+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Causeries sur le Protestantisme

PREMIÈRE PARTIE

I. Pourquoi ce petit livre

2013-11-07 14.55.22Ces Causeries sur le protestantisme s’adressent aux catholiques bien plus qu’aux protestants ; ce n’est pas une attaque, ce n’est pas même une controverse, c’est une œuvre de préservation et de défense. On s’est demandé : À quoi bon parler encore du protestantisme à l’époque où nous sommes ? ne s’est-il pas tellement fusionné avec le rationalisme et l’incrédulité, qu’il n’existe plus comme secte religieuse ? et d’ailleurs les Français n’ont-ils pas trop de bon sens et trop de logique pour lui laisser prendre racine chez eux ?

Il est certain que le protestantisme est profondément antipathique à notre pays, et il n’est pas moins incontestable que du protestantisme religieux il ne reste que des ruines. Mais il est des ruines dont il faut se méfier, parce qu’elles peuvent servir de réceptacle et d’abri aux malfaiteurs, qui n’osent se montrer à découvert sur les grands chemins. Telle est l’enceinte délabrée du protestantisme, dans laquelle affluent de plus en plus tous les ennemis de l’Église, les révolutionnaires et les incrédules, et qui couvre de son ombre facile leurs projets impies.

On y fait bon accueil à toutes les révoltes contre l’Église et contre la société ; ces ruines deviennent une forteresse, et le protestantisme mourant devient, s’il ne l’est déjà, une immense force de destruction.

Ravivé et réchauffé par les impies qu’il reçoit dans son sein, on le voit se débarrasser pièce à pièce de son armure théologique du seizième siècle, et montrer à nu son principe essentiellement révolutionnaire. Gardant, pour le besoin de la cause, un certain langage biblique et des formes religieuses, il se dresse devant nous dans une altitude agressive. Il ne rêve rien moins que la destruction absolue de l’Église de JÉSUS-CHRIST, et pour cela il multiplie, au milieu de nos populations catholiques, ses temples, ses oratoires, ses établissements de tout genre. Ses agents inondent de brochures nos villes et nos campagnes. Cherchant à corrompre les intelligences plus élevées, par le moyen de journaux et de publications historiques ou littéraires, il cherche en même temps à se faire un avenir dans les classes ouvrières en accaparant les enfants et en leur ouvrant des écoles, des asiles, des orphelinats où l’on apprend à ces pauvres petits, non point à devenir chrétiens, mais à blasphémer l’Église. Une foule d’associations se fondent pour faire la guerre à la religion catholique, et ces sociétés bibliques, évangéliques et autres, relatent publiquement, dans leurs comptes rendus annuels, les efforts et les progrès de leur propagande, en même temps qu’elles étalent triomphalement les millions que l’esprit de parti sait réunir en France, et surtout à l’étranger, pour alimenter leur zèle et payer leurs succès.

Ce n’est donc point une chose oiseuse de s’occuper du protestantisme. Si des esprits timides objectaient qu’il n’est point bon de réveiller des discussions fâcheuses, je leur dirais que c’est pour nous non-seulement un droit, mais un devoir de défendre la Religion attaquée et de sauvegarder ce qui nous est plus cher que la vie, la foi que nous avons reçue de DIEU et de nos pères. Ce petit livre n’a pas d’autre objet que de coopérer à cette grande œuvre, dans son humble mesure. J’ai pensé être utile à plusieurs âmes, en leur montrant, dans une suite de causeries familières, ce qu’est le protestantisme ; en leur dévoilant les faussetés et le vide de son système, les hontes de son origine, sa nullité comme culte religieux, son affinité avec tout ce qui est révolution et anarchie, et enfin l’abîme où il conduirait infailliblement notre France, trop logique pour s’arrêter sur la pente de l’erreur.

On ne trouvera dans ces pages ni controverses savantes, ni discussions métaphysiques. Parlant surtout à des catholiques qui connaissent leur religion, je n’ai point insisté sur certains points de doctrine qui leur sont connus et que j’aurais expliqués plus au long si je m’adressais à des protestants.

Pour étudier à sa source la question de la Réforme, j’ai dû parcourir un grand nombre de publications et d’ouvrages luthériens, calvinistes, méthodistes, etc.; j’y ai trouvé des aveux écrasants de la part de pasteurs et d’écrivains protestants, entre lesquels j’ai cité de préférence les plus universellement estimés par leurs coreligionnaires.

