+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

De l’adventisme à la connaissance du Christ 1/2

Par Stéphane ALLARD

Je dédie ce témoignage à tous ceux et celles qui sont en quête de vérité et qui sont sous l’emprise des mouvements fondamentalistes et sectaires. Puissent Dieu les guider vers l’unique chemin et vérité, Jésus Christ. Je dédie aussi cet ouvrage à ma femme Hélène ainsi qu’à mes enfants, Stéphanie, Christine et Katia. Je n’oublie pas non plus mon défunt père, Claude qui m’a conduit sur le chemin de la foi. Michel Leblanc, qui fut un ange sur mon chemin et qui fut là lorsque le timing divin se présenta pour moi. Je pense aussi à Louise, une amie avec qui j’ai fait mon parcourt de retour pendant ces trois dernières années… Nous sommes revenus avec l’aide du Saint Esprit à qui va tout l’honneur.

Mon cheminement jusqu’à l’adventisme

J’ai commencé à croire en Dieu vers l’âge de 10 ans. Certaines circonstances ont favorisé cet éveil spirituel dont l’importance de noël, Pâques, la confirmation et la communion. Certaines circonstances très difficiles, dont un accident ainsi des problèmes à l’école, m’ont affecté sur le plan neurologique. Je fus diagnostiqué «épileptique». J’ai même failli en mourir. Cette maladie fut difficile sur le plan de la dynamique familiale et ma mère avait de la difficulté à le gérer au-début. Ce n’était pas facile pour eux.

Durant cette année difficile, je crois que Dieu a envoyé son ange afin de m’encourager et de me conduire sur le plan spirituel. Un professeur remplaçant fut là tout au long de l’année. Il m’a donné mon premier chapelet ainsi qu’une image du Saint Suaire de Turin tout en m’encourageant à prier et à garder courage. Je ne l’ai jamais revu par la suite mais il a marqué ma vie à jamais.

Bien que mes parents soient catholiques non pratiquant, ce sont eux et ce professeur qui m’ont amené à croire en un Dieu qui pouvait me venir en aide. Cela a piqué ma curiosité et éveillé mon intérêt pour lui. Peu de temps après, j’ai commencé la lecture des Saintes Écritures. J’y découvris un Dieu extraordinaire qui entrait en relation avec l’homme. La prise de conscience de cette présence m’alluma littéralement. Un feu m’animait à toutes les fois que je lisais ce livre merveilleux. Dans ma réalité quotidienne, je faisais l’expérience de cette présence. Durant toute mon adolescence où je fréquentais le collège privé, je fus nourrie par toute sorte d’expérience de foi en passant de la prière à la pastorale, les sorties chez les Pères Trinitaires etc., sans compter les films de la semaine sainte et noël. C’est au Collège que j’ai eu pour la première fois une Bible bien à moi, c’était la Tob.

La spiritualité et le respect du sacré étaient des valeurs importantes. Mon frère et ma sœur avaient une vision du monde bien à eux. Cela me faisait sourire parfois. De mon côté, je devenais de plus en plus passionné par Dieu. À la maison, j’étais le seul qui lisait la grosse Bible rouge imagée de Grolier, avant mon entré au Collège de St-Césaire.

Durant mon adolescence, j’avais développé un goût marqué pour l’histoire en général. Je m’intéressais aussi à l’occultisme et aux mystères. Je voulais des réponses et j’en cherchais. C’était aussi l’époque où les groupes musicaux se servaient à souhait des images de l’apocalypse pour donner de la couleur et de l’histoire à leurs chansons. Cela nous inspirait à vouloir connaître ces symboles qui marquaient nos imaginations.

Entre 1982 et 1984, j’étudiais afin de devenir infirmier. C’est aussi le moment où j’ai rencontré mon épouse. À tous les dimanches, j’avais pris l’habitude de me rendre à l’église afin de participer à la messe. En 1986, nous nous mariâmes et nous allions vivre dans la région de Montréal car j’y travaillais comme infirmier. C’est là que mon premier contact se fit avec l’adventisme.

