avoue que l’église catholique m’attire ,sauf que je refuse à devoir prouver ma bonne foi à un ou des hommes ou femmes(fussent ils ,ceci et cela);Ce qui serait de la condescendance à mon égard vue que j’ai pas mal étudier et méditer les écritures seul,et gardé la foi contre vend et marée seul(par humilité d’ailleurs)C’est devant dieu seul que je dois m’incliner et dans le secret…..(pas en étant obligé de le faire devant qui que se sois;Ou en demandant ensuite au autre de le faire devant moi…)

        Question,il y a t il des obligation pour avoir le droit de se dire catholique ??(la foi ne suffit elle pas ?)
        Si le catholicisme a la révélation du royaume,pourquoi le simple fait de le croire ,et de le confesser (pour inscrire la bonne nouvelle chez une personne qui ouvre son coeur par exemple,et pour l’aiguiller)ne suffirait il pas ?

        De plus,n’y a t il pas des familles catho qui présomptueusement ,pensent ,(par rapport à leur descendance ),avoir une aura ,une honorabilité catho supérieure,une noblesse particulière par rapport aux autres ??(ce qui va à l’encontre des évangiles;et aussi contre une quelconque acceptation de ma part de cette présomption)

        (Hébreux 10:38 « Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui »)

        Es ce que les prêtres du catholicisme(comme les prêtres au temps de jésus)ont besoin que les autres montrent patte blanche devant eux,plus que leur confession de foi,pour avoir droit de ce dire chrétien(et peut être même catholique) face à un(e) autres chrétien catholique ? (Pourtant,je ne reviendrai pas sur certain fait de l’histoire de l’église catholique;Faits où des papes ont cru bons de demander pardon,pendant que des catho aujourd’hui encore,trouvent encore justifications….)

        Voilà,donc,si j’ai foi en dieu et au christ,et me dis catholique,cela suffit il pour cette église pour me considérer comme tel ??? (car si elle est vraiment l’église,et la vrai ou la vérité voulu par dieu,pourquoi aurait elle besoin (ou intérêt ?) à ce que je démontre que j’ai foi en elle(autant qu’à dieu),elle qui se voit en plus à l’œil nue,alors que dieu pas que …..

        Merci d’avoir pris le temps de lire la réflexion d’un non catholique;Et aussi pour votre réponse,si vous en avez le temps….

      • Ressources Catholiques
        20 septembre 2015

        Cher Denis,

        Merci de votre commentaire.

        Pour pouvoir se dire catholique’ il faut trois choses: 1° être baptisé, 2° croire en toutes les vérités enseignés par l’Église et 3° obéir au légitime pasteurs de l’Église que sont le Pape, évêque de Rome (successeurs de Saint Pierre) et les évêques (successeurs des Apôtres) dispersés dans le monde et unis à lui.

        Il est impératif de ne pas seulement dire « je crois en Jésus-Christ » car en effet, à côté de cela, on peut aussi croire en des erreurs, or le Christ dit qu’Il est la vérité (Jean XIV, 6). Vous conviendrez que si deux personnes qui disent croire en Jésus-Christ ont des divergences de foi par ailleurs, il y en a au moins un qui de trompe…

        Pour ce qui est des familles catholiques qui seraient présomptueuses ou prétentieuses: elles ont tort de l’être et son coupables devant Dieu et l’Église. Mais ce n’est absolument pas un prétexte valable de rejet du catholicisme: vous trouverez des grands pécheurs dans toutes les religions…

        Pour ce qui est des demandes d’accusés des Papes: ils ont eu tort car ils ont commis des erreurs d’appréciation historiques, en effet, ils ont cru à tous les mensonges qu’on raconte… Par exemple, «l’Inquisition sanguinaire» est un mensonge, regardez ces deux liens:

        https://bibliothequedecombat.wordpress.com/2014/03/09/la-verite-sur-la-sainte-inquisition-espagnole/

        https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/03/02/demolition-de-tous-les-mensonges-historiques-sur-le-catholicisme/

        Amicalement,

        Nicolas.

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Cette entrée a été publiée le 4 janvier 2014 par dans Foi Catholique.
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