Comme ce livre pourra soulever des récriminations de la part des hérétiques, je ne puis trop insister sur ce point, que je ne fais ici que défendre la foi contre des attaques dont la violence dépasse toute mesure, contre des hommes qui se disent hautement appelés à détruire notre sainte religion  et dont l’un des chefs les plus autorisés, M. Agénor de Gasparin, osait dire naguère, en parlant de l’Église catholique : « II n’est point permis devant DIEU de ne la haïr que médiocrement[1]»

II. Protée

Protée était un personnage de la Fable qui prenait toutes les formes, et se dérobait ainsi à toutes les recherches, à toutes les attaques. Protée est le vrai type de ce qu’on appelle le protestantisme.

On ne sait comment faire pour le définir, et l’on sait encore moins par où le prendre. Il est différent à Paris et à Londres, à Genève et à Berlin, à Berne et à New-York. Bien plus, il diffère de lui-même dans chaque quartier de la même ville, dans chaque temple, dans la tête de chaque pasteur, j’oserai dire dans la tête de chaque protestant. Ce qu’il enseigne, ce qu’il dit, ce qu’il croit ici est diamétralement opposé à ce qu’il dit, à ce qu’il croit, à ce qu’il enseigne ailleurs, et cependant c’est toujours le protestantisme ! Qu’est-ce donc que le protestantisme ? Est-ce une religion ? — Non, ce sont des sectes. Est-ce une Église, ou même une agglomération d’Églises ? — Non, ce sont des individus. Est-ce une institution ?— Non, c’est une révolte. Est-ce un enseignement ? — Non, c’est une négation. Le protestantisme proteste ; et son œuvre se borne là. Son nom même est purement négatif, et c’est ce qui explique comment depuis trois cents ans ce nom n’a pas varié, bien qu’il couvre des variations sans nombre. Le protestantisme n’étant qu’une renonciation partielle à l’antique foi chrétienne, moins il croira, plus il protestera et plus il sera lui-même. Son nom devient tous les jours plus vrai, et lui-même doit subsister jusqu’au moment où il périra, comme l’ulcère périt avec le dernier atome de chair vivante qu’il a dévoré.

Toutefois, il est dit dans la Fable qu’on est venu à bout de saisir Protée; essayons d’en faire autant, et de surprendre le protestantisme sous les mille formes qu’il revêt ; essayons de le démasquer, et de prémunir ainsi les chrétiens auxquels il tend ses pièges.

III. Protestantisme et protestants

Protestantisme et protestants, est-ce la même chose ? — En aucune sorte. Les protestants sont des hommes que DIEU aime comme il aime tous les hommes ; et le protestantisme est une révolte contre la vérité, révolte que DIEU déteste et maudit sur la terre, comme il déteste et maudit dans le ciel la révolte de ses anges rebelles. Il faut aimer les protestants et détester le protestantisme, comme il faut aimer le pécheur et détester le péché.

Le Protestantisme est mauvais de sa nature ; le protestant  est souvent un fort brave homme, toujours infiniment meilleur que son protestantisme. Le plus souvent il n’est protestant que de nom, et ce qui lui manque en fait de religion doit être bien plutôt imputé à son éducation et au milieu protestant dans lequel il vit, qu’à un sentiment personnel et coupable.

 Dans ces causeries, ce n’est point le protestant, mais le protestantisme que j’attaque et que je dénonce comme un grand ennemi des âmes. Avant tout, je plains les pauvres protestants, dont beaucoup, je le sais, sont dans la plus parfaite bonne foi. DIEU leur fera miséricorde, si, dans cette grande ruine qu’on appelle le protestantisme, ils aiment, ils cherchent de leur mieux les vestiges de la vérité. Le protestantisme est une doctrine trompeuse : guerre à l’erreur ! Le protestant est un homme pour lequel Notre Seigneur a souffert et est mort comme pour tous les hommes ; c’est un frère malheureux que nous devons tous aimer.

IV. Catholicisme et catholiques

Si protestantisme et protestants ne sont pas une seule et même chose, il en est de même de catholicisme et catholiques. Le protestantisme est toujours plus mauvais que les protestants. Cela est absolument vrai et très facile à concevoir. Le pécheur vaut toujours mieux que son péché, l’homme qui se trompe vaut toujours mieux que son erreur ; le péché et l’erreur sont, en effet, absolument et totalement mauvais, tandis que l’homme qui pèche et qui se trompe conserve toujours quelque chose de bon, quelques débris de vérité et de pureté de cœur.

Le catholicisme, au contraire, est toujours meilleur que les catholiques ; le catholique, quelque saint, quelque parfait qu’on le suppose, conserve toujours les imperfections de la faiblesse humaine et les traces du péché originel. L’Église catholique, qui le guide dans la voie de DIEU, lui présente la vérité, pure de tout mélange et absolument bonne ; elle lui propose la sainteté parfaite et se trouve toujours, par conséquent, supérieure à son disciple. Bien souvent, dans les reproches que les ministres protestants font à l’Église, ils confondent les catholiques avec le catholicisme ; ils confondent le disciple, toujours imparfait, avec la doctrine parfaite en soi. De là des récriminations injustes, de là souvent une irritation fâcheuse ; de là enfin de chimériques, mais puissants obstacles qui empêchent le retour à la vérité.