Plus de 20 ans dans l’adventisme 

Ma passion pour Dieu, l’histoire et les prophéties m’ont préparé à cette rencontre qui changerait ma vie pour les 20 prochaines années. Alors que mon épouse désirait faire de la couture à domicile, nous cherchions dans les petites annonces une machine à coudre à louer. Après avoir trouvé la machine en question, ils sont venus la livrer au logement. Je ne me doutais pas à ce moment-là qu’ils étaient adventistes.

Après qu’ils aient remarqué la présence d’une Bible sur la table de cuisine, nous avions entrepris une bonne conversation. Il me fit remarquer l’importance des dix commandements, du sabbat, de certaines prophéties et me parla de mon pendentif que j’avais reçu lors de ma confirmation en ajoutant que c’était de l’idolâtrie. Ma curiosité et mon intérêt étaient à son comble. Je désirais en savoir davantage. Sans m’en rendre compte, j’étais mûr pour des études sur les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse. Par la suite, j’ai reçu la visite d’un autre membre et j’ai entrepris les études bibliques des 27 vérités fondamentales de cette église. Je mangeais littéralement ces études et j’en redemandais encore. Leur logique me paraissait implacable. J’avais semble-t-il trouvé les réponses à toutes mes questions. En très peu de temps, tout était assimilé. Il ne restait que le baptême à prendre.

Convaincu par la théologie adventiste, j’ai commencé à fréquenté cette église en 1986 avec mon épouse. Un an plus tard, j’ai pris le baptême par immersion. En 1987, un séminaire sur l’Apocalypse était donné dans une localité situé à une heure de route où j’habitais. Nous étions pour déménager dans cette localité. C’est dans cette nouvelle église que j’ai servie à titre d’enseignant d’École du Sabbat et de directeur de l’École du Sabbat. J’ai été appelé aussi à donner des prédications dans certaines églises. En sommes, j’étais très impliqué et le pastorat m’intéressait de plus en plus. J’envisageais même de prendre des cours afin de devenir Pasteur de l’Église Adventiste.

Pendant plus de 20 ans, j’ai vécu en fonction de cette foi. Croyant que le sabbat était le sceau de Dieu et que le dimanche était la marque de la bête, je désirais être fidèle afin d’être prêt pour l’épreuve finale. Les livres de l’Esprit de Prophétie revêtaient une importance capitale pour moi car ils délivraient des conseils précieux afin de préparer un peuple à rencontrer Jésus à son retour. On nous avait appris à se sanctifier afin de ressembler de plus en plus à Jésus. Comme bien des adventistes, je désirais être marqué par l’ange du sceau de Dieu afin d’être en mesure de vivre sans intercesseurs lorsque la porte de grâce se fermerait pour les habitants de la terre. Ainsi, le caractère de Jésus était l’objectif ultime à atteindre pour nos vies. C’est une forme subtile de salut par les œuvres. Mais lorsque vous êtes adventistes, vous ne le voyez pas.

De plus, je m’associais à la proclamation du message des trois anges (Apo 14), message qui définit en quelque sorte l’identité adventiste ou sa raison d’être, pour partager avec les gens autour de moi ce message que je croyais merveilleux. Je parlais de l’importance d’être fidèle à Dieu en respectant les dix commandements et la foi de Jésus. Je démontrais par les écritures la réalisation des prophéties de Daniel et de l’Apocalypse ainsi que de l’importance du ministère du Christ dans le sanctuaire céleste.

Je démontrais historiquement à quel point l’Église Catholique répondait à ces prophéties. Pour moi, cette église était dominée par le mal et tentait d’établir une contrefaçon du ministère du Christ par ses différentes institutions telles la prêtrise, les sacrements, le culte des saints et de la Vierge Marie etc. L’Église était donc la Prostituée décrit en Apocalypse 17 qui avait persécuté et mise à mort les Témoins fidèles de Jésus. Toutefois, lorsqu’on ne vérifie pas et que nous ne prenons pas le temps d’analyser l’histoire et les écritures comme telles, on se fait facilement embarquer.

D’autre part, plus je lisais les Écritures et plus je me rendais compte que quelque chose ne fonctionnait pas. Ce que je vivais sur le plan personnel en matière de spiritualité et de vie chrétienne, ne s’harmonisait pas avec les enseignements adventistes. Plus j’essayais d’être fidèle plus je tombais. À partir de ce moment là, j’ai commencé à chercher le pourquoi de ces échecs. Comment être vainqueur du péché ? Pendant plusieurs années, cela fut mon fils conducteurs de mes recherches dans les écritures.

Un soir, découragé, j’ai prié le Seigneur et je lui dis que si c’était ça la vie chrétienne qu’il avait préparé pour moi, que je ne voulais plus rien savoir. Tout en étant en prière, le Seigneur s’est approché de moi et m’a fait réfléchir sur l’expérience d’Israël alors que Dieu lui avait envoyé des serpents. Crois-tu Stéphane que les membres de mon peuple auraient survécu au venin des serpents en se coupant la jambe ou par un antidote ? J’ai répondu non Seigneur. Alors, qu’est-ce que j’ai demandé à mon serviteur Moïse de faire ? D’élever un serpent sur une perche ! La question qui me venait à l’esprit fut :«Quelle était la seule solution pour échapper aux conséquences du venin ?» Je répondis que c’était de regarder le serpent que Moïse avait élevé sur une perche. Il m’a regardé et m’a dit simplement ceci :«Pourquoi ne fais-tu pas de même ?» Ma conception de la spiritualité à ce moment-là commença à changer bien que je fus très fortement attaché aux doctrines adventistes.

C’est alors que je me suis senti interpelé par cette prise de conscience. J’ai commencé à saisir qu’il fallait regarder à la croix afin d’avoir la victoire. Mais je ne comprenais pas tout à fait le sens de tout ça. Ce n’est que plus tard que je saisirais toute l’ampleur de cette invitation.

Dans les années 90, je suis retourné sur les bancs d’école afin de me perfectionner. À cette époque, je travaillais toujours comme infirmier. J’ai tombé malade et j’ai fait une paralysie bilatérale. J’étais fatigué et j’ai dû abruptement mettre fin à mes études, à huit semaines du diplôme. J’ai changé de carrière par la suite pour travailler comme opérateur dans des usines.

Ma foi fut mise à l’épreuve à maintes reprises. J’ai eu plusieurs offres d’emploi dans différents domaines. Puisque je travaillais le vendredi soir, je me devais de les refuser à cause de ma foi. C’est ainsi que durant une certaine période, je n’ai pas eu d’emploi. Avec une famille ce n’était pas facile. Il fut un temps où j’ai du travailler le vendredi soir afin de répondre à nos besoins familiaux et même de fin-de-semaine. Étant donné ma foi adventiste, un très fort sentiment de culpabilité me hantait de plus en plus. J’aimais ce que je faisais à l’Église mais la situation ne pouvait me permettre de n’occuper aucun poste car je jetais du discrédit sur la communauté d’autant plus que j’étais enseignant.

C’est ainsi que doucement je fus exclus de toute forme de ministère. Je participais cependant activement aux différents partages sur les Écritures dans la communauté. De plus, étant dans une situation économique précaire, je ne pouvais pas donner ma dîme et mon offrande fidèlement. Je ne comprenais pas pourquoi le Seigneur permettait que cela arrive.

Finalement, on m’a mis sous censure pour manquement aux sabbats particulièrement. Suite à une rencontre avec l’ancien et le Pasteur, j’ai réaffirmé ma foi aux doctrines adventistes avec force. Je ne me doutais guère de ce qui allait m’arriver dans les jours qui suivraient cette rencontre. Quelque chose d’extraordinaire qui allait changer ma vie chrétienne à jamais ! Je ne comprenais toujours pas le pourquoi de toutes ces connaissances si je ne pouvais le mettre au service de la communauté. Je ne pouvais donc plus exercer aucun ministère dans cette église à cause de ma situation de travail.

Le Seigneur n’en avait pas fini avec moi. Il avait un plan. Si je ne comprenais pas de cette façon, des circonstances et des événements prépareront mon cœur à recevoir cette merveilleuse lumière, mais pas de la manière à laquelle je m’y attendais.

La situation a engendré des critiques malheureux à mon endroit. Mais ma foi en Dieu était inébranlable. Bien que je tente d’atténuer ces difficultés afin de garder la paix et l’unité, ma femme et mes enfants vécurent assez difficilement cette atmosphère à l’Église. Suite à cela, ma femme a rompu avec toute forme de religions. Elle n’est jamais revenue dans une église. Je garde quand même espoir et j’espère que Dieu l’a ramènera. Tant qu’à mes enfants, ils ont reçu une éducation chrétienne et je les ai laissé à leur choix personnel. J’espère qu’un jour les voir revenir à la foi chrétienne.