V. Catholiques et Catholiques – Protestants et Protestants

« Il y a fagots et fagots, » dit le bûcheron de la comédie. Disons ici de même, et distinguons encore : Il y a catholiques et catholiques : vrais catholiques et catholiques de contrebande ; catholiques sérieux, qui connaissent leur religion, la pratiquent de tout leur cœur, s’appliquent à la prière, à la pénitence, aux œuvres de charité, à l’union intime avec Notre-Seigneur ; et catholiques, au contraire, qui ne le sont que de nom, qui vivent dans l’indifférence religieuse, qui ne prient point, qui ne fréquentent pas les sacrements et négligent le service de DIEU. Il faut bien se garder de confondre les uns avec les autres, et surtout se garder de prendre le mauvais catholique comme type des catholiques en général.

Il y a de même protestants et protestants : protestants ardents, âpres à la guerre contre l’Eglise, animés de l’esprit de secte et de propagande ; et protestants, au contraire, qui restent protestants parce qu’ils sont nés tels, qui se soucient fort peu de ce que prêchent leurs ministres, et ne savent même pas à laquelle des mille sectes protestantes ils appartiennent. Ne confondons pas ces deux classes de protestants. Les premiers sont des sectaires, des ennemis actifs, dont le zèle aveugle revêt tous les déguisements pour atteindre son but désastreux, ce qu’il faut démasquer et combattre ; les autres sont tout simplement des dormeurs, qui ne sont ni amis ni ennemis de la [V]érité, et qu’il s’agit seulement de réveiller et d’éclairer.

À la première classe appartiennent presque tous ceux pour qui le protestantisme est un état quand il n’est pas un métier, auxquels il faut joindre un petit nombre de protestants (et surtout de protestantes) exaltés, qui payent largement leurs agents et font de leurs succès une affaire de parti.

A la seconde classe appartiennent, sauf de rares exceptions, une foule d’industriels, de commerçants, de bourgeois indifférents, qui sont protestants parce que leurs parents l’ont été. Ils n’ont d’autre religion que celle de l’honnête homme, et se l’approchent en cela des mauvais catholiques. Cette double distinction était fort importante à établir au début de ces causeries.

VI. Comment il se fait qu’il y a des Protestants fort bons et forts religieux

De même que nous avons dans le catholicisme des frères dont il faut rougir, et qui, appartenant au corps de l’Église, sont étrangers à son esprit ; de même nous avons, hors du catholicisme, des frères séparés, des protestants qui, tout en étant détachés extérieurement du corps de l’Église, mènent une vie chrétienne et pratiquent d’une manière vraiment édifiante les préceptes de l’Évangile. Appartenant à l’âme de l’Eglise, tout ce que ces gens de bien ont de foi et de vertu n’est ni plus ni moins que du catholicisme ; ce sont des catholiques qui s’ignorent, et l’Église les reconnaît hautement pour ses enfants. Ils sont bons chrétiens, non point parce qu‘ils sont protestants, mais quoiqu‘ils soient protestants.

Le protestantisme, n’étant qu’une négation, n’a pu rien leur donner ; son action s’est bornée à les priver d’une partie des secours religieux qu’ils auraient reçus s’ils étaient nés catholiques. Combien ces protestants droits et vertueux seraient meilleurs encore s’ils avaient une certitude absolue quant à la foi, un culte complet et vivant, les consolations si sanctifiantes des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, l’amour de la Sainte Vierge, et tant d’autres trésors que l’Eglise catholique présente aux fidèles ? Avec l’aide de ces puissants secours, ils deviendraient des saints ; privés de ces secours, ils ne peuvent atteindre bien haut, et leur piété, toute réelle qu’elle puisse être, ne dépasse jamais un niveau vulgaire. Quel abîme entre nos Saints, qui ne sont autre chose que de bons catholiques, entre un saint Vincent de Paul, par exemple, un saint François de Sales, un saint François Xavier, une sainte Thérèse, et ces hommes honnêtes dont on essaye parfois d’apporter la vie comme preuve de la vérité du protestantisme ! « Les catholiques ont des saints, dit le pasteur protestant Lavater[2], je ne puis le nier, et nous n’en avons point, du moins qui ressemblent à ceux des catholiques. »

VII. Pourquoi y a-t-il plus de mauvais catholiques que de mauvais protestants ?

D’abord, parce qu’il y a beaucoup plus de catholiques que de protestants. Dans une grande ville comme Paris, il doit y avoir évidemment plus de mauvais sujets qu’à Carpentras ou à Quimper-Corentin.