Suite à ma censure en 2005, quelque chose d’extraordinaire est arrivée. Plusieurs d’entre vous connaissent la conversion de Saul de Tarse sur le chemin de Damas. Cette rencontre allait changer à jamais sa vie. Alors qu’il allait porter des mandats dans différentes localités afin d’arrêter les chrétiens et de les jeter en prison, il fit une rencontre à laquelle il ne s’attendait pas. En se présentant sur son chemin, Jésus l’arrêta et se révéla. Devant cette vision, il tomba de son cheval et se convertit au christianisme. Il devint l’un des missionnaires le plus fervent de son temps annonçant par tout le monde la bonne nouvelle de Jésus. Quel ne fut pas la réaction de ses frères Pharisiens lorsqu’ils entendirent parler de sa conversion au christianisme ! C’est ce qui m’est arrivé aussi. Mais avant de vous parler de cela, voyons un peu ce que c’est que l’adventisme…

Qu’est-ce que l’adventisme ?

L’adventisme est né au 19e siècle suite aux prédications d’un Baptiste du nom de William Miller. Les millérites portent d’ailleurs son nom. Miller avait étudié les prophéties bibliques, particulièrement les périodes de temps annoncées dans le livre de Daniel, et était arrivé à la conclusion que Jésus reviendrait en 1844, date qui marquait le terme des 2300 soirs et matins du chapitre 8 de ce même livre.

Miller fit la démonstration de ses hypothèses et gagnèrent l’adhésion de milliers de personnes par la logique de sa méthode scripturaire. Plusieurs attendirent la date fatidique de 1844 et ce mouvement fut appelé adventiste à cause de sa foi au retour prochain du Christ. À l’origine, les membres de ce mouvement adhéraient à différents mouvements religieux de l’époque.

Après la déception de 1844, plusieurs abandonnèrent cette foi. Miller lui-même reconnût son erreur et abandonna temporairement cette interprétation. D’autres tentèrent de comprendre pourquoi Jésus n’était pas revenu à cette date en analysant de nouveau l’approche de Miller sur le texte de Daniel. Ainsi, un fermier du nom d’Hudson eut soudainement une vision où il voyait le Christ entrer dans le lieu Très Saint du sanctuaire céleste afin de commencer une œuvre de jugement. Quelques temps après, comme par hasard, une jeune femme du nom d’Ellen Gould White confirmera la vision d’Hudson en ayant elle-même une vision identique. C’est ainsi qu’est né la théologie du sanctuaire céleste, l’un des piliers de foi dogmatique de cette église et qui excuse l’erreur de Miller sur la date du retour de Jésus.

Ces personnes demeurées fidèles à ce mouvement prétendirent que Dieu avait envoyé une épreuve pour tester leur foi. Ils affirmèrent que ceux qui ont abandonné la foi du mouvement ont vécu un criblage de la part de Dieu, leur foi n’étant pas sincère et solide. Quelques temps plus tard, Ellen G White rencontra un homme du nom de Capitaine Bates. C’est d’ailleurs lui qui convaincra les White et d’autres dirigeants adventistes de l’importance de garder le Sabbat. La connaissance des Écritures de ce capitaine laissé à désirer. Il n’était pas un érudit.

Étrangement, les visions d’Ellen White sur la question du sabbat surviendront par la suite. Le mouvement prendra le nom de septième jour pour signaler l’importance qu’il accordait désormais à l’observation du sabbat. Il y aura dans la même époque, une dissension au sein de cette église à propos du moment de l’observation. Certains gardaient le sabbat du matin au matin et d’autres, du soir (6 heures à 6 heures) au soir. Un érudit du nom d’Andrews et un autre collègue feront des recherches à la demande des autorités adventistes. Il arriva à la conclusion que c’était du coucher du soleil au coucher du soleil. Encore ici, EGW eut une vision qui confirma ce qu’Andrews conclu. Ainsi Mme White viola le sabbat pendant 9 ans et cela en compagnie des anges et de Jésus.