Puis, la religion catholique est une religion pour tout de bon, qui nous impose, de la part de DIEU, une croyance précise et obligatoire, une foule de devoirs élevés, un culte déterminé, et des moyens précis et nécessaires de sanctification.

Quoique tout cela soit divin, ce n’en est pas moins gênant, et les passions n’y trouvent pas leur compte. Le catéchisme catholique prévoit tout et ne laisse rien au caprice. Il ne se contente pas d’une religiosité vague et vaporeuse ; il met les points sur les i, et dit nettement ce qu’il faut faire, ce qu’il faut éviter, sous peine d’être mauvais catholique. Il ordonne un ensemble d’observances extérieures destinées à réprimer nos penchants corrompus, et qui, pour cette raison, sont souvent fort déplaisantes, telles que l’abstinence, le jeûne, la confession, etc.; il faut une grande énergie et une volonté persévérante pour demeurer dans cette voie étroite. Il n’en est pas de même dans la voie large, ou plutôt dans le désert sans bornes où les sectes protestantes voudraient nous faire entrer. De nos jours plus que jamais le bagage religieux du protestant n’est pas lourd à porter. Rien n’est plus facile que d’être bon protestant. Ce n’est pas moi qui le dis, mais un des pasteurs les plus connus et les plus remuants de Paris. Voici le portrait qu’il trace d’un écrivain[3] dont il fait le panégyrique et qu’il nous présente comme un excellent protestant : « Dogmatiquement, il croyait peu de chose,.. Quant au vrai, il ne savait guère le chercher dans le dogme, ni même dans l’Évangile. Il croyait que les vérités sont en germe dans les Livres saints ; mais il les croyait mêlées à toutes les erreurs, et s’imaginait qu’à l’aide de ces livres on peut tout soutenir et tout prouver également… Il croyait peu à la prière… IL DÉTESTAIT VIVEMENT LE CATHOLICISME. » Voilà le chrétien suffisant, voilà le bon protestant, de l’avis du pasteur Coquerel. Vous le voyez, cher lecteur, il n’est pas difficile d’être bon protestant : croyez tout ce que vous voudrez en matière de religion ; ne croyez même rien du tout, si cela vous va mieux ; soyez honnête homme selon le monde ; lisez, ou ne lisez pas la Bible ; allez ou n’allez pas au temple ; n’oubliez pas de souscrire à deux ou trois sociétés bibliques et évangéliques, et surtout détestez l’Église catholique ; vous serez un bon protestant[4].

Un protestant illustre – le comte de Stolberg, converti à la religion catholique répétait souvent cette observation qui, dans sa bouche, a plus de poids que dans toute autre : « J’ai toujours vu que du plus mauvais catholique on faisait facilement un excellent protestant, voire même un pasteur; et je m’aperçois chaque jour qu’un bon protestant, tel que j’étais, a bien de la peine à devenir un catholique médiocre. »

Quand on ne suit pas de près les ministres protestants et quand on ne lit pas leurs écrits, on a peine à croire au néant religieux qu’on découvre sous le manteau commode du protestantisme. L’impie Eugène Sue avait bien raison de dire, en voyant ces facilités, « que protestantiser l’Europe était le plus sûr moyen de la déchristianiser. »

à suivre…

_____________

  • [1] Les Écoles du doute et l’École de la foi, p. 26.
  • [2] Lavater, Lettre au comte de Stolberg.
  • [3] M. de Sismondi, historien protestant. — Voir le journal le Lien.
  • [4] « Pour eux, disait J. J. Rousseau en parlant des protestants de Neufchâtel, un chrétien est un homme qui va au prêche tous les dimanches ; quoi qu’il fasse dans l’intervalle, il importe peu. » (Lettre au Maréchal de Luxembourg.)
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2 commentaires sur “Causeries sur le Protestantisme

  1. Misslizzie
    13 novembre 2013

    En fait , il s’agit surtout d’un commentaire sur le sous-titre ( sous Yesus Kristus Azu).
    Utilisez le terme  »sornettes évangéliques » laisse entendre que les Evangiles sont des sornettes.
    Ne serait-il pas plus exact de dire les sornettes PROTESTANOS-EVANGELIQUES???

    Le titre sous-entend que la Foi catholique serait opposé aux Evangiles .
    Ce titre réjouit les Protestants plus qu’il ne les accuse.

    • L'Aquinate
      16 novembre 2013

      Oui.. cela laisse en effet supposer !
      Merci pour la remarque….

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