Ce qui définira l’église adventiste du septième jour c’est particulièrement son approche des prophéties bibliques et sa réforme sanitaire. Le message des trois anges d’Apocalypse 14 sera donc à la base du message que ce mouvement annonce aux habitants de la terre. Les Pasteurs vous diront qu’ils sont épris par un fort sentiment d’urgence devant la proximité du retour de Jésus.

Un adventiste vit donc sa foi en gardant le sabbat. Il comprend ce jour non seulement comme un mémorial de la création, mais aussi comme le sceau de Dieu. Pour lui, tous ceux qui gardent le dimanche tout en étant conscient que le véritable jour d’adoration est le sabbat, reçoit la marque de la bête et de ce fait, sont condamnés. Comme bien des mouvements fondamentalistes et sectaires, l’église adventiste conçoit la Bête comme étant l’église Catholique Romaine (Apoc 13), la grande prostituée (interprétée comme une église en Apo 17) ivre du sang des saints et des témoins de Jésus.

Pour un adventiste, les dix commandements sont éternels et n’ont jamais été accomplis à la croix. Afin d’arriver à cette conclusion, ils divisent la LOI en deux parties, la loi morale et la loi cérémonielle. Ils conçoivent le cérémoniel comme l’ombre qui désignait le Christ. Dans ce sens, la mort du Christ accomplie donc le cérémoniel. Tout chrétien est donc tenu d’observer les dix commandements et particulièrement le véritable jour de repos, le sabbat. Cependant, comme je l’ai mentionné, Ellen White elle-même a violé le commandement de Dieu pendant plus de 9 ans et cela, en compagnie des anges et de Jésus en vision.

Un adventiste se présente comme un membre d’un mouvement très anticatholique et antifondamentaliste. Non pas qu’il déteste les individus à l’intérieur de l’Église Catholique, mais parce qu’il est contre le système établi par l’Église qu’il juge antéchrist parce qu’il vole le sacerdoce à Jésus. Pour lui, tous ceux qui observent donc le dimanche sont à classer comme appartenant à un faux système religieux qui sera anéanti par la venue de Jésus, et les fondamentalistes n’échappent pas à cette règle puisque la majorité garde le dimanche. Ils sont contre toute forme d’œcuménisme et donc, d’unité chrétienne. Ils voient dans cette tentative d’ouverture religieuse de l’Église Catholique, une manipulation politico-religieuse afin de faire passer des lois qui amèneront le monde à une persécution générale contre ceux qui gardent le sabbat. Pour eux, cette union représente la mise sur pied de l’image de la Bête.

Un adventiste acceptera le don de prophétie donné à l’Église par l’entremise de la messagère, Ellen G White. Il suivra les conseils de cette messagère au même titre que les Écritures. D’ailleurs à ce propos,ses écrits sont considérés comme inspirés au même titre que les Écritures et constituent une source d’autorité en matière de foi et d’interprétation par la Conférence Générale. À ce titre, ni le White Estate, ni la Conférence Générale se sont rétorqués. Malgré ce fait, un adventiste est libre ou non de suivre les conseils d’EGW. Toutefois, un adventiste ne peut pas se dire adventiste s’il ne suit pas les enseignements d’EGW. Ces enseignements constituent l’identité même de cette église.

Parmi les conseils qui sont livrés par l’entremise d’Ellen White, il y a l’économat chrétien. Elle exprime l’importance de payer sa dîme et ses offrandes (soit 15% du salaire hebdomadaire). En se servant de Malachie, elle affirme que tous ceux qui ne payent pas leur dîme volent Dieu.

Il y a toute la réforme sanitaire où il est question de la tempérance, de la nutrition, de l’hygiène de vie, des bijoux, des vêtements, des viandes pures et impures etc. Tous ceux qui ne suivent pas ses conseils dans ces domaines ne seront pas en mesure de passer la grande épreuve qui est sur le point de s’abattre sur le monde comme elle affirme. Toutefois, la science moderne a démenti et démontré que certaines affirmations de la part d’EGW sur des points de santé sont erronées.

L’église Adventiste se croit l’église du reste. Pour lui tous les événements de la fin revêtent une importance. Il se croit choisi par Dieu pour préparer un peuple à rencontrer son Seigneur. Ils ont la certitude du retour prochain de Jésus suivant les signes interprétés par l’entremise d’EGW. Ils sont l’église supposément animé de l’esprit d’Élie afin de réconcilier le Père avec les enfants et les enfants avec leur Père.

Un adventiste croit au salut par la foi en Jésus. Cependant, ils tentent de réconcilier cette foi du Christ avec l’obéissance à la loi. Ils utilisent donc le Christ pour parvenir à l’obéissance de la loi. Pour un adventiste, afin de justifier leur position, ils affirmeront que désormais libérés du péché par la mort du Christ, ils sont rendu capable d’obéir à la loi en suivant son exemple. Ils déclarent souvent : «Je n’obéis pas à la loi pour être sauvé, mais j’obéis à la loi parce que je suis sauvé». Un piètre argument pour justifier cette position compte tenu des enseignements pauliniens sur la question de la foi. Ils prêchent ainsi le salut par la foi seul mais d’une autre main, ils vous disent que si vous n’observez pas le sabbat, vous êtes perdus.

Les adventistes croient en la résurrection de la chair au retour de Jésus. Cependant, suivant eux-mêmes la pensée des Sadducéens, ils ne croient pas en la survie de l’âme après la mort. Pour eux, le tombeau est la destruction totale de la personne et il n’y a pas d’enfer. Ceux qui n’auront pas droit à la vie éternelle seront exterminés par un feu venant du ciel lors de la deuxième résurrection après les milles ans.

C’est donc un mouvement à caractère millénarisme. Cependant, il y a quelques variantes à apporter. Dans un premier temps, selon leur interprétation, ceux qui auront cru et qui auront été fidèle aux commandements de Dieu, seront ressuscité. Les vivants seront transformés et avec les ressuscités, ils seront enlevés au retour de Jésus. Les autres ne seront pas réveillés attendant la fin des milles ans où ils recevront leurs jugements. Pendant ce temps, la terre est dévastée, plus aucun humain ne vit à sa surface. C’est un désert total et une chaîne de circonstance pour Lucifer car il n’a plus personne à tenter.

Comme adventiste, la participation aux cultes est importante. Le culte se divise en deux parties la plupart du temps. La première partie est l’étude de la Bible par l’entremise de l’École du Sabbat pour adulte et enfant. L’École du Sabbat est un livre d’étude de la Bible qui dure environ un trimestre. Un thème ou un livre entier est étudié et partagé durant ces rencontres. Ces études sont montées à partir du Bible Commentary et des interprétations d’EGW. Lorsqu’il y a des citations historiques, c’est surtout pour appuyer les commentaires. La deuxième partie est le culte proprement dit. Le sermon du pasteur et le temps d’adoration.

L’enseignement chrétien au foyer est aussi important. À la maison, l’étude de la bible par l’école du sabbat et le culte en famille revêtent leur importance. On passe souvent les samedis à partager avec d’autres membres d’église que nous rencontrons. Les jeux, la télévision et d’autres événements mondains sont à proscrire particulièrement le jour du sabbat. Il y a aussi la réunion hebdomadaire d’étude biblique et de prières durant la semaine.

Malgré qu’ils soient reconnus comme une secte non dangereuse, ils sont impliqués dans certains œuvres communautaires. Il y a des organismes internationaux qui s’occupent entre autre des situations d’urgence dans le monde comme ADRAW. Il y a d’autres organismes qui opèrent dans le domaine de la santé comme dans les plans de 5 jours pour arrêter de fumer, l’alimentation etc. Le but de tout cela est de transmettre leur message aux mondes.

C’est dans ce contexte de vie que j’ai vécu pendant plus de 20 ans. Je vivais comme si j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Nous étions à l’affût du moindre signe indiquant que le Christ reviendrait bientôt sans compter que nous cherchions à plaire au Sauveur en obéissant le plus parfaitement possible à sa loi. N’oublions pas qu’un adventiste doit être en mesure de vivre sans intercesseur durant la phase où la porte de grâce est fermée et le retour de Jésus. Seul les croyants ayant atteints la stature parfaite du Christ pourront être en mesure de passer le test final et faire partie des 144000 que le Seigneur viendra délivrer et chercher au moment de son retour…

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Cette entrée a été publiée le 29 octobre 2013 par dans Foi Catholique, Protestantisme, Témoignages, et est taguée , , , , .